Participation aux discussions
Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée
alinea7
le jeudi 20 septembre 2018 à 16h51
Pour moi bonheur ce que tu décris est une attirance. Et je le place dans la catégorie du désir (même si non sexuel), du ressenti, pas du sentiment. Parce que ce n'est pas construit, ça ne se nourrit pas d'une relation, d'une connaissance de la personne réelle derrière le personnage qu'on rencontre.
C'est brut et irrationnel.
Discussion : Besoin d'aide
alinea7
le lundi 17 septembre 2018 à 11h35
Dans notre environnement on suppose tellement qu'on ne peut aimer qu'une personne que si le.a partenaire se rapproche de quelqu'un on pense que forcément ça veut dire qu'il.elle s'éloigne de nous. Et ce n'est pas nécessairement le cas. C'est possible mais pas systématique.
S'il t'en parle, c'est quand même qu'il ne veut pas que tu le prennes comme un éloignement, justement, et qu'il espère quelque part que toi non plus tu ne t'éloigneras pas à cause de ça.
S'il s'en fichait de toi prendrait-il ce soin ?
Matsumi_Chiyo
Surtout que je n'ai pas confiance en moi et que trouver mieux que moi est la chose la plus simple du monde.
Dans ton message c'est cette partie qui me semble la plus triste.
Finalement de mon point de vue il est plus important que tu apprennes à vivre avec toi même ! Pour avoir dû faire du chemin dans ce domaine, je peux t'assurer que le temps que tu prends à t'accepter et t'apprécier ne sera jamais perdu. Tu gagneras une qualité de vie qui va bien au delà de ta relation de couple.
Tu mérites de te donner plus de valeur.
Discussion : Etat des lieux d'une poly mal assumée
alinea7
le vendredi 14 septembre 2018 à 18h34
Juste sur le sujet de la protection : et le préservatif c'est pas du tout envisageable ? Il me semble que tu saurais qui est le père. La contraception n'est pas l'affaire que des femmes.
Discussion : Présentation, questions- attention, roman..
alinea7
le dimanche 02 septembre 2018 à 08h26
Je trouve qu'artichaut a très bien répondu, juste, je remarque que tu as indiqué que ça ne t'intéressait pas toi même. C'est possible, c'est toi qui sais. Je crois qu'il faut que ça reste ton choix et pas un engagement pris envers lui.
Il me semble plus juste que vous ayez les mêmes possibilités dans ce domaine, quitte à ne pas les réaliser. Sinon ça peut moisir sur le long terme du style : "je m'engage sur quelque chose par amour, et il n'a pas l'engagement réciproque, m'aime-t-il ?" "Moi j'ai toujours été fidèle, j'ai été éperdue pour lui et qu'est-ce que j'ai eu en retour ???"
Quand j'étais plus jeune j'étais encore plus fusionnelle que maintenant, j'étais tellement centrée sur les désirs/envies/peurs/inconforts de mon partenaire que j'en oubliais les miens, je les minimisais, je ne leur accordais pas autant d'importance qu'aux siens (de ma propre initiative je tiens à le noter, mon partenaire ne m'a jamais demandé de piler sur moi même pour lui au contraire). Et quand les miens me revolaient dans la figure (on ne peut pas s'oublier sans conséquence), je mettais la responsabilité de mon inconfort sur mon partenaire : il aurait dû prendre soin de moi comme je le faisais pour lui,, en totale abnégation (mais si les deux s'oublient et se nient pour l'autre, qui reste-t-il, qui vit ?).
Au final, faire passer quelqu'un d'autre avant soi, c'est très romantique mais est-ce si bon pour la relation...et pourtant je sais, c'est si agréable cette sensation de fusion, d'amour absolu, de sécurité, d'unité...sur le moment.
Tout ça pour dire : prends soin lui, de votre relation, mais pas à ton détriment. Ce qui te pèse, il faut en parler. Pas pour l'empêcher de vivre de son côté : pour lui permettre de chercher comment lui aussi il peut prendre soin de toi sans que ce soit à son détriment. C'est un travail commun, une recherche dans laquelle on est en contact avec soi, avec l'autre et avec nos envies de trouver un terrain commun. On ne trouve pas toujours de solution commune, mais la recherche est une fin en soi, une façon de prendre soin de la relation.
Tu fais peut-être déjà tout ça et tant mieux si je suis à côté de la plaque. Je constate juste qu'il y a un conditionnement des filles à l'amour romantique, au fait qu'on n'aime pas vraiment si on n'est pas capable de tout donner par amour, tout et même le reste, idéalement notre vie entière pour notre homme, notre famille.
Au bout du compte on n'a quand même qu'une vie et c'est s'exposer à pas mal d'amertume que de ne pas se laisser exister, vivre pour soi et se découvrir.
Discussion : Je n'arrive pas à accepter
alinea7
le samedi 01 septembre 2018 à 15h33
Te sens-tu abandonné ou bien as-tu peur que ça se produise ?
Si tu te sens effectivement abandonné : à quelles actions concrètes est-ce dû ? Est-ce qu'il y a des actions concrètes de sa part (et indépendamment de son autre amoureux) qui te feraient sentir important pour lui, spécial, aimé ?
Si c'est de la peur que ça se produise : la peur serait utile si tu pouvais contrôler l'issue de la situation mais tu ne peux faire que ta part et espérer que ton partenaire fera la sienne. T'en parler c'est déjà un peu faire sa part : il te respecte assez pour ne pas te mentir et t'aime assez pour ne pas te quitter. Dans notre société ce n'est pas une combinaison si courante...
Tout a empiré lorsque le nombre de messages échangés est devenu croissant. Est-ce que demander s'il serait possible de les diminuer devant toi de façon à être plus centré sur toi/vous en ta présence ?
Discussion : Naît-on polyamoureux ?
alinea7
le jeudi 30 août 2018 à 18h49
Moi aussi je me suis dit que j'aurais bien aimé avoir la précision !! ^^
Discussion : Redevenir exclusif pendant un an après avoir été "libre"
alinea7
le jeudi 30 août 2018 à 13h33
Eh bien moi qui d'habitude trouve écho dans les propos de bidi3, je trouve ici ta réaction ferme, tranchée et intransigeante très dure. Je ne vois pas d'infantilisation mais un espoir romantico-mono-amoureux déçu.
J'ai l'impression que ta réaction correspond à un vécu où tu as été confronté à la nécessité de t'affirmer, peut-être parce que tu ne le faisais pas assez. Et ça peut être pertinent pour Jericho, c'est à lui de voir.
J'ai juste du mal à voir comment la manière dure de réagir que ça peut susciter permet une évolution apaisée et commune dans le polyamour.
Je plussoie artichaut, j'ai pu constater combien des deux côtés (mono comme poly), les évolutions souhaitées consciemment remplissent un besoin très peu exploré par contre. Et que prendre la peine de rechercher l'essence de ce besoin qui nous appelle et pourquoi, indépendamment du moyen, ça ouvre la porte à beaucoup de possibles beaucoup moins tranchés que mono vs poly. Dans le respect de chacun.
Mes 2 cents.
Discussion : Naît-on polyamoureux ?
alinea7
le jeudi 23 août 2018 à 10h55
La question "naît on polyamoureux" peut se comprendre "est-ce dans la nature irrépressible d'un polyamoureux de l'être ou peut-il cesser de l'être" mais aussi "peut-on devenir un polyamoureux épanoui si l'on n'est pas né polyamoureux".
Pour la première, j'ai lu sur le forum que le retour "en arrière" en tout cas conceptuellement est difficile après y avoir goûté. Mais j'ai vu aussi des fils de personnes qui y renoncent pour des raisons pratiques. Je n'ai pas les liens vers les discussions en question et ce serait assez long à retrouver...
Pour la seconde question, il y a aussi des fils qui montrent un passage au poly après des difficultés.
Ce qui fait que j'ai l'impression qu'il n'y a pas de réponse tranchée à aucune de ces deux questions. Mon impression est que c'est très variable selon la personne et la situation.
Quelle est la difficulté pour un poly/une personne à avoir des sentiments éventuellement réciproques sans y donner suite par des actes établissant une relation amoureuse à part entière ?
Quelle est la difficulté pour une personne à être moins entier dans son affection et à définir son environnement affectif au niveau individuel plutôt qu'autour d'un noyau ?
Pour l'instant je me définis comme mono non pas parce que je ne peux aimer/ être attirée que par une seule personne à la fois, au contraire, mais parce que je peux aimer des gens sans vouloir aller plus loin. Tout simplement parce que tant que je suis satisfaite affectivement, je n'ai pas besoin d'aller chercher plus d'amour (et les complications affectives et logistiques qui viendraient avec).
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : Polyamour et amour véritable
alinea7
le mardi 14 août 2018 à 10h13
Pour moi ce n'est pas faux que l'amour est plus entier si l'on a une seule personne. Et c'est cette disparition du "se perdre dans l'autre" qui me fait défaut dans le poly. Au bout de plus de 15 ans ce n'est pas de la NRE donc non, il n'y a pas que la passion amoureuse qui l'implique. Je ne crois pas que ce soit forcément une dépendance affective malsaine non plus. Je pense que c'est simplement une façon différente de considérer le lien.
Sans que l'autre soit tout non plus.
Pour moi l'énergie/le temps/l'attention qu'on porte à un lien contribue à sa force. Si on se disperse on a des liens aussi intéressants/épanouissants mais moins forts.
Pour exemple, pour habiter loin d'amis avec qui j'ai partagé des moments marquants lorsque nous étions voisins, je me rends compte que si le vécu sera toujours là et si ça me fera plaisir de les retrouver, je ne peux pas dire avec certitude que j'en suis aussi proche qu'avant (à mon grand regret).
Les gens changent, déjà. Et puis je ne sais pour ainsi dire rien de leur quotidien, des petites aventures qui émaillent leur vie depuis que je suis partie habiter loin. Comment je pourrais me prétendre proche alors que si je les appelle, il faudrait des heures de discussion pour arriver à se reconnecter intimement ? On s'échange les grandes lignes et ça prend déjà pas mal de temps de le faire dans les deux sens. Je ne connais pas les gens qui sont dans leur vie, il y a tellement de choses que je ne peux pas comprendre.
Le lien se distend. Moins on échange moins on en sait moins on se sent concerné. Et quand on ne se sent plus concerné, on coupe les ponts. Moi je n'aime pas ça mais je ne peux pas forcer les gens à rester en contact. Par contre je le connecte directement à ce relâchement du lien faute de l'alimenter. Ça s'explique bien avec la distance mais ce n'est pas l'unique cause possible. Pour moi la même chose peut arriver avec plusieurs amours, sans même le voir venir.
En revanche je trouve inapproprié d'appeler ça amour véritable, comme si les autres n'étaient pas du vrai amour.
Discussion : Jalousie quand elle nous tiens
alinea7
le mardi 07 août 2018 à 09h15
J'ai connu des phases de couple difficiles où j'avais cette certitude d'aimer toujours mon partenaire et d'avoir envie de le retrouver, d'avoir du temps de qualité avec lui, mais où dans les faits lorsqu'on passait du temps ensemble on n'arrivait qu'à se disputer. Comme si on n'était plus en phase temporairement.
On ne peut pas être sûr que c'est une phase de couple ou la fin, on ne le sait qu'après, quand on a réussi à se reconnecter. Et je crois que ça vient avec une volonté commune de retrouver une relation positive, de déposer les armes.
J'ai l'impression que sa colère et sa vengeance sont une souffrance qu'il veut te faire payer comme si te faire éprouver de la souffrance allait effacer la sienne.
Ça ne fonctionne pas. Peut-être pourriez vous consulter ensemble pour rétablir le dialogue ? Parce que dans votre configuration je ne vois pas de polyamour pour l'instant. Je vois quelqu'un qui de victime est passé à bourreau et peut rester confortable très longtemps dans ce rôle.
S'il a trouvé ton comportement irrespectueux, que pense-t-il de son propre comportement ? Pourquoi reste-t-il en couple avec toi si c'est uniquement pour te faire payer la souffrance qu'il a ressentie lorsqu'il a appris que tu avais flirté ?
S'il trouve du positif au polyamour, peut-il assumer sa démarche d'ouverture et se montrer respectueux envers toutes ses partenaires, toi comprise ? Peut-il admettre alors que ton comportement n'a pas été irrespectueux envers lui, même si ça lui a fait un choc ?
Sa souffrance ne justifie pas que tu encaisses des comportements que tu juges irrespectueux. Je vous souhaite d'arriver à rétablir le dialogue.
Discussion : Je lui en ai parlé... et ça l’a brisé
alinea7
le lundi 06 août 2018 à 21h46
pkd
Pourquoi 3 ans à peine, vous pensez que c'est plus facile après 5ans, 8ans... L'impact émotionnel traduit surtout un mono qui ne s'est jamais posé de questions. Parler de l'éventualité de quelque chose est quand même beaucoup moins violent que d'annoncer que l'on a un nouvel amoureux en vue. Mais bon, en effet la discussion semble lancée sauf qu'elle est sous la condition qu'Elsie oublie les balivernes poly... Il y a quelques décennies, les femmes devaient oublier les balivernes sur leur droit de vote ou la contraception...
J'espère que je comprends pas bien mais j'ai un peu l'impression que le mono se fait dénigrer parce qu'il réagit mal là, dans le sens où il aurait dû se poser des questions...:-/ Mais si tout va bien pour lui pourquoi l'aurait-il fait ? Si le mode relationnel qui lui convient est précisément celui que la norme impose, qu'est-ce qui l'aurait poussé à le faire ?
Et puis l'intensité du choc ne vient pas forcément du fait de s'être posé des questions ou non à ce sujet mais peut-être simplement que ça ne correspond pas à ce qu'il cherche dans son couple, et qu'imaginer que sa partenaire s'y intéresse démontre que sa façon (à elle) de considérer ses relations amoureuses est incompatible avec la sienne (à lui), en tout cas pour l'instant. Et il est compréhensible qu'il ne puisse pas s'engager à changer d'avis là dessus, tout comme Elsie ne peut pas s'engager à se satisfaire de leur relation exclusive ad vitam.
Il est tout aussi admissible qu'il n'ait pas envie d'envisager le polyamour et tant mieux s'il est clair, Elsie sait à quoi s'en tenir. C'est beaucoup plus sain que de se laisser traîner par le bout du coeur jusqu'à l'usure de la relation. S'ils se dirigent progressivement vers le polyamour au moins ce sera à son rythme et en respectant ses limites, ce qui me paraît bien moins violent.
Enfin ce n'est que mon avis. Et je te rejoins sur le fait que souvent on fait comme on peut et pas comme il faudrait. C'est d'ailleurs vrai des deux côtés.
Discussion : L'excuse du polyamour
alinea7
le dimanche 03 juin 2018 à 11h21
Bonjour TBTC.
J'ai beaucoup d'empathie pour toi parce que tu sembles perdue et en souffrance.
Ma réflexion c'est que tu fais encore beaucoup de choses pour le bien-être des autres. Ton enfant pourrait être parfaitement heureux dans pas mal de circonstances, y compris si ses parents n'habitaient plus ensemble.
En l'occurrence ici pour moi vous n'avez rien décidé. Tu ne l'as pas vraiment quitté, vous vivez encore ensemble et personne n'est au courant. Ce qui a changé pour ton partenaire c'est donc uniquement l'absence de relations intimes physiquement. Il peut donc tout à fait espérer que tu cèdes sur ce plan à un certain moment, et que tout reprenne comme avant.
Quel était ton but en le quittant ? Qu'il réalise que tu comptes plus que l'autre pour lui ? De lui faire payer des comportements passés ? Ou tu l'as fait pour te prendre en compte toi, reprendre ta liberté ?
Pour moi la question c'est de déterminer ce qui te permettrait à toi d'être bien. Et malheureusement pour ça personne n'est mieux placé que toi. Tu sembles en effet ne plus savoir quoi penser en disant que tu ne veux plus de tout ça, mais en disant que tu ne veux plus non plus de la monogamie. Toute cette réflexion me semble bien théorique.
En pratique, je crois que tu saurais bien dire ce que tu voudrais mais que tu n'oses pas. Y croire ? Espérer ? Demander aux autres de faire leur part ? Est-ce que si ça se réalise à ta demande plutôt que spontanément ça en perd de sa valeur ?
Je ne sais pas. Qu'est-ce qui serait la situation idéale pour toi ? Demande le. Soit c'est possible, soit c'est en partie possible, soit c'est impossible ou uniquement dans des modalités qui ne te conviennent pas. Et au moins tu seras fixée.
Parce que tout est encore possible.
Dans le cas où tu le quittes : rien ne dit que tu retrouveras la monogamie avec un autre partenaire. Rien ne dit que tu doives retrouver le niveau de confiance absolu que tu avais avant ces événements pour être heureuse.
Dans le cas où tu te remets en couple : la peur que les événements passés se reproduisent et la souffrance que tu as pu en avoir ont peut-être besoin d'être entendu et pris en compte autrement que par des mots. Discuter des modalités qui feraient que tu serais rassurée sur le fait que tu comptes réellement ?
Dans tous les cas il me semble que tu pourrais bénéficier d'un suivi professionnel avec quelqu'un qui t'aiderait à déterminer vers quoi tu voudrais aller.
Courage à toi.
PS : je sens que je n'ai peut-être pas mis les formes dans mon message autant que je le voulais au départ, je manque un peu de temps pour revoir, adoucir, clarifier. J'espère que je ne suis pas blessante, je ne voudrais vraiment pas ajouter à la souffrance dans ce contexte.
Discussion : Remise en cause et difficultés...
alinea7
le mercredi 09 mai 2018 à 21h05
Yuzu
C'est aussi en me détachant de la relation et de la dépendance que j'en avais que j'ai réussi à vivre la relation pour ce qu'elle était vraiment : du temps avec l'homme que j'aime.
(+) :-)
Discussion : Remise en cause et difficultés...
alinea7
le mercredi 09 mai 2018 à 16h18
Jey, je suis moi-même en cours d'évolution et même si je sens que je suis en bonne voie je ne me sens pas légitime d'indiquer un mode d'emploi pour devenir polyamoureux. D'abord parce que le travail à faire est tellement personnel que je doute qu'une recette universelle existe.
En revanche je peux peut-être t'indiquer ce qui m'a aidée.
Cette discussion m'a parue pleine de bons conseils, notamment j'ai retenu ce post de Kuoni :
Kuoni
Salut et bienvenue à toi Yuzu !
Je viens de lire TOUS vos posts. Bon dieu, c était long.
Pour info, je suis moi même mono et poly-acceptant. 30 ans, marié, 2 enfants tout pitits.
J ai quelques réflexions.
J ai trouvé un paradoxe au polyamour.
Dans un couple mono, il est possible de vivre en ne pensant qu à l autre... En ayant pour but de le rendre heureux, quitté à s effacer. Beaucoup passent leur vie à faire ça.
En polyamour, pour que ça marche, il faut avoir pour principal soucis son propre bien être. Refuser les "compromis" qui te posent un problème. Être capable de dire non, ou de poser ses limites.
Si tu indiques que quelque chose ne te convient pas, et que l autre le fait quand même. Vous avez un problème.
Si tu intellectualises ça en te demandant s'il est légitime que tu lui refuses ça, vous avez un problème.
Le fait que tu ne supportes pas quelque chose légitime que tu tapes du poing sur la table pour ça.
J ai souffert les... 8... Ou 10... premiers mois ou je suis devenu poly acceptant. Malgré moi, je pensais au bonheur de ma chérie, je faisais des efforts pour lui autoriser des choses qui me blessent.
Je me disait que ça la rendait heureuse, donc qu elle serait reconnaissante envers moi, et que ça me serait bénéfique, etc...
Et c est faux. L autre ne "comprends" pas la valeur des sacrifices que tu fais à leur juste valeur, et ne pourra jamais te rendre la reconnaissance que tu attends, parce qu il évolue dans un cadre différent, avec d autres inquiétudes.
J ai commencé à revivre et à apprécier la situation quand j ai compris la nécessité de taper du poing sur la table, et de fixer les règles, quand je me sentais mal vis à vis de quelque chose.
Ça a été mal reçu sur le Moment, (car un retour en arrière, pour mon épouse), puis on a évolué vers quelque chose de beaucoup plus respectueux. Sans tabou. Une règle simple : exprimer chaque contrariété que l on ressens, et les respecter.
Actuellement, tu agis comme je le faisais au début. Tu prends sur toi sans arrêt parce que tu veux que ton mari soit heureux. Pour toi, et pour tes enfants. Tu emmagasine toute la frustration générée par SES choix pour le bien familial, et tu t'effaces. Parce que tu veux être une bonne personne.
Et de ce fait, tu es une mère malheureuse pour ton mari et tes enfants. Au final, ça fait deux parents malheureux.
Tout ça, c est mon avis, bien sur. Mais si je devais donner un conseil, c est d écrire ta liste de règles. Ce qu il peut , ou ne peut pas faire. Avec des conséquences s il les trahis.
Pour moi, je quittais la maison et mon épouse si elle ne respectait pas tout simplement mes conditions.
Après tout, c est elle qui veut changer la structure familiale. C est à elle, d assumer.
A commencer par révéler ton existence à ses compagnes, puisque cela te blesse au plus haut point. Mentir à ses amies pour cacher l existence de la femme qu il aime, personnellement, je trouve ça odieux et totalement irrespectueux de toi (dans le cadre du polyamour, en tout cas).
Et enfin, pour ce qui est du regard des autres, de tes proches, ça m'a empoisonné pendant des mois. J étais honteux que les autres découvrent la situation.
Ça s est réglé en même temps que le reste.
J ai imposé mes conditions => elles ont été respectées => j ai commencé à me sentir beaucoup mieux => à être fier de cette situation et de ma nouvelle ouverture d esprit => à ne plus être affecté par le regard des autres => à supprimer des conditions que j avais initialement posé, et qui désormais, n'avaient plus d importance pour moi.
Et ça continue.
Dans ta situation, tu n es actuellement pas du tout respectée (et certainement en grande partie par ta faute, qui ne te permets pas d'imposer tes conditions.). Il est donc normal que tu le vives mal.
PS : évite de demander conseil aux gens autour de toi. Ils ne peuvent pas comprendre et ressentent ta tristesse. Leurs conseils seront toujours de retourner à une vie mono, quoi qu il arrive.
La solution poly n existe simplement pas dans la tête des gens. Elle est pourtant réelle.
Bonne chance, et désolé pour le pavé u.u
Je suis désolée je n'ai pas trouvé comment mettre un lien vers un post en particulier donc je l'ai cité directement.
Finalement je ne résiste pas à t'écrire quelques mots sur ce qui m'a aidée jusqu'ici : la première règle pour moi a été d'arrêter de m'identifier à mon partenaire ou à notre relation, et commencer à habiter ma propre personne, à identifier comment prendre soin de moi individuellement (ce qui rejoint le post cité). Pour moi la compersion passe par là : je peux être bien du bonheur externe de mon partenaire si je suis équilibrée en son absence, si je me sens en harmonie avec moi même seule. Parce qu'alors ce qu'il vit ailleurs ne m'enlève rien. Au contraire : on peut être bien avec soi-même, on peut réaliser sur le chemin qu'on a besoin de ce temps pour soi, pour se retrouver, se découvrir, se développer, etc. Et ces moments vécus individuellement alimentent la relation.
J'ai aussi réalisé que toute ma vie ne dépend pas du maintien de notre relation. Que si elle se termine ce sera très dur mais considérant ce que nous avons vécu ce ne serait déjà pas un échec mais une très belle histoire. Je ne serais pas indifférente à une séparation (très très loin de là !!) mais cette façon de penser me permet de lâcher un peu prise sur chaque événement, en arrêtant de tout connecter à ce que ça peut représenter de positif ou nocif pour l'avenir de notre relation...et donc je respire mieux.
Voilà, j'espère que ça t'aidera un peu. Ce n'est pas une mince évolution. Prends soin de toi.
Discussion : Comment savoir si je suis prête (cette fois) ?
alinea7
le samedi 05 mai 2018 à 23h10
Après plusieurs mois de silence je viens redonner des nouvelles plus positives !
Je suis tellement reconnaissante des retours que j'avais pu recevoir que je tiens à vous remercier encore et témoigner du chemin parcouru. Donner un témoignage d'évolution positive, aussi, car il y a beaucoup de ruptures sur le forum.
J'hésite à me qualifier de polyamoureuse car actuellement mon conjoint n'a personne d'autre (ni moi, même si j'aime l'idée d'en avoir la possibilité, et même si j'aime rencontrer des gens d'une manière générale). Je ne sais pas trop dans quel niveau de détail rentrer étant donné que je ne veux ni peux divulguer la vie privée de mon partenaire. Ce qui est sûr c'est que je me sais ouverte à ce qu'il ait des relations amoureuses extérieures à nous. J'ai pu réaliser que certains facteurs me rassurent grandement, notamment que les personnes concernées aient déjà une vie amoureuses bien à elles et pas un vide affectif à combler. C'est assez réducteur de considérer qu'une personne célibataire a forcément un vide affectif, d'autant plus que j'en avais un énorme tout en étant en couple de longue date ! Mais bref, sans fermer les possibles, je constate que cet aspect là est rassurant pour moi en tout cas pour l'instant. Y compris dans mon exploration pour d'autres partenaires éventuels.
Je vois même du positif à cette nouvelle configuration relationnelle parce que mon partenaire est plus attentif à moi, nous avons redéfini notre base de communication. Nous démontons les mythes amoureux du grand amour et de l'amour inconditionnel pour nous jeter dans l'amour contact dans lequel nous prenons beaucoup de plaisir. Nous sommes bien plus proches ces derniers mois depuis que nous le mettons en pratique, peut-être plus que jamais.
J'aime le fait que chacun prenne la responsabilité de son ressenti et de ses besoin. Je constate que dès que c'est le cas, on découvre une disponibilité chez l'autre pour nous aider dans la mesure de ses moyens, ce qui nourrit la relation. Lorsqu'on ne prend pas la responsabilité de ce qu'on ressent à l'inverse, on fait peser des attentes que l'autre doit souvent en partie deviner, on peut développer de la rancoeur chacun de son côté alors que rien n'a été demandé / exprimé / assumé.
J'ai pu réexpérimenter le même type de moments qui me faisaient paniquer et je suis fière d'avoir survécu avec brio, justement en prenant la responsabilité de mon ressenti, en saisissant l'opportunité de me découvrir,...et en bonne partie grâce à tous les témoignages et conseils glanés sur le site.
Je ne me reconnais plus. Je suis fière de penser que mon partenaire plait à d'autres personnes alors qu'auparavant (je l'étais aussi mais) ça m'insécurisait énormément. Je découvre que moi-même j'ai cette capacité et je n'ai pas encore décidé de ce que j'en faisais.
Je suis triste de ma réaction initiale. Maintenant je voudrais pouvoir rencontrer la personne qui a initié ce changement, me confondre en excuses pour ma réaction disproportionnée, la remercier d'avoir permis ce bouleversement, et faire sa connaissance. Je vais sûrement trop loin là...non ? Mais comme je viens d'arriver au pays des bisounours, j'ai l'impression d'aimer tout le monde maintenant, de les voir comme des partenaires sur mon chemin, plutôt que des obstacles.
Je suis livrée à moi-même ce soir et je suis heureuse ce qui semblait hors de portée il y a deux ans. Je vous rassure, je saisis un moment où je vais particulièrement bien pour vous raconter tout ça car évidemment il y a des moments moins roses. Et si vous le voulez bien, je reviendrai vous demander de l'aide lorsque ce sera le cas. J'aimerais aussi aller à un café poly dans ma région car je me rends compte que je n'ai personne à qui en parler. Même les proches qui ne jugent pas entendent au travers du prisme normatif, ce qui fait que j'ai l'impression de parler une langue étrangère. J'entends l'incompréhension qui m'empêche de parler de peur que plus tard on saisisse un creux pour me dire qu'en même temps, on court après les problèmes...
Donc, les gens qui peuvent comprendre : merci d'être là ! :-)
Discussion : Gérer les chagrins d'amour
Discussion : Perdue sentimentalement entre deux hommes
alinea7
le mardi 10 avril 2018 à 19h50
Je peux comprendre pourquoi ton copain doute avoir une place centrale dans ta vie dans la mesure où il n'était plus du tout central au moment où tu as eu cette aventure. Comment il allait le vivre lui et s'il allait te quitter au moment où il allait l'apprendre, ça n'a pas influencé tes actes.
Au contraire cette façon de procéder me semble dire que la qualité de votre relation et son acceptation de l'ouverture de votre couple étaient moins importantes que ce que tu avais envie de vivre sur l'instant.
Attention je peux concevoir que ta démarche était différente et que dans ton esprit, tes actes ne l'ont pas écarté de la place centrale qu'il occupe dans ta vie (même si comme je viens de l'expliquer, je ne comprends pas par quel schéma de pensée, mais ça m'intéresse de comprendre). Je dis simplement que j'aurais la même difficulté à entendre que j'ai une place centrale si on m'impose une ouverture dans le secret.
Mais rien n'est joué non plus. Pour les conseils je ne me sens pas légitime : mon histoire ressemble un peu à la tienne à ceci près que j'aurais le rôle de ton copain. Je ne suis donc pas une poly aguerrie.
En tout cas, moi ça m'aide beaucoup qu'on soit revenus à une phase plus exclusive, à prendre soin de notre relation. Je prends confiance dans le fait que notre relation est effectivement centrale et que le flirt n'était pas une rupture progressive. Ça m'aide à envisager un futur à moyen terme plus ouvert, à en rediscuter le cas échéant.
Ce post récent pourrait t'intéresser.
Il n'y a pas de mal à vouloir vivre sans te sentir enfermée. Ce serait bien que ton copain ait cette même liberté (d'accepter ou non l'ouverture de votre couple, d'avoir d'autres amoureuses).
Discussion : [Le site] Les thèmes du site.
alinea7
le samedi 31 mars 2018 à 09h06
Ah, j'ai pas compris, j'ai pas vu ta proposition. L'idée c'est de d'afficher une définition succinte du polyamour et un lien vers l'intro en haut de chaque page de forum ?
Discussion : [Le site] Les thèmes du site.
alinea7
le samedi 31 mars 2018 à 09h00
@bonheur je suis d'accord qu'il faut informer. Je cherchais des solutions et je n'ai pas trouvé, et apparemment je t'ai vexée au passage, j'en suis bien désolée. :-/
Message modifié par son auteur il y a 8 ans.
Discussion : [Le site] Les thèmes du site.
alinea7
le vendredi 30 mars 2018 à 23h01
J'avoue que quand j'ai fini par vouloir poster, je n'ai pas su trop quelle catégorie choisir. Plutôt qu'un seul thème, peut être que des genres de hashtag seraient pratiques : pour mon fil, j'ai hésité entre base, jalousie et témoignage. Mais "nouveau" ou "Mono/poly" m'auraient aussi convenu. Et donc pouvoir en mettre plusieurs serait pratique.
En fait, je me suis même demandé à quoi le thème était utile. Mais ensuite j'ai lu une bonne partie sinon tous les fils du thème jalousie parce que je cherchais des témoignages et réactions de souffrance pour mettre le doigt sur les miennes plus précisément. Donc je vois que ça peut être utile. ^^
Quant à limiter la participation au forum à ceux qui sont capables de définir le polyamour et se retrouvent dans le concept, à part rendre le forum privé et accessible uniquement à ceux qui ont un compte, je vois pas. Et je trouverais ça très dommage : des personnes polyamoureuses en souffrance peuvent atterrir par hasard sur un forum public (parce qu'un moteur de recherche a trouvé un fil qui correspond à leur problématique). Alors certes comme c'est là c'est pas parfait mais l'accueil non jugeant et l'ouverture d'esprit que j'ai lue sur tous les fils sont inestimables et assez rares sur internet. Ce serait dommage d'en priver des personnes qui pourraient en avoir besoin. Tout le monde n'a pas forcément les moyens de se payer l'aide d'un professionnel, ou une oreille empathique dans son entourage.
Mais je suis d'accord sur la démarche d'éviter de tout mélanger. Je suis pas sûre qu'on puisse vraiment trier...d'autant que, qui sait comment peut évoluer une personne/situation à partir d'un instant donné ? Parce que même quelqu'un qui vient avec une situation d'adultère et ne se remet pas en question dans l'immédiat, les réponses et témoignages de polyamoureux sont autant de graines qui peuvent germer à long terme, sans même forcément qu'il y en ait une trace sur le forum.
Voilà voilà ma petite réflexion sur le (s) sujet(s). En tout cas merci de m'avoir accueillie et de m'avoir répondu même si je n'ai pas le polyamour infus. ^^
Message modifié par son auteur il y a 8 ans.