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Polyamour.info

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(France)

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Discussion : Des tensions répétées

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alinea7

le samedi 06 février 2021 à 19h23

Personnellement je vois deux choses.

D'abord on peut avoir du mal à se rabibocher avec un concept qui nous a amené à vivre une certaine souffrance. Donc ton mari peut être durablement voire irrémédiablement braqué là dessus s'il est clair dans son esprit que ce n'est pas quelque chose qui lui parle. Il n'y a dans ce cadre personne qui a des oeillères, simplement un point de vue différent.

Aussi j'ai l'impression que tu voudrais à tout prix qu'il partage ton émerveillement. Mais vous êtes deux personnes différentes et le polyamour n'est pas plus sale ou plus mauvais parce que ton mari le rejette. J'ai un peu l'impression que tu voudrais qu'il valide le poly comme si tu ne pouvais pas t'autoriser à le faire sinon. Ça peut être quelque chose qui te correspond et pas lui. D'ailleurs rien ne l'oblige à croire ni même pratiquer, le point crucial c'est surtout de trouver comment ça pourrait se passer de manière acceptable pour toi ET lui.

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Discussion : Comment passer de la monogamie au polyamour ?

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alinea7

le samedi 30 janvier 2021 à 07h25

Ne te culpabilise pas trop non plus, on nous vend un bonheur prêt à porter, c'est normal d'avoir un temps de malaise en sentant que ça devrait être super mais qu'en fait y a un problème.
Et ce bonheur prêt à porter je crois qu'il n'y a personne qui s'y retrouve à 100%.

Par ailleurs, tout le monde ne place pas la notion d'infidélité au même endroit. Ce serait intéressant de savoir quel comportement est une infidélité pour ton mari : être attiré ? Être amoureux ? Se toucher ? S'embrasser ? Coucher ? Une combinaison ?
Etre attiré et amoureux, ça ne se contrôle même pas, donc ce sont souvent plutôt les comportements normativement associés qui posent souci même si parfois les comportements sans l'attirance ou l'amour, c'est OK.
Je digresse. En tout cas avec l'absence de sexe il y a au moins un comportement normativement étiqueté comme infidèle qui n'a pas eu lieu.

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Discussion : Comment passer de la monogamie au polyamour ?

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le vendredi 29 janvier 2021 à 21h32

Dady39
... J ai juste peur de perdre à nouveau quelqu'un que j aime sincèrement.....

Quand les gens sont libres et informés, ils peuvent prendre des décisions pour leur propre bien-être, comme tu l'as fait pour toi. Ton mari actuellement n'est pas libre et informé, il est enfermé dans ce mensonge de vie exclusive.
Et si tu souhaites la liberté d'aimer pour toi, peut-être peux tu aussi souhaiter sa liberté d'aimer à ton mari y compris si c'est dans un cadre qui t'exclue. Souhaites-tu qu'il soit heureux ou bien qu'il t'appartienne ?

La liberté d'aimer c'est aussi la liberté de quitter.

Car quand il va apprendre ton infidélité s'il l'apprend, c'est ta liberté qu'il va se prendre dans la figure. Et ce que tu crains c'est de recevoir la sienne en retour.

Je comprends qu'il soit difficile de ne pas se culpabiliser dans notre société normée tout ça tout ça, et en plus apparemment ton mari se met des oeillères. Simplement, ça se peut que de son point de vue, soit ton amant est une personne tellement géniale que tu n'as pu résister à lui mentir et le tromper AVANT de lui en parler (et là il se peut que le mensonge décuple la menace que représente cet amant et que le quitter soit la condition sine qua non à toute réflexion d'ouverture ultérieure), soit qu'il se dise que lui mentir n'était pas grave pour toi et que votre lien ne compte donc plus pour toi. Dans les deux cas le rassurer va être délicat puisque tu peux mentir et cacher donc ta parole et ton comportement comme systèmes de communication auront perdu tout crédit.

Vu les oeillères et le choc, je doute qu'il saute de joie à l'idée de pouvoir prendre la même liberté affective et sexuelle que toi. Mais juste pour que tu y penses, tu serais confortable à l'idée qu'il ait des amantes ?

En l'état actuel des choses et en attendant de voir sa réaction il me semble que mettre en pause ta relation (voire la stopper si tu penses vraiment le polyamour comme quelque chose qui te correspond bien au delà de cet amant : c'est violent pour vous deux c'est injuste, ça donne juste de meilleures chances à la transition avec ton mari sans garantie non plus) serait une première étape, et c'est injuste pour ton amant. Mais lui est libre et informé depuis le début, peut-être peut-il comprendre et patienter ?
Ensuite, aborder ce qui s'est passé, que ce n'est plus d'actualité mais que tu voudrais vraiment à la fois le rassurer, lui montrer que ça ne change rien pour vous et voir ce qui serait acceptable pour lui.
Je dis pas que c'est la meilleure solution pour vous ni d'une manière générale, je pense juste qu'en tant que mono/personne à qui on a menti, ça serait ce qui aurait les meilleures chances d'être écouté et pas rejeté en bloc par la violence de la trahison.

Voilà je pense pas que ce soit agréable à lire, je suis désolée. Dans l'absolu je te souhaite que ça se passe tout en douceur et que ton mari soit serein à l'idée d'ouvrir votre couple. Ou même un intermédiaire. :-/

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Discussion : Je me sens perdu, besoin de parler

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alinea7

le dimanche 06 décembre 2020 à 18h54

J'admire ton courage, être soi-même est bien plus déstabilisant que suivre des chemins tout tracés. Et pour moi, cacher qui tu es et ce que tu souhaites ne fait que retarder la confrontation et la rendre plus délicate. Si tu sais ce qui est bon pour toi, l'assumer te fermera des portes c'est sûr, mais celles qui s'ouvriront te correspondront vraiment.

Et porter ce projet c'est aller vers du positif pour toi de toute façon. :-)

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Discussion : Violence dans le polycule

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alinea7

le vendredi 04 décembre 2020 à 17h17

Bonjour Sidérale, es-tu inquiète qu'il puisse être violent avec elle aussi ?
En tout état de cause tu auras des conseils de professionnels au numéro donné par @Mark. Ta sécurité est aussi importante que celle de ta métamour et si tu lui en parles il vaudrait mieux que ce soit fait de façon à ne pas risquer l'une ou l'autre. Car si tu lui en parles, elle risque évidemment d'avoir envie d'en discuter avec lui ne serait-ce que pour avoir une explication de sa part.

Bon courage, prends soin de toi.

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Discussion : « Poly yes ! », « Polyamour 2.0 » : la question du consentement relationnel. 2/2

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le mardi 01 décembre 2020 à 21h26

@artichaut @Siestacorta vous dites tout mieux que moi.

Oui je parlais du cas extrême, heureusement dans la plupart des cas il y a des intermédiaires consensuels.

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Discussion : « Poly yes ! », « Polyamour 2.0 » : la question du consentement relationnel. 2/2

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le lundi 30 novembre 2020 à 23h53

Krissounette
Pour le reste, encore une fois : il ne s'agit pas d'un concours de souffrance.

Aucun souci avec ça d'autant que franchement c'est impossible à mesurer.

Krissounette
C'est à la personne de disposer de sa vie. Quand une autre personne en dispose à sa place, c'est grave. Or c'est ce qu'on fait en imposant l'exclusivité.

Quelle imposition d'exclusivité ? Je pensais que tu contestais uniquement le fait qu'imposer la non exclusivité soit de la maltraitance ?
Personne ne peut imposer la non-exclusivité à quelqu'un. De même que l'exclusivité. Cette contrainte ne porte que dans le cadre de la relation. Chacun est libre de quitter la relation.

Et puis la liberté absolue n'existe pas. Elle est restreinte par tous les choix de vie qu'on fait.
La restriction de liberté existe de fait dans tout contrat social. Il y a simplement la liberté qu'on choisit et la liberté qu'on laisse. La responsabilité qu'on prend et celle qu'on refuse.
Du coup je ne comprends pas ...? Mais certainement pas plus que tu ne comprends la souffrance mono. Et le fait de ne pas comprendre, ça aide à penser que ça n'est pas aussi légitime.

Krissounette
Dans l'autre sens, on ne fait pas souffrir l'autre, c'est l'autre qui souffre.

J'ai croisé cette façon de penser plusieurs fois sur le forum, surtout sur des participations anciennes ; elle me hérisse.

Ça me paraît tellement évident que faire et ne pas faire quelque chose à quelqu'un sont les deux côtés de la même médaille que c'est compliqué pour moi de l'expliquer. Comme beaucoup de règles de savoir vivre et de respect.
On peut faire autant de mal à un enfant en le contrôlant qu'en le négligeant. C'est de ça qu'il s'agit ici, de négligence relationnelle.
On pourrait dire que c'est une négligence relationnelle perçue et pas effective et je ne suis pas d'accord. Tout simplement parce que les deux ne mettent pas la même chose dans ce qu'ils appellent relation amoureuse. Donc l'un ne voit pas ce qui manque et l'autre est trahi dans le fait qu'on lui a laissé penser qu'il y avait relation amoureuse alors que non. Donc tout d'un coup ce qu'il pensait vivre ne correspond plus à la réalité. Et il se fait rappeler régulièrement que ce n'est pas une relation amoureuse : chaque message, chaque sortie, chaque relation. Ce alors qu'il aimerait par ailleurs être en relation amoureuse avec cette personne. Et que certes, il pourrait chercher quelqu'un d'autre, mais ça n'est pas une consolation. Ca peut vraiment être vécu comme une forme de torture : rappelle toi bien que je ne t'aime pas en fait.

Je sais bien que ce n'est pas ce que vit et veut faire vivre le partenaire non exclusif. Ce n'est pas non plus ce que veut vivre le partenaire exclusif. Mais on ne choisit pas dans ce qu'on vit l'interprétation qu'on en fait. Involontairement, une compréhension de la situation, une histoire qu'on se raconte semble plus crédible qu'une autre.

Et on parle d'imposer l'exclusivité, mais, si le partenaire accepte l'exclusivité, qu'est-ce que ça change ? Est-ce que ce qui manquait est plus+ là ? Non, puisqu'il ne raisonne pas dans ce système là.

Et là bien sûr c'est le côté implicite de la norme qui pose problème, moins parce qu'il existe que parce qu'il empêche de se questionner sur ce qui conviendrait mieux avant qu'il soit trop tard, avant d'avoir trahi le contrat proposé ou en avoir souffert. Avant d'avoir développé des liens profonds douloureux à nuancer. Avant d'avoir mis en place un projet de vie engageant. La norme cause du tort aux polyamoureux autant qu'aux monoamoureux.

Et imposer le cadre qui lui convient à l'autre en sachant que ça le fait souffrir est de la maltraitance. Dans les deux cas.

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Discussion : « Poly yes ! », « Polyamour 2.0 » : la question du consentement relationnel. 2/2

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le lundi 30 novembre 2020 à 14h28

Krissounette
Pour moi le "par défaut", faute de consensus enthousiaste, devrait être de laisser chaque personne faire ce qu'elle veut.

Le souci c'est que quelqu'un peut penser exactement l'inverse et souffrir d'une non exclusivité imposée. Et c'est peut-être de ton point de vue une souffrance irrationnelle qui ne se passe que dans sa tête, n'empêche que ne pas en tenir compte c'est de la maltraitance.
A partir du moment où on sait qu'on fait du mal à quelqu'un, continuer est de la maltraitance.

Dépendamment des souffrances respectives il peut être indispensable de se séparer quelque soit l'amour en jeu, pour le respect de chacun.

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Discussion : Des tensions répétées

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le samedi 28 novembre 2020 à 11h25

Sophie72
Il m'a dit quelque chose de très triste mais je pense qu'il fallait que cela soit dit. Il m'a avoué que depuis qu'il sait que j'ai été amoureuse d'autres hommes en même temps que lui, sa vie a perdu du sens. Je pense donc qu'il faut qu'il creuse là-dessus.

Je suis contente pour vous d'être arrivés à en parler ! Ce n'est pas toujours facile de créer les conditions d'un dialogue sur des points aussi sensibles.

Si vous déterrez quelque chose ça m'intéresse ! ^^
Pour l'instant je suppose que c'est une façon d'être au monde et à la relation affective différente et irréconciliable.
Est-ce qu'on choisit ce qui donne du sens à notre vie ?

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Discussion : [Outil] Les types de relations (d'après Jacques Salomé)

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le vendredi 27 novembre 2020 à 12h19

artichaut
Il nous invite ensuite à réfléchir —non pas sur laquelle on rencontre le +souvent, mais— sur laquelle on propose le plus fréquemment ?

Et par extension celle qu'on voudrait offrir selon les personnes. :-)

J'aime bien l'idée de nommer/représenter la relation, merci pour ce partage.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Discussion : Des tensions répétées

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le mardi 10 novembre 2020 à 18h33

Je trouve que c'est intéressant ce que tu dis @bidibidibidi mais je n'en tire pas les mêmes conclusions.

Pour moi il s'agit pas de descendre une personne de son piédestal en tant que tel : je pense qu'il était déjà bien conscient qu'elle n'était pas parfaite. Et ça ne posait pas de problème parce que c'était dans le champ de l'acceptable.
Pour moi il découvre des traits de personnalité ou des besoins/envies/désirs chez sa partenaire qui affectent sa perception de la relation et qui minent plutôt l'image qu'il se faisait de la relation. En plus de peut-être questionner son envie d'être dans une relation qui lui semble moins correspondre à ce qu'il cherche.

Par extension, sa partenaire est cette personne avec qui il a cette relation qui ne correspond pas à ce qu'il croyait ni à ce qu'il avait essayé de construire. Et avec qui cette construction peut paraître maintenant impossible.

Si c'est le cas la désillusion est à la hauteur de ce que représentait cette relation en conjonction avec ce cadre relationnel. Si c'est vraiment difficile, le déni. Et la douleur/agressivité si confronté.

Maintenant effectivement, la solution à ça pour lui passe par un détachement, puisque la relation qu'il espérait construire n'est pas envisageable avec cette partenaire. Détachement de quoi, du cadre relationnel ou de cette relation en particulier, l'avenir le dira.
Tant mieux s'il arrive ensuite à se représenter positivement un nouveau type de relation.

Evidemment c'est mon interprétation, je trouve ça bien qu'elle soit différente de @bidibidibidi, ça fait plusieurs échos.
Sinon, j'ai peu dormi et l'impression de beaucoup répéter les mêmes mots, j'espère que je suis claire. En tout cas j'ai l'impression que ce que je dis n'est pas très joyeux, ça serait améliorable. Le pire n'est jamais sûr.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Discussion : Des questions surgissent...

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le vendredi 30 octobre 2020 à 23h17

Ce que tu dis me parle. En ce qui me concerne je crois que ces bouffées d'ocytocyne/amour on les ressent tous. Je ne sais pas pourquoi ça aboutit à des constructions conscientes complètement différentes.
Il me semble que les émotions partent du corps et de la partie inconsciente du cerveau, qui nous disent que quelque chose est en train de se passer nécessitant un arbitre conscient.

Ce que nous faisons de l'information et comment nous l'interprêtons dépend de tellement de choses...! De notre corps, de notre inconscient, de notre vécu, de notre égo...

Rassures toi en tout cas, tu es tout à fait normale. Ce n'est pas pour rien qu'on utilise le terme fan. C'est normal, c'est courant, c'est agréable. Tant mieux si tu le ressens beaucoup, profite !!
Ce qui est dommage c'est si en même temps que c'est agréable, tu en souffres en fait. J'ai l'impression que tu as une frustration dans le fait de pouvoir aimer pleinement l'être aimé au sens où tu voudrais vraiment que cet amour soit accueilli. J'ai l'impression qu'aimer ne suffit pas, tu voudrais vraiment être aimée en retour. Mais peut-être moins pour le fait d'être aimée que pour le fait de pouvoir manifester ton amour à fond. Est-ce que ça te parle ?

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Discussion : Polyamour Quantique

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le mardi 27 octobre 2020 à 20h50

Ça me parle, merci. Je trouve aussi que la gestion du lien méta pourrait être plus approfondie, ça m'intéresse. :-)

Je vois un lien entre la capacité à gérer l'incertitude (et se sentir malgré tout en sécurité) et l'aisance avec la possibilité d'existence de métas.

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Discussion : De la complexité de nos endogamies

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le dimanche 18 octobre 2020 à 17h23

Je suis pas sûre de comprendre : pas systématiquement mais souvent, si les gens se sentent pas bien de la prise de liberté de leur partenaire c'est par envie et parce qu'ils ne vont pas bien dans leur propre vie d'une manière générale ?

Si j'ai bien compris, je citerai le très beau texte de Brigitte Vasallo : https://nonmonogamie.com/2018/02/03/je-suis-polyam...

article
Quand j’explique mon abîme à la personne qui est avec moi et, par extension, à la nouvelle personne qui est avec elle, il peut se passer deux choses :
– Qu’elles comprennent quel est mon abîme et qu’il faut y faire attention.
– Ou bien, qu’elles le voient à partir de leur propre perspective, leur histoire, leur passé, leurs peurs et leurs personnalités et qu’elles décident qu’il ne s’agit pas d’un abîme mais d’une flaque d’eau. Et que, par conséquent, cela ne vaut pas la peine d’établir un pont. Et, bien sûr, je tombe. Carrément. Ça remue tout mon passé familial, toutes mes histoires amoureuses, tout remue.

Et à partir de là, les personnes me regardent. Il est fort possible qu’elles me voient en train de me noyer dans un verre d’eau, et c’est là où se pointe la fameuse phrase : beaucoup parler de polyamour et regarde.

Mais ce que l’on ne comprend pas, ou que l’on n’a pas envie de comprendre, c’est que lorsqu’il s’agit de polyamour, ce n’est pas le quoi qui compte, mais le comment.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Discussion : De la complexité de nos endogamies

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le vendredi 16 octobre 2020 à 18h09

Être en insécurité affective permanente non plus n'est pas acceptable.

Les dynamiques toxiques existent dans les deux sens on en voit beaucoup d'exemples sur le forum. Il faut être vigilant aussi sur la maltraitance psychologique.

Mais j'imagine que chacun est par son vécu davantage porté à être attentif à certaines toxicités plus que d'autres.
Et a du mal à se représenter les autres jusqu'à les subir.

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Discussion : De la complexité de nos endogamies

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le mardi 13 octobre 2020 à 17h50

Je ne minimise nullement la souffrance de B et C à retarder de pouvoir dormir ensemble (retarder, pas renoncer). Je crois que pour C aussi c'est important de sentir que sa relation n'est pas subordonnée et ça passe aussi par des actions.

Je pense que les protagonistes se connaissaient bien et sans doute que cette connaissance a permis de déterminer que c'était ok de procéder comme ça. Peut-être même s'en sont-ils assurés avant. De ce que je comprends, ce n'était pas la première fois que la situation se produisait et entre personnes expérimentées sur cette situation, ils ont décidé de changer de façon de faire, pour voir. Ils savaient donc que le but n'était pas d'infliger une violence mais de faire un essai. Que la situation avait déjà été vécue par ailleurs et surmontée avec d'autres personnes.
En fait si j'ai préféré tout de suite nuancer le propos c'est qu'il était pratique à intégrer tel quel par les gens qui viennent de tous horizons sur ce forum et qui peuvent être tout à fait favorables à penser que faire ce qu'on veut, c'est mieux pour tous. Pas que ça en ait été l'objectif du tout mais ça pouvait en avoir la portée.

Donner une direction à un cadre relationnel recherché c'est louable, laisser des personnes non compatibles sur le chemin, c'est peut-être (sans doute) inévitable. La difficulté c'est de se dire qu'on a essayé des deux côtés avant de renoncer et pour ça c'est important de se poser la question à la fois de ce qu'on a besoin pour soi, de ce qu'on peut faire pour son partenaire, et de la réciproque. En fait c'est vraiment là dessus que j'insiste. Et dans ma première lecture ce n'est pas ce que j'ai trouvé, mais comme tu dis c'est de toute façon simplifié.

Aussi, concernant la liberté à disposer de son corps : beaucoup de codes sociaux encadrent notre liberté à disposer de notre corps, de notre temps, de notre vie. Au travail, dans l'espace public, nous avons des règles sociales qui s'appliquent. Il n'est pas obligatoire de les respecter, le faire ou ne pas le faire vient avec des contreparties. C'est la vie en société.
Je pense que le travail est un bon exemple dans le sens où, si on a un comportement inadapté, on va le perdre. Notre façon d'utiliser notre corps ou non a une influence sur la pérennité de certains liens. Et ces liens n'existent pas qu'en présence, de même que les règles.
Mais après on est tous différents et certains n'envisagent pas de rester enfermés dans un emploi 8h par jour justement pour ne pas se sentir enfermé. Alors si d'autres se sentent enfermés dans une relation parce qu'ils ne peuvent pas coucher avec qui ils veulent, pour moi ça n'est pas non plus bizarre.
En bout de ligne, chacun est libre de disposer de son corps comme il l'entend, tout comme chacun peut gérer ses relations aussi négligemment ou consciencieusement (physiquement, émotionnellement) que souhaité. Simplement ça a des conséquences si ça ne rentre pas dans le cadre de l'acceptable pour les protagonistes.

Si on n'est pas compatible on peut essayer de le découvrir dans le respect (édit : et dans la conscience de l'autre). C'est en tout cas la limite que je place pour qualifier un comportement d'acceptable.
Mais j'en reviendrai peut-être.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Discussion : De la complexité de nos endogamies

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le samedi 10 octobre 2020 à 22h08

Vaniel
Dans cet exemple extrait et déformé d'une situation vécue, A a remercié B de ne pas avoir accédé à sa demande, de lui "avoir résisté" quand bien même sur le coup ce fut difficile (aussi bien pour A que pour B, de manières différentes - et pour C aussi). Penser au collectif dans les relations plurielles, c'est aussi voir plus loin que ce qui est en place et pouvoir prendre des décisions qui vont dans le sens d'une dynamique saine pour l'ensemble (parfois c'est seulement bien plus tard que les effets de telles décisions portent leurs fruits, et des fois seulement dans d'autres relations).

Je crois que cet exemple ne vaut pas force de preuve. Dans les mêmes circonstances d'autres se disent que leur bien être dans la relation a clairement peu de valeur par rapport au plaisir d'en développer une autre, et partent pour trouver un espace plus respectueux.
Et c'est peut-être le meilleur équilibre collectif pour la suite, mais ça me semble assez libéral de ne pas poser plus concrètement la question de la vraie nature de ce qui se passe pour A au moment où iel préférerait que B et C attendent, plutôt que passer en force.
Mais peut-être que l'un n'empêche pas l'autre et que c'est ce qui s'est passé.

Je suis d'accord avec cette notion de responsabilité qui pèsera sur A. Mais le consentement sera plus enthousiaste s'iel a de la valeur. Et que doit penser C ? Que lorsqu'un inconfort relationnel se présentera pour luielle, on n'en tiendra pas compte non plus, pour ne pas dégrader l'équilibre collectif ? C'est marrant comme l'équilibre collectif semble être celui de B ou en tout cas du plus indépendant du groupe. Ça me paraît donc très peu empathique et déséquilibré, et, si, clairement libéral.
En tout cas présenté comme ça je trouve que le comportement de B qui ne semble laisser aucun choix est un pari risqué et manipulateur : je ne voudrais pas que tu sois responsable d'une dégradation de notre relation donc je fais comme j'ai envie. Mais quand deux personnes souhaitent des choses opposées, l'imposition de la volonté de l'un sur l'autre pèse de toute façon sur la relation. Ça enlève à A la responsabilité de la dégradation éventuelle de la relation s'iel constate effectivement comme annoncé qu'iel vit mal la situation accomplie. Big win, il pourra quitter la relation le cœur plus léger en sachant que ça n'a de toute façon pas autant d'importance pour B d'être en relation avec A que de pouvoir dormir avec C.

Assez paternaliste de la part de B de savoir mieux que les autres ce qui sera bon pour le groupe à long terme, aussi, et de l'imposer.

Mais bon, A était sans doute un.e poly expérimenté.e et pas une personne en transition en train de se demander quelle est encore sa place dans ce nouveau paradigme.
Dans tous les cas je trouve cette absence de souci du consentement violente et irrespectueuse, quel que soit l'habillage. Mais encore une fois, peut-être que la façon de procéder a pris en compte son ressenti émotionnellement même si les actes ne se sont pas ajustés.

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Discussion : Questionner nos attirances (amoureuses et sexuelles)

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alinea7

le jeudi 01 octobre 2020 à 23h19

bidibidibidi
. Et il est peut probable que notre physiologie soit monogame ou polyamoureuse car à l'échelle d'un organisme vivant ça n'a pas grande signification.

Et pourtant c'est un facteur possible. L'homosexualité n'est pas quelque chose qui s'explique uniquement par la génétique. L'exposition à des hormones pendant la grossesse pourrait jouer aussi, puis le développement de l'enfant.
Pourquoi un phénomène devrait-il avoir une seule cause ? Pour nous faire plaisir, parce que c'est plus simple à expliquer ?
Pourquoi ne pourrait-on pas juste avoir des additions de différences qui ont ces conséquences ?

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Discussion : Questionner nos attirances (amoureuses et sexuelles)

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alinea7

le jeudi 01 octobre 2020 à 13h20

bidibidibidi
Dans tous les cas, parler de tendance "naturelle" chez un humain de quelques mois, c'est déjà biaisé car la culture est déjà passée par là.

Questionner ce qui est naturel, d'accord, mais pourquoi en fait, si ce n'est pour décider que tout le monde devrait faire pareil ?

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Discussion : Questionner nos attirances (amoureuses et sexuelles)

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le jeudi 01 octobre 2020 à 09h56

Intermittent
De ce que je vois autour de moi, les premières relations sont essentiellement monogames, même si elles le sont de manière sérielle. Je ne connais pas de poly-amoureux chez les jeunes gens qui entament leurs premières relations amoureuses.

C'est pas si fou d'essayer d'abord ce que la norme recommande.
Qu'en serait il si la norme proposait l'inverse ?Combien de monos malheureux à chercher à définir leur manque, leur insatisfaction ? A subir un système qui ne leur conviendrait pas ?

Je crois fondamentalement pas possible qu'on puisse configurer tout le monde pour le polyamour ou autre variante de non exclusivité. On peut qu'essayer d'être le plus à l'écoute des besoins de chacun et en tirer les conclusions sur la viabilité de certaines relations, quel que soit l'amour en jeu.

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