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Discussion : Mariage (et polyamour)
El.Nino
le lundi 22 février 2010 à 13h13
il y a une multitude de couples ou mariages qui de l'amour ont basculé vers une tendre amitié [...] mais le couple et son projet perdure...
Bah moi ça me gène... Dans le sens où le mariage est censé être une preuve d'amour, quand il n'est plus là (l'amour), le mariage n'a plus raison d'être. non ?
Ma position personnel sur le couple est la même que celle que je peux avoir envers l'hétérosexualité : ce n'est pas le concept qui est mauvais, c'est ce qu'en fait la société. L'hétérosexualité comme le couple sont les horizons de toute personne dans notre société. L'hétérosexualité, pourquoi pas, sauf que c'est devenu un modèle, une éducation, une culture, des normes, des obligations. Le couple sonne la même musique.
Je vis aussi "en couple". Je vis avec ma compagne. C'est une concession, à la fois en termes d'amour, mais aussi en termes social et économique : le couple fait front, le couple est une ressource en plein de choses, le couple aide les composantes.
Sauf que le foyer, la sphère privé du couple, est un lieu où s'exprime aussi autre chose que l'amour : un rapport social entre deux individus. Et ses rapports deviennent forcément conflictuels, dans le sens où le couple doit dégager du sens, vers l'extérieur, vers les amis, vers la famille, vers la société. Et lorsque le couple ne fonctionne pas comme ça, on le met à l'amende. En soit, ce n'est pas le polyamour ou l'amour libre que l'on attaque dans la société, c'est surtout les idées qui mettent en péril la conception judéo-chrétienne et capitaliste du couple.
Finalement, la société se fout pas mal que les individus de ce couple soient fidèles ou pas. L'ordre social s'est toujours bien accommodé avec les maitresse et les amantes... D'ailleurs, cela devient un marché lucratif. Sites de rencontres, commerces libertins, escorts girls,... Tout cela bien en vue. La société serait donc plus ouverte ? Moins moralisatrice ? Je ne crois pas. Par contre, remettre en cause le sens premier du couple (la famille occidentale, hétérosexuelle, bourgeoise,...), c'est s'exposer aux attaques extérieures.
Pour une critique plus approfondie, voir l'ouvrage "Au delà du personnel", chapitre "La cage mentale ". Le pdf par là > > > >
Discussion : Mariage (et polyamour)
El.Nino
le vendredi 19 février 2010 à 21h42
J'entends bien toutes les critiques et les avis favorables au mariage. Mais c'est pas tant le fait que l'on ne peut se marier autrement que le standard qui nous est présenté que j'essayer de montrer, mais plus que sil est est conçu comme ça, c'est pas pour rien.
Pour ma part, je suis contre la notion même de couple (et pourtant j'en fais partie) car elle concrétise un élément inexistant. Le couple n'existe pas, il n'existe qu'une relation entre deux personnes, mais surtout, cette relation n'est pas isolée dans une bulle protégée de l'extérieur : tous les éléments de la vie des protagoniste du "couple" influence le couple. Les personnes ne sont pas seulement dans le couple, mais ont bien une existence propre. Ensuite, le couple formalise un rapport social dans lequel il y a forcément des rapports de force, et ce rapport s'exprime au quotidien (de la simple paire de chaussette qui traine au projet de vie complexe).
Bon, je pourrais développer, ou donner des textes plus construits sur le sujet.
Pour en revenir au mariage, je pense justement que l'aboutissement ultime de la notion de couple c'est le mariage. L'engagement... Les promesses... Toutes les choses qui ne peuvent être contenue par un contrat, parce que justement mis en pratique par des être humains, avec leurs forces/faiblesses.
c'est bel et bien un engagement
Justement, l'engagement en matière de sentiments j'y crois pas. L'engagement n'existe que si il y a engagement effectif des composantes de la relations. C'est pas une fête ou un papier ou un statut administratif qui fait l'engagement. C'est peut-être même parce qu'il y a ces "engagements" que le désengagement serein, ou bien la mutation, ou bien la modification des relations est complexe (avec les conséquences....) et que la plupart des gens recours à des thérapies machins-chose (je suis pas contre hein, je fais mon jusque boutiste).
Enfin, tout le monde fait ce qu'il veut, ok, d'accord... Mais non ! hu hu... Ce n'est pas pour ça que je vais m'abstenir d'exprimer mon opposition, même aux proches qui font ce choix. CE n'est pas parce que ça existe, que c'est admis, que c'est "normal" que la critique doit être économisée. Ce n'est pas la majorité qui a toujours raison...
Discussion : Mariage (et polyamour)
El.Nino
le vendredi 19 février 2010 à 16h39
Une preuve d'amour ? aimer, tout simplement ? Echanger ? Se faire confiance ? Se donner mutuellement du plaisir ? Tient, y'a plein de façon en fait... Sans avoir besoin de ce truc.
Discussion : Mariage (et polyamour)
El.Nino
le vendredi 19 février 2010 à 16h35
Le mariage serait une preuve d'amour ? En quoi ? Mettre son nom en bas d'un papier ? Quand à la communauté, ouai, je peux comprendre, mais en même temps, j'ai pas envie que ma famille (ou celle de l'autre personne) mette son nez dans ma (mes) relations. Enfin ça c'est perso.
Mais c'est pas ça le mariage familial. Derrière le "ça permet de réunir les familles" (besoin de ce moment ?) c'est surtout la consécration du couple, de la conjugalité, de l'acceptation des règles sociales.
Tout çà, à mon avis, c'est de l'ordre du spectacle, de la reproduction de rites et rituels nécessaires à l'ordre moral. Le mariage, c'est idem que la coupe ou la médaille au sport. Juste quelque chose qui montre l'acceptation par les deux composantes de certaines valeurs.
Si le mariage n'était que simplement une preuve d'amour, et pas un dispositif de contrôle, ce serait très simple de se marier à 3 par exemple (si les 3 s'aiment). Les familles le voudront-elles ? Peut-on faire 2 mariages en une journée ? Avec 2 personnes différentes ? Non. Le mariage, c'est pas tant pratique. C'est un moule.
Discussion : Mariage (et polyamour)
El.Nino
le vendredi 19 février 2010 à 12h19
Le mariage poly ? Ah mais on rentre tout dans la case poly dite donc... Le mariage est une relique de l'ancien monde. Je comprend la liaison administrative si il y a bien immobilier ou bien des mômes. Hors ces questions (et encore - y'a le Pacs, même si moins avantageux), le mariage reste quand même le statut le plus hétérocentré que je connaisse. Ils ont eu beau changer et faire que la femme peut garder son nom de famille, beurk... De toute façon, ceux et celles qui aujourd'hui vont vers le mariage n'y vont que parce que c'est l'ultime preuve d'amour.
Comme un gosse d'ailleurs : le nombre de couple qui ont un môme pour toutes les raisons sauf les bonnes (pour rester ensemble, pour montrer à sa famille que tout roule, pour ne pas se sentir seul - encore,...). Le mariage reste quand même le meilleur moyen pour un des deux de rappeller, quand il le veut, l'autre à ses "obligations". C'est un chèque en blanc qui achète la liberté des deux. Je fais pas dans la dentelle là, hu hu... :-D
Discussion : Au secours, des monothérapeutes !
El.Nino
le mercredi 17 février 2010 à 17h53
bof c'est pas grave, j'en vois d'autre :-) Juste que bon, celle là j'pouvais pas la laisser passer. Dans la vrai vie, surtout quand y'a pas le recul de l'écran, les gens jettent ça comme ça... Boh, c'est comme les gays qui auront les mêmes raccourcis hein ("regarde moi ce petit jeune, là, il a pas choisit sa voie - en tout cas la bonne" sic). Tout communautarisme mène à l'exclusion.
Discussion : Au secours, des monothérapeutes !
El.Nino
le mercredi 17 février 2010 à 17h29
Ben on peut dire la même choses des bisex, ou de ceux qui ont été homo pendant une période de leur vie et sont redevenus hétéro
hu ? redevenue ? Quand est-ce que je verrais un hétéro dire : ceux qui ont été hétéro et qui sont redevenu homo ? :P
Discussion : Extrait d'une conversation entre quat'zyeux avec un pas convaincu - c'est son droit...
El.Nino
le vendredi 12 février 2010 à 15h48
L'utilitarisme est une philosophie très intéressante. L'utilitarisme est aussi la variante "contemporaine" de l'hédonisme. Alors que l'hédonisme de Diogène était un classement des besoins et de la réponses à ses besoins (vital, non vital mais nécessaire, non vital et non nécessaire, je crois que c'est un truc comme çà), Bentham a créé un utilitarisme très hédoniste, pour ne pas dire un hédonisme à part entière, c'est à dire un "calcul" des plaisirs. Son successeur (Stuart Mill) a lui remplacé la recherche du plaisir, par la recherche du bonheur.
On peut aussi rapprocher l'utilitarisme d'autres penseurs, qui on une approche équivalente, de "l'égoïsme" , comme Stirner. En fait, l'utilitarisme, c'est comme l'égoïsme : l'individu ne fait que ce qu'il pense être juste pour lui, en termes de plaisir et de déplaisir. Incluant dedans que donner du plaisir aux autres, c'est se donner du plaisir. Et que chaque chose doit nous rapporter plus de plaisir que de déplaisir, pour être en "harmonie" avec soi-même. Également, en donnant du plaisir (ou en donnant du bonheur), je suis égoïste, car c'est mon plaisir qui compte, pas celui de l'autre en tant que valeur ou incarnation.
je trouve ça très utilitariste par moment le polyamour, cette capacité à utiliser l'autre pour sa propre satisfaction
Mais c'est notre propre satisfaction qui guide notre vie ! Pour aller plus loin, certains personnes peuvent même transformer ce qui peut être de l'ordre de la douleur en plaisir, pour ne pas rentrer en contradiction avec leur nature humaine. C'est une sorte de sortie de secours, une soupape aux névroses que l'on a tous et toutes. Nous utilisons les autres pour notre satisfaction, tout le temps. Mono ou poly.
Discussion : Il faudrait pas faire de complexe... de supériorité.
El.Nino
le vendredi 05 février 2010 à 14h23
D'accord avec Boucledoux. Je comprends ta démarche Clémentine, mais y'a un point que je soulève : le rapport de force. Je suis d'accord avec ce que tu dis et ta position (stratégique). Néanmoins, les réactionnaires, les conservateurs, et leurs idées évidement, sont bien plus diffuser que mes idées, ou celles de ce forum. Donc, oui, si la société était faite d'une autre manière, les discours discriminatoires, rétrogrades et normatifs devraient avoir une "antenne", être entendu, pour pouvoir justement les combattres. Sauf qu'aujourd'hui, le terrain c'est eux (et elles) qui l'occupent. Alors bon, je veux bien être ouvert d'esprit, avec une position d'acteur militant, tout ça tout ça, mais en fin de compte, c'est moi qui me prend des discours à la con, du levé au couché, par la radio, le commerce, la TV, les magazines, le péquin moyen, les juges, flics et autres. Me faire bercer toute la journée jusqu'à la nausée, et devoir me dire que c'est MOI qui devrait faire œuvre de consensus pour faire progresser mes idées, ça va un moment. Après, c'est suivant la personne, l'auditoire, le moment, mais je ne fais plus dans le compromis avec des gens qui non seulement ne le font pas, mais ont tout les moyens pour baver leur moralisme à deux sous. Avec un patron, tu négocies pas, tu prends. Avec un facho, tu parles pas, ou alors après :-) Et avec le con moyen, tu "laisses germaine", parce qu'il faut économiser sa salive quand y'a possibilité (c'est à dire toutes les personnes qui peuvent être sensibles à ce que je dis, toutes les personnes où je sens que ce n'est pas une perte de temps, celles qui ne sont pas décidées, etc).
Discussion : St Valentin à Paris !
El.Nino
le vendredi 29 janvier 2010 à 12h40
Ma compagne et moi nous souhaiterions venir, mais est-ce qu'un parisien peut nous héberger ? Sinon, niveaux finances (hé oui...), les bars sont-ils abordables, ou bien c'est les tarifs parigos :-) ?
Discussion : Le polyamour est-il une forme de libertinage ?
El.Nino
le mercredi 27 janvier 2010 à 18h47
Je pense que chacun met ce qu'il veut derrière le mot libertin. Mais je suis aussi presque sûr que le libertinage (dans le sens libertin-libre penseur) était bien autre chose il y a 50 ans qu'aujourd'hui. Récupéré par le système marchand, il n'y a qu'à voir comment les libertins envisage les rapports, souvent avec une attitude consumériste. L'amour, l'affection, c'est plus complexe à prendre sans donner. Car le partage n'est pas un mot répandu dans le monde libertin moderne. je pense que le libertinage (moderne) n'a rien à voir avec l'amour libre, qu'il s'agisse d'amour purement physique ou bien platonique. Je crois que tout polyamoureux est un peu libertin. C'est un autre rapport aux gens qui modifie beaucoup aussi le rapport à son propre corps, à sa propre sexualité. Moi, je préfère toujours parler d'amour libre que de libertinage ou de polyamour (deux termes que je trouve un peu réducteur). Je peux aussi me définir comme libertaire-libertin. Ma vie ne me définie ni dans une case ni dans l'autre. J'aime librement, avec mon corps ou mon esprit, ou les deux, à différents degrés.
Discussion : Je vous quitte
El.Nino
le mercredi 27 janvier 2010 à 18h31
Le contraire de l'amour, c'est pas la haine. Elle fait aussi parti de l'amour (quoi qu'on en dise). Le contraire de l'amour, c'est l'indifférence...
Discussion : Moyens éprouvés ou à tester pour rencontrer d'autres polyamoureux
El.Nino
le lundi 04 janvier 2010 à 14h15
Ouai :
Le texte de votre description nous est bien parvenu et nous vous en remercions.Malheureusement, après examen, cette description ne peut être acceptée.
En effet, pour garantir le sérieux du site, meetic est très vigilant sur les contenus diffusés.
Voici les principales raisons de refus d'une description :
• présence d'informations personnelles, noms de famille, coordonnées téléphoniques, adresses physiques ou électroniques de sites web, numéros de téléphone etc...
• présence de messages jugés non-conformes à la déontologie de meetic
• présence de promotion ou de publicité de toute natureOu si la description n'est pas en rapport avec votre profil ou avec l'esprit général de meetic.
Nous vous invitons à consulter les Conditions Générales d'Utilisation avant de nous soumettre une nouvelle description.
Discussion : Moyens éprouvés ou à tester pour rencontrer d'autres polyamoureux
El.Nino
le lundi 04 janvier 2010 à 13h24
Y'a pas que là. Moi me suis fait sucré deux fois de suite (!) ma description dans meetic (voulait voir ce que ça donne), parce qu'elle était claire (exclusivité, déjà avec des relations PA, etc). Je prend ça pour de la discrimination beurk...
Discussion : Elle...
El.Nino
le vendredi 27 novembre 2009 à 14h12
Etant moi-même bi, j'ajoute que même dans le monde bi, il y a des discriminations : ainsi, je ne suis pas vraiment bi (remarque entendue dans un sauna libertin !) car uniquement passif avec les mecs, alors que le "vrai" bi est forcément actif/passif, s'pas ?Les clichés s'empilent ainsi en quantités...
Par exemple, c'est "bien connu" que ce sont les lesbiennes qui utilisent un gode-ceinture (loupé : les statistiques de vente montrent que ce sont les couples hétéro les principaux acheteurs !).
Ou bien "les films porno ne sont conçus que pour les hommes car n'intéressant pas les femmes". Encore loupé : non seulement les femmes regardent de plus en plus du porno, mais cette tendance irait sûrement en augmentant si les films étaient mieux conçus pour elles !
Les gens "normaux" discriminent ces obsédés que nous sommes (tout en les jalousant d'assumer leur différence) mais il semblerait en plus qu'il y ait plusieurs niveaux d'anormalité (d'amoralité ?).
Comme le disait Coluche : "les hommes naissent libres et égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres". A méditer...
Toutafaidakor ! Je suis dans la même situation puisque je suis essentiellement passif. Mais là de même, on réitère les critères de l'hétérosexualité pour définir la sexualité de quelqu'un. D'une part, toute identité sexuelle n'est pas figée, et enfin, toutes les pratiques sexuelles ne sont pas figées, car l'être humain n'est pas figé. Perso, je refuse l'étiquette d'hétéro ou de bi (bien que pour simplifier, je me définit comme "proche de la bisexualité"). Je suis plus qu'une addition de critères et de listing de pratiques. Peut-être que je continuerais à voir des hommes, peut-être pas, peut-être que je me sens plus "femme lesbienne" que "hétéro bisexuel"... hu ! Surtout que je cherche une sociabilité masculine, qui passe aussi pas la sexualité, mais pas que.
Et puis connerie l'actif/passif. Certains Gays sont essentiellement passif. Mais non, ça se dit pas... Faut pouvoir être "flexible", "concurrentiel", même dans le "sexe".
Ma compagne m'a sorti "omnisexuel" ou "pansexuel" ("Pour ou contre la bisexualité" - Karl Mengel). Peut-être d'autres mots pour d'autres cases... Mais peut-être plus proche de moi : quelque soit l'âge, la "race", le genre, l'orientation sexuelle,... je peux aimer, je peux fleurter, je peux.... Bon. Ouai... Enfin je me porte bien aussi hein... :)
Discussion : Elle...
El.Nino
le jeudi 26 novembre 2009 à 14h16
Salut,
ta situation n'est pas si banale que ça en a l'air. Je pense que le monde homosexuel (aussi bien lesbien que gay, mais pas forcément pour les mêmes raisons) est aussi normalisé que le monde hétéro, et donc incompréhensif et sectaire. Les bis passent pour des parjures, des transfuges, des lâches, et je passe d'autres noms d'oiseaux. Je pense que cela change, que cela va changer, mais ce constat est bien réel. J'ai pu aussi voir le regards d'autres, homes gays, sur moi, alors que je vie au grand jour des relations avec un homme et une femme. Tout comme les monogames regardent souvent d'un mauvais oeil les relations libres, les couples ouverts, les célibataires heureux et heureuses,... les homos regardent de ce même oeil cet être qui ne fait pas "un choix" et surtout qui brise certains dogmes : la lesbienne est indépendante des mâles, donc ne peut aller voir un homme - le gay refuse son apollon chevauche une amazone... C'est un peu cliché, je pourrais développer, mais je vois de ça dans ta situation, et dans la mienne aussi.
De plus, la bisexualité intègre une variété de positionnement individuels face aux genres, aux orientations sexuelles, aux pratiques,...Contradictoire si on prend les pratiques stéréotypés des sexualités hétéro et homo normées (ce qui ne veut pas dire que toutes les sexualités hétéros et homos sont normées).
C'est pas un avis tranché, je vais pas reproduire ce que je reproche, mais mon parcours et ton témoignage me conforte dans cette grille de lecture.
Discussion : La transgression
El.Nino
le lundi 23 novembre 2009 à 13h18
Un article où on parle (succinctement) de PA :
www.secondsexe.com/magazine/La-transgression.html
Le passage :
La norme exclusive : le couple et l’amour
L’émancipation sexuelle des années 60 a permis d’explorer des champs sexuels différents, le plus souvent au sein du couple monogame. Pionniers, les polyamoureux brisent une autre dimension du tabou, en remettant en question le concept même de relation amoureuse. « Nous réfutons la thèse selon laquelle le rapport amoureux est une forme de possession de l’autre, » explique Meta, polyamoureuse assumée depuis toujours, qui s’épanouit avec un amoureux principal et d’autres partenaires, d’importance variée. Elle raconte qu’il s’agit d’une « démarche sérieuse, pas adolescente ou collectionneuse », qu’elle vit « comme on choisit de vivre son homosexualité. » Elle évoque une entente mutuelle avec ses partenaires, qui exige communication et respect, et qui permet surtout de penser ensemble à la fois un engagement fort mais aussi la liberté de l’autre et son indépendance. « Mes limites intérieures se situent au niveau de la sexualité : il y a des autoroutes (le sexe monogame, vaginal) et le reste, les rues de traverse, avec des femmes ou à plusieurs, que j’aime emprunter car je suis curieuse. » « Cette différence par rapport à la norme oblige certes à un cheminement intellectuel » conclue t-elle, « mais ce qui est essentiel c’est le regard que l’on porte sur soi-même ».
Discussion : Café-Poly - Paris - Samedi 7 novembre 2009
El.Nino
le mercredi 04 novembre 2009 à 12h46
Bon... Comme je suis un esclave salarié, et que ce samedi 7 je bosse, pas possibeuuuuule.
Discussion : Autour de la bisexualité: a priori, positifs et négatifs
El.Nino
le mercredi 04 novembre 2009 à 12h44
- je suis bi passif, mais pas vraiment bi en ce sens que je ne ressens aucune affection envers les mecs (les embrasser sur la bouche aurait même tendance à me dégoûter, alors qu'avec un autre organe, pas de souci !) et qu'ils ne me font pas bander (alors que les nanas, c'est tout le contraire !),
- j'ai un copain de débauche avec lequel je m'entends comme larrons en foire (nous avons plein de points communs, dont la lecture des livres de SF et autre heroic fantasy qui foisonnent dans ma bibliothèque),
- il sait très bien me... après que je l'ai mis en forme en le..., mais c'est uniquement sexuel (bien que pas désagréable, merci !),
- si une copine coquine accepte (voire demande) un plan à 3, il sera le premier sur la liste des troisièmes (si ce n'est pas clair, n'hésitez pas à demander, s'pas ?), d'ailleurs cela nous est déjà arrivé...
hum hum. Marrant ça, c'est à peu près pareil, sauf que moi j'aime embrasser mon mec, sentir ses muscles, toutsatousa,... (et j'ai des sentiments, c'est clair). Mais idem, pas d'érection. C'était le cas au début, mais très vite, pouff..... ça m'a posé beaucoup de question, étant convaincu de ma bisexualité. ça me renvoie aussi à mon vécu, à ma situation, c'est à dire deux couples, avec ma cop's et mon keum, et donc un problème avec ma queue (des fois en trop quoi).
Je pense que la bisexualité active (j'entends par là relation sexuelle continue avec un homme et une femme) amène beaucoup d'hommes à être passif avec un autre. ça renvoie à l'image de la relation avec la mère, le père, etc... (et voui, notre sexualité est conditionnée fortement par notre enfance et nos relations familiales).
Perso, je ne me défini pas. Certes, je suis "bi". Mais comme "hétéro" : ça veut dire quoi être hétéro ? Y'a un corpus de pratiques sexuelles à avoir pour se définir hétéro ? et Gay ? et Bi ? Je suis bi parce que j'ai des relations sensuelles et sexuelles avec un homme et une femme. Après, le détails n'a que peu d'importance, tant que le plaisir est là.
Discussion : Mais pourquoi on parle pas de sexe, ici?
El.Nino
le mercredi 04 novembre 2009 à 12h31
Moi je dis souvent que je ne pénètre que celle qui peut/veut/aime me pénétrer. C'est un peu exclusif et sectaire, mais je conçois mal le sexe en tant que pénétrant avec quelqu'un qui ne sait pas ce que c'est que de pénétrer.
Parce que la critique du " tu te démerdes comme un manche" (sic :-) ) c'est trop facile, alors que la personne, en l'occurrence mademoiselle, ne sait même pas s'y prendre avec moi. C'est un peu un choix sexuel de mes partenaires aujourd'hui... (bon pas que quand même :-) )
Enfin, quelqu'un qui me dit qu'il est mal à l'aise avec moi sur cette question, ppppffffff... ça veut dire que sur d'autres choses, c'est idem.