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Polyamour.info

Henriette34

Henriette34

Montpellier (France)

Participation aux discussions

Discussion : Je veux mais lui refuse

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Henriette34

le dimanche 19 juillet 2020 à 06h40

@Minora, je pense comme toi, pas de généralité.
@alinea7 je n'ai pas d'avis préconçu sur les enfants de psy, j'ai fait ce que j'ai pu comme j'ai pu. Etre parents est un parcours compliqué, il l'est aussi pour les psys.
Merci de ta lecture de mon histoire.
Je ne sais pas trop quoi répondre à tes questions.
Par rapport à la volonté de transparence, ce que je voulais dire, c'est que je n'ai pas vraiment vu les bénéfices d'une parole sincère, sinon que je me suis sentie allégée. Je n'ai plus de culpabilité. Mais le fait de dire, d'exposer une situation n'a rien apaisé en lui. Je ne change pas d'vis pour autant, ej ne veux pas du mensonge.
Il refuse le partage notamment intime et sexuel, ce que je comprends, mais ce que je ne veux pas vivre. C'est donc compliqué de trouver un chemin. Je n'ai pas envie de croire qu'on est bloqués mais ça y ressemble.
J'ai lu d'autres témoignages qui ressemblent à ma situation, Colvert par exemple. La notion de temps semble essentielle.
J'accepte l'idée du temps, l'aide par un tiers semble être aussi une voie constructive pour chacun de nous deux.
Quant à l'historique de nos relations, c'est sans doute trop long.
je donne un exemple. J'aime la solitude choisie pendant les vacances par exemple et c'est quelque chose de difficile à admettre pour l'homme avec qui je vis, qui n'a pas le même besoin. Et mon tort, c'est que je n'ose pas toujours en discuter, le demander et encore moins l'imposer, j'anticipe les discussions sans fin, ses mots durs qui montrent ses peurs, sa façon de me culpabiliser. Ça ne veut pas dire que je ne pars pas en vacances mais je pars ou suis partie avec les enfants, avec des ami.e.s, avec lui bien sûr mais pas seule, ce que je faisais très facilement avant de le rencontrer. J'ai mis 15 ans à en parler avec lui sans crainte et en me sentant légitime et finalement le faire, quatre jours. Je m'en veux facilement d'avoir autant attendu, je me trouve faible, c'est un combat, un parcours pour aller vers soi c'est ce que je me dis et voudrais vivre. C'est un chemin qui pour moi s'accorde à exprimer mes désirs profonds de femme et d'écrivain, mais je suis heureuse de le faire, d'une certaine manière je me dis que je me le dois pour être bien.
Belle journée à vous

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Discussion : Débuts difficiles

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Henriette34

le samedi 18 juillet 2020 à 13h55

Bonjour @al.massyliano
Merci pour le partage de ton témoignage, ta franchise et ta lucidité.
Dis-toi qu'il faut du temps mais que tu es sur le chemin, tu acceptes les autres amours de celle avec qui tu partages ta vie, ce n'est pas très simple quand même l'histoire avec le meilleur copain... Pourquoi ne pas leur en parler avec bienveillance, respect, que toi aussi tu estimes normal d'avoir un temps privilégié à partager avec eux. Quant aux enfants, vous pouvez alterner, elle peut aussi les garder un soir où c'est toi qui sors, cinéma, sport, balade, boire un verre, sinon je comprends la gêne que cela fera naître.
Prends soin de toi, lis, construis cette histoire avec tes mots et tat sensibilité et échange avec elle, c'est le meilleur équilibre,
Quant à rencontrer des gens, il y a de nombreux moyens les associations en tout genre, si tu es ouvert, disponible, à l'écoute, ça devrait le faire, mais fais-le pour toi, parce que tu en as envie pas nécessairement pour faire en miroir ce qu'elle vit, il n'y a pas égalité stricte, il y a surtout liberté de vie
Bon courage

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Discussion : Questionnement autour de la communication

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Henriette34

le samedi 18 juillet 2020 à 10h08

@Starbuckangel
non pas de plier mais de discuter et de parvenir à exprimer ce qui te blesse, te gêne pour parvenir à un équilibre. Il doit penser que tu le surveilles, que tu le contrôles, que tu ne le laisses pas aussi libre qu'il le voudrait...
entre le tout (se contacter à n'importe quel moment) et le rien (aucun contact), il y a forcément un chemin que vous bâtirez,
bonne discussions respectueuses de chacun, de sa sensibilité et de ses limites

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Discussion : Questionnement autour de la communication

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Henriette34

le samedi 18 juillet 2020 à 08h28

non pas compression (correction automatique) mais compersion* se réjouir du bonheur de l'autre, de ce qu'il vit qui lui plaît, l'enrichit, etc

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Discussion : Questionnement autour de la communication

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Henriette34

le samedi 18 juillet 2020 à 07h06

Bienvenue @Starbuckangel,
Je pense que beaucoup de fils de discussion peuvent alimenter ta réflexion et ton chemin.
Un site comme nonmonogamie.com peut également te donner de vraies pistes de réflexion et nourrir tes sentiments, tes décisions. Rien n'est simple et chacun cherche comment trouver l'équilibre.
Par rapport à son absence quand il était avec son autre relation, peut-être que tu peux te demander comment tu aurais géré, est-ce que tu aurais accepté qu'il t'appelle sans cesse, n'importe quand ? penser en miroir aide parfois à calmer nos émotions toxiques, troubles et entravantes.
"Ça crée donc des films délétères dans mon esprit qui m'assombrissent. Je n'aime pas ça, je lui dis mais... "
Les films et les scénarios sont de bien mauvais conseillers. Il n'y a rien à imaginer. Il est avec elle, il passe sans doute un bon moment et l'idée (compression) c'est d'être heureuse pour lui... est-ce que c'est de la jalousie ? la peur de l'abandon ? de la rivalité ? du manque de confiance en toi ?
Tu peux regarder cet article
https://nonmonogamie.com/2017/02/02/la-jalousie-da...
que je trouve pour ma part très bien fait, j'ai reconnu le comportement de mon mari, ça ne règle rien dans l'absolu mais ça m'aide à comprendre. A mieux répondre à ses réactions.
Pour vous aider, peut-être que lors des absences, vous pouvez vous fixer une heure assez souple, ou bien un mode de fonctionnement un texto pour demander si l'autre est dispo ou bien les mails qui laissent une voie liberté, je le lis quand je veux et je réponds quand je veux, mais je suis bien là et je pense à toi.
Pour les enfants, je pense que cela dépend s'ils posent des questions, s'ils se sentent mal par rapport à la situation, parfois des choses qui nous semblent compliquées sont à leurs yeux très simples... et ça dépend aussi si vous en parlez devant eux, si vous vous disputez à ce sujet devant eux. Je n'entrerais pas dans le détail, la sexualité des parents ne les concernent pas. Mais dire, "en ce moment c'est compliqué, on traverse une période difficile, on a besoin de temps, de discussion et c'est normal; le couple se construit comme ça. Ça n'a rien à voir avec vous, tu n'es responsable de rien, etc." C'est parfaitement possible et c'est sain, les enfants sont des éponges, ils comprennent tout, donc ne t'inquiète pas à leur façon ils savent déjà ;-)

Bon courage, patience, confiance

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Discussion : Devenir coach en séduction pour son partenaire

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Henriette34

le mercredi 15 juillet 2020 à 11h49

Bonjour Louxe,
C'est étrange parce qu'à la fois tu dis ça fait parfois trop, tu dois penser qu'il pourrait être autonome affectivement et se passer de toi, savoir mieux accepter la solitude, avoir ses propres amis... et en même temps c'est toi qui acceptes la place de la soigneuse, sauveuse, coach, conseillère, du coup tu renforces nécessairement ce rôle, et tu deviens indispensable, celle qui donne tout l'amour, le soin, la confiance... et quand il envisagera de séduire d'autres femmes, puisque visiblement c'est l'objectif, est-ce que tu seras aussi sa conseillère ? est-ce un rôle que tu veux endosser ?
c'est valorisant d'être centrale dans la vie d'un homme, oh combien ! mais tu peux également te poser cette question est-ce que c'est important/ ou qu'est-ce que ça t'apporte d'être TOUT pour lui, d'avoir des rôles incompatibles (maman, amoureuse, psy) ? alors que toi de ton côté, tu reconnais qu'il n'est pas tout pour toi, tu as un autre amoureux, que tu es très indépendante...
Personnellement, et ça n'engage que moi, j'ai toujours refusé d'être la psy de l'homme avec qui je vis (je suis moi-même fille de psy), je suis à l'écoute, bienveillante, dans l'empathie et une présence constructive si je peux, mais on n'a pas la bonne distance pour faire ce travail-là, et j'ai toujours encouragé mon mari à aller consulter si besoin, ce que j'ai fait aussi de mon côté et il n'a pas été mon psy. Je pense que la portée est autrement plus profonde et plus durable, parce que malgré tout l'amour que tu liui portes et la sincérité de ton désir de l'aider, à mon avis, c'est un professionnel avec ce que ça implique de distance, de froideur, etc qui peut le faire. Le rendez-vous c'est une heure par semaine, pas tous les jours, au quotidien, dans le même espace etc. Tu peux peut-être en parler avec lui, ouvertement et dans le respect de ses peurs,
Bon courage, construisez bien votre histoire,

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Discussion : [Outil] Les langages de l'amour

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Henriette34

le dimanche 12 juillet 2020 à 18h57

Bonjour,
Merci @artichaut pour cette discusion qui m'intéresse beaucoup, car le thème est central, il dit où le coeur bat.
Evidemment quand on ne sait pas dire l'amour, ça devient très compliqué et je ne parle pas des malentendus, des mots mal compris, interprétés de travers qui font du mal.
Je n'ai pas lu le livre dont tu parles, et ce qu'en disent les différents lecteurs.rices. ne me tente pas du tout.
5 langages ? c'est peut-être un peu marketing, il y en a forcément bien plus, mais disons que c'est un début
les lettres d'amour certainement, les mails vont bien aussi ou les textos, c'est un peu plus courts mais ça fonctionne très bien
moi, je passe beaucoup de temps à écrire des lettres, elles peuvent être poétiques, plus concrètes, lyriques souvent, ce que je sais c'est que ça fait beaucoup de bien, l'homme avec qui je vis qui est moins littéraire s'y est mis, et comme il peint, il me peint des cartes, c'est magnifiques et ses couleurs me disent son amour pour moi, mon autre amoureux est écrivain et m'écrit des lettres plus dans le ton de celles que j'écris mais les deux sont merveilleux
je trouve que fabriquer un objet (pas forcément le collier de nouilles ;-)) est aussi un très beau geste, message d'amour, en lien avec la personne qu'on aime : coudre, sculpteur, peindre, tricoter, etc. il n'y a pas de limite
étant écrivain, j'aime beaucoup écrire des poèmes d'amour ou des nouvelles qui nous disent, nous racontent

et je trouve aussi, que l'humour est un langage de l'amour, rire ensemble dit beaucoup de nous, rapproche intensément et rend les moments partagés très forts alors qu'ils ont l'air badins puisqu'on rit

se faire beau pour l'autre, c'est-à-dire l'attention portée à l'autre (choix des vêtements, parfum, bijoux parfois, maquillage parfois) me semble aussi un langage de l'amour, une forme de respect, de cour, c'est complexe mais je dirais que ça en fait partie

et se souvenir de ce qui compte pour l'autre, c'est un drôle de langage mais celui des dates, j'y suis pour ma part très sensible, et j'y fais attention avec ceux que j'aime, anniversaire, anniversaire de rencontre, de mariage, d'autre chose selon nos vies et leur symbole, anniversaire des premières fois par exemple, c'est ludique, des farandoles de clins d'oeil

je suis moins sensible aux cadeaux, je peux imaginer une relation amoureuse très intense et très riche sans cadeau, ça ne me dérange pas du tout

et enfin, je parlerais du langage codé, c'est-à-dire un langage propre à cet amour-là, des petits mots qui disent plus, des phrases, des références qui marquent la complicité et disent notre unicité car on est les seuls à les comprendre, comme une novlangue ou un unilangue, une langue qu'on parle à deux ou trois et c'est tout, intraduisible, incompréhensible pour les autres, ça j'adore

merci pour le partage, c'est très chouette

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Discussion : Je veux mais lui refuse

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Henriette34

le jeudi 09 juillet 2020 à 22h19

Merci @Orwel, merci @Lenah pour les lectures proposées, je prends, je connais Goliarda Sapienza, très belle plume, j'avais commencé puis arrêté faute de temps, mais je vais reprendre avec cette nouvelle intention
Quant à la fantasy, ce n'est pas trop mon truc, chasseuse de vampires, je ne suis pas sûre d'aimer, mais je peux malgré tout regarder, ça ne coûte pas grand-chose :-)
Merci de votre sollicitude, dénoter côté, nous avançons doucement et l'homme avec qui je vis a demandé à ce qu'on mette sur pause pour l'instant le dossier poly, pour se retrouver, pour sentir notre intimité, je n'ai rien contre le rassurer au contraire, car là il souffre, il a entrepris d'aller voir un psy-sexologue pour travailler cette question et plein d'autres, car dès qu'on touche la peur de l'abandon, le désir d'exclusivité, l'envie d'être la source unique du bonheur de l'autre on touche en fait à beaucoup de choses en nous, dans notre construction intime, à notre vision du couple et de l'amour, c'est profond et en arborescence.
J'ai envie de confiance, nous reprendrons nos discussions, je sais que ce n'est pas du déni,
mais j'ai lu dans beaucoup de témoignages qu'il fallait du temps et je l'accepte sans problème
une odyssée ;-)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Discussion : Redonner un second souffle a notre mariage.

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Henriette34

le mercredi 08 juillet 2020 à 19h46

Bonjour Fleur perdue,
je comprends ton désir de maintenir le couple vivant, mais n'est-ce pas réducteur de ne penser qu'à la sexualité ? Il ya des couples heureux sans sexualité, ce que je veux dire c'est que le champ des questions pourrait sans doute être plus large, plus vaste et questionner tout ce que vous partagez ou pas, ce que vous voulez vivre encore ensemble...
Quant à ta question sur le polyamour, se demander si c'est la direction pour sauver, ou dynamiser le couple, je ne crois pas que ça se pose comme ça, car le polyamour répond à mon avis à une vision profonde, sincère, intime de l'amour et visiblement ce n'est pas la tienne. tu ne peux pas te forcer à prendre cette direction si pour toi l'amour est monogame. Le polyamour est partage, il est la conscience que l'autre ne t'appartient pas, et tu ne lui appartiens pas... et dans ce champ là que signifie de faire renoncer ton mari à une liaison ? c'est l'exclusivité, c'est penser qu'on suffit à l'autre entièrement, qu'on lui apporte tout ce dont il a besoin, qu'on est la source absolue de son bonheur et tu as pris son renoncement comme une marque d'amour, oui peut-être mais peut-être pas...
Je suis désolée mais je ne crois pas à cela, nous sommes multiples et nous avons besoin de beaucoup de choses qui viennent d'ailleurs pour nous construire, nous réaliser, être épanoui pas d'un seul être
Je suis d'accord avec Sophie72, le polyamour ne peut être un remède miracle, une baguette magique sortie du chapeau, on essaie et on voit, c'est un engagement, c'est une vision du monde qui justement permet de travailler sur la jalousie, le sentiment d'abandon,
la lecture c'est super, les émissions de radio aussi
sur france culture
https://www.franceculture.fr/conferences/le-polyam...

https://www.franceculture.fr/emissions/latelier-de...

peuvent vraiment t'éclairer, te questionner, te faire cheminer et c'est sans doute là l'essentiel, rien n'est figé
et vous pouvez également vous faire aider par un thérapeute, avoir un tiers ça aide vraiment à poser le cadre, les limites, les questions profondes, les désirs
bon courage, en confiance

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Discussion : Je veux mais lui refuse

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Henriette34

le mercredi 08 juillet 2020 à 11h06

@Mark merci pour ton regard, pour ta sensibilité et l'accueil de mon histoire.
Je suis d'accord avec la bombe à retardement et c'est exactement ce que je veux éviter. Pas de ruines, pas de saccage.
Je chemine doucement, mais je vois que progressivement j'accepte l'idée de la séparation et de tout ce qu'elle implique, parce que si je reste, si je dois renoncer, c'est une rustine, je le sais au fond de moi.
Quant à la douleur de celui qui se cherche, je te confirme qu'elle ne sera pas prise en compte dans mon histoire. Il n'a à l'esprit que sa douleur, sa souffrance et le mythe du paradis perdu en dit long, quand c'est moi qui incarne Eve.
Je pense tellement que ce qui est très douloureux est la blessure narcissique subie, je ne la néglige pas, je sais qu'elle existe, mais je pense aussi qu'on peut bouger. je suis fille de psy et me faire aider, penser que rien n'est figé est une belle promesse qu'on se fait, or je sens que pour lui c'est plus compliqué, je l'accepte, mais il montre un visage celui que je n'aime pas. Il est cassant, mordant, agressif. Il tient des propos sexistes, misogynes (et la salope n'est pas dite, on essaie de fixer des règles dans la dispute et celle des mots employés est essentielle, mais on n'en est pas loin), je me dis que c'est la souffrance qui s'exprime, qu'il ne le pense pas, que ça le dépasse mais je ne peux croire ensuite à son amour inconditionnel. Parce que ça n'est pas la définition que je donne à l'amour.
Je n'irai pas contre lui, quel intérêt ? Je sais que je ne peux le changer, c'est lui qui peut oeuvrer, réfléchir, déconstruire, faire bouger les lignes.
Ce qui est intéressant dans cette histoire, c'est que ça me permet de poser ce que je pense de la liberté au sein du couple, je suis écrivain, et il a souvent été question de mon écriture qui prenait trop de place... et aujourd'hui, je me dis on y était déjà (même sujet), et je m'arrangeais en me levant à 4h du matin, pour ne pas trop déranger, être invisible... j'appartiens à une famille très conformiste (aucun divorce sur plusieurs décennies, sanctuaristaion du mariage et des anniversaires de mariage), la femme est au service de l'homme, se fait discrète, ne pas trop gênée et l'homme conquiert le territoire. Ça me fait mal de me dire que je ne me suis pas mieux défendue, que je n'ai pas su mettre les bonnes règles ou les bonnes listes, mais il n'est pas trop tard, et j'ai déjà oeuvré,je suis parfaitement indépendante financièrement, je gagne même beaucoup plus d'argent que lui, donc notre mode de vie dépend en partie de moi (est-ce que ça aussi ça lui ferait peur ? perdre son aisance sociale et financière ?)
Après d'âpres négociations, plusieurs séances chez des psys en couple et en solo, j'ai tenu bon sur l'écriture, j'ai publié, aujourd'hui j'envisage de laisser à l'écriture la plus grande part de ma vie, il le sait mais c'est compliqué pour lui, notamment l'aspect public, rencontres avec les lecteurs.trices etc. je lui échappe.
alors le polyamour s'inscrit assez facilement pour moi dans ma trajectoire, mais pas pour lui, je le comprends, encore une fois ne forcerai rien. Je veux juste être respectueuse de moi-même, vivre ma féminité en conscience loin des fantômes et des ombres portées de toutes les femmes qui m'ont précédée (ma grand-mère en tête, pas de compte en banque, pas de permis de conduire, bref je viens de loin)
Merci pour vos regards constructifs, qui alimentent mon moulin intérieur,

en aparté
Je suis preneuse aussi de fictions, car pour l'instant ce que je connais (comme beaucoup) c'est la liaison justifiée par un couple qui dysfonctionne, on donne raison à celui/ celle qui va voir ailleurs parce que le mariage est toxique, enfermant, stérile, etc. mais connaissez-vous des romans (pas trop mièvres) qui parleraient de relations multiples et riches, on n'aime pas moins, on aime deux différemment et chacun dans sa singularité...oui, je suis preneuse
Belle journée à vous

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Discussion : Je veux mais lui refuse

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Henriette34

le mercredi 08 juillet 2020 à 08h57

Bonjour Lenah,
Merci de ta longue réponse.
Je te rejoins sur de nombreux points, je suis en vacances seule en ce moment, et ça fait longtemps que je le fais, depuis même le début de notre relation mais il n'y a jamais eu de réciproque, l'homme avec qui je vis ne part jamais en vacances seul, il tient à ce que je sois là, même pas seul avec nos enfants, ce que j'ai longtemps et souvent proposé.
Donc ces vacances me permettent de réfléchir, et j'en suis venue à la même conclusion que toi, si nous devons nous séparer, j'accepterai avec tristesse parce que c'est un homme que je trouve formidable mais sans colère parce que je sais très bien que je ne peux rester en imposant le polyamour, ça n'a aucun sens, et ça n'a pas non plus de sens que je renonce à qui je suis (et en relisant ma vie, je vois très ben que je suis dans des relations poly depuis près longtemps, sans sexe mais amoureuse oui).
Je pense qu'il attend que je renonce par amour pour lui, je ne le ferai pas, non pour l'autre homme que j'ai rencontré, mais pour moi, car renoncer c'est dire non à l'expression de mon désir ce qui va beaucoup plus loin qu'un homme, c'est aussi le désir de vivre parfois des moments seule (comme tu le dis), et même ça, ça lui semble suspect (mais qu'est-ce que tu vas faire ?).
Je prends mon temps, je réfléchis, je lis, je mets des mots et c'est important et riche pour moi.
Je suis entièrement d'accord avec le fait que j'aurais dû aborder cette question bien avant, dès le début même, et je me suis laissé porter comme beaucoup par l'implicite. J'essaierai de mieux accompagner mes enfants si c'est possible en montrant que l'amour se parle, pas seulement la sexualité, mais aussi la place de l'autre dans notre vie, la vie qu'on envisage etc. être clair sur l'attachement, l'exclusivité
J'ai lu l'article de Pierre Zaoui dans la revue le liseur sur le couple, et il dit des choses très justes qui m'ont parlé.
Je continue à cheminer, bien sûr, j'aimerais que tu dises vrai, qu'il puisse lui aussi avoir d'autres histoires sentimentales, mais on en est très loin.
Quant à envisager que celui/ ceux que j'aime aient eux-mêmes d'autres amoureux.ses, ça ne me pose aucun problème, d'ailleurs l'homme que j'ai rencontré est dans le polyamour, il a une compagne avec qui il partage une grande partie de sa vie, ça ne me gêne pas, ça ne me blesse pas, donc je suis assez claire sur ce point avec moi-même, je pense.
Merci pour tout ce que vous me donnez à réfléchir et votre soutien

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Discussion : Je veux mais lui refuse

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Henriette34

le mercredi 08 juillet 2020 à 06h17

Bonjour à toutes les deux,
Merci beaucoup pour vos réponses, elles sont un grand soutien. Votre ton sincère et bienveillant m'accompagnera longtemps et me donnera confiance : ne pas renoncer à qui je suis, à ce que je sens en moi qui vibre.
Je trouve seulement qu'en ce moment, nous ne sommes pas ensemble pour les vacances, il s'enferme, il refuse le dialogue, s'impose un silence que lui-même ne supporte pas, pour, dit-il, que je comprenne (mais qu'y a-t-il à comprendre que je n'ai déjà compris ?). J'ai l'impression que c'est de l'ordre de la punition, ou bien l'expression de sa volonté d'agir sur mon cerveau, de me programmer dans le bon sens, le sien, etc. Il reste bloqué dans des hiérarchie, un amour de plus de vingts ans vaut plus qu'une rencontre de trois mois...
Merci pur ce que vous dites du concept du "paradis perdu", de l'idéalisation d'un passé, je crois ben qu'il va dans cette direction, et c'est pour moi complètement faux, un couple est en mouvement, mobile parce que vivant, donc cette notion d'un avant idyllique n'a pas de sens ici, et sûrement pas pour moi, parce que je vois trop actuellement les arrangements subis (que je me suis imposés) pour rentrer dans la case du couple monogame et incidemment lui faire plaisir ou le calmer.
Je pense aussi que ce qui est difficile à admettre pour lui, ce sont les paradoxes, les grands principes confrontés à l'expérience. Le premier c'est la transparence, il était le premier à dire non au mensonge, mais quand j'ai parlé sincèrement, il m'en a voulu; le deuxième est la vision qu'il a de lui en homme ouvert, cool, qui refuse de juger et là, il le fait beaucoup: j'agis ni'mporte comment, le 2e homme que j'aime a 20 ans de plus que moi, il n'a pu résister à des propos âgiste – j'ai trouvé ça violent. J'ai demandé du respect mais très vite, il lance que moi je ne le respecte pas en agissant ainsi. Donc, il se voit moins cool, moins ouvert qu'il n'est en réalité, et beaucoup plus conformiste qu'il ne se croit. C'est une épreuve cruelle.
Bref, c'est compliqué mais au fond de moi je suis apaisée parce que j'ai trouvé un chemin vers moi; moi aussi, comme vous le dites, Bonheur, j'ai pu identifier que j'étais dans le polyamour depuis très très longtemps, que c'est ma manière d'être dans le monde, et pour l'homme avec qui le vis j'ai accepté sans doute trop facilement les règles d'une vision étriquée qui ne m'a jamais convenu. J'aurais dû être plus éclairée et voir immédiatement que la ligne fidélité du mariage ne collerait pas avec qui j'étais, j'avais 25 ans, j'ai sans doute voulu croire que c'était beau ou des conneries comme ça, et je ne l'ai jamais mentionné par peur du jugement, peur de ne pas être dans les clous. Je le fais maintenant, c'est même ce que j'ai dit chez le psy "je viens modifier notre contrat de mariage, sur l'article fidélité"
L'autre difficulté, c'est que cet homme est fusionnel, il s'est construit dans l'unicité de l'amour, il a très peu d'amis parce que tout tourne autour de moi, de nous, des enfants, de notre maison, là aussi nous sommes très différents, j'ai des appuis, du monde autour de moi, lui, moins.
Encore merci pour vos témoignages, vos récits de vie qui sont beaux et puissants, qui portent en eux beaucoup d'espoir vers une construction au long terme,
je vais lire, merci pour ces conseils précieux,
je reviendrai vers vous, j'en suis sûre
et quoi qu'il advienne, je ne veux plus regretter, plus m'orienter dans une direction qui ne correspond pas à ce que je ressens profondément, je ne veux plus taire mon coeur

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Discussion : Je veux mais lui refuse

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Henriette34

le mardi 07 juillet 2020 à 14h58

Bonjour,
Je pense que j'ai toujours été tentée/ habitée par le polyamour, je pense qu'il correspond à qui je suis profondément et par conformisme ou par peur, je ne l'ai pas vécu ou pas complètement. Je suis mariée depuis 22 ans. J'ai rencontré récemment un homme avec qui j'ai envie de vivre une histoire sentimentale, intellectuelle, affective, nous nous sentons très proches l'un de l'autre. Je me suis bien interrogée, et je ne vais pas vers cet homme parce que quelque chose dysfonctionne dans mon couple, j'aime mon mari, profondément, j'aime aussi la vie qu'on a , nos trois enfants, nos projets, nos désirs, et ma vie sexuelle est épanouie avec lui, et c'est même de mieux en mieux.
Je ne voulais pas être dans le mensonge, et je lui en ai parlé.
C'était un vrai courage pour moi, car il pourrait facilement être jaloux, souffrir de la peur de l'abandon et aimerait être la source unique de mon bonheur. Je lui ai déjà expliqué que ça n'avait pas de sens, j'ai beaucoup d'ami.es qui m'apportent beaucoup, j'ai une vie professionnelle riche et je ne renonce à rien.
Il a m'a dit merci de le lui avoir dit mais depuis il dit qu'il s'est pris un coup de massue, il va mal, il a maigri de façon inquiétante, il pleure souvent.
Nous sommes allés voir un psy très bien, très fin, formé à l'école anglo-saxonne, qui n'est pas là pour nous juger. Ça a été très positif, mais je vois bien que l' idée de mon mari c'est de me faire changer d'idée
et j'ai même l'impression qu'il veut me punir. Il refuse que je puisse aimer quelqu'un d'autre, je commence à comprendre quand je l'entends parler que c'est le vocabulaire de la propriété, ça m'insupporte et ça me révolte. Je le lui dis.
Il souligne sans cesse sa douleur immense qui vient de moi. Je suis la coupable, celle qui vient tout bousculer voire tout briser.
Je ne sais pas quoi faire. Je lis beaucoup pour alimenter ma réflexion, ma construire, n'être pas brouillon, n'être pas dans la pulsion non la destruction mais dans l'explication et même la pédagogie (non ce n'est pas un gros mot)
je pense qu'il va me demander de renoncer (peut-être même sous forme de chantage à son bien-être) alors que je pensais qu'on pouvait réussir ensemble à penser et construire l'amour et notre couple autrement, parce que la communication est très développée entre nous. Je suis patiente, pour l'instant je n'ai pas revu l'homme, on s'écrit beaucoup, le lien est là mais je prévois de le voir cet été, je l'ai dit à mon mari, il a vu rouge.
La douleur de mon mari me fait mal aussi, mais si je renonce c'est à moi que je renonce, parce que ça voudrait dire que je le laisse me dicter mes désirs et je sais que cela ne peut être positif, ni constructif. Ça revient à enfermer l'autre.

Je ne sais si vous pouvez m'aider
je lis beaucoup, je veux bien des conseils
mais j'ai envie de m'écouter et construire ce qui me va

je vous remercie de m'avoir lue

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