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Polyamour.info

El.Nino

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Discussion : Des centaines de raisons de faire l'amour

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El.Nino

le mercredi 04 novembre 2009 à 12h10

et ça dépend des "plombs"... :-D

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Discussion : Polyamoureux, et quoi d'autre?

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El.Nino

le mardi 03 novembre 2009 à 16h37

Le PA est une pétasse qui s'assume... ou pas :-D Perso... hé hé !

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Discussion : Se protéger - le refrain à la mode (sous-titre: faites comme je dis, parce que comme je le fais, c'est parfois autre chose)

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El.Nino

le jeudi 22 octobre 2009 à 16h20

Bon... Euh... D'abord, je dois dire que tous les discours, même bon, sont souvent loin de la réalité, en ce sens que quand on y est, c'est pas pareil.

Je fais de la prévention et de la réduction des risques, terme qui est là pour dire que le "tout capote" n'est pas appliqué par tout le monde - et donc certain font des choix de stratégie de prévention qui inclus la capote, mais pas que, et aussi que les comportements de prévention sont différents suivant les situations.

Deux exemples.

Un tract de Aides à Marseille qui faisait évidement la promotion de la capote, mais où un slogan était mis au verso :"si tu baises sans capote, mais au moins du gel" - en gros, pour une pénétration, avec les muqueuses niquelles et pas abimées (manque de lubrification pour la femme - absence pour le rapport annal) les risques sont moindres (pas d'inflammation, pas de fissures, pas de présence de sang, donc moins de risque). ça a évidement fait un scandale, Act-Up en tête pour tirer à vue.

Autre, qui concerne plus la situation du PA. Le partenaire aura des rapports non-protégé, protégé uniquement pour les pénétrations avec un partenaire sexuel moins "stable", mais avec une relation continue, et enfin 100 % protection pour les one-shot. Ce qui est ma prévention. J'y reviens plus bas.

Rectificatif concernant les IST : l'hépatite B est théoriquement transmissible par la salive, mais les études relèvent presque aucun cas (ça relève presque de la légende urbaine ce truc. Comme la C par le verre d'eau, ce qui est tout aussi faut). Bon, vous trouverez plein de doc sur le web. En gros, les IST (syphilis, herpès,...) c'est assez chaud pour se prémunir, la capote suffit pas. Mais ça se soigne et un dépistage régulier (tous les 6 mois) évite les mésaventures de ce côté. En revanche, les vaccins contre l'hépatite B et la A sont conseillé pour les gay (la A, transmission par présence de matière fécale lors de rapports annaux). Je dirais que pour les PA, libertins et autres, je conseille ces deux là.

Les relations buccales, c'est assez chaud de répondre à l'affirmative. C'est un mode de contamination théorique, mais les personnes qui se sont fait contaminer comme ça (VIH) sont très peu, et enfin tout un tas de paramètre rentrent en compte (ex : la personne peut déclarer n'avoir que eu ça comme prise de risque, mais peu mentir, par peur du jugement de la personne en face). Enfin, la prévalence du VIH est très faible chez les femmes déclarant avoir des relations avec d'autres femmes. Les transmissions sont le fait d'une consommation de drogue (injectables) ou par une relation non-protégé avec un homme.

Sur le terrain de la prévention, en gros, y'a deux camps qui s'affrontent : les pour la RDR (asso Aides, Warning,...) et les contre (Act-Up,...). Le débat fait rage, encore aujourd'hui, notamment avec les dernières études concernant la charge viral du VIH, les trainements pré exposition,...

Mon cas... Perso, j'ai toujours cru en la Rdr, puisque c'est mon expérience de terrain. Les gay qui fréquentent et qui consomment sur les lieux de drague, très peu utilisent la Kpot pour les relations buccales. Idem dans le milieu libertin, où pour les fellations et cunnis, le latex est pas présent.

Après, y'a le fait que je peux prendre la responsabilité de prendre des risques, de mettre ma santé en jeux. Mes sentiments pour une personne, le fait que la Kapot des fois sa gache un peu (bien que j'en ai tellement l'habitude que je fais plus trop gaf des fois), le fait que merde, y'a des pratiques que j'aime sans plastique, tout ça joue... Mais lorsque justement, on a pris le principe que la relation principale était non-protégée, y'a un risque. Et là, ce n'est plus moi, c'est engager la responsabilité de quelqu'un d'autre, sans son consentement. De plus, avec la criminalisation de la transmission du VIH, on sait jamais.

Je me retrouve donc avec plusieurs partenaires, dont un qui a le VIH. Je fais quoi là ? J'lui dit que non, il doit passer son chemin ? C'est comme dire que l'on va pas lier une relation avec quelqu'un parce qu'elle est trop petite, handicapée,... Ce qui compte, c'est pas son statut, mais bien ce que j'éprouve pour elle.

Enfin, il y a quelques temps, j'ai eu un accident de Kapot. Et là, pas question de se défiler. J'ai donc pris une grosse claque dans la gueule, enfin je me suis pris une claque tout cours à cause du traitement d'urgence (en gros, une tri-thérapie pendant 4 semaines), ça ma foutu en l'air mon morale, ma sexualité,... Je vous parle pas des urgences à l'hôpital, où j'ai attendu 4 heures en plein bad, dans une ville où je connaissait personne (seul moment marant : quand l'infirmière m'a posé la question de ma partenaire, et que je lui ai répondu que non, c'est lui). Encore heureux que j'ai pu commencer le traitement avant, parce que normalement, faut le commencer avant 4 h après la prise de risque...

Heureusement, au jour d'aujourd'hui, le test à J et celui à J+15 sont négatifs. Avec une charge virale basse et les DC4 assez hauts de mon partenaire, un traitement d'urgence pris dans les 30 mn suivant l'exposition (celui de on partenaire), et le suivit rigoureux de ce truc qui vous défonce le bide, j'ai réussi à passer à côté. Je dois refaire un test, mais c'est quasi-sûr que y'a que dalle. Sans parler que la Kpot a refait apparition dans ma relation "primaire" et que le manque de confiance que j'avais écarté est revenu. Culpabilité, quand tu nous tiens.

Alors bon. Je crois que ça arrive à plein de monde. Qu'une relation avec une personne qui a le VIH n'est pas plus dangereuse que faire du libertinage avec des personnes dont on ne connait pas le statu serologique. Mais c'est difficilement gérable dans le cadre du PA. Pourtant, bizarrement, j'y pense pas trop. Parce que je suis plutôt à l'aise avec le sujet. Peut-être qu'inconsciement, je l'éjecte, alors que dans les faits, le virus est bien là, présent, et que je ne peux pas faire comme si il était pas là. Si c'était à refaire... J'en sais rien. Je pourrai faire la belle déclaration romantique digne d'un dandy (l'amour que j'éprouve est + fort). Mais la dure réalité est là, cette putain de barrière infranchissable. Qui joue évidement sur la qualité de mes relations sexuelles avec ce partenaire...

Bon.
C'est la première fois que je l'écris. Je sais pas si ça fait du bien là.:-D

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Discussion : Se protéger - le refrain à la mode (sous-titre: faites comme je dis, parce que comme je le fais, c'est parfois autre chose)

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El.Nino

le jeudi 22 octobre 2009 à 14h12

PPPffffff... Bon je sais pas si j'ai le courage d'intervenir là... Trop de truc à dire, trop peut-être aussi sur le coeur. Peur de m'exposer aussi sur un forum à propos de cette question. Et en plus, c'est mon taf (certains le savent, je bosse à Aides).

Je vais me fumer un pet, je vais réfléchir, et je verrais peut-être + clair. :-/

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Discussion : Vous écoutez quoi en ce moment ?

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El.Nino

le jeudi 22 octobre 2009 à 13h08

Bouh là là... ce que j'écoute. Bon hier soir je me suis fait une petite compile FZM - hiphop (Folklore de la zone mondial) avec Cellule X et Calavera. Aussi, la complète de Kally Live Dub (avec un bon splif, du gros dub, ça déchire... ^^)

Sinon, en ce moment, je suis plus dans ma phase grosse guitare qui tache et bourrin : Queen of the stone age (mon préféré : "Song for the death") - SOD - Kyuss - ...

Autrement, y'a le dernier de portishead, qui est assez psyché, je l'ai écouté chez un pote, faut que je me le serre s't'album.

Côté électro, le dernier des Birdy Nam Nam, même si un peu trop minimaliste à mon goût (le précédent est trés bon - live au Bataclan), déchire bien, surtout les morceaux Dancefloor "Worried" - "Trans Boulogne Express" - "The parachute ending" . Un trip et mon pote ça décolle direct vers l'enfer... ^^ Bon en même temps je suis très porté sur les musiques électronique très "acides". Un Laurent Garnier ou un Underworld de derrière les fagots et je me tiens plus.

Autrement j'ai découvert Vitalic, et le morceau "La Rock 1". C'est du lourd, c'est du bon, va zy envoie ça sur une piste et c'est l'hécatombe (pas celle de Brive la Gaillarde hein...)

Sinon, pour se calmer les nerf, un p'tit coup de "Boards of Canada", ou bien un "Jagga Jazzist"... L'électro venue du froid je trouve ça vraiment bien. Tout zen, on se croirai des fois sur la banquise

Je pourrai écrire un roman sur la zik que j'écoute. Je compte pas tout ce que j'ai sur mon DD de 500 go...

Message modifié par son auteur il y a 16 ans.

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Discussion : Mais pourquoi on parle pas de sexe, ici?

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El.Nino

le vendredi 02 octobre 2009 à 21h00

Pouuufff, le temps de tout lire....

Je suis intimement persuadée que n'importe quelle femme peut le faire, oui. L'intérêt outre l'aspect esthétique et érotique (ou non, suivant les sensibilités plus ou moins aqueuses ) est évidemment la jouissance extrême et très particulière qui l'accompagne.

Et surtout moi ça m'excite de voir une femme "éjaculer"...:-) C'est un peu la symbolique - en plus je savais pas que certaines le "re-aspirer", ce qui renforce encore plus le fait que la femme se lache et exprime ça puissance sexuelle, alors que dans la norme, c'est "le mec" qui éjacule.

ça change un peu les rôles. "Fontaine je ne boirais jamais de ton eau..." :-)

Quand à la question de l'éjaculation, jouer avec la prostate et les zones anus/rectum aide aussi à comprendre son mécanisme propre de la jouissance (l'orgasme n'est pas la jouissance). hu hu

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Discussion : Peut on dire que le polyamour est un art libertin élitiste ?

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El.Nino

le mercredi 23 septembre 2009 à 12h56

Dites, un libertin n'est pas un libre-penseur, étymologiquement ?

Tout cela n'est qu'une affaire de cases. Je me définis que très rarement libertin ou polyamoureux, car c'est déjà rentrer dans un moule (oh que j'aime pas ça).

Je me définis comme libre, affectivement et sexuellement, des normes sociales. Je définis la relation avec ma compagne comme "libre". Tout simplement. Toute personne peut d'ailleurs avoir des relations "polyamoureuse" un temps, puis plus rien, pareillement pour le "libertinage". L'amour libre, c'est l'amour sexuel, c'est l'amour affectif, c'est le mélange de ça et d'autres choses. L'amour libre (où j'inclus polyamour, libertinage, etc) est une posture, une éthique, un savoir-vivre et être.

Inversement, certains/certaines se définissent comme libertin, alors qu'à mes yeux, ils/elles n'en ont pas la posture. Car "libertinage = consommation de sexe" et non "autres rapports sociaux" aujourd'hui.

Donc polyamour, libertinage élitiste ? Bah non, puisque je ne fais pas de division et de séparation entre les deux termes. Mais si il y a élitisme, c'est surement plus dans les milieux libertins (par leur recherche du seul plaisir sexuel) que dans les relations polyamoureuses (recherche d'autre mode de fonctionnement amoureux, et donc obligation d'avoir une posture éthique forte pour entretenir les relations - honnêteté, franchise, don de soi, don de l'autre, partage des plaisirs sexuels,...).

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Discussion : Rencontre Poly à Paris au mois d'août

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El.Nino

le vendredi 14 août 2009 à 15h42

Nous ne sommes pas sur pour le moment. Y aurait-il une possibilité d'hébergement sur paris? Nous sommes un couple.
Nous ne pourrons pas nous connecter avant mercredi 18 aout.

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Discussion : "Les mecs lourds" de Natacha Henry

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El.Nino

le mercredi 12 août 2009 à 12h12

Clown_Triste

D'où le fait que des "bêtas" et des "bad boys" attirent souvent les filles apparemment bien sous tous rapports, alors que les "gentlemen" modernes élevés par leur maman dans le respect des femmes n'arrivent à rien.

C'est ce que je disais, dans le sens où des femmes reproduisent ce qui est valorisant socialement. Elles ne sont pas spécialement contente du comportement de leur mec, de leur image, de la façon dont il se comporte avec elle. Elles préfèrent avoir "un vrai mec", ce qui permet de rentrer dans le moule hétéronormé (homme fort, femme faible / homme protecteur, femme protégée / ...)

Clown_Triste
Je crois qu'il faut chercher à explorer notre humanité sans renier notre animalité. Et que le principe d'égalité entre les sexes ne doit pas nier l'existence de différences entre hommes et femmes.

Justement, notre animalité dit que les rôles que nous créons (genre homme, genre femme) sont loin d'être dans notre nature, et pour moi, à part une différence physique et biologique (et encore, je pourrais argumenter), il n'y a pas de différence entre un homme et une femme, juste entre deux individus.

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Discussion : "Les mecs lourds" de Natacha Henry

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El.Nino

le mercredi 12 août 2009 à 12h06

Coucou,
je pense que l'éducation hétéronormée joue aussi bien chez les hommes que chez les femmes. C'est-à-dire que les femmes sont autant dans des genres assignés que les hommes.
"On ne nait pas femme, on le devient".

Les féministes ont souvent eu ce positionnement "pas très clair" de remise en cause du patriarcat (l'homme, le père, l'autorité masculine), mais pas du rôle qu'on assigne aux femmes.

La galanterie, c'est du sexisme, autant que les violences conjugales : c'est montrer à la femme sa place sociale.
Inversement, les femmes ne font pas ce qui devrait être fait pour sortir du rôle qu'on (particulièrement les hommes, mais d'autres femmes aussi, comme la mère) leur impose.

Le genre homme et le genre femme n'existent pas, car chacun copie sur son voisin pour être homme ou femme. Il n'y a pas de "modèle zéro", de modèle type valable tout le temps. Être hétéro chez nous, ce n'est pas être hétéro dans une autre société. Ainsi, être homme ou femme aujourd'hui n'est pas comme l'être hier ou demain. Qui peut donner une définition clair et précise d'un homme, d'une femme, d'être hétéro ou homo ?

La tendance est de dire qu'un individu est caractérisé par : un genre et une identité sexuelle (caractérisée par des pratiques sexuelles et une orientation sexuelle). Comme toutes les combinaisons sont possibles, inutile de dire que le terme de "genre" ne règle pas tout.

Néanmoins, il me semble vital d'avoir une critique sur le comportement des hommes. Dernièrement, j'ai repris un pote qui présentait une amie comme "copine du militant untel qui fait telle chose". Je l'ai repris en lui disant qu'elle n'était pas ça, mais bien "mademoiselle X, qui fait ça, s'intéresse à ça et tatati tatata". Bref, qu'elle avait son identité propre. Le copain s'est rendu compte et a rectifié. Voilà un comportement que l'on peut voir régulièrement dans tous les milieux et classes sociales : définir une personne par son attachement à "un couple" voir à un "mâle.

Pouf pouf pouf, petite réflexion du matin.

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Discussion : Zone interdite ce soir sur M6

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El.Nino

le mardi 16 juin 2009 à 11h14

Oï oï, on peut revoir l'émission sur M6 replay : www.m6replay.fr
Pas encore vu, faut que je trouve un moment.

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Discussion : Rencontre polyamour.info - Paris - mercredi 17 juin 2009

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El.Nino

le jeudi 11 juin 2009 à 14h04

Coucou !
ma compagne et moi même seront surement de la partie.
On va prendre un hébergement à l'hôtel, ça se trouve.

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Discussion : [Livre] Nouveau livre de Françoise Simpère: "Guide des amours plurielles"

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El.Nino

le mardi 02 juin 2009 à 10h43

Perso, je parle rarement de PA ou de Lutinage, mais d'amour libre. Bon, ça se rapproche du concept de PA, mais j'ai l'impression que cette expression est plus connu et reflète mieux mes conceptions : j'aime qui je veux, comme je veux, où je veux, dans les conditions que je veux, à 1, 2 ou 3 (séparément ou en même temps), sérieux ou frivole,... dans une approche évidement égalitaire, honnête, respectueuse et créative.

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Discussion : Est-il vraiment possible d'aimer un homme et une femme en même temps ?

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El.Nino

le mardi 19 mai 2009 à 18h16

Clémentine : Les deux en fait. Ce qui m'intéresse chez une personne, d'autant plus dans une relation à long terme, c'est ce qu'elle est, ce qu'elle vit, ce qu'elle pense, ressent, etc.

Mais le physique est aussi quelque chose d'important.

J'en discutais avec une amie, et je lui disais que ce qui m'attirait chez un homme (physique, émotions, ressenti,...) n'est peut-être pas la même chose aujourd'hui, puisque j'ai passé le pas et j'ai "mis en pratique".

Ce qui rejoint ce que dis Sam. Effectivement, un visage qui me plait, qu'il soit masculin ou féminin, me poussera à aller sentir la chaleur de son corps et la douceur de ses bras.

Mais ce qui m'attire chez un homme n'est pas la même chose que ce qui m'attire chez une femme. Et inversement, ça a modifié mes pulsions envers les femmes, car cela a fait ressortir très nettement ce qui m'attire chez elles. Après, il y a des éléments qui m'attire chez les deux : un joli fessier féminin ou masculin m'attireront, les yeux aussi jouent un rôle important dans mon attirance aux autres. L'odeur d'un homme n'est pas le même que celui d'une femme, la musculature joue aussi plus chez un homme...

Tout ça, c'est des configurations variables, qui se modifient, se recoupent, tout ça quoi.

Comme le relationnel, qui va être différent entre les deux sexes. Les émotions ont un socle commun, mais les formes sont variables.

Et je le disais plus haut, ce qui m'a le plus marqué ces derniers temps, c'est mes comportements envers les femmes qui ont évolué. Je vois plus facilement ce qui pourrait être de l'ordre de la domination.

En même temps, je reste un homme, avec ses défauts.

Enfin, il est vrai que ma compagne ressent moins la concurrence que si c'était une autre femme, puisque ce qu'il me donne, elle ne peut pas, et inversement. Peut-être que la bisexualité est facilitatrice du polyamour. C'est un cap comme d'autre. Cependant, je considère la relation avec cet homme comme si elle se faisait avec une femme. Ma compagne est quand même plus réticente, mais comprend aussi que notre couple est parfois une prison dorée et les amours pluriels sont une réponse à cette situation...

Complexe donc...

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Discussion : Est-il vraiment possible d'aimer un homme et une femme en même temps ?

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El.Nino

le mardi 19 mai 2009 à 14h23

Bonjour,
cela fait un bon moment que je regarde e qui se passe ici, sans jamais intervenir. Mais là, ça fait écho...

Je suis bisexuel et polyamoureux. Et je suis venu au polyamour à peu près en même temps que je me posais des questions sur mon genre, mon identité sexuelle, mes pratiques et mes relations amoureuses et/ou intimes avec des tierces personnes.

Je vis en couple, c'est à dire sous le même toit que ma compagne et j'ai un compagnon. Personnellement, que ce soit un homme ou une femme ne change pas ma perception de mes relations avec ma compagne et mon compagnon. Cela ne change pas le regard que je porte sur mes relations : c'est une personne que j'apprécie énormément et que j'apprends à connaître, au même titre qu'une femme.

En fait, ma bisexualité a été beaucoup plus facile a assumer dès lors que j'ai posé en parallèle d'autres questions (exclusivité, polyamour/amour libre, féminisme/anti-sexisme, etc). Sans cela, cela aurait été assez difficile, puisqu'une simple relation charnelle ne me convenait pas, et que ce n'était pas sur ces bases que j'envisageai ma relation avec un homme en plus d'avec ma compagne.

La déconstruction que j'ai opéré de mon couple (qu'est-ce que c'est, qu'est-ce que j'y cherche) et la déconstruction de mes rapports aux femmes m'ont évidement amener à revoir qui j'étais, ce que j'appréciais chez une personne. Lorsque l'on a une relation, en tant qu'homme, avec plusieurs femmes, nous ne recherchons pas la même chose chez toutes les personnes, appréciant la diversité des personnalités, des types de relations,... j'en suis donc naturellement venu à me poser les questions de mes rapports aux hommes. De plus, détruire ce que m'avait inculqué la société patriarcale sur ma sexualité et mon couple revenait aussi à détruire mon rapport à l'homosexualité, à la bisexualité, à la sexualité en générale (plaisirs, désirs, jouïssance, orgasme,...).

Je dois avouer qu'avoir une relation avec un homme est très riche d'enseignement, notamment sur ce qui fonde une relation égalitaire, sans hiérarchie. Même si je pouvais théoriser (et pratiquer) un anti-sexisme libertaire, ma relation avec cet homme (qui est la conclusion d'un long cheminement et de tâtonnements) a été, si je puis dire, la mise en pratique. Je ne regarde plus les femmes avec le même regard, et je fais bien plus attention (ou bien je me rends plus compte) à des réactions sexistes de ma part. Bien des choses que j'avais théorisé mon paru bien plus clair lorsque j'ai commencé à regarder les hommes comme de potentiels partenaires (sexuel et/ou amoureux).

Voilà... Je précise que tout cela a mis 2/3 ans à ce construire, et que la relation que j'ai avec cet homme est ressente. Tout ça se construit dans le temps, et d'autres questions vont sûrement émerger.

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