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Polyamour.info

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(France)

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Discussion : Polybéral #2— le style d'attachement et les metamours

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le mercredi 13 février 2019 à 16h25

Je crois qu'en ce qui me concerne j'aurais tendance à distinguer la façon dont on peut percevoir les comportements du polybéral et ce que perçoit le polybéral. J'ai l'impression que les raisons qui sous-tendent les comportements pourraient amener une toute autre interprétation.
J'ai même vraiment l'impression d'apprendre à parler une autre langue c'est très éclairant !

Par exemple tout à l'heure le post de @bidibidibidi m'a donné l'impression que pour lui c'est important de ne pas se dévoyer par amour. Ça peut donner l'impression de l'autre côté de la relation qu'il ne serait pas prêt à faire des efforts pour sa partenaire, pour la rassurer éventuellement, pour répondre à un besoin spécifique par des comportements qu'il n'aurait pas spontanément.
Ça me donne l'impression d'un doute que l'être aimé n'abuse de son statut de façon toxique. Presque une certitude que ça soit le cas ou que ça le devienne d'une certaine façon, et une vigilance de ce côté.

Je sais pas si je poste au bon endroit, je peux remettre ça sur l'autre fil si c'est plus adapté ?

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Discussion : Polybéral #1— le nombre de relation-s (quantité ou qualité)

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le mercredi 13 février 2019 à 08h29

Comme d'habitude @artichaut tu expliques mieux que moi ce que je voulais dire...et même ça éclaire le chemin de ma pensée un peu plus loin.
Je me rends compte que je me soucie plus du bien être de mon partenaire dans la relation (sans être forcément très efficace pour agir dessus, je serais mauvaise juge) que du mien. Je me rends compte que j'ai la croyance qu'une relation pérenne, c'est une relation où chacun se soucie de l'envie de l'autre de rester en relation, avec la confiance que l'autre en fait autant. C'est cette confiance là d'ailleurs qui a été abîmée. Sans se soucier de sa propre envie de rester en relation, qui va de soi sauf à briser ce contrat.

Je me rends compte qu'il y a sans doute un juste milieu à trouver, entre ne se soucier que du bien être de l'autre dans la relation avec la confiance que l'autre en fera autant, et l'inverse : ne se soucier que de son propre bien-être dans la relation avec la confiance que l'autre en fera autant.
Je suppose que la stratégie qu'on choisit à titre personnel dépend de la perception qu'on a de ce qui pourrait faiblir. Si on n'a pas besoin de beaucoup relationner, ou si on n'est pas très amoureux en fait, ou encore si on sent l'autre très dépendant, on va peut-être plus facilement être amené à se soucier davantage de garder notre envie de rester dans la relation que de celle de l'autre.

J'ai l'impression que les deux extrêmes sont toxiques à la relation mais j'ai du mal à mettre le doigt sur ce qui me le fait penser. J'ai l'impression que les deux partent du principe qu'il n'y a pas de différence de besoin, en quantité, en nature et en actes qui permettent de ressentir une réponse, et qu'il n'y a donc pas besoin de dialogue. Quelque chose comme ça.

En tout cas ça me réconcilie un peu avec le polybéralisme.

Je crois que je doute trop que quiconque puisse avoir envie d'entrer et rester en relation avec moi, et que le risque augmente encore avec le fait d'apprendre à me connaître. Pourtant je suis bien, seule. Je suppose que les polybéraux ont au contraire toute confiance dans leur capacité de séduire durablement. Ou d'être authentiquement merveilleux. ^^ @bidibidibidi ?

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Discussion : Polybéral #1— le nombre de relation-s (quantité ou qualité)

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le lundi 11 février 2019 à 21h58

Moi ce qui me dérange avec le polyberalisme, c'est le manque d'empathie viscéral que j'y lis, peut-être à tort (j'espère).
Pour moi, si chacun est responsable de soi et pas concerné par ce que vit l'autre, où est la relation ? Pour moi c'est une anti-relation, une façon de se nourrir de l'autre en supposant que le tort ou la souffrance que peuvent causer nos agissements ne sont pas de notre responsabilité mais de celle de celui qui doit gérer sa souffrance : puisqu'il n'avait qu'à se protéger, ou interpréter les faits différemment et hop, il aurait été heureux au lieu de souffrir bêtement. Une façon de se déresponsabiliser.

J'y vois une absence de plaisir à faire plaisir, une façon d'être centré uniquement sur son propre plaisir en indifférence avec celui de l'autre.

Quand tout se passe bien c'est merveilleux, chacun se nourrit de l'autre sans se soucier de ce que l'autre en retire. Pour moi ce n'est pas de l'amour, c'est un échange de bons procédés.

Évidemment je caricature, comme dit @artichaut, c'est un type social, personne n'est totalement dénué d'empathie. Du moins, j'espère. Peut être que c'est une façon aussi de se protéger d'un excès d'empathie. D'une peur de se perdre dans l'autre, de disparaitre dans l'autre. J'ai plein d'autres peurs qui peuvent mener à cette dissociation des émotions empathiques, ça ne sert pas à grand chose de les lister. C'est peut-être aussi juste très pratique de ne pas se soucier d'autrui.
En tout cas, ce libéralisme relationnel (poly comme mono, parce que ça existe) me fait me sentir rejetée, instrumentalisée, objectisée, niée.
Après je ne veux pas juger. Mon pathologique est l'idéal d'autres, et inversement. Tant que les gens trouvent des personnes qui sont bien avec eux dans ce mode de fonctionnement, c'est tout ce qui importe... j'imagine.

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Discussion : [Outil] Le Spectre des relations amoureuse de Kirstin Rohwer, en Français.

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le lundi 11 février 2019 à 10h27

J'aimerais bien en savoir plus sur les différentes

artichaut
Le Polyamour solo, et l'Anarchie relationnelle peuvent à la lueur de ce dessin paraître comme une panacée du polyamour. Ce sont du reste des courants très représentés en France (notamment par l'influence de la littérature américaine sur le sujet) mais cache ou regroupe des façon très différentes de les vivre, et notamment à la sauce (néo)libérale (Polybéral) ou non.

J'aimerais bien en savoir plus sur les tendances dans les très différentes façons de vivre le poly solo et l'anarchie relationnelle.
Je trouve aussi que ce dessin est très bien fait, on sait mieux de quoi on parle, tout de suite. :-)

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Discussion : Psychomagie et polyamour

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le dimanche 10 février 2019 à 14h09

artichaut
…et me relisant, je me demande si finalement l'âgisme n'est pas le socle de toute domination structurelle, plus encore que le sexisme, le racisme ou le classisme.

Ce qui nous empêche de voir le reste.

Remarque intéressante. On a besoin d'être en position de dominant uniquement si on veut imposer sa vision à d'autres. Ou parce qu'on manque de confiance en nous, de façon à ne pas être touché par leur jugement, pour se donner une assise, se donner raison.

En fait, pourquoi faudrait il qu'il y ait une seule "bonne façon d'être" ? La "bonne" façon de se comporter dépend de notre environnement. Il me semble que les croyances et comportements que nous avons adopté dans l'enfance nous permettaient de trouver un équilibre dans cet environnement, en lui donnant un sens.

L'enfant est l'incarnation de l'être facilement dominé sous prétexte qu'il n'est pas "fini". Traiter les autres d'immatures, une façon de se sentir justifié dans son mode de pensée ? Une façon de justifier ne pas avoir de chemin à faire dans l'acceptation et la légitimité du fonctionnement autre ?

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Discussion : Psychomagie et polyamour

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le samedi 09 février 2019 à 14h04

HeavenlyCreature
Curieuse de savoir si certains se reconnaissent dans ces définitions...

Moi moi ! :-)
Cette théorie que j'avais déjà croisé me parle beaucoup, merci pour le lien. Je cherche encore une solution plus praticable pour devenir plus sécure.
Je me demande si le polyamour n'est pas un concept qui attire surtout les évitants. Jusqu'au sécure peut être, bien qu'à mon avis on ait toujours une tendance.

Je suis très anxieuse, avec un évitant, depuis plus de 15 ans. Apparemment c'est pas forcément un indicateur de mort du couple à court terme. En fait si on regarde l'aspect positif, ça nous oblige à travailler sur nos failles ! ^^ on se déclenche automatiquement nos insécurités. (+)
Finalement l'ouverture du couple, ça a plutôt été le point de rupture pour vraiment discuter.

Cette théorie de l'attachement n'est pas du tout en opposition avec la technique mentionnée sur ce fil. Au contraire même, je veux bien déchirer moi abandonnée, moi dépendante, si c'est adapté !! ^^

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Discussion : Psychomagie et polyamour

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le mardi 05 février 2019 à 07h30

@HeavenlyCreature (+)

Je n'aurais pas dit mieux, je vous lis (dévore) avec attention.
Je trouve aussi que l'attachement n'est pas forcément une mauvaise chose, que lorsqu'il entraîne des situations trop difficiles à gérer cette technique est un outil qui peut être adapté pour certains,...et que les interventions sont de qualité :-D (+) (+) (+)

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : En désaccord depuis 9 ans... Que faire ?

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le jeudi 24 janvier 2019 à 10h53

Je raisonnement énormément dans ma vie en général. Sur mes comportements et ceux de mon partenaire aussi. Trop parfois peut-être.

Mais le raisonnement neutre existe-t-il ?
Il faut faire attention au biais de confirmation. Tant qu'on croit quelque chose on regarde ce qui renforce cette croyance. Dés qu'on se met à croire l'inverse, on regarde plutôt ce qui confirme la nouvelle croyance.
Ça vaut pour la croyance "je l'aime et je suis bien dans cette relation".

Ce qui m'alerte c'est ces phrases là en fait : "D'ailleurs tu dis que tu l'aimes, mais bon, ça reste très théorique. En pratique tu ne supportes pas qu'elle campe sur ses positions. ". Moi j'y lis : tu dis que tu l'aimes en théorie, mais en pratique tu n'aimes pas un comportement qu'elle adopte donc en pratique tu ne l'aimes pas.
Je ne vois pas de lien entre le fait de ne pas aimer un comportement et le fait de ne pas être crédible dans l'amour qu'on a pour la personne. Et on ne peut pas prouver qu'on aime. Donc on peut être amené à douter, puisqu'on ne peut fournir de preuve.

Et si la personne qui entend ça n'a pas confiance en elle, elle pourrait faire le lien directement, se retrouver à confirmer cette idée en faisant la liste des défauts de la personne et en conclure que non effectivement, elle ne doit pas aimer et qu'en tout cas, la relation n'est pas assez parfaite pour mériter de perdurer.

Vous n'êtes certainement pas influençables, tant mieux. :-)
Ou bien je dis des bêtises, c'est pas exclus non plus. ^^

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Discussion : En désaccord depuis 9 ans... Que faire ?

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le jeudi 24 janvier 2019 à 08h17

J'ai trouvé très intéressante l'analyse de la culpabilité.

PolyEric
Les polys ne sont pas aimés par les monos, et inversement. D'ailleurs tu dis que tu l'aimes, mais bon, ça reste très théorique. En pratique tu ne supportes pas qu'elle campe sur ses positions. Quant à elle, peut-être qu'elle dit qu'elle t'aime, je ne sais pas trop, mais en pratique elle ne supporte pas que tu devienne "toi-même". Vous formez une sorte de couple basé sur la phrase historique "je t'aime, moi non plus".

Effectivement ça peut arriver qu'on aime parce qu'on a envie que l'amour soit encore là plus qu'il ne l'est réellement. Mais toujours l'autre est différent et si on l'aime pour certains traits de caractère, ils viennent avec leur pendant moins agréable. On n'aime jamais tout chez quelqu'un, sauf peut-être sous le coup de la passion. On peut même finir par développer une tendresse pour ces défauts qu'on finit par gérer d'une manière ou d'une autre pour qu'ils ne nous affectent pas. Donc ça n'est pas parce qu'il y a un conflit qu'il n'y a plus d'amour. Quand il n'y a plus de contact, il n'y a plus de friction.

Je trouve risqué de se poser la question : "rationnellement, est-ce que je suis sûr(e) que je l'aime ?" voire carrément "Pourquoi je l'aime ?" Quel meilleur tue l'amour que de l'éclairer sous l'angle de la raison, de l'analyse ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : En désaccord depuis 9 ans... Que faire ?

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le mardi 22 janvier 2019 à 08h43

C'est important de s'assumer mais attention quand même, madame pourra légitimement se sentir trahie par tous ces secrets, même s'ils apportent aussi la preuve que tes autres amours ne la privaient pas d'amour elle-même.

Sincèrement je te souhaite que ça se passe bien. J'ai l'impression qu'il faut beaucoup de tact pour ces phases de grand chamboulement.

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Discussion : Existe-t-il une prédisposition pour les relations intimes ?

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le samedi 19 janvier 2019 à 00h49

Comme dans tous les domaines j'imagine.
Mais comme dans d'autres domaines je ne crois pas qu'on vienne au monde avec cette limitation. Je crois que les gens vivent des choses qui les marquent, et/ou qu'ils ne peuvent se construire que de ce avec quoi ils sont nourris.
Comme dans les autres domaines, chacun fait comme il peut, donc.

Et en même temps personne n'est irrémédiablement figé dans un état, on apprend toute notre vie. Avoir envie d'être une personne meilleure pour quelqu'un qu'on aime ça peut être un puissant moteur.

Ça me surprend comme débat venant de toi. Est-ce que je me trompe ou c'est toi qui disais que tu avais du progresser en terme de séduction, te trouver ? Je confonds peut-être.

Par ailleurs effectivement je crois qu'il y a aussi pour partie un effet de compatibilité de personnes. Certes certaines personnes ont tendance à être socialement plus universellement compatibles que d'autres. Pour autant, je ne connais personne qui s'entende avec tout le monde. Ni personne qui ne s'entende avec personne. Comme dit l'autre, on est toujours le con de quelqu'un.

D'une manière générale dès qu'on essaie de faire des catégories j'ai l'impression qu'on essaie d'enfermer les gens dans des cases. Quelqu'un me disait qu'on ne pouvait pas connaître exactement la position et la vitesse d'une particule. Pour les personnes en tout cas je crois que c'est vrai : si on étiquette quelqu'un on ne se rend plus compte qu'il évolue.

Voilà j'espère que je n'ai pas répondu à côté de ta question. :-)

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Discussion : [Série] La Naissance de la jalousie, série écrite par Marion Séclin et réalisée par Johann Dionnet, 2018

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le samedi 19 janvier 2019 à 00h29

Moi aussi j'aurais aimé voir la suite mais un peu contraignant de devoir souscrire à un abonnement de plus pour ça. J'espère que ce sera diffusé plus largement un jour.

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Discussion : Comment accepter ou éloigner l'autre amoureuse de mon homme polyamoureux

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le mercredi 16 janvier 2019 à 12h52

J'essaie de creuser avec toi ce qui se passe, peut-être que tu préfères ne pas le faire. Mais au cas où : que représente pour toi le fait de laisser ou non des affaires à toi chez Fabien ?

Si tu faisais ça, qu'est-ce que ça voudrait dire ? Où serait le manque de respect pour toi ?

Quelle émotion arrive si tu envisages de le faire ?

T'es pas obligée de me répondre, j'ai juste l'impression que tu ne t'es peut-être pas posé la question et ça me paraît important.
Parce que ce que ça représente pour toi n'appartient qu'à toi. Les deux autres s'en fichent peut-être complètement, de si tu laisses tes affaires ou non, ou bien ce qui se joue pour toi sur ce point se jouera sur tout autre chose pour eux.

Et donc cette question, ce nœud sur les affaires oubliées en dit plus sur toi que sur eux. Tu souhaites répondre à un besoin de ta part par ce moyen, il y a toujours plusieurs moyens de répondre à un besoin. Donc mon idée là est de trouver le besoin pour ouvrir la possibilité de faire appel à d'autres moyens.

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Discussion : Comment accepter ou éloigner l'autre amoureuse de mon homme polyamoureux

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le mardi 15 janvier 2019 à 21h31

Oui les ajustements, les manques, la jalousie peuvent causer beaucoup de souffrance. On peut aussi en retirer une plus grande connaissance de soi.

Est ce que tu crois que tu pourrais considérer le pincement que tu ressens quand Sophie oublie ses affaires comme quelque chose qui se passe à l'intérieur de toi (insécurité, jalousie) plutôt que quelque chose d'extérieur à toi et qui te veut du mal ?
Sophie agit et réagit en fonction d'elle même, de ses propres insécurités dans lesquelles tu joues peut être un rôle. Et peut-être même qu'elle te vise effectivement. Mais si tu étais à l'aise avec sa présence dans la vie de Fabien, et sûre qu'elle n'arrivera pas à détruire votre relation à vous (ou autre...), il me semble que ça ne te toucherait pas autant.

Donc la partie sur laquelle tu peux travailler c'est ton propre ressenti. Que se passe-t-il à l'intérieur de toi quand elle oublie des affaires ? Quelle peur transformes tu en colère contre Sophie ? Est ce que c'est en détestant Sophie que tu pourras gérer cette peur ? Ou bien aurais-tu d'autres façons de faire ? En quoi Fabien pourrait-il t'aider ? Et Sophie ?

La situation est encore récente.

D'autre part, j'essaie de t'aider avec la gestion de ce que tu ressens mais c'est important de se sentir respectée. Comme tu ne peux pas tout nous dire, notre réponse est biaisée, forcément. Si les messages qu'elle envoie la nuit te réveillent (exemple au hasard) ce n'est pas respectueux.

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Discussion : Comment accepter ou éloigner l'autre amoureuse de mon homme polyamoureux

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le dimanche 13 janvier 2019 à 22h59

Je t'envoie plein de courage déjà :-)
Vous êtes en couple depuis très peu de temps, la passion des débuts peut te compliquer le partage de temps.

Mais le simple fait que tu te demandes comment évincer Sophie me semble poser une question essentielle : as tu réalisé et accepté que Fabien ait des sentiments pour Sophie et veuille la garder dans sa vie ?
Si c'est le cas, peut-être peux-tu considérer l'idée qu'il puisse avoir envie de composer avec les aspects moins reluisants de sa personnalité, pour ceux qu'il apprécie ?

Ensuite, j'ai du mal à déterminer d'après ton message si c'est le comportement de Sophie qui t'insupporte ou si c'est carrément le polyamour. Il est difficile donc de savoir si une adaptation de votre fonctionnement va te permettre de l'accepter. Parce que si c'est le polyamour lui même qui pose problème, ça va être compliqué de le supprimer tant que c'est un choix de vie de Fabien.

Par amour, naturellement tu vas avoir envie que ce soit Sophie le problème et non le polyamour. Mais même avec une autre, tu perdrais du temps de sentiment.

Si tu as envie d'accepter le polyamour et continuer avec Fabien, beaucoup de membres ici seront très compétents pour t'aider. De nombreux fils dans le forum donnent d'excellents conseils.
Je n'ose pas m'avancer à t'en faire une liste, je ne crois pas être légitime pour ça puisque mon expérience dans le domaine est proche de zéro.

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Discussion : Polyamour vraiment ?

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le lundi 07 janvier 2019 à 15h25

Lusmarina
Les femmes sont éduquées , évoluent dans un bain culturel qui les pousse à privilégier la relation amoureuse et survaloriser leur partenaire, quitte à se sacrifier. Les garçons, au contraire, ont tendance à se méfier du sentiment amoureux, des émotions et à avoir peur de perdre leur liberté. C'est en tout cas le modèle dans lequel ils grandissent et cela n'a rien de "naturel". J'attirais juste l'attention sur le fait qu'imposer un type de relation, quel qu'il soit en envoyant un message ambivalent ( " Je t'aime mais je te retire progressivement mon amour en te faisant culpabiliser et en te demandant de tout accepter ") ressemble beaucoup à des situation de dépendances amoureuses et de maltraitances que j'ai pu lire chez les auteures ci-dessus. Et que je connais beaucoup de femmes qui vienent cela en relations monogames ou polyamoureuses et qui confondent, de moins point de vue , dépendance amoureuse et amour. J'en ai moi-même fait partie. Ça ne veut pas dire que les hommes ne souffrent pas par amour aussi. Je parle là du mécanisme du romantisme patriarcal, pas de tous les hommes et toutes les femmes.

Ça correspond à ma perception et mon vécu aussi.
Le but n'est pas de ramener chaque problématique amoureuse à des facteurs éducatifs et sociétaux. De mon point de vue, il ne faut pas réduire les personnes et les situations à ces questions, mais il ne faut pas les nier non plus. Et pour les faire reculer je crois qu'il faut en tout cas en avoir connaissance et mesurer leur impact au cas par cas.

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Discussion : Dieu est polyamour

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le vendredi 07 décembre 2018 à 20h24

@RnR, bidi3 et Toinou, j'aime bien défendre les causes difficiles. Vous m'avez d'ailleurs peut-être vue parfois sur le forum, défendre l'exclusivité. ^^

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Discussion : Dieu est polyamour

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le vendredi 07 décembre 2018 à 19h02

bidibidibidi
Non.

Le problème des croyances, comme dieu et la religion, c'est d'asseoir leur légitimité. Comme il est impossible de prouver l'existence de dieu, la technique des évangélistes consiste à discréditer la réalité pour dire que, en gros, dieu n'est pas "moins réel" que la science et le bruit du vent. Ca marche pas mal, sur des personnes qui ne réfléchissent pas assez. Mais ça n'en reste pas moins un raisonnement fallacieux. La science est réalité, comme le bruit du vent, la couleur du ciel et le goût de la bière. Dieu est une croyance, sa validité est nulle. Tu peux y croire, mais ça n'est clairement pas aussi valide que la science, qui elle ne peut être niée, vu qu'elle est réelle.

Et tu peux essayer de me sortir n'importe quel raisonnement comparant la science à une croyance, au final, il te suffit juste d'ouvrir les yeux pour voir qu'il n'y a aucune croyance dans la science. Quand tu prends ton portable et que tu l'allumes, tu ne pries pas pour qu'il marche, tu pestes s'il ne marche pas. Il est réel, parce que basé sur la science, dont tu t'attends à ce qu'il marche parce que la science est réelle.

Et comme je vais arrêter de répéter les mêmes choses, je pars du principe que si tu ne comprends pas ce que je dis, alors tu auras été trop formaté pour juste comprendre ce qu'est la réalité.

Hum, certains domaines de la science fondamentale sont difficiles à prouver matériellement. Et même en science appliquée, on peut avoir plusieurs théories qui permettent d'expliquer ce qu'on constate dans la plupart des cas mais pas tous. Je pense par exemple à la dualité onde-particule de la lumière.

Ensuite il y a la science idéale et la réalité. Les chercheurs ont des biais liés à la croyance qu'ils ont sur l'objet étudié. Pour avoir participé de loin à quelques études statistiques : on peut faire dire tout et son contraire à un ensemble de données (ne serait-ce que parce que c'est juste pratique de confondre corrélation et causalité). Pas parce qu'elles ne sont pas de qualité, mais parce que suivant ce qu'on cherche et comment, on ne trouve pas la même chose.
Du coup, c'est pas parce qu'une étude scientifique dit une chose que c'est vrai. Ça devrait, pourtant.

Ceci dit je me fais l'avocat du diable : si la science est une religion, je suis croyante. Ça doit être la religion des St Thomas et des pragmatiques. ^^

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Discussion : Liberté sexuelle de mes partenaires

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le mercredi 05 décembre 2018 à 14h45

:((( j'avais répondu et mon post a disparu ! Déçuuuuuueee !!! C'est la deuxième fois en plus, mon téléphone me joue des tours.

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Discussion : Dieu est polyamour

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le mercredi 05 décembre 2018 à 12h34

prière
Dieu aime sentimentalement plusieurs personnes à la fois!Dieu existe bien avant la religion qui est une institution.Comment pouvez vous aimer ,l'amour vrai ?

Quand à la dimension sexuelle , il existe plein de forme de reproduction asexuée dans la nature et il est possible que cette dimension de l'humanité puisse aussi évoluer !

Je sais : don't feed the troll.

Mais, en bout de ligne, pourquoi ce débat ?
Je n'y vois que deux motifs possibles (merci de m'éclairer si vous en voyez un autre) : tourner les croyants vers le polyamour, ou tourner les polyamoureux vers Dieu.

La première option je dirais ma foi (puisqu'on en est là), ça s'essaie, ils seront peut-être pas plus malheureux dans la moyenne, certains s'en trouveront mieux d'autres non, c'est sûr qu'ici il y aura peut-être un écho pour cette démarche. Mais je n'y crois pas beaucoup.
La seconde option ? Vraiment !? Est-ce que l'Église est à ce point en manque de croyants qu'elle a besoin de faire des parallèles tarabiscotés entre le polyamour et l'Amour ? Le souci avec cette démarche c'est qu'elle consiste à se rapprocher de personnes qui ont remis en question pas mal de dogmes pour se trouver. Or les religions comme dogme ça se pose là.

Je distingue bien la foi de la religion. Pour ce qui est de faire adhérer des gens qui raisonnent à la religion, bonne chance. Pour ce qui est de la foi, ça ne se raisonne pas, il me semble. Donc je ne vois pas comment négocier la croyance de polyamoureux sur la base que Dieu aime tout le monde.
Je dirais donc : bonne chance. ^^

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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