Participation aux discussions
Discussion : Questionner nos attirances (amoureuses et sexuelles)
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le mercredi 30 septembre 2020 à 19h14
Pour moi le couple monogramme perdure parce qu'il est satisfaisant pour une masse critique de gens additionnée à une inertie de groupe.
Il y a une telle diversité de culture humaine que ce qui est bon pour quelqu'un ne l'est pas forcément pour un autre.
J'aimerais qu'on accepte la cohabitation des moeurs au même titre que pour l'homosexualité (qui a encore bien du chemin à faire vers l'acceptation totale par tous mais dont je ne pense pas que vous vous dites qu'on doit pouvoir "corriger" ces travers éducatifs contrairement à l'exclusivité). Qu'est-ce qu'on en sait, la prédisposition aux amours plurielles est peut-être en partie génétique ? Physiologique ? Pour moi c'est culturel mais c'est quelque chose qui s'apprend petit et qui peut difficilement changer ensuite. Mais je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'études là dessus, vous en avez vu ?
Discussion : « Poly yes ! », « Polyamour 2.0 » : la question du consentement relationnel. 2/2
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le vendredi 11 septembre 2020 à 10h26
artichaut
Mes attirances seraient instinctives, donc je ne les questionne pas. En réalité elles sont socialement construites, comme le reste.
Peut-être mais quand on est dans la position de devoir compter plus que d'autres sur la déconstruction qu'ils vont bien vouloir effectuer pour relationner, on n'est pas dans la même position confortable que quelqu'un qui ne requiert aucune déconstruction.
En bref, peu importe qui dicte les critères et s'ils sont partagés ou non. Le fait est que certaines personnes sont considérées attirantes par un plus grand nombre de personnes que d'autres. Et cette position de richesse ou de pauvreté influence le comportement dans une relation amoureuse. (ceci dit c'est un domaine où être riche dans sa tête peut déjà aider)
Après, personne n'est totalement impuissant quel que soit son potentiel "inné" de séduction et d'un point de vue individuel pour moi c'est là dessus que je pense qu'il faut se focaliser parce qu'il me semble que toute autre stratégie est une forme de victimisation. Que ce soit injuste ne résoudra rien, sauf si on pouvait y faire quelque chose collectivement et là je ne vois pas.
Discussion : Dormir ensemble ou pas (Décortiquons la Monogamie)
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le mercredi 09 septembre 2020 à 13h34
Dans mon expérience j'ai effectivement l'impression qu'il y a une forme de croyance qui veut que si on s'aime on a envie de dormir ensemble.
Mais je ne suis pas sûre qu'elle perdure. Autour de moi quand j'ai commencé à devoir dormir seule je me suis rendue compte que les partenaires qui dorment chacun dans leur lit, c'est bien bien plus fréquent qu'on pense. C'est juste que les gens n'en parlent pas, le sujet ne vient pas.
Et quand j'ai dû dormir seule ça m'a moins affectée moi mono que mon partenaire poly. Je n'y mets pas cette symbolique et ce que les gens imaginent à partir de ce qu'ils savent de moi m'importe assez peu. Que lui puisse se poser la question m'intéressait déjà plus mais il connaît bien les causes.
Je suis pas sûre que ce soit un emblème phare de la monogamie, en tout cas pour moi non : d'abord parce qu'on peut dormir à plein donc les polys peuvent parfaitement partager cette croyance, à part qu'on risque de se gêner ça n'est pas un souci. Et ensuite parce qu'on peut avoir cette croyance et dormir avec des partenaires à tour de rôle.
Pour moi c'est davantage un emblème de l'amour romantique labellisé. Qui se trouve aussi être exclusif. C'est ça que tu appelles toi amour monogame ?
Discussion : Le déséquilibre de la balance
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le mardi 08 septembre 2020 à 10h08
bidibidibidi
Les signes que tu montres (isolement géographique, isolement relationnel, absence de loisirs) sont en général les signes d'une dépression ou d'une relation abusive. Devant leur nombre j'ai envie de ne te dire qu'une chose, LostInPolyWorld : Il faut que tu partes !
Non que je pense que tu doives quitter ton mari, mais tu dois quitter ta vie actuelle. Tu t'es construit une vie qui te permet de ne pas être en prise avec tes angoisses. Une cage dorée. La chute qui est tienne maintenant c'est juste la résultante de la faiblesse structurelle de ta vie. On ne peut construire sa vie par rapport à ses peurs, il faut la construire par rapport à ses désirs.
Pour moi, la question que tu dois te poser c'est pas "Est-ce-que mon mari va me quitter pour une autre ?" mais "Comment je peux construire ma vie ?". Une question que tu évites mais à laquelle il va bien falloir t'atteler.
Donc je rejoins les autres quand ils te conseillent de trouver de l'aide. Mais je t'encouragerai à reformuler ton questionnement. Que ton mari parte ou reste est assez secondaire, la vraie question c'est comment (re)trouver une vie saine dans laquelle tu t'épanouisses sur tous les plans.
Si tu n'aimes pas l'endroit où tu vis, il faut déménager.
Si tes enfants te prennent trop de temps, il faut mieux répartir les tâches avec ton mari.
Si tu n'as pas de loisirs, il faut en trouver.
Si tu n'as pas d'amis, il faut t'en faire.
L'amour ne se contrôle pas. Donc quand on se sacrifie par amour, la seule chose dont on peut être certain, c'est qu'on se sacrifie.
Dans l'ensemble je suis d'accord et c'est pour ça que je formulerais la démarche moins comme un départ que comme un "aller vers". Pour moins voir ce qu'on laisse et se focaliser sur ce qu'on met en place.
Tu ne dois pas l'intégralité de ton temps à ta famille. Typiquement les enfants peuvent passer du temps seuls avec leur père. L'inverse arrive très régulièrement.
Quitter ton conjoint est une question secondaire pour moi si ta démarche consiste à remplir ta vie de ce qui te nourris, te rend vivante.
Remplis ta vie, vois comment votre relation évolue avec tout ça et vous serez toujours à temps de tirer des conclusions dans un sens ou dans l'autre.
Baisser la pression sur cet aspect ne peut qu'être bénéfique d'après moi.
Discussion : Le déséquilibre de la balance
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le jeudi 03 septembre 2020 à 13h40
Bonjour @LostInAPolyWorld. Je suis ton fil avec attention depuis le début car j'ai beaucoup de compassion pour ce que tu vis, au point que je ne savais pas trop quoi répondre.
Principalement j'ai envie de demander : quelle perception as-tu du monde extérieur ? Est-ce que c'est un lieu riche d'aventure ou est-ce que c'est un endroit dangereux à éviter ?
Parce qu'à te lire j'ai l'impression que tu habites sur une île déserte avec tes enfants ton conjoint et son amoureuse.
Quel plaisir as-tu dans les relations sociales ?
Penses-tu que tu pourrais essayer de développer ton réseau social ? Ça peut commencer facilement par des maman d'enfants scolarisés dans les mêmes classes que tes enfants, ou des personnes croisées lors de leurs éventuelles activités extra-scolaires, ou au parc. Ou même par le fait d'engager la conversation avec des petits commerçants de façon moins formelle, plus personnelle.
A te lire j'ai l'impression que tu n'es pas juste monogame, j'ai l'impression que ton mari te suffit entièrement à lui seul (et je ne juge pas, je reviens de loin dans ce domaine).
Je ne suis pas en train de dire que ces relations amicales que tu pourrais nouer remplaceraient ton mari, ni même qu'elles auraient la même importance pour toi. Je crois que tu pourrais développer du plaisir à avoir des relations pour le plaisir d'avoir des interactions.
Pour ce qui est du travail à la maison, est-ce que c'est un impératif ? Financier ou logistique ? Parce qu'il existe des centres pour télé-travailleurs/personnes indépendantes qui mettent à disposition des espaces de travail partagé (évidemment c'est payant mais moins cher qu'un local où il n'y aurait personne exactement comme chez toi). Ces endroits permettent de ne pas être seul, d'avoir l'impression d'avoir des simili collègues de travail.
Ensuite l'autre point que je voulais faire remarquer c'est que vous avez été parents presque immédiatement et que vous n'avez donc pas eu cette phase de couple insouciante. Si vous l'aviez eue, tu pourrais peut-être mieux réaliser que cette faim de faire des choses avec elle plutôt qu'avec toi (et qui apparemment parfois est blessante), elle ne dit rien de la personne avec qui il le vit, elle dit quelque chose du moment de la relation.
C'est dur de réaliser que ce moment est passé dans votre relation, certains disent qu'il peut revenir.
En tout cas ça traduit que tu voudrais qu'il valorise plus ta présence dans sa vie.
Et toi ? Comment te montres-tu à toi même que tu as de la valeur pour toi-même ? Je ne veux pas dire que l'importance que tu as pour ton mari ne devrait pas t'affecter s'il compte pour toi, je pense juste qu'il pourrait être une donnée dans le paysage de ton estime de toi.
Il n'y a pas besoin d'avoir une autre relation amoureuse pour développer ton estime de toi.
Aussi j'ai le sentiment que tu idéalises cette personne autant que ton mari. Et c'est super que tu n'en développes pas de rivalité mais j'ai l'impression (et j'ai peut-être tort) qu'en revanche tu te dévalorises et que tu estimes qu'elle est une partenaire qui correspond mieux à ton mari. Et ça, c'est plus facile de le penser dans les premiers temps du couple. Mon expérience c'est qu'au début on est tellement amoureux qu'on veut découvrir le monde de l'autre, on aime tout ce qu'il aime (enfin dans certaines limites). Mais ça passe. Il reste des points communs mais moins que dans les premiers temps.
Le fait que vous soyez toutes les deux monogames vous place de fait dans une situation insécure avec facilement l'impression que si vous êtes pénible pour lui, il va "choisir" l'autre. Est-ce que c'est ce que tu penses ? Parce que c'est une représentation toxique. Ça pousse à faire des efforts et être conciliant non par amour mais par peur, par soumission. C'est ce que je trouve le plus pervers dans le polyamour, ce jeu de pouvoir qui peut s'installer (surtout si un des deux est mono j'imagine). En ce qui me concerne pour l'instant je ne considère pas que ton mari est polyamoureux. Il est capable d'aimer plusieurs personnes, comme tout le monde. Tu es bien plus polyamoureuse que lui à coopérer à son amour depuis deux ans.
Il y a une chose que je ne comprends pas : au début tu dis qu'ils se voient moins donc manque donc passion, et dans ton dernier message tu dis que vous êtes en contact quotidiennement ?
Je préfère ne pas m'étaler sur le fait que tu aies fait de la famille le centre de ta vie. On pense tellement que c'est ce qu'on doit faire en tant que femme.
Mais maintenant tu t'en rends compte et tu peux changer les choses pour en faire un des centres de ta vie.
Et pour finir : est-ce que tu connais la communication non violente ? Ce serait important que vous trouviez le moyen de communiquer sur ce qui te blesse, si vous n'y parvenez pas un thérapeute de couple pourrait être l'intermédiaire.
Et de faire de la place dans votre relation à ce qui te fait du bien. Qu'est-ce qui te fait/ferait du bien ? Qu'est-ce que tu aimes qu'il fasse ? Que vous fassiez ensemble ? Quels gestes/paroles a-t-il qui te rassurent sur le fait que tu es importante pour lui ?
Voilà, désolée pour le pavé et les redites avec ce que t'ont dit les autres :-)
Discussion : Mon Trouple, besoin de parler
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le jeudi 27 août 2020 à 10h06
Tu sembles sur le rond point de Devis, un rond point sans sortie acceptable. Il faut en ouvrir une. Et si tu pouvais obtenir ce que tu veux ? Et si les choses se passaient bien pour toi, qu'est-ce qui se passerait ?
J'ai l'impression mais je peux me tromper que tu vois ton amoureuse comme un obstacle à ce que tu voudrais et que tu la rejettes en partie pour ça. Et ce que tu voudrais ce serait plus de proximité avec ton amoureux, et des moments exclusifs.
Si en ce moment c'est ce dont tu as besoin, pourquoi ne pas essayer de le mettre en place ? Est-ce qu'au lieu d'être un obstacle, ton amoureuse pourrait être une alliée et permettre des moments comme ça sans elle ?
Ça permettrait d'enlever ce poids de ta relation avec elle, de voir peut-être qu'elle n'est pas responsable de ce qui se joue entre toi et lui.
Après je ne sais pas si ce serait facile à mettre en place puisque vous habitez ensemble.
Discussion : Dépassement du consentement non-sexuel
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le mardi 04 août 2020 à 08h12
bidibidibidi
Vol de gamètes ?
Obtention de gamètes sans le consentement du géniteur.
artichaut
Pour moi, une personne qui décide seule de garder un enfant, s'engage de facto à la possibilité de l'élever seule. (Là où certaines de mes copines disent que le géniteur doit en assumer les conséquences sur le long terme, à savoir la paternité/parentalité même si la personne décide seule de garder l'enfant).
Faire un enfant dans le dos et imposer une implication au géniteur, je trouve ça abusif et immoral. Mais je comprends que ce soit légal.
Les surprises arrivent encore de nos jours. Encore de nos jours il y a un jugement moral qui pèse sur le fait d'avorter ou de mettre son enfant à l'adoption (et bien davantage pour les mères), il n'y a qu'à voir les étapes de réflexion imposées pour avorter. Et donc dans ce contexte je ne trouve pas anormal que le géniteur puisse être forcé de s'impliquer aussi. Ce n'est pas parce que pour lui il n'y a pas de pression morale et que le rejet du fœtus est facile, qu'il peut décider que la mère "n'avait qu'à" faire pareil. Je trouve très bien que pour une fois on montre un peu aux hommes qu'il n'est pas acceptable d'agir de façon inconséquente et traiter la question de tuer l'enfant à naître négligemment, et que "compatir" est la façon humaine de se comporter.
En pratique, bonne chance à l'enfant qui arriver et grandit dans un tel contexte.
En tout cas, par conséquent la loi ne peut pas se permettre de faire la différence entre faire un enfant dans le dos et une surprise dont on demande au géniteur d'assumer sa part de responsabilité si la mère ne se sent pas capable ou ne peut plus avorter. Certes, que la femme trouve immoral d'avorter, ce n'est pas de la responsabilité du gars. Mais il est responsable de la fécondation (et le fait que la femme soit aussi responsable ne diminue pas la responsabilité du père).
En tout cas je vois où ça coince avec tes copines féministes.
Et c'est un autre sujet mais j'ai l'impression que c'est relié à la gestion des relations, au fait de "prendre soin de". Traditionnellement bien plus pour les femmes que pour les hommes.
Discussion : Dépassement du consentement non-sexuel
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le lundi 03 août 2020 à 15h31
bidibidibidi
Lire ta parenthèse m'a fait littéralement froid dans le dos. Ta parenthèse nie la relation du père avec l'enfant à naître. Le père est relégué à un pur rôle de fournisseur de gamètes.
Ta parenthèse aurait du être : En même temps, elle en assume les possibles conséquences à savoir se faire larguer par le géniteur, élever l'enfant seule, se faire attaquer en justice pour la garde de l'enfant, avorter, etc...
Je ne comprends, j'ai l'impression que je devrais mais je ne comprends pas. Tu es donc contre le don de gamètes ?
A te lire j'ai l'impression que tu revendiques d'avoir une relation éducative avec tous les enfants qui sont issus de tes gamètes, et en même temps tu ne veux pas qu'elles soient utilisées à ces fins.
Ce qui fait la parentalité, ce n'est pas la graine. Si ?
Je ne cautionne pas le vol de gamètes. Pour autant je ne comprends pas la possessivité qu'on peut avoir vis à vis d'elles. Ce qui fait l'enfant, c'est bien plus que deux gamètes qui se mélangent.
Dans un sens je te comprends : si j'apprenais que j'ai eu un enfant à mon insu, probablement que j'essaierais d'établir un contact (je n'en suis plus très sûre, dépendamment de l'âge j'attendrais peut-être la démarche de l'enfant). Dans le passé en revanche j'aurais réagi intensément, d'autant plus intensément que mon désir d'enfant n'était pas rassasié. Je n'aurais pas pu faire don de gamètes tant que je voulais moi-même encore des enfants, je créais spontanément un lien dans ma tête avec les enfants à naître. Actuellement je n'en souhaite plus et suis bien plus ouverte au don de gamètes ou même à la gestation pour autrui, ou encore à l'adoption. Je trouve ça beau de partager ce qu'on a à donner avec d'autres, sans s'approprier nécessairement le "résultat".
Discussion : De la possessivité. Des différentes formes de possessivités. De comment être moins possessif/possessive.
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le samedi 01 août 2020 à 23h32
Utilitarisme : L’utilitarisme est une doctrine en philosophie politique ou en éthique sociale qui prescrit d'agir de manière à maximiser le bien-être collectif, entendu comme la somme ou la moyenne de bien-être de l'ensemble des êtres sensibles et affectés.
Je ne pense pas que c'est à cette définition que tu faisais référence ? Je le perçois comme le fait d'utiliser les gens comme des pions, sans affect. Quelle serait ta définition ?
Sur ce sujet en tout cas, c'est peut-être cynique, je ne sais pas, je ne crois pas à l'inutilité, à la gratuité totale. Même dans l'abnégation, on trouve quelque chose. De l'estime de soi, par exemple.
C'est peut-être un défaut de ma part, ou l'influence d'Henri Laborit(cf Éloge de la fuite), je considère que le but d'un être vivant, c'est l'homéostasie. A la limite on peut pousser le concept jusqu'à penser que le but d'un être vivant c'est la réalisation de son plein potentiel. Ou répondre aux angoisses existentielles que sont la mort et la solitude. Ou encore d'autres besoins mais qui répondent encore à ces quêtes existentielles. Et quelle que soit la finalité, il y a ce qui nous en rapproche et ce qui nous en écarte. Ce qui nous sort de l'indifférence agit sur nous selon ces prismes. Et donc répond à une utilité.
Pas que les personnes ou les gens nous doivent de nous être utiles ou que ce soit une démarche consciente, mais parce que nous sommes attirés par ceux qui nous apportent quelque chose.
Et je crois que même si les personnes ne sont pas des consommables, il peut y avoir un doute plus ou moins important sur la pérennité de ce qu'elles nous apportent lorsqu'une nouvelle personne prend beaucoup d'importance. Les gens changent, les envies aussi, les relations.
(et ça n'implique pas nécessairement qu'on ait un droit de regard, de contrôle, le besoin d'être rassuré ne donne pas de droits sur autrui).
Je te rejoins sur l'angoisse de la mort.
Elle peut bien être mal gérée depuis que la spiritualité recule au profit du capitalisme (mais bon la spiritualité lui a aussi longtemps servi de couverture), et du consumérisme.
Je crois aussi qu'il y aurait des solutions collectives à inventer, je trouve que ça manque.
Pour ce qui est de sécuriser sur les besoins affectifs, je ne vois pas trop comment, c'est vraiment LE truc qui ne peut pas vraiment se contrôler. Si ? Peut-être que si.
Discussion : Dépassement du consentement non-sexuel
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le mardi 28 juillet 2020 à 23h41
C'est pas un long fleuve tranquille, point.
Famille recomposée ou pas.
Discussion : Dépassement du consentement non-sexuel
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le mardi 28 juillet 2020 à 12h04
bidibidibidi
Effectivement. J'ai essayé d'élargir le champ de la réflexion. Vu que mon problème est un problème de temps et d'énergie, je lui ai signalé que j'acceptais la présence d'un "troisième éducateur", comme un second papa ou une seconde maman. Bon, ça reste très théorique, car il faudrait trouver quelqu'un avec qui on s'entende bien et avec qui on puisse élever des enfants sans trop se prendre le chou. Mais cette idée ne lui plaît pas dans tous les cas.
Houla, tu vas un peu loin (ou un peu vite). On vit ensemble, et je ne pense pas que ce soit remis en cause. J'ai besoin d'être là pour mes enfants et elle a besoin d'être là pour ses enfants. Je ne pense pas qu'une séparation résoudrait quoi que ce soit. Et ce ne sont pas les gamètes du père qui importent mais l'investissement qu'est l'éducation d'un enfant.
Je n'ai pas parlé de séparation. Y a plein de gens qui se retrouvent à vivre avec les enfants de tiers et s'impliquer plus ou moins dans leur éducation. Y a aussi des gens qui ne sont pas très impliqués dans l'éducation de leurs propres enfants.
Mais donc j'en comprends que c'est avec toi qu'elle veut cet enfant et elle souhaite que tu sois impliqué, pour faire court, avec ces contraintes elle choisit d'attendre ton consentement quitte à ce qu'il ne vienne jamais ?
J'ai beaucoup entendu étant jeune qu'un enfant unique était trop gâté par ses parents et malheureux du manque de compagnie. Je crois que c'est un discours assez répandu.
Et ça c'est vraiment un jugement facile, et des jugements de ce genre il y en a toujours. Une mère ne peut pas "bien" faire. Si elle allaite, il y en a toujours qui jugent que ce n'est pas normal qu'il se réveille la nuit, ou bien ça fait longtemps il faudrait penser à arrêter, ou bien il tête souvent il faudrait l'alimenter à heures fixes. Si elle n'allaite pas c'est pire. Si elle travaille c'est une mauvaise mère, si elle ne travaille pas elle est trop fusionnelle. Comme mère, les injections sont trop nombreuses, trop tranchées et trop contradictoires pour satisfaire tout le monde. Et tant mieux ou tant pis, il faut bien du coup faire la part des choses dans ce qu'on souhaite vraiment pour soi et pour nos enfants.
J'ai appris l'existence du "choix du roi" quand ça m'est arrivé. C'est tellement n'importe quoi, comme s'il y avait des combinaisons gagnantes et des combinaisons perdantes !?
En tout cas, avoir plusieurs enfants et rapprochés fait partie des injonctions. Donc c'est à poser : est-ce un projet conscient ou pour "bien" faire ?
Parce que j'avais le projet d'avoir plusieurs enfants et je les ai rapprochés en âge pour qu'ils jouent ensemble. Et ça fait 10 ans qu'ils se disputent. J'ai vu d'autres enfants s'entendre tellement bien que je ne comprends pas pourquoi les miens non. Personne ne peut savoir d'avance ou décider pour eux.
Maintenant si c'était à refaire est ce que j'espacerais ? Non. Ça a été dur d'avoir deux enfants en bas âge en même temps : plus de couches à changer, plus de mauvaises nuits, plus de besoin d'attention, c'est aussi plus difficile de trouver des volontaires pour confier deux enfants tandis qu'un seul ça passe mieux.
Mais je voulais plusieurs enfants et maintenant je peux sortir et avoir les mêmes types d'activités avec les deux.
Et le troisième, qui a un gros écart d'âge, se sent laissé de côté sur toutes les activités où on doit le faire garder parce qu'il ne peut pas suivre (il nous l'a dit). Alors, on adapte le programme, mais on ne veut pas toujours parce qu'on a aussi envie d'avoir des activités adaptées à nous, auxquelles peuvent (et c'est injuste mais c'est un fait) participer les grands, et aussi parce qu'on a envie de faire découvrir aux plus grands des activités de leur âge. En revanche, c'est plus léger d'avoir un seul enfant en bas âge. Les plus grands sont une aide sans même être investi de responsabilité particulière : ils font naturellement partie du réseau social à qui demander de l'attention.
Bref, choix différents, contraintes différentes.
Et n'avoir qu'un enfant n'est pas une tare non plus. J'ai dans ma famille quelqu'un qui était enfant unique et qui n'a pas souffert de solitude et ne considère pas avoir été gâtée non plus.
Voilà mon expérience sur cette question de un ou plusieurs, et si plusieurs à quel intervalle.
Discussion : Dépassement du consentement non-sexuel
alinea7
le lundi 27 juillet 2020 à 23h28
bidibidibidi
Et bien entendu, mon second ne pourrait bénéficier de ce qu'a reçu le premier et le premier verrait une diminution drastique de l'attention que lui accorderont ses parents.
Ben mince alors si j'avais pensé lire ça d'un poly un jour ! :-)
bidibidibidi
Mais aussi parce que j'ai répondu que mon principal frein c'est de ne pas avoir le temps, l'énergie, le plaisir de faire ça bien. C'est donc un problème assez personnel au final, rien qui ne soit en lien avec mon fils ou mon potentiel second.
Et c'est parfaitement respectable. Que ce soit temporaire ou permanent.
Mais ce qui est dommage c'est que dans ce schéma il semble que l'un des deux impose forcément quelque chose à l'autre. Sauf à sortir de la situation idéale imaginée et essayer de trouver ce qui compte le plus. Est-ce que c'est plus important pour elle d'être mère que d'avoir un père pour son deuxième enfant ou bien est-ce qu'un géniteur suffirait ? Ou bien est-elle prête à attendre que ce soit ton envie aussi d'avoir un second enfant, quitte à ne pas en avoir ? Et toi, est-ce que tu serais du genre à faire un don de gamète, ou est-ce que tu ne pourrais pas faute d'être sûr que ça se passe bien pour tes enfants à naître ? Est-ce que tu serais plutôt d'avis qu'elle trouve un autre père / géniteur ?
En tout cas tu pourrais bien être aussi impliqué pour deux que pour un. Le temps n'est pas extensible, comme tu dis.
Message modifié par son auteur il y a 6 ans.
Discussion : Dépassement du consentement non-sexuel
alinea7
le lundi 27 juillet 2020 à 12h57
Beaucoup de gens te diront que ce n'est pas nébuleux comme argument.
bidibidibidi
Son choix d'avoir un second enfant est plus nébuleux à mes yeux. Elle n'arrive pas à me l'expliquer en des termes compréhensibles. Elle me dit qu'elle ne veut pas que mon fils soit "seul", que les enfants uniques sont plus malheureux que ceux qui ont des frères et soeurs. Ce qui ne me paraît pas très concret...
C'est une croyance populaire, un conditionnement. Il y a en tout cas d'autres façon de lui fournir un réseau social stable de personnes de son âge.
En tout cas, c'est plus un choix qu'on fait pour soi que pour eux. Pour les gamins, ce qui est normal, c'est ce qui semble normal aux parents.
Après ce n'est que mon avis, selon mon expérience de vie.
Message modifié par son auteur il y a 6 ans.
Discussion : Comment lui suggérer l’ouverture du couple?
alinea7
le vendredi 24 juillet 2020 à 18h52
Polyarthrite
J'ai lu ce fameux document des 14 étapes, certaines m'ont fait bondir.
La 8 ème par exemple, qui explique qu un mono qui fait l'effort d ouvrir le couple pour son partenaire donne une immense preuve d'amour envers le poly et que ce dernier aimera encore plus son conjoint.
Alors que si le mono ne fait pas d effort et se met en travers du transitionnement alors c est juste une façon de garder son bonheur propre et ce n'est pas une manière de rendre le couple plus heureux. Le mono empêche le poly de combler son besoin et le frustre.
Donc en gros, ya les gentils poly acceptant et les méchants mono réfractaire ?
Tout n'est pas à jeter dans ce texte mais pas que que le faire lire à son partenaire soit une si bonne idée
Tu as raison. Et je suis aussi d'avis qu'il faut aborder la lecture de ce document avec un esprit critique (est-ce que ce n'est pas toujours le cas ?).
Je ne suis pas non plus d'accord avec le passage que tu cites et c'est vrai que pour quelqu'un qui découvre ce n'est pas adapté. Ces phrases et cette façon de penser je les avais déjà lues ailleurs et donc je ne m'y suis pas arrêtée. Ce que j'ai apprécié (mais j'avoue que je ne l'ai pas relu récemment) c'est qu'il aborde la possibilité de ne pas ouvrir le couple de façon binaire, on casse tout et on recommence autrement et ça passera parce que l'Amoûr pour qui que ce soit doit pouvoir s'exprimer librement et que si ça casse un autre couple au passage c'est que ce couple était condamné à plus long terme de toute façon. Ce avec quoi je ne suis pas d'accord.
Aussi, il met en avant le fait que toutes les relations ont besoin de soin, y compris lorsqu'on souhaite l'ouverture de son couple mais plus généralement tout le long de la relation. Ce qu'on a tendance à oublier quand on a une relation qui dure depuis plusieurs années.
Discussion : De la possessivité. Des différentes formes de possessivités. De comment être moins possessif/possessive.
alinea7
le vendredi 24 juillet 2020 à 12h45
J'ai envie de creuser l'idée de possession d'objet, ça me paraît plus facile à réfléchir.
Certaines personnes sont plus généreuses / plus prêteuses que d'autres de leurs affaires. J'ai l'impression qu'il y a là une sécurité d'avoir selon son besoin (ou gérer la frustration), et pour le prêt aussi (confiance d'avoir selon son besoin si besoin ou bien confiance de gérer la frustration) et une confiance sur le fait de retrouver l'objet dans un état qui permet d'en reprendre l'usage si besoin (confiance de d'avoir à nouveau selon son besoin dans le futur).
J'ai noté de la possessivité sur de la nourriture par exemple lorsque l'aliment est rare et savoureux et que la personne ne souhaite pas partager : un bon whisky, un bon plat ou un bon dessert au restaurant.
Quid de la transposabilité aux relations ?
Peut-on dire que les personnes possessives ont dans des proportions variables :
- une insécurité à avoir leurs besoins satisfaits (dans le passé ou dans un futur imaginé)
- une difficulté à gérer la frustration (qui peut être en lien justement avec l'insécurité à être de nouveau satisfait dans le futur, ou bien en lien avec des insatisfactions passées)
Évidemment je souhaite tout de suite lever le biais induit : les gens ne sont pas des objets et à la différence du dessert dont les gourmands essaient de s'entendre pour le partager ou non, une personne a son mot à dire sur la question.
Et bien évidemment, si la personne souhaite passer du temps avec une personne plutôt qu'une autre c'est son droit. En revanche, ça peut expliquer des comportements possessifs liée à une frustration : j'avais une ressource qui était d'accord pour combler des besoins avec moi, ce qui comblait des besoins à moi et ça n'est plus le cas ou plus autant, qu'est-ce que je fais avec ? Tu étais d'accord pour ceci ou cela et ça n'est plus le cas, qu'est-ce que je fais avec ? J'avais espéré X et ça se passe différemment, etc.
Après j'ai cru comprendre que pour certains, la possessivité consiste à ne même pas exprimer ces peurs mais imposer à l'autre des comportements de manière à ne pas les ressentir. Et ça je suis d'accord que c'est inacceptable mais d'après moi (je suis incorrigible je n'arrive pas à penser les gens comme intentionnellement toxiques), ça ne fait qu'exprimer une peur qui est tellement intense qu'elle n'est pas gérable. Je pense à un manager en action en particulier (cf extrait du tome 3 "les émotions, enquête et mode d'emploi").
Et donc pour moi la voie vers moins de possessivité envers une personne spécifique c'est la voie vers la connaissance de soi et de la multiplicité des façons de combler nos besoins plutôt qu'avec une seule ressource. Ça peut passer par la non exclusivité ou non.
Message modifié par son auteur il y a 6 ans.
Discussion : Rompre et rester en contact
alinea7
le mardi 21 juillet 2020 à 13h50
Je ne suis pas sûre qu'on se soit compris.
Surtout quand je vois que tu vas la contacter.
Pourquoi as-tu besoin qu'elle sache ce que tu en penses ?
Message modifié par son auteur il y a 6 ans.
Discussion : Rompre et rester en contact
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le mardi 21 juillet 2020 à 11h33
Vancen34
Couper le contact, c’est disparaître, se supprimer aux yeux de quelqu’un. C’est comme un suicide.
Pour la personne qui ce suicide, tout va comme elle le souhaitait.
Pour ceux qui restent, ils doivent faire leur deuil.
Mais dans le cas présent il n’y a pas de corps.
Donc ce deuil est impossible à faire.
En voyant sa prise de distance comme un suicide tu es encore centré sur toi. Elle est vivante, elle continue sans toi. De son point de vue ce serait plutôt un meurtre. Et ce n'est pas toi qu'elle a assassiné c'est votre relation. Avoir des contacts même épisodiques reste une relation, même si ce n'est plus une relation romantique. Ce qu'elle ne souhaite plus, au moins temporairement.
Et que tu ne peux lui imposer sans basculer par définition dans du harcèlement.
Discussion : Je veux mais lui refuse
alinea7
le lundi 20 juillet 2020 à 23h13
Henriette34
@Minora, je pense comme toi, pas de généralité.
@alinea7 je n'ai pas d'avis préconçu sur les enfants de psy, j'ai fait ce que j'ai pu comme j'ai pu. Etre parents est un parcours compliqué, il l'est aussi pour les psys.
Oui bien sûr c'est le problème d'avoir un petit échantillon non représentatif, je m'en rends bien compte et je suis désolée si l'expérience que j'en ai eu jusqu'ici et la généralisation que j'en ai faite a pu être blessante.
De votre côté est-ce que vous diriez qu'avoir des parents psys donne des clés pour la gestion des relations ?
Car j'ai l'impression que quelque part cette information joue dans la relation entre toi Henriette34 et ton conjoint. A moins que j'aie simplement mal compris et que tu aies juste voulu souligner qu'en tant que fille de psy tu étais parfaitement ouverte à l'idée de consulter et que tu ne limitais pas cette activité aux malades mentaux. (+)
Henriette34
Merci de ta lecture de mon histoire.
Je ne sais pas trop quoi répondre à tes questions.
Par rapport à la volonté de transparence, ce que je voulais dire, c'est que je n'ai pas vraiment vu les bénéfices d'une parole sincère, sinon que je me suis sentie allégée. Je n'ai plus de culpabilité. Mais le fait de dire, d'exposer une situation n'a rien apaisé en lui. Je ne change pas d'vis pour autant, ej ne veux pas du mensonge.
Et je suis presque sûre que lui non plus.
Je suis aussi d'avis que l'honnêteté est difficile à court terme mais la seule voie à long terme.
Je pense que l'évolution vers le polyamour n'est pas forcément quelque chose de binaire. J'ai envie de redonner ici les mêmes informations que sur un autre post donc je mets le lien ici.
Henriette34
je donne un exemple. J'aime la solitude choisie pendant les vacances par exemple et c'est quelque chose de difficile à admettre pour l'homme avec qui je vis, qui n'a pas le même besoin.
Ton exemple me parle car j'ai pu avoir ce type de comportement. Je pense qu'on est conditionné à imaginer l'activité idéale comme étant celle qu'on passe avec "sa moitié". Rien que le terme, c'est pas rien.
En bout de ligne je pense qu'on se perd en chemin et que l'angoisse de perdre l'autre s'il est libre est tellement forte qu'on est prêt à renoncer à une activité qui nous faisait du bien avant d'être en couple (et continuerait à le faire si on s'y autorisait !) pour avoir la sécurité totale de ne pas perdre l'être cher.
Et quelque part je pense que cette insécurité naît quelque part, soit de par l'histoire de la personne ou au fil de la relation. A un moment naît le doute puis il se transforme en conviction puis en pathologie. D'un autre côté, certains vivent toute une vie comme ça, tant que les deux ont envie de vivre la même chose...
Je vous souhaite un développement positif pour tous les deux quoi qu'il en soit.
Discussion : Comment lui suggérer l’ouverture du couple?
alinea7
le lundi 20 juillet 2020 à 22h26
Tu sembles penser à l'ouverture de ton couple au delà de cette personne.
Tout le monde n'a pas la même réponse à la question : à partir de quand c'est tromper ? Certains posent la limite à la relation sexuelle, d'autres sur le fait de simplement y penser. Il serait intéressant de savoir pour ton partenaire ce qu'il met dans la relation qui doit être exclusif.
Mais ce sont des questions délicates à poser lorsqu'on a déjà quelqu'un en tête car sa première question sera : y a-t-il quelqu'un ?
J'avais vu un document qui s'appelait 14 étapes pour ouvrir sa relation (je l'ai retrouvé, il est téléchargeable ici). Il est en anglais, est-ce que tu lis l'anglais ?
Est-ce que quelqu'un sait s'il a été traduit en français ? J'ai cherché rapidement je ne l'ai pas trouvé.
Je crois que @Caoline a pu ouvrir son couple sur le long terme, tu pourrais lire ses posts pour alimenter ta réflexion sur comment procéder.
Est-ce que ton conjoint lit ? Certains livres comme Compersion d'Hypatia ou Aimer plusieurs hommes de Françoise Simpère sont souvent cités.
Discussion : Dialogue au paradis de l'anarchie relationnelle
alinea7
le lundi 20 juillet 2020 à 22h10
J'aime beaucoup cet article, le dialogue rebondit bien et allège la lecture.
Je trouve intéressant de discuter des termes et de ce qu'on met derrière, je trouve que la question du care est cruciale dans les relations. Et ça va au delà même de la non monogamie parce qu'on peut (très facilement) faire de la merde relationnelle en couple monogame, et même célibataire.
Et ça m'a posé plein de questions sur mes propres comportements et ce que je pourrais y changer. Sur ma position dans un couple, privilégiée bien que pas du tout assurée de façon permanente.
Mais aussi sur comment mettre en place autre chose.
Typiquement je trouve très intéressant l'idée de ne plus hiérarchiser les relations romantiques vs amicales. Mais en pratique je ne sais pas comment ça se traduit ?
Faut-il donner à chaque relation la possibilité de se développer selon son potentiel ? Le souci que je vois à ça c'est qu'il y a beaucoup de personnes avec qui j'aimerais développer un lien amical. En pratique, développer et entretenir un lien ça demande justement du soin et donc du temps. Qui est une ressource limitée. J'ai déjà l'impression que certaines amitiés bénéficieraient de plus de soin. Du coup : +de relations, moins de soin ?
Est-ce que moins de relations, c'est forcément plus de hiérarchie ?
Une autre question que je me pose par rapport au care c'est celle de la violence.
J'ai l'impression qu'il y a une forme de rejet de la violence. Je suis d'accord avec ce mouvement, je suis pour faire tomber le patriarcat et les privilèges. Je me questionne sur les limites. Peut-on et doit-on abolir toute violence ?
Peut-on : je n'en suis pas certaine. Quid de la personne qui veut relationner avec quelqu'un qui ne le souhaite pas ? Comment mettre une limite sans violence et sans se faire violence ?
En tout cas merci d'apporter des éclairages et tracer des pistes à mon envie de faire mieux que ce qui m'a été appris. :-D