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Polyamour.info

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(France)

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Discussion : Jalousie psychologue Grenoble

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alinea7

le lundi 16 octobre 2017 à 20h35

Je viens faire un tour sur le forum et je lis ton témoignage à l'instant.
Je ne peux pas t'aiguiller mais je voulais simplement te dire que je suis admirative de la façon dont tu réagis. Tu n'as pas l'air submergé, chapeau.

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Discussion : Comment savoir si je suis prête (cette fois) ?

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le lundi 16 octobre 2017 à 15h05

Merlyn
En même temps, faut pas non plus se forcer, faut y aller en prenant son temps, le faire pour faire plaisir à quelqu'un et à contre coeur n'est pas non plus la solution

Merci c'est exactement la réflexion que je me faisais à la lumière des réponses.
Et je ne sais pas si je me dirige personnellement et individuellement vers le polyamour, indépendamment de mon couple initial et de la démarche de mon conjoint vis à vis de ça.

Je crois en revanche que maintenant j'ai envie de définir un chemin qui m'est propre et qui me convient, pas celui qui satisfait les attentes d'une personne ou d'une relation.

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Discussion : Comment savoir si je suis prête (cette fois) ?

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alinea7

le lundi 16 octobre 2017 à 15h02

calinou696
C'est très personnel comme question, ca ne me dérange pas d'y répondre, mais cela dépend entièrement de mon vécu, et je ne sais pas si ma réponse t'apportera quelque chose.

question de rationalité et de priorités en quelque sorte...

Merci pour ta réponse.
Je comprends. J'ai parfois l'impression que je fais la démarche inverse pour les mêmes raisons ^^

Mais seulement parfois, le reste du temps je me rappelle juste que la sécurité n'existe pas et que ce n'est pas en cloisonnant que je vais la créer.

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Discussion : Comment savoir si je suis prête (cette fois) ?

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alinea7

le lundi 16 octobre 2017 à 14h59

Siestacorta
Après, je crois qu'il est possible de s'attendre à ce que lâcher prise sur la vie amoureuse ( renoncer à la crispation de l'exclusivité) amène des résultats négatifs parce qu'on a jamais "intégré" que plein de scénarios étaient possibles, pas seulement des fins tragiques ou pathétiques.

En effet. Je vais y méditer.

Siestacorta
Tu te poses les questions "liberté ou sécurité", et chacun y répond différemment. Mes pistes sont les miennes, je t'en parle sans vouloir te les prescrire.

Pour l'instant je crois que je n'y réponds pas. En fait pour moi la case "sécurité" vient de disparaître.
Elle est un leurre pour nous aider à supporter l'incertitude anxiogène de la vie.

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Discussion : Comment savoir si je suis prête (cette fois) ?

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alinea7

le lundi 16 octobre 2017 à 14h56

Je reviens aussi un peu plus tard sur ce boulet rouge.

Je rappelle que je viens chercher des pistes, pas taper svp :-)

Siestacorta
Je reviens un peu plus tard ...

Autant poser des règles dans les relations non-exclusives, je sais bien que c'est nécessaire, que ça se fait au cas par cas... mais beaucoup de règles, comme la séduction platonique que tu proposes, me semble être des stratégies d'échec.

Une règle pas pragmatique, rigide, qui tient pas compte de la psychologie des gens impliqués (ton conjoint, la personne qu'il peut rencontrer), ça devient facilement un truc qui va à long terme obliger l'autre à chercher des moyens détournés pour vivre quand même la vie qui se présente à lui - le mensonge se présentant spontanément.

J'avais écrit une réponse et mon navigateur a planté donc je vais sûrement être plus brève. Ce n'est pas de la froideur ni de la sécheresse, je suis malade et fatiguée, ça n'aide pas.
Donc : je suis bien consciente que nous n'avons pas de contrôle sur nos émotions, ressentis, sentiment, envie.
En revanche nous pouvons contrôler nos actes.
La règle que je propose porte uniquement sur les actes, donc déjà elle n'est pas insurmontable en elle-même dès le départ. Pour rappel ce que j'ai dit c'est ça :

alinea7
Je lui ai déjà dit que maintenant j'accepterais qu'il développe une nouvelle relation du même type : séduction platonique, mais pas dans le secret cette fois. Et qu'on verrait comment faire évoluer les choses au fur et à mesure.

Peut-être que la formulation est mauvaise ? Mais je parle bien d'évolution, il me semble ?
Ce que je voulais énoncer n'était pas tant une limite infranchissable qu'une limite à partir de laquelle faire gaffe à moi s'il veut m'aider à ce que je ne retombe pas dans la panique qui me fait dégager de l'enfer émotionnel que ça m'inflige.
Personne ne force personne à quoi que ce soit, j'espère que tout le monde le sait, ça. Les prisons ne sont que dans les têtes. S'il veut me tromper il peut, avec n'importe qui, n'importe quand, en me le disant ou non. C'est s'il veut que je reste avec lui qu'il faut tenir compte de moi.

Parce que ce que tu proposes, expérimentation et discussion, ça nous a mené au clash deux fois. Alors j'essaie de sentir le point de rupture et le repousser. Tu serais du genre à foncer dans le tas et regarder ce qui émerge après le carnage toi non ?
En fait la démarche que j'essaie d'avoir c'est d'arriver à sortir du cercle vicieux : il ne me dit rien parce que pour lui je ne le supporterais pas / pour moi s'il me cache des choses c'est qu'il ne me fait pas confiance ou qu'il me rejette, ce que je ne supporte pas.
On peut dire les choses sans entrer dans les détails : je suis attiré par unetelle suffit, pas besoin de elle a fait ci et moi ça et ça m'a fait ressentir ci et ça.
L'idée serait d'arriver à communiquer sur du pas trop lourd parce que question mise en place de la communication y a du boulot et là pour le coup c'est pas du tout théorique et ça prend en compte nos personnalités. Mais encore une fois, en temps utile évidemment que la nouvelle personne/relation devra être prise en compte.

Siestacorta
Tout va se faire dans l'expérimentation et la discussion, on va essayer de se respecter et de se comprendre.

Ce que je proposais me semblait justement une version pragmatique adaptée à nous et qui mettait en place la théorie dont tu parles là. Mais je me suis peut-être mal exprimée ou alors y a vraiment quelque chose que je ne vois pas.

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Discussion : Comment savoir si je suis prête (cette fois) ?

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alinea7

le samedi 14 octobre 2017 à 22h35

Merci beaucoup pour vos réponses, je n'ai pas pu répondre tout de suite mais j'y réfléchis depuis. Et ça m'évoque tellement de choses que je vais essayer de résumer de mon mieux...pour rester sur les points qui bénéficieraient d'un retour.

Juliejonquille
J'ai commencé en étant très mono : j'ai épousé mon premier amour sans avoir connu personne d'autres.
Pendant longtemps j'étais fière et je n'ai jamais regardé personne d'autres : je ne les voyais même pas. Ça m'aurait revulsé qu'une autre personne me touche. On bosse ensemble, on a notre enfant enfin, le couple bien fusionnel.

Pour le coup j'ai un peu le même parcours que toi. Et je ne suis pas (encore) intéressée par les princes qui courent la campagne, non plus. Pourtant j'en ai rencontré pendant cette période houleuse, volontairement. Et l'attirance était possible, mais je ne sais pas comment dire, c'est comme si je n'y étais pas.

Juliejonquille
Je me bats avec la petite fille monogame qui croit au prince charmant et veut se faire enfermer dans un château. Alors que je sais qu'une fois dans le château le prince va m'oublier et que là c'est pire que d'être seule à l'extérieur.

Je pense que le château fort c'est vraiment rassurant et plus on y a passé de temps plus en sortir peut être effrayant. Je suppose que c'est idiot mais on ne s'y sent pas forcément à l'étroit et puis on peut l'aménager. Mais comme toi, moi ça m'allait si le prince était aussi au château, investi dans l'aménagement et l'agrandissement. Si c'est pour qu'il aille voir les princesses qui courent la campagne, j'ai pas vocation non plus à garder les meubles.

Donc sortir du château pourquoi pas. Mais déjà dans le château je me baladais en cuirasse et armée d'un lance-flamme nucléaire (juste au cas) pour pas me sentir trop vulnérable. J'étais en train d'apprendre à déposer mes armes (et remarquer que bizarrement y avait plus de gens qui approchaient du château)...et maintenant j'ai l'impression qu'y a jamais eu de château et que je suis à poil dans la nature. Pour le coup le ressenti de vulnérabilité est difficile à gérer.
On doit s'y faire (j'espère).

De base, je ne sais pas si c'est éducatif ou naturel mais je suis très fusionnelle et je mesure l'amour à ce degré de fusion ou au moins au désir de fusion. Donc bon, si, il me reste un peu de boulot,...ou alors vous aussi vous fonctionnez comme ça ? Après la fusion c'est peut-être une façon trop intense de voir les choses, rechercher la proximité ça devrait peut-être suffire ?

En tout cas pour l'instant ce que ça m'évoque c'est la tristesse si nous nous séparions définitivement (et pourtant manifestement je suis assez rapide à partir quand je panique!). Quand quelque chose est important pour nous il me paraît naturel d'essayer de trouver des moyens pour que ça fonctionne. Évidemment, ça ne veut pas dire qu'on peut tout contrôler, mais ne rien faire c'est laisser tomber.
Et donc c'est là que je trouve que la nuance est mince entre lâcher prise et indifférence. Parce qu'il faut mettre une limite à ce qu'on est prêt à faire pour alimenter/sauver une relation, ne serait-ce que pour ne pas se perdre soi-même. Mais que ne rien faire c'est laisser tomber.
La clé c'est peut-être juste de suivre son envie fluctuante.

calinou696
Une fois qu'on a mis le nez dedans, difficile de nier ce qu'on a appris et repartir dans un schéma conventionnel, en tout cas pour moi. Même si personnellement je n'exclus pas de finir en couple "classique", au moins ca sera en fonction de mes rencontres et cela serait un choix clairement.. choisi.

Quel motif serait assez fort pour que tu prennes cette décision ?
Ça m'interpelle parce que beaucoup de fils de discussion font état de la grande difficulté d'abandonner cette voie.
En ce qui concerne mon conjoint, sa réaction a été de dire qu'il n'avait pas besoin d'avoir quelqu'un d'autre, mais que si l'occasion se présentait il pourrait en avoir envie. Et il est d'accord pour rester exclusif puisque clairement ça a été intolérable pour moi.
C'est moi qui ne veux plus revenir en arrière. Je ne dis pas que je suis prête, ni que j'ai vraiment envie d'ailleurs, mais je ne veux pas revenir en arrière parce que j'ai l'impression qu'il n'y a pas d'autre route. C'est un peu comme si avant j'avais envie de lui appartenir, et que maintenant il n'en était plus question, avec personne. Finalement cette envie correspondait à l'illusion qu'on pouvait trouver quelqu'un en qui avoir suffisamment confiance pour qu'il agisse toujours au mieux pour nous. Ça ne marche que tant que les égoïsmes vont dans la même direction...donc ça me rend triste mais pour l'instant j'ai l'impression qu'en fait on ne peut jamais se laisser aller à faire confiance totalement, à personne. :-( (tout d'un coup je regrette mon lance-flamme)

Siestacorta
Tu n'es pas indifférente, tu décides de comment tu vas faire.

Pour le stylo le système est suffisamment simple pour comprendre (bien sûr, c'était le but, merci). Pour les relations, concrètement, je réfléchis encore à la mise en pratique.
Parce que pour les relations, il s'agit d'un système dynamique dans lequel il faut s'ajuster et dans lequel lâcher prise ne veut pas dire ne pas agir (et en même temps si on veut éviter que le stylo tombe le plus simple c'est quand même d'avoir la main fermée...mais par contre en effet se crisper dessus n'ajouterait rien si ce n'est le risque qu'on finisse par lâcher, de fatigue).
C'est peut-être ce que je disais plus haut, c'est peut-être l'envie qui indique la direction à suivre...mais dans la vie on a des tas d'envies plus ou moins égoïstes, plus ou moins acceptables en société, etc. On n'est pas seuls au monde avec des envies, on est entourés et on choisit à quelle envie on cède, non ?
Et d'autre part, parfois, même si on n'a pas envie de faire quelque chose à court terme, on sait que c'est la bonne chose à faire pour le long terme. Donc on peut choisir de faire quelque chose qu'on n'a pas envie de faire pour autre chose qui viendra ensuite, selon toute probabilité (mais rien n'est jamais garanti).
Donc bref, sous couvert d'optimiser le long terme c'est facile d'avoir envie de reprendre le contrôle. Et par sens du devoir, sous couvert de ne pas laisser tomber sa famille c'est facile d'oublier ses envies.
Donc déterminer quelle envie suivre, pas si évident. Mais après, c'est moi qui ai supposé que c'était peut-être la chose à faire, tu as peut-être une autre piste ?

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Discussion : Comment savoir si je suis prête (cette fois) ?

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alinea7

le jeudi 12 octobre 2017 à 22h39

Bonsoir.
Ça fait environ un an que je lis beaucoup sur ce forum. Jusqu'ici j'ai toujours trouvé un fil de discussion qui évoquait mon ressenti et me donnait des pistes de réflexion, mais ce soir j'ai trouvé une question à poser.

Mon histoire rapidement : en couple depuis plus de 15 ans avec maison et enfants. Le polyamour a été évoqué par mon conjoint dès avant le début de notre relation mais toujours comme quelque chose d'hypothétique et beau. J'avais d'autant plus de facilité à en parler que j'aime manipuler des concepts qui me sont étrangers et donc la théorie m'intriguait, faute de la comprendre. Mais c'est toujours resté théorique et même si je sais que mon cher et tendre aime plaire, c'est toujours resté gérable.
Il y a quelques temps la situation a changé. Nous faisions tous les deux une traversée du désert à titre personnel et professionnel, nous sentant épuisés et globalement pas bien comme on peut l'être dans les phases difficiles, ce qui rejaillit naturellement sur le couple. C'est à ce moment là que mon conjoint a été attiré par une demoiselle un peu plus jeune, jolie, célibataire et qui a pris les devants pour voir si quelque chose était possible, sans connaître au départ sa situation familiale. Même si leur relation est restée platonique, le fait qu'il me cache des choses et qu'il construise une relation basée sur la séduction a été une découverte accidentelle qui m'a fait beaucoup de mal.

Considérant toutes les réactions que j'ai pu lire sur le forum, j'ai très mal réagi. La théorie et la pratique, rien à voir...et non seulement j'avais jamais demandé à passer à la pratique mais en plus, que ça se fasse dans mon dos me donnait l'impression qu'il démissionnait de notre relation. Pour moi il n'y aurait pas eu de différence si la relation n'avait pas été simplement platonique, à cause du secret et à cause de son envie de séduire cette personne, dont je pensais qu'elle signifiait forcément un désengagement du nous (je ne suis pas tout à fait au clair avec ça aujourd'hui encore).

A cause de ça je lui ai tout de suite dit que pour moi ce n'était pas possible de partager, et j'ai proposé de le quitter. En fait, je le quittais, de chagrin, de perte de confiance, de deuil de la vision que j'avais de notre relation, de constater qu'il n'avait pas la même.
Il a réussi à me rassurer et nous avons continué ensemble mais c'était compliqué pour moi de reprendre confiance en lui, sachant qu'il pouvait la croiser presque n'importe quand, sachant qu'elle semblait prête à saisir toute ouverture pour se rapprocher de lui.
Au fil des mois, de mon travail sur moi, de mes lectures, de constater qu'il restait malgré ce que ça pouvait lui coûter, j'ai cru reprendre confiance. Mais j'ai confondu reprendre confiance en lui et accepter qu'il puisse avoir une autre relation amoureuse. Dès qu'il s'est rapproché d'elle à nouveau avec mon accord (extirpé et un peu forcé parce que je ne me sentais pas encore prête) j'ai vu que je ne gérais pas du tout et je l'ai quitté dans la foulée. Un peu comme d'autres sur ce forum quittent leur partenaire pour arriver à réaliser que leur relation a changé. Sans savoir si je voulais de la nouvelle.
Et ça m'a fait un bien fou, j'ai eu l'impression de me retrouver un peu, loin de la famille à qui je donne toute mon énergie depuis des années.
Nous nous sommes remis ensemble tranquillement, d'abord en relogeant ensemble puis en reprenant doucement notre couple.

Suite aux conséquences de cet énième remou il semble que mon conjoint soit plus clair dans sa tête qu'il ne doit pas essayer d'aller plus vite que ma musique. Plus clair aussi qu'il n'est pas prêt à risquer son équilibre familial, qu'il n'est pas prêt à me voir souffrir au point qu'il a pu constater pour une relation qui n'est pas assez développée en contrepartie (au stade actuel) pour être indispensable à sa vie.
A ce moment là j'étais même assez claire dans ma tête que le polyamour, ce n'était pas mon "truc" (sans animosité aucune envers le concept). De ce que je comprends sur le forum, c'est une philosophie de vie qui attire en soi ou alors on ne le fait pas parce que ça complique nettement la vie. Je pense d'ailleurs que c'est l'aspect qui pourra poser le plus de problème à mettre en place avec mon conjoint parce qu'il n'est pas communicatif du tout...sans parler de mes propres difficultés.

Je remercie @aviatha dont la lecture m'a fait beaucoup de bien sur ce forum où bien involontairement mais naturellement, il y a pas mal d'incompréhension pour les personnes exclusives (j'ai ressenti autant d'incompréhension, sans juger, je ne comprenais pas comment des personnes pouvaient se trouver mieux dans le polyamour). Elle m'a permis d'accepter qui j'étais et où j'en étais en expliquant très bien ce qu'on pouvait ressentir en tant que "mono".

Je suis désolée si j'ennuie tout le monde, j'arrive presque à ma question (pour ceux qui en ont marre, je pense que la question est un peu plus bas et finit par un point d'interrogation ;-) ).
Le fait est que la théorie a continué de me fasciner. Je crois que maintenant j'arrive à entrevoir une autre réalité, tout aussi valable que la première. Et je me sens tiraillée entre les deux. Je préfère toujours l'ancienne il me semble, mais je ne peux plus y rester, parce qu'elle était valable tant que je pensais que mon conjoint y était aussi, comme une partie de moi, tant que je croyais que notre relation était aussi forte et profonde que je le souhaitais. Mais lui n'est pas dans cette réalité et je ne peux pas l'y mettre. Il ne se définit pas au travers de "nous", même si c'est important pour lui ; c'est un deuil que je dois faire, que je travaille à faire.
Et je ne crois pas avoir envie de recréer ça avec quelqu'un d'autre, ça me semblerait essayer de croire à une illusion dont on a vu les coulisses. Pour caricaturer les choses, je pensais qu'il était l'homme de ma vie, si je me suis trompée je n'en veux pas d'autre parce que si ça n'est pas lui c'est que ça n'existe pas, et si ça n'existe pas il est ce qui s'en rapproche le plus, même si c'est autrement.

Et donc je suis maintenant dans un genre de no mans land, ni dans une réalité ni dans l'autre, d'autant plus bloquée que la demoiselle en question est pour le coup sortie de la vie de mon conjoint. Même si ça n'était pas le cas, elle n'est sûrement pas la personne avec qui ce type de relation pourrait fonctionner car pour elle l'évolution de sa relation avec mon conjoint était synonyme de séparation pour nous (à cause de la norme ?...pour ceux qui cherchaient un point d'interrogation, ce n'est pas encore celui-là, je me confonds en excuses).

Alors voilà : j'ai l'impression d'avoir avancé dans ma tête et d'être prête a accepter que mon conjoint ait une autre relation, mais je n'ose pas y donner du crédit parce que chaque fois j'ai paniqué. Comment savoir si je suis prête ? J'ai peur moi aussi de détruire notre famille en lui permettant quelque chose que je ne supporte pas. J'ai peur de devenir haineuse ou pire, indifférente.
J'ai aussi de l'empathie pour les personnes dont mon conjoint pourrait se rapprocher et qui pourraient souffrir si je panique encore comme je l'ai fait. Parce que ce sont des être humains aussi.
Sans parler de mon conjoint qui serait pris entre les deux.

Est-ce que vous avez des idées d'étapes qui faciliteraient la transition ?
Naturellement rien ne presse si ce n'est que j'ai peur de retomber dans mon ornière confortable si je n'en construis pas une autre.
Je lui ai déjà dit que maintenant j'accepterais qu'il développe une nouvelle relation du même type : séduction platonique, mais pas dans le secret cette fois (moi je suis de ceux qui préfère savoir, je me noie dans les faits jusqu'à plus soif pour arriver à les absorber). Et qu'on verrait comment faire évoluer les choses au fur et à mesure.
Mais ce n'est pas le genre de choses qui se créent sur commande. Je ne suis peut-être pas si à l'aise avec la mise en pratique si je cherche à provoquer que ça se produise : la recherche de contrôle prouve qu'il y a encore inquiétude.

Bref, ce serait sympa si vous avez des pistes de m'en faire part.

Et sinon juste pour le débat d'idées (toujours intéressants sur le forum) : est-ce qu'à un certain degré le lâcher-prise ne deviendrait pas de l'indifférence ? Comment doser pour rester dans l'un sans verser dans l'autre ? Parce que les sentiments c'est comme les cordes, à trop tirer dessus ils se défont. Tout ce qui demande lâcher-prise travaille donc un minimum à l'indifférenciation, non ?
Comment faites-vous pour alimenter vos liens en restant dans le lâcher-prise ? Ça me paraît une science bien mystérieuse...

PS : désolée si je me suis trompée de thème, j'aurais bien vu un thème "débutants" mais j'ai pas trouvé, la fatigue ?

Merci d'avance à celles/ceux qui prendront le temps de me répondre !

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Discussion : Besoin d'y voir clair

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alinea7

le mardi 10 octobre 2017 à 22h59

Je plussoie vérité.
Mais je crois que tu sauras beaucoup mieux te défendre maintenant que tu as défini le chemin qui te correspond de monoamoureux engagé envers sa famille. Tu ne parais plus prêt à tout subir pour faire perdurer votre relation.

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Discussion : Besoin d'y voir clair

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alinea7

le lundi 09 octobre 2017 à 11h33

Ouah c'est incroyable toutes ces avancées entre vous ! Tout le monde semble commencer à communiquer avec tout le monde. :-)

Impossible de dire comment tout va se débloquer mais les lignes bougent.

Si ta femme prend encore ton soutien c'est quand même qu'il reste quelque chose entre vous. Ça ne suffit peut-être pas pour rester en couple (pour l'instant rien n'est figé), ce sera en tout cas toujours bon à prendre comme parents.

Personnellement j'ai l'impression qu'il y a moyen de dire les choses simplement aux enfants. La nature choquante du message est déterminée par le jugement porté et on peut énoncer des faits sans juger avec des messages neutres du type Maman aime X, elle ne sait plus si elle aime papa mais ce qui est sûr c'est qu'elle vous aime encore et papa aussi, comme avant.
Après, dire ou pas, c'est votre choix évidemment (ça va sans dire mais ça va mieux en le disant). Mais il ne faudrait pas prendre les enfants pour des imbéciles, ils ont les yeux et les oreilles qui traînent.

Sinon, la décision de qui s'en va est importante parce que dans la société la faute est généralement rejetée sur celui qui jette l'éponge. Mais vous pouvez aussi décider de partir en même temps, chacun dans un nouveau logement, si vous avez de toute façon décidé de vous séparer.
Dans la mesure où tu essaies de recoller les morceaux et pas elle, personnellement il me semble plus logique que ce soit elle qui parte. Mais elle a certainement des arguments qui viennent appuyer l'inverse.
En fait j'ai vraiment l'impression que c'était ce qu'elle espérait : que tu partes et que vous ayiez chacun un logement de votre côté, avec garde alternée dans la maison familiale. D'où la proposition d'appartement commun alterné aussi : pour diminuer les coûts.

Finalement quelle était sa démarche initiale en t'annonçant qu'elle voulait te quitter parce qu'elle avait quelqu'un d'autre ? Sachant que sa femme à lui n'était pas au courant ??? Est-ce que lui a si envie de renoncer à sa compagne pour ta femme ? Ou bien est-ce qu'il commence à être pris en otage par le fait que ta femme a mis sa famille en danger pour lui ?
Bref, autant de questions qui ne t'apportent rien sans doute...

Et, dans la lignée des questions qui ne servent à rien, je m'interroge : pourquoi est-elle si triste de ne pas voir son amant chez vous le midi ? Ils ne peuvent pas se voir ailleurs ??? Je n'arrive pas à imaginer pourquoi ils ne peuvent pas aller dans un parc, dans un bar, dans un restaurant, dans un hôtel, dans un airBnB,...ça reste leur problème mais je ne vois pas ce qui le rendrait si insoluble.

En tout cas tu sembles reprendre des forces et ça fait plaisir à lire !! :-)

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Discussion : Besoin d'y voir clair

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alinea7

le vendredi 29 septembre 2017 à 00h29

Salut Wade,

c'est peut-être une phase difficile ou bien c'est peut-être aussi la fin de votre relation. Quoi que tu décides de croire tu auras sans doute raison. Parce que si tu perds espoir tu mettras fin à votre relation, tandis que si tu continues de penser que c'est une phase qui s'inscrit dans une histoire qui durera encore bien après, tu te donnes aussi les meilleures chances que ça se réalise.

Maintenant, se donner les meilleures chances ne veut pas dire tout accepter. Pour moi c'est important que tu mettes le doigt sur des ajustements qui te rendraient la situation tolérable (ou moins intolérable, il faut y aller par incrément...). Avoir de l'intimité est quelque chose d'important et ce serait peut-être bien de clarifier que l'autre relation de ta femme ne doit pas se passer chez vous, qui pour l'instant est aussi chez toi.
Il est assez compréhensible que tu envisages de prendre un appartement si tu as envie de te sentir vraiment chez toi quelque part.

Ensuite, mon expérience est bien maigre mais je crois que si vous avez encore de bons moments en famille, tout n'est pas perdu. Certes, ta femme a trouvé quelqu'un qui lui plait, mais ce n'est pas le père de ses enfants. Je pense qu'elle peut être attachée à l'idée qu'elle s'était faite d'une famille et si c'est le cas elle devait l'imaginer avec les deux parents (tout simplement parce que c'est l'image idéale inculquée par la société et que ne pas s'y conformer est supposé être vécu comme un échec). C'est peut-être maigre comme raison de s'accrocher mais ça ne suffirait pas si elle sentait que cet environnement lui est nocif, à elle comme aux enfants.
Si elle est encore là je crois que c'est qu'elle aussi a envie de croire qu'avec le temps vous arriverez à vous retrouver. Et si elle devient désagréable à chaque fois que vous avez de bons moments ensemble, moi je crois que c'est parce que justement ça lui fait peur, peur de se remettre à y croire alors qu'elle a été si blessée, si échaudée par des situations passées. Est-ce que ces situations se produisent quand il y a une dissonance entre l'image négative qu'elle a de toi et l'influence positive que tu apportes sur cette image ? Si c'est le cas ce serait plutôt bon signe qu'elle réagisse, ça veut dire que ce que tu fais fonctionne (paradoxalement).
Sa confiance est entamée, la retrouver peut être long. Mais elle est encore là et ce n'est pas rien.

Prends soin de toi tu le mérites. On fait tous des erreurs, tu es là pour essayer de réparer, ce n'est pas rien non plus.
Je te souhaite d'arriver à lâcher prise sur ce qu'est, doit être ou doit devenir votre relation. Pas devenir indifférent, lâcher prise. Tu ne peux influencer qu'en partie votre relation, tu ne peux qu'accepter ce qu'elle est actuellement. Et agir sur les éléments sur lesquels tu as un contrôle : occuper ton rôle de père (ni plus ni moins : pas surinvestir pour compenser les erreurs passées), être ouvert à partager de bons moments avec ta femme, mais aussi, retrouver les activités qui te font du bien. Ça t'a déjà été proposé par d'autres, je comprends que tu y sois réticent mais ce sont des activités qui te permettront de sentir que tu existes aussi pour toi-même, de remplir tes batteries d'ondes positives qui te bénéficieront et par ricochet qui bénéficieront à tous tes objectifs de vie, que ce soit de rétablir une relation positive avec ta femme ou la quitter. Si tu arrives à lâcher prise sur ta relation avec ta femme, ce sera plus facile de penser à autre chose et il te paraîtra sûrement bien plus normal de prendre soin de toi aussi.

C'est super que tu ailles chercher de l'aide pour t'épauler psychologiquement dans cette épreuve, peut-être que tu pourrais rapprocher les séances si tu te sens bien avec la personne et que ça t'aide à vivre la situation ?

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Discussion : Alerte drama : couple poly/mono, souffrances et questionnements

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alinea7

le lundi 11 septembre 2017 à 22h20

Bonjour,

j'ai lu ton message avec attention, il me parle parce que je partage certains ressentis vis à vis de la difficulté à établir des relations et l'hypersensibilité qui en découle lorsque ça arrive.

A te lire j'ai l'impression qu'aimer est une souffrance continuelle. Tu devrais peut-être explorer ce qui se passe en toi à ce moment là pour l'apprivoiser.

J'ai du mal à me faire une idée de votre couple donc je te demande pardon si je tombe complètement à côté de la plaque.
Je me demande si tu te laisses suffisamment exister dans cette relation. A oublier tes besoins et envies pour faire passer ceux et celles de ton partenaire en premier, tu disparais derrière lui. Il faut deux personnes pour faire un couple.
Ton partenaire demande-t-il les efforts que tu fais pour lui ?
J'ai l'impression que tu fais beaucoup d'aménagements dans ta vie pour son confort (pas sa survie, on ne meurt pas de manque de ménage, d'ailleurs si tu lâchais prise là dessus il finirait par se prendre en charge). Et il se peut que cela crée un déséquilibre dans votre relation.
S'il se sent trop investi par toi, pour lui, dépasser ta limite est peut-être une façon de remettre une distance entre vous qui lui convient mieux.

Si tu prenais plus de place dans votre relation, si tu maintenais un chemin de vie plus proche de celui que tu aurais si tu étais célibataire, est-ce qu'il aurait l'impression que tu l'aimes moins ? Et toi ?

Je dis ça sans nécessairement souhaiter que vous restiez en couple, c'est ton/votre décision. Si je te pose ces questions c'est parce que ton histoire t'appartient comme ton évolution personnelle, qui pourra avoir des retombées sur ta présente mais aussi tes futures relations.

Bon courage en tout cas dans cette période difficile.

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