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Discussion : Une petite clef?
alinea7
le mardi 13 novembre 2018 à 05h26
J'ai l'impression que tu cherches à percevoir ta situation différemment mais que tu ne veux pas lâcher les éléments sur lesquels tu as construit ce point de vue.
Et ton point de vue se tient très bien d'après ce qui s'est passé, je te fais confiance pour ça. :-)
Peut-être en considérant que ton point de vue est valide, et qu'un autre peut l'être tout autant sans remettre le tien en question.
Mais avant de t'autoriser à changer de positionnement, peut-être que tu devrais mener au bout les émotions qui te restent en travers, et il me semble que clairement il y en a. Ton mari a reconnu qu'il s'est mal comporté, mais tu parais encore très en colère. Est-ce que tu considères que s'il t'aimait il aurait dû se comporter différemment ? Est-ce que tu penses qu'il ne t'aime pas ? Pas assez ? Moins qu'elle puisque c'est elle qui est la cause de ces comportements ?
Où est-ce que tu sais qu'il t'aime et qu'il ne pensait pas te faire du mal ? Si c'est le cas, pourquoi encore ce ressentiment ? La colère de penser que si la même situation se présentait il ferait encore la même chose ? L'impression que son "allégeance" va à cette nouvelle amoureuse en premier ? Pourquoi ce ressentiment ?
Et puis, tu trouves des défauts à cette femme sur des bases tout à fait entendables. Mais est-ce que cette personne se résume à ces traits de caractère ou bien est-ce que c'est pratique pour toi de la réduire à ça dans la mesure où ça te permet de la détester en toute bonne conscience ? De la responsabiliser des comportements que ton mari a eus ? Tu n'es pas jalouse il semblerait mais je pose la question quand même au cas où. Cette personne est la raison de votre changement de situation que tu n'as pas demandé, la raison pour laquelle ton mari a eu ces comportements que tu ne détailles pas et dans lesquels il n'a pas pris soin de toi, de votre lien.
Aussi : qui décide si une relation est exceptionnelle, spéciale et rare ? Quels sont les critères ? (ce sont de vraies questions, même si pour toi c'est peut-être évident)
Est-ce que pour toi une relation doit être spéciale pour mériter d'exister ? Est-ce qu'une relation doit être unique pour être spéciale ? Je pose vraiment la question. Je crois que je connais mes réponses mais les miennes ne sont pas le sujet. :-)
Question subsidiaire et je tiens à préciser que toutes ces questions sont pour ta réflexion, pas forcément pour que tu y réponde ici : est-ce qu'il en est de même pour les personnes ? C'est à dire, est-ce que tu considères que tu devrais être spéciale pour mériter d'exister ? Est-ce que le comportement multi-amoureux de ton mari en banalisant votre relation, te banalise toi même à tes yeux ?
Si je pose cette question c'est parce que tu parles de baisse de confiance en toi.
Je suis désolée je n'aborde pas du tout la question de la sexualité qui te pose problème. J'espère que certaines de mes questions te parleront.
Discussion : Première expérience.... Et confusion... Suis-je trop idéaliste ?
alinea7
le lundi 15 octobre 2018 à 21h32
Daenerys1977
OK, nous étions là pour du sexe, ca je le conçois parfaitement, mais comme je l'ai écrit le coït de base, ça ne m'interesse pas plus que çà !!
Je recherchais un minimum de calinerie, de côté tactile, d'effleurement, de caresses.....
Bref, je suis tellement nulle, que même le truc le plus vieux du monde, à savoir prendre un amant, je le rate ! Et il y a des femmes plus bêtes, plus moches que moi qui y arrivent bien! C'est que je suis pire qu'elles, je commence à me le demander....
Au lieu de me remonter le moral, de me faire sentir désirable et de m'évader, je me sens utilisée, nulle, sale, et moche à l'intérieur comme à l'extérieur....
Alors, erreur de casting ? Que dois-je remettre en cause chez moi pour simplement avoir une relation complice, sans pour autant s'enfermer ?
Je suis juste paumée depuis samedi....
Merci d'avoir eu la patience de me lire, j'attends vos réponses avec impatience....
Tessa
Ton récit me parle beaucoup parce que j'ai/ai eu du chemin à faire pour me définir et m'affirmer. J'ai compris que les situations dans lesquelles je me sentais nulle, salie, utilisée étaient celles dans lesquelles JE ne m'étais pas respectée.
La suite je la déduis peut-être à tort : tu n'avais pas envie que ça aille si vite ou comme ça et tu n'as pas mis ta limite. C'est une vraie question que tu devrais te poser : pourquoi ? Pourquoi as tu renoncé à TON désir, que ça aille plus doucement ou autrement ?
Son envie était clairement différente et c'est son droit, mais il aurait aussi pu se conformer à ton envie si c'était non négociable, et il en aurait peut-être même retiré quelque chose. Ou vous auriez su que vos attentes étaient incompatibles.
Toi en tout cas il me semble que tu aurais peut-être été déçue de cette incompatibilité mais que tu ne te serais pas sentie utilisée. Tu aurais gardé ton respect.
Je cite beaucoup ce site parce que je le trouve très clair et bien formulé : l'expression qui epanoui
Et si je suis à côté de la plaque je suis désolée ! ^^
Dans tous les cas, ça va sans dire mais ça va mieux en le disant : tu n'es pas nulle, tu mérites de trouver un amant qui respecte tes envies voire même qui les partage !! Et tu y parviendras sûrement, en attendant je t'envoie des ondes positives...
Discussion : Le "polyamour" n'est-il pas en fin de compte une escroquerie intellectuelle?
alinea7
le vendredi 12 octobre 2018 à 22h31
calinou696
Parce que ne pas arriver à le comprendre c'est du véritable amour ??
Si on aime on comprend forcément son partenaire !? Je suis désolée mais pour moi ce sont deux choses qui n'ont aucun rapport.
J'aurai beau aimer un mathématicien je vais pas comprendre les maths, ni le plaisir qu'il a à en faire. Idem pour un accro au sport, ou au boulot, ou au jeu. Je peux aimer quelqu'un sans comprendre ce qu'il retire de ces activités. Et ça n'est pas grave, c'est même courant dans toute relation. Sauf si lesdites activités me font souffrir, là je ne vais pas les accepter, même si lui ça lui fait du bien.
Mon partenaire se représente la chose comme ça : si j'avais besoin de BDSM dans mes relations amoureuses, ce serait sans lui, parce que c'est hors limite pour lui. Et dans la mesure où la pratique polyamoureuse de leur partenaire fait violence à certains, il est juste sain de demander un fonctionnement dans lequel chacun se sente respecté, ou de se retirer.
Et en fait je ne sens pas d'agression de la part de rennaise, plutôt un soulagement de se sentir moins seule dans son ressenti. Parce qu'elle essaie de comprendre en quoi le polyamour de son partenaire ne devrait pas lui faire violence. Et que face à ça il n'y a pas 36 options, il y a trouver un mode de fonctionnement commun ou s'éloigner. Et s'éloigner de quelqu'un qu'on aime, même si son comportement nous fait violence, c'est difficile, en atteste le nombre de décès chaque année sous les coups de partenaires violents.
Qu'on ne me comprenne pas mal, ce n'est pas le polyamour qui est violent par nature, cf la violence : "a la même étymologie que “violer” c’est-à-dire, enfreindre les limites" et "Il n’est pas facile de déterminer si un comportement est violent ou non. Pour y arriver, il faut examiner l’action concernée de deux points de vue: celui de la personne qui subit et celui de son auteur. Ces deux dimensions ne concordent pas toujours et il arrive que quelqu’un soit violenté sans que l’auteur n’ait fait preuve de violence".
Ce que je dis, c'est qu'à certaines personnes il fait violence parce que c'est en dehors de leurs limites, dans la représentation qu'ils ont d'une relation amoureuse.
Après, certes, ce soulagement à trouver quelqu'un qui envoie bouler le polyamour, en pratique, on peut avoir le même sur n'importe quel forum puisque n'importe où on lira que le partenaire poly est irrespectueux, irresponsable, immature, volage, etc. Mais en tant que personne qui a fait beaucoup d'efforts et ressenti beaucoup de souffrance à essayer de comprendre pourquoi c'est hors limite pour soi alors que pour d'autres c'est naturel, y a peut-être une part de la personne qui voudrait entendre que c'était beau d'essayer et qu'y a pas de mal à voir l'amour d'une autre couleur.
Enfin je dis ça pour essayer de réconcilier tout le monde, c'est peut-être un combat perdu...
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
alinea7
le lundi 08 octobre 2018 à 22h04
artichaut
Et de nouveau je ne comprends pas. Si rêve il y a comme précédemment défini, qu'est-ce qui empêche qu'il soit multiple ?
D'une manière générale rien et même je pense que les polys ont leur propre rêve de lien polyamoureux !! Et que les monos ne rêvent ni plus ni moins, juste pas des mêmes choses.
Pour moi : parce que pour l'instant il me paraît inconcevable d'avoir un lien multiple qui permette la même nature de lien qu'un lien unique. Et que c'est un lien de cette nature qu'il me semble que je recherche.
Mais plus j'y réfléchis plus je le conçois. ^^
(je comprends vite mais il faut m'expliquer longtemps)
artichaut
Tu dis "faire le deuil de la relation de couple telle que je me la représentais". C'est ce que j'appelle monogamie justement.
Ou alors désolé, et décidèment je n'y comprends rien…
Tout à fait il s'agit bien de passer d'une représentation à une autre. :)
Après plus de 15 ans de couple ce n'est pas si facile, en tout cas pour moi. Je me demande si c'est parce qu'on s'est tellement habitués l'un à l'autre que lassés on a besoin de sang neuf pour sentir qu'on tient encore à notre lien...une façon comme une autre de s'inquiéter de la pérennité de notre lien. Il ne faudrait pas rater une occasion de s'inquiéter ^^ ... je travaille mon lâcher prise...
artichaut
Ce n'est pas du tout ce que j'ai dit. Et heureusement qu'on a le droit aussi d'être dans la norme (je le suis aussi dans certaines domaines de la vie). Mais désolé si c'est ce que mes propos te font ressentir.
Ne sois surtout pas désolé, j'ai été tranchée parce que je voulais clarifier ce point et parce que j'ai eu une phase difficile (à force je finis par me demander si je suis limitée à ne pas trouver le polyamour simple et naturel ^^) mais c'est rigolo, le même exemple que toi m'est venu en tête sur l'hétérosexualité.
artichaut
Certes non. Mais le rêve mono placardé partout (et pas que placardé hein) est pour moi une agression bien réelle. En la matière comme en d'autre, j'accuse les agresseurs, pas les victimes, et encore moins les non-victimes (celles à qui cette norme convient).
Par ex. il y a une injonction permanente à l'hétérosexualité. Je suis hétéro, je me reconnaît comme tel, et le vis bien. Je ne me considère pas pour autant comme un mouton docile, ou faible d'esprit. Mais ça ne me choque nullement que les personnes qui vivent cette injonction comme une agression (car s'en est une bien réelle !), à fortiori sur un site gay ou lesbien, martellent à longueur de temps que le rêve hétéro est placardé partout (et bien plus que placardé).
Je comprends.
Je ne sens pas une volonté de stigmatiser mais plutôt une envie de rejoindre le plus de monde possible (la loi de l'offre et de la demande ?) et l'envie de pouvoir se projeter dans ce que vit quelqu'un pour créer un lien. Je reconnais que c'est probablement biaisé par ma position confortable par rapport à cette norme. Et en effet, le besoin d'appartenance à un groupe et le rejet de ce qui n'en fait pas partie est phénomène humain assez universel et déplorable, lamentable, etc...(j'avais vu les résultats d'une expérience au primaire, c'est déjà très fort chez les enfants !).
Je n'ai pas d'animosité envers le polyamour, justement, pour moi on a tous les mêmes outils émotionnels et sociaux pour construire du lien donc je me dis que je suis capable d'en voir aussi les bienfaits si je m'y intéresse. En bout de ligne je me rabattrai sur la seule option restante, à savoir que c'est comme l'hétérosexualité, peut-être qu'on ne choisit pas d'être câblé pour le mono ou le poly. Mais pour l'instant je n'y crois pas du tout et je n'abandonne pas : comme tu dis, pourquoi serait on capables d'un lien et pas deux...ou plus !
Et en bout de ligne, je crois que j'aime bien questionner cette limite que j'ai et la faire reculer. ^^
Discussion : Le "polyamour" n'est-il pas en fin de compte une escroquerie intellectuelle?
alinea7
le lundi 08 octobre 2018 à 20h59
Bon moi en tout cas c'est ce que je constate, travailler sur voire résoudre des blessures d'enfance me rend moins anxieuse dans mes relations. Il me reste du chemin à parcourir... mais c'est un joli chemin.
Dans cette optique il me paraît beaucoup plus accessible d'avoir des émotions et d'essayer d'en faire autre chose que du négatif, que de ne pas avoir d'émotion lorsque mon partenaire voit quelqu'un d'autre.
C'est sûr, le mieux c'est de ne ressentir que du positif mais pour moi c'est inaccessible et j'arrive mieux à comprendre ce positif comme un habillage. Et même, pour moi et en tout cas pour l'instant, l'absence d'émotion aurait tendance à me faire penser que je suis indifférente à lui.
Je ne sais plus quelle théorie des émotions (Toda je crois) présente les émotions comme des outils permettant de gérer ses liens avec des ressources. Si on considère toutes les émotions qu'une personne aimée suscite, elle apparaît comme une ressource permettant d'obtenir la satisfaction de besoins/envies plus ou moins primaires. C'est très réducteur mais ça me parle.
Tant qu'on n'est pas inquiet de notre lien avec notre ressource, on est serein ou on a des émotions positives, dès qu'on s'inquiète on a tendance à adopter des comportements pour essayer de conserver cette ressource (sauf à se considérer incapable d'influencer quoi que ce soit c'est à dire complètement sans ressource ou fataliste, ou à être confiant dans sa capacité à rebondir) ou à ressentir des émotions négatives.
Dans un monde aux ressources limitées il n'est pas tout à fait bizarre que l'anxiété et la jalousie apparaissent avec la mise en concurrence pour l'accès à la ressource (mais je suis d'accord qu'on peut penser différemment, en attestent les chaudoudous, ceci dit ça me semble effectivement un habillage au point où j'en suis)..
Il faut être très confiant, en soi (et sa capacité à remplir ses besoins sans cette personne), en la personne aimée et en l'avenir, pour pouvoir lâcher prise sereinement.
Bon, je critique les théories des autres et puis je ramène les miennes... ^^ attention hein c'est une théorie !! ^^
Mais blague à part ça vous évoque quoi vous cette théorie ?
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : Le "polyamour" n'est-il pas en fin de compte une escroquerie intellectuelle?
alinea7
le samedi 06 octobre 2018 à 15h55
Dja3zair
Bonjour Laancelot,
Je suis les messages répondant à ta question depuis ce matin.
J'ai posé une question similaire , me semble t -il , à la tienne, il y a quelques mois sur ce forum.
Il s'agissait de "Y a t il des avis positifs sur le Polyamour?"
J'ai eu droit aux mêmes intervenants et à des réponses qui me paraissent similaires.
En gros, on m'a signifié plusieurs choses.
1/ Que je tournais en rond. On m'a dit que je tentais de démonter la théorie du Polyamour parce que moi je n'y parvenais pas à le vivre de manière heureuse ce Polyamour. Ce n'est pas parce que moi je mesure 1m56 que je dois obliger tout le monde à mesurer 1m56... logique imparable
2/ Que je devais ressentir la compersion. J'ai lu Simpère, Hypatia et La salope éthique.. J'ai essayé de comprendre. J'ai failli vomir à la lecture du chapitre de La Salope éthique " Comment supporter la jalousie?"
Voici les réponses: se faire couler un bain, aller au cinéma, prendre soin de soi ( quelle rigolade), crier dans son coussin, taper dans son coussin?
Pourquoi certaines personnes sont elles jalouses et pas d'autres? Pour certains cela semble tellement facile que c'en est confondant.
C'est quand même ta question: comment faire pour supporter ces moments? Et d'ailleurs doit on s'infliger cela par amour?
3/ Le polyamour c'est ça vraiment aimer l'autre. Au contraire de la monogamie qui est une prison dans laquelle nous avons tous quasiment grandi et intégré les concepts culturels. Si on aime vraiment l'autre, alors son bonheur nous rend heureux. Et j'aimerais tellement en être capable quand mon gars passe son wkd chez son autre compagne. Aujourd'hui, je me demande comment aimer tellement j'ai retourné dans tous les sens ces idées.
4/ Que je devais grandir et ne plus être dépendante affectivement.
Ce n'est pas du tout le cas, je ne suis pas dépendante affectivement. Mais pour moi grandir c'est faire des choix, ce n'est pas accepter l'inacceptable, c'est refuser de rester dans une relation qui vous tord les boyaux. Grandir c'est faire aussi le choix de quitter celui que l'on aime parce qu'on veut qu'il soit heureux. Mais son bonheur nous rendant malheureux , alors on choisit de partir pour sauver sa peau.
De réponses qui m'ont fait cogiter , pas convenu, troublée ...
Dja3zair
C'est très bien résumé ! ^^
Discussion : Le "polyamour" n'est-il pas en fin de compte une escroquerie intellectuelle?
alinea7
le samedi 06 octobre 2018 à 13h37
bonheur
Je rejoins plongeur. L'amour c'est avant tout cette joie. Oh zut ! Mon amoureux-se est heureux-se intérieurement parce que quelqu'un d'autre que moi lui provoque cette joie... et ça me rend triste. N'est-ce pas impérieux ?
Où est l'impériosité dans cette tristesse ?
Discussion : Le "polyamour" n'est-il pas en fin de compte une escroquerie intellectuelle?
alinea7
le samedi 06 octobre 2018 à 11h58
bonheur
@alinea7 : c'est une semi-blague. C'est mon utopie en tout cas. Plus de dépendance entre humains. Vivre pour soi en interaction de son choix avec autrui.
Ça n'est pas la mienne, c'est même un monde dans lequel je n'aurais pas envie de vivre tant il me semblerait vide de sens. Une quête sans fin du plaisir de l'instant.
Je me dis qu'il y a quelque chose de bien plus fondamental qui me sépare des polyamoureux que la capacité à être attiré par de multiples personnes.
Pour moi le lien entre personnes n'est pas quelque chose qui devrait disparaître c'est quelque chose de précieux qui s'alimente. Je me rends compte que je n'arrive pas à considérer ça sous un angle futile, pas sérieux, pas central à l'intérêt même de se mettre en relation (amoureuse ou non).
Laancelot toi tu sembles souffrir énormément en tout cas. Déjà tu me sembles imaginer des orgies bestiales qui sont peut-être très éloignées de la réalité. Et quel que soit le réalisme de ce que tu nous décris, pourquoi te fais tu du mal avec ces images ?
Car même si en théorie tu es pour l'amour libre, en pratique on dirait que c'est plus compliqué pour toi. Je ne te jette pas la pierre... mais la démarche qui consiste à dire que si en pratique ça ne te convient pas alors c'est pareil pour tout le monde, et même, que le polyamour est une escroquerie intellectuelle, elle ne mène nulle part. Tu n'as pas besoin de prouver que ça ne marche pour personne pour t'autoriser à dire que ça n'est pas compatible avec ta façon de te représenter les relations amoureuses.
On ne construit pas tous l'amour sur les mêmes éléments et ta façon d'aimer n'est peut-être pas compatible avec l'ouverture que tu acceptes en théorie. Et peut-être que pour toi les personnes qui sont capables de partager sans trop souffrir voire sans souffrir ne peuvent le faire que parce qu'elles n'aiment pas vraiment profondément. J'ai tendance à te rejoindre et me sentir flouée dans la différence entre ce que je mets et qui me paraît forcément absent de par même l'envie de poly, mais j'essaie de me contraindre à y voir une différence dans le domaine du qualitatif, pas du quantitatif : comment on aime, pas combien.
Pour autant, en fait, au fond, on n'en sait rien. Et ça ne change rien : ça ne met qu'en évidence des incompatibilités sur la façon de ressentir et vivre le lien d'amour. Je ne sais pas dans quelle mesure ça condamne ce lien.
Je sens que je suis brouillon et pas claire, j'avoue que je ne suis pas à mon meilleur. Moi aussi j'ai un passage difficile. Que ce soit quantitatif ou qualitatif, si on n'est pas bien dans cette disparité de lien, le chemin est difficile, à certains moments plus qu'à d'autres.
Discussion : Le "polyamour" n'est-il pas en fin de compte une escroquerie intellectuelle?
alinea7
le vendredi 05 octobre 2018 à 23h00
bonheur
Et pour ceux-celles qui ne "sexent" pas (faute volontaire) ? Sincèrement !
Après, faisons un monde uniquement de célibataires (co-parentalité pour ceux-celles qui veulent des enfants) ou l'individu n'a de compte à rendre à personne, et surtout pas à la masse. Comme ça, plus de soucis de possessivité, l'individu n'appartiendra qu'à lui-même. Décourager les engagements et encourager l'indépendance et l'autonomie. Dire "je t'aime" à chaque ressenti amoureux, quelque soit l'âge ou autre critères idiots. Perpétuer des liens parce qu'ils sont heureux et bien vécus.
C'est une blague ou tu le penses vraiment ?
Discussion : Le "polyamour" n'est-il pas en fin de compte une escroquerie intellectuelle?
alinea7
le vendredi 05 octobre 2018 à 19h22
Je ne crois pas. Je crois qu'on peut aimer d'un amour qui ne veut pas faire sien, qu'on peut aimer la personne telle qu'elle est sans nous, libre.
Pas parce qu'elle répond à des besoins qu'on a.
Après...on a aussi des besoins affectifs. Et le mélange de tout ça complique tout en tout cas pour moi.
Et puis...j'ai de plus en plus l'impression qu'on ne choisit pas notre façon d'aimer "naturelle".
Si c'est de fusion que tu as envie et que ta partenaire t'aime libre, forcément, le fonctionnement est difficile à trouver. Là où nous plaçons de la fusion, d'autres voient de la possession et de l'entrave à leur liberté...
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : Ma copine m'a annoncé qu'elle était polyamoureuse, je ne sais pas si je serai capable de le supporter
alinea7
le jeudi 04 octobre 2018 à 14h41
bonheur
Qu'elles sont tes sources, stp ?
Un lien mono-poly peut exister, dans le cadre de deux personnes qui ne veulent pas mettre de conditions strictes à l'autre. A savoir, si tu ne veux pas aimer en dehors de votre lien, c'est ton choix et il est respectable. Si elle veut aimer en dehors de votre lien, c'est son choix et il est respectable.
Je t'invite à lire deux livres simples et abordables :
-vertus du polyamour, la magie des amours multiples de Yves Alexandre Thalmann
-compersion, transcender la jalousie dans le polyamour de Hypatia From Space
Je crois que les deux ouvrages peuvent s'acheter en Kindle
Certes l'idéal c'est que chacun laisse l'autre libre sans se sentir concerné par le choix qu'iel fait. Dans la pratique c'est pas toujours aussi simple et si c'était le cas Whiro_sh ne serait pas là.
Whiro_sh, en résumé les conseils qui m'ont le plus aidée c'est le respect et le lâcher prise.
Respect : l'idée est de rester dans une configuration où chacun se sente respecté et respecte l'autre, autant ta copine dans son comportement polyamoureux que toi par ce que tu acceptes et ce que tu exprimes.
Lâcher prise : tous les scenarii où notre partenaire est attiré par quelqu'un d'autre ne sont pas des scenarii catastrophe. Ça peut aussi bien se passer. Et si elle t'en parle c'est qu'elle veut explorer avec toi ces scenarii où ça ne finit pas nécessairement par une rupture.
Ça n'empêche pas de souffrir et de devoir s'ajuster l'un à l'autre mais ça, même dans un couple mono c'est inévitable.
Mes 2 cents.
Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée
alinea7
le lundi 01 octobre 2018 à 22h55
Je ne suis pas offensée freemind. J'avoue que je n'ai pas été sûre tout de suite ^^
Et en fait je m'en veux même d'avoir réagi aussi violemment vis à vis de l'article, c'est bien sûr vous qui avez raison, ça ne vaut pas la peine de s'enflammer. Je n'avais pas lu tout l'article quand il a été posté, parce que je n'étais pas trop d'accord la démarche qui explique après coup comme tu le dis très bien freemind. Ce qui m'y a poussé c'est que l'auteur vienne recommander la lecture à des personnes qui découvrent le site et j'ai eu un peu peur que ça donne une fausse idée du site et du polyamour, en plus d'arriver peut-être pour eux dans une phase sensible.
C'est ça qui m'a incité à tout lire et à réagir. Avoir des convictions je respecte, mais j'ai trouvé que le démarchage ça allait un peu loin.
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
alinea7
le dimanche 30 septembre 2018 à 15h22
bonheur
Extraordinaire au sens d'étrange : je me suis sentie ainsi plusieurs années d'une façon à me pourrir la vie. Tu veux dire le monstre qui n'arrive pas à ne pas aimer alors qu'elle aime déjà. C'était le reflet que j'avais de moi (ça a duré 4 ans). J'étais à la fois heureuse d'aimer et à la fois ce monstre. Le sentiment d'être un extraterrestre, inapte à redevenir un humain.
Tu vois Noe, vue de l'intérieur, ça peut ressembler aussi à ça d'aimer ET aimer alors que l'on ne sait pas que l'on est juste humain, avec cette particularité.
C'est intéressant. Je me doute bien qu'on ne fait pas exprès d'être attiré, je suppose qu'on peut être surpris par l'amour.
C'est sûr qu'il est plus facile de faire avec les sentiments de notre partenaire pour quelqu'un d'autre si on accepte qu'il les subit tout autant.
Peut-être que je suis trop fermée à mes ressentis pour en prendre conscience, moi je ne souffre pas des attirances que je peux avoir, je ne ressens pas l'envie de les investir. Elles existent, je n'y fais pas de place dans ma vie, et je ne suis pas triste de rester sans savoir ce que ça aurait donné. C'est juste là comme un élément du décor.
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
alinea7
le dimanche 30 septembre 2018 à 15h08
Je glisse une réponse pour alimenter la réflexion ! ^^
artichaut
Oui on parle de ce qu'on pourra faire +tard (avec les amis aussi), mais le +important c'est quand même ce qu'on construit au présent, non ?
Bon déjà, le plus important ne fait pas disparaître le reste et n'implique pas que le reste ne compte pas.
artichaut
Ou alors on est dans le rêve. Et auquel cas, a-t-on besoin d'autre chose pour rêver que des films, de la littérature, et de tout ce que la société nous propose ?
A moins que ce soit vouloir que ce rêve là, qu'on nous vend à longueur de temps, devienne réalité ?
Et là j'ai tendance à penser que c'est un leurre, un effet marketing, ou nécessairement s'engouffrer dans un "le paradis ce sera pour +tard".
Pour moi il y a une partie imaginaire dans toute relation.
Je ne sais pas si on peut totalement éviter de construire un sens à partir des éléments de notre vécu. Moi en tout cas j'ai bien du mal à ne voir une relation que comme une suite de moments sans lien entre eux ni avec l'avenir. Est-ce que c'est ce que tu fais, toi, artichaut ?
Et ce que je construis influence ce que je vis. J'irai donc jusqu'à dire que 1 + 1 = 4 ou 1 + 1 + 1 + 1 : moi, toi, ma relation à toi, ta relation à moi. Pour être précis ce serait encore plus compliqué ça donnerait "comment je me représente mon lien avec toi" et aussi "comment je me représente ton lien avec moi" pour chacun des membres du couple (sur la base de deux partenaires).
A partir du moment où on entre dans les représentations du lien on reconnaît qu'il y a forcément un écart entre ce qu'on perçoit et ce qui est (peut-on même encore dire que quelque chose est, objectivement, dans ce domaine), et que les quatre perceptions s'inter-influencent au gré du vécu et des comportements qui n'ont pas forcément la même signification pour chacun.
Bref chacun brode son histoire à partir d'un vécu commun. Le rêve est là.
Et donc là où le concept poly entre en jeu pour moi, c'est dans la capacité à croire que le même lien est possible indépendamment de cette envie d'avoir d'autres partenaires. Je crois qu'il s'agit plus de ça, que de rêve monogame.
J'ai l'impression que cette foi là, je ne l'ai pas : je n'arrive pas à me représenter que le même lien est possible. J'ai donc à faire le deuil de la relation de couple telle que je me la représentais. Pour moi, maintenant, je suis célibataire avec bénéfices (indépendamment du fait que mon partenaire ait d'autres amoureuses d'ailleurs). Tout simplement parce que je n'arrive plus à me représenter son lien à moi comme avant, et que ce n'est pas comme ça que je conçois une relation dans laquelle je m'implique.
artichaut
ce que tu décris me semble très épris du rêve monogame (et j'espère que tu ne prendra pas cette remarque comme un reproche) tel qu'on nous le vend à longueur de temps. Donc si c'est de rêve monogame qu'il s'agit, alors oui c'est assez peu compatible avec le polyamour, CQFD.
Non ça n'est pas un reproche mais quand même, il ne me paraît pas anodin que tu précises qu'on nous vend ce rêve tout le temps. Parce que même si c'est un fait, le pointer donne l'impression que si quelqu'un choisit ce rêve là c'est nécessairement par faiblesse d'esprit.
Chacun a un idéal. Oui certes le rêve mono est placardé partout mais à un moment, ce n'est pas la norme qui décide de quoi on rêve, vous en êtes la preuve vivante. Et donc avoir choisi le rêve porté par la norme ne fait pas nécessairement de quelqu'un un mouton docile.
Moi l'indépendance avec bénéfices ça me hérisse. ^^
Et en fait, c'est vraiment cette question de représentation du lien qui me pose problème parce que j'ai l'impression que je gère bien mieux la pratique que la théorie. Mais dès que je mets la pratique en perspective, dès que je construis de l'histoire avec, je m'éloigne.
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée
alinea7
le samedi 29 septembre 2018 à 09h58
Je n'ai pas de problème avec le fait que mon propos te choque, et d'ailleurs tu ne démontes pas l'argument. Toi même tu trouves normal de choquer et ne questionnes pas du tout le cheminement de pensée qui mène à ta théorie. Si cette représentation a donné du sens à ton cheminement personnel tant mieux, ça n'en fait pas une vérité universelle. En tout cas ça ne correspond pas à mon expérience.
J'avais écrit un paragraphe de réponse sur le débat physiologique mais je sens que tu n'es pas prêt, ton inconscient le rejette donc je n'irai pas plus loin. :-)
De toute façon pour moi tout ce raisonnement ne tient pas debout pour expliquer une différence homme femme généralisable. Et je n'en vois pas l'intérêt, même pour soutenir ton propos.
Et puis on n'a pas besoin de ces détours pour constater que nous sommes tous uniques et imparfaits et que dans l'optique de vivre paisiblement et en harmonie ensemble, il ne serait pas insensé de viser une certaine flexibilité relationnelle.
Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée
alinea7
le vendredi 28 septembre 2018 à 20h50
serchap
Bien. Mais, tu soulèves au passage de ta diatribe la question "vulve/vagin" qui est une interrogation tout à fait pertinente. C'est évidemment compliqué à démontrer mais cela ne constitue pas une "réelle" différence dans le sens du concept sphinctérien. Cela nous ramène au développement embryologique de ce qu'on appelle la filière uro-génitale. Pour tenter l'impossible de faire simple, disons qu'en terme de "capacité de se représenter dans son corps le ressenti de l'autre" l'urèthre de l'homme peut aussi être "pénétré". Voila qui va alimenter encore le sentiment que je délire mais bon, au point où j'en suis... ^_^
Message modifié par son auteur il y a 12 heures.
De ce point de vue, l'urètre féminin aussi est pénétrable, ce qui fait que l'oubli reste si l'objectif est de "compter" les sphincters. Je rappelle quand même que l'article dit je cite : "La réalité « neuro-anatomique » de cette fameuse différence fait appel à la notion de sphincter et la logique pulsionnelle qui va avec. Il y a deux sphincters de pluss chez le garçon qui n'existent pas chez la fille."
Donc, on comptait mais maintenant que ça ne suffit plus comme argument, voilà qu'il en sort un autre ? à savoir la capacité à se représenter le ressenti de l'autre. Quel rapport avec le surplus de libido masculine sur lequel enchaîne l'article, je me demande ???
Même là je ne vois pas le rapport avec le sujet...une personne féministe pourrait partir des mêmes éléments et affirmer exactement le contraire, sur la base d'autres arguments !! Ce n'est pas de la science.
A la base, un raisonnement qui explique le comportement des gens par des supposées différences biologiques, et qui analyse la biologie en fonction des comportements qu'il cherche à valider, c'est un raisonnement circulaire qui s'autovalide et ne prouve rien, mais qui est dangereux. C'est ce genre d'élucubrations qui a permis d'asservir voire exterminer des populations entières : noirs, femmes, indiens, j'en passe et des meilleures.
Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée
alinea7
le vendredi 28 septembre 2018 à 00h36
Donc si je résume, les hommes ont des besoins sexuels plus importants que les femmes parce qu'ils ont deux couilles ? Et la libération de la sexualité va ramener la paix dans les chaumières car ce déséquilibre inévitable dans les besoins sexuels crée tout aussi inévitablement des conflits ?
Eh bah, j'ai pas perdu mon temps, ça valait la peine de lire tous ces clichés.
Juste comme ça, y aurait pas une petite méconnaissance du corps de la femme pour prétendre que l'orgasme est plus laborieux à atteindre et sollicite forcément davantage de "sphincters". Le tout apparemment pour un plaisir moindre par rapport aux hommes. Voyons quel ineptie je démonte en premier... pourtant, considérer le clitoris comme l'équivalent du pénis chez la femme n'était pas si fou, ce qui fait d'ailleurs qu'une femme peut facilement atteindre l'orgasme uniquement par stimulation clitoridienne, exactement comme l'homme avec son pénis. Pas besoin de manœuvres compliquées si le but est juste d'assouvir sa libido.
Ensuite, la femme a un outil spécifiquement conçu pour le plaisir à la différence de l'homme qui aura du mal à dissocier la sexualité de la reproduction : il paraît fou, dommage, voire carrément surprenant que ce bel outil suscite des envies moins constantes et moins fortes que les hommes. L'appétit sexuel des femmes n'est pas nécessairement diminué en période de règle ou toute autre moment du cycle d'ailleurs. Il est totalement cliché de supposer que les hommes ont forcément plus d'appétit sexuel.
Par ailleurs, si les sphincters sont "les interfaces entre l'individu et l'extérieur (tout l'environnement de l'individu, dont les autres individus bien sûr...) qui mettent en contact ces deux espaces et leur permettent de communiquer", est-ce qu'il n'y aurait pas un petit oubli du côté de la vulve et du vagin ???
Le plus beau c'est la magnanimité de l'auteur à justifier les réactions hostiles par une défense de l'inconscient. Deux causes (la défense de l'inconscient contre la Grande Vérité vs un désaccord sur le contenu de l'article) peuvent avoir le même effet : une hostilité/critique vis à vis de l'article. Mon inconscient va bien du côté de mes couilles manquantes merci, et même il se sent insulté d'être pris en otage car il pense comme moi que tout ça relève de l'enfumage sous couvert de mots pseudo-psycho-scientifiques.
Après, j'ai trouvé le concept de sphincter intéressant.
Désolée si je suis confrontante, j'espère ne pas être blessante, mais le ton de l'article qui essaie de rajouter du spectaculaire au texte et la condescendance à considérer que l'unique raison pour être en désaccord avec l'article soit une défense de l'inconscient m'ont rebroussé le poil.
Je salue en tout cas la prise de risque car s'exposer à la critique ou à l'hostilité n'est pas forcément aisé. Je respecte aussi le travail sur la rédaction de cet article en revanche, même si je suis en désaccord avec le contenu. Partager une découverte personnelle au plus grand nombre part d'une bonne intention. J'aurais dû commencer par ça...
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
alinea7
le jeudi 27 septembre 2018 à 22h18
Caoline
fidèle
adjectif
1. Qui ne manque pas à la foi donnée (à qqn), aux engagements pris (envers qqn).
synonymes : dévoué, loyal
Je me fais l'avocat du diable : dévoué et loyal, il me semble que ces qualificatifs en prennent un coup lorsqu'on les applique à plusieurs causes...
Si je tend le bâton c'est pour me faire battre car je crois que c'est quelque chose qui me chagrine. Si moi je me laissais aller à une attirance pour quelqu'un d'autre, je me sentirais déloyale, et donc j'aurais le sentiment de trahir un engagement.
D'ailleurs il me semble que c'est un peu jouer sur les mots que de supposer que la constance dont parle la définition ne désigne que les sentiments et pas la personne en elle même. Lorsque quelqu'un a une activité habituelle et qu'il en déroge, il ne sera pas trop littéraire de lire qu'il fait une infidélité à son programme habituel, et ce indépendamment de ce qu'on sait des sentiments de la personne par rapport à ce qu'il a l'habitude de faire. Peut être que ce n'est pas parce que que sa routine lui convient moins qu'il fait autre chose, n'empêche que ça peut être considéré comme une infidélité.
Juste pour bien me faire lyncher, moi je trouve ces définitions, aussi :
1- Qualité d'une personne au service d'une autre, qui s'acquitte de ses fonctions avec dévouement et zèle.
2- Respect de la foi conjugale; p. ext. respect de l'engagement pris envers la personne aimée, de lui être exclusivement attaché
3- Fidélité à soi-même. Caractère d'une personne qui ne varie pas dans ses opinions, son comportement, qui suit sans s'en écarter un certain idéal.
J'ai peut-être des arguments dans l'autre sens mais comme je me sens moins solide dans la défense du poly et que je ne doute pas qu'il y ait des avis percutants pour me montrer comment tout ça s'articule pour lui.elle, je suis impatiente d'apprendre comment en faire autant. Et puis un débat seul.e, c'est moins enrichissant.
Merci bonheur pour le lien sur le post, je vais aller lire ça. :-)
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
alinea7
le lundi 24 septembre 2018 à 21h44
Caoline
Ceci étant j'ai souscris volontairement à une union libre car même si je reste assez exclusif je n'adhère pas à la monogamie, convaincu qu'aimer l'autre c'est l'aimer tel qu'il est dans sa liberté d'être, même si j'en paye le prix, mais j'en suis conscient, Eros est nomade et on ne peut empêcher personne d'éprouver des émotions, sentiments, désir pour une autre personne que soi-même. le sentiment de ne pas être l'unique objet du désir de l'être élu et aimé comme celui de ne pas avoir la seule place de choix dans son coeur demeure un sentiment très difficile à surmonter, mais j'y travaille..;-)
Moi aussi, j'y travaille. J'ai un ami qui disait qu'il fallait accepter ses contradictions. D'un côté, je constate que je peux avoir des attirances pour d'autres personnes, et si pour l'instant je n'ai jamais eu l'occasion de transformer ces relations, j'imagine que je pourrais être tentée si je sentais un écho chez l'une de ces personnes. Le truc c'est que ça reste de l'imagination, en fait, ça n'est jamais arrivé et je n'ai jamais cherché à le provoquer non plus. Mais bref.
Et de l'autre côté, je me retrouve incapable de comprendre/accepter/me représenter que mon partenaire ait des attirances de son propre côté. Et je n'arrive pas à concilier les deux !! C'est à s'arracher les cheveux. ^^
Caoline
Certains semblent avoir besoin de ce jardin secret, pour moi il est incompréhensible, inacceptable. Et cette dernière phrase me montre très bien pourquoi. Je veux être entièrement celle que je suis avec chaque partenaire et ça passe par ne rien cacher de ce que je vis.
Ouf. Je sais qu'il existe autant de polyamours que de personnes mais quand on se cherche ça fait du bien de voir qu'il y a des visions compatibles. Merci Caoline :-)
Cette différence de point de vue avec gillou est intéressante, je remarque que mon partenaire a besoin de cet espace de vie privé et je le respecte sans le comprendre. J'ai l'impression qu'il y a une protection par principe du regard d'autrui, et c'est très bien sur le principe mais étant donné que j'aimerais être en contact avec qui il est vraiment (comment l'aimer lui s'il se cache, si je ne sais pas vraiment qui il est !?), c'est embêtant pour moi. Et une protection par principe pourquoi pas mais comme en pratique ça s'applique aussi à moi, je le prends comme un rejet puisque j'espère n'avoir rien fait pour le mériter, ou bien si c'est le cas j'aimerais savoir quand et comment je l'ai blessé dans ce qu'il est pour qu'il ait à se cacher.
Est-ce que ce n'est pas surtout une difficulté à s'assumer ? Depuis qu'il accepte de communiquer un peu plus authentiquement je nous trouve plutôt plus proches, faute d'être forcément d'accord.
Pour être honnête, son ouverture est plus facile sans doute du fait que j'essaie d'assumer mes besoins au lieu de les lui faire porter.
Et en même temps, pour ce qui est du partage d'intimité, j'entends l'argument du secret. Mais si je ne dois pas avoir toutes les informations, je préfère avoir un peu de latitude dans ce que j'entends ou pas, c'est à dire donc dans la mesure du possible j'aimerais pouvoir décider moi-même de ce que j'ai besoin de savoir ou ignorer pour trouver mon équilibre. Plus je vais me retrouver devant de la réticence à partager ce qu'il vit en dehors de nous, plus je vais me sentir rejetée. Et comme c'est dans un contexte sensible où j'hésite à prendre comme un rejet la simple envie de polyamourer, que nous sommes encore en recherche de ce qui serait possible en terme de polyamour dans lequel chacun se sentirait respecté, mettons que ça rend les choses plus compliquées.
D'autant plus que je respecte aussi la vie privée des métamoures, qui n'ont pas demandé à ce que leur vie privée soit dévoilée. Est-ce que ce n'est pas un manque de respect pour eux.lles ?
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
alinea7
le dimanche 23 septembre 2018 à 13h42
Laancelot
mais au-delà de la peur de la perdre, emportée par un sentiment amoureux, il subsiste une insupportable douleur de l'imaginer embrasser un autre homme, le baiser étant pour moi l'acte d'amour charnel le plus important. j'aimerais donc partager ce sujet avec celles et ceux qui se reconnaîtront et qui comme moi tentent de surmonter cette émotion parfois ravageante.
Message modifié par son auteur hier à 8h.
J'ai du mal avec l'idée de partager l'intimité physique de mon partenaire avec d'autres. Partager, pas au sens où cette intimité devrait être à moi mais au sens où c'est quelque chose que j'ai en commun avec ces personnes avec qui je ne suis moi pas intime.
Mon inconfort a ses causes mais ici ce sont les causes de ton inconfort qui importent. Tu ne dis pas quelles émotions négatives se produisent chez toi : tristesse ? Colère ? Dégoût ? Tu sembles dire qu'il ne s'agit pas que de peur.
De quelle nature est ce mal au cœur à l'idée je cite qu'elle baise ? Qu'elle suce ? Qu'elle soit pénétrée ? Qu'est ce que tu mets comme signification à ces gestes pour qu'ils te fassent réagir différemment d'une amitié forte ?
Tu utilises un champs lexical percutant pour décrire ce qui te dérange. Est-ce que tu trouves ça dégradant qu'elle couche avec un autre ?
Étant donné les termes que tu utilises, on dirait que c'est violent pour toi en tout cas.
Pour moi c'est le partage d'intimité. Peut-être que je sacralise trop le sexe ? Peut-être que pour moi dans l'amour il y a forcément une forme de fusion entre deux êtres qui exclue tout autre à ce moment là ? Peut-être que mon partenaire voit les choses différemment (c'est chouette ça me fait réfléchir de te répondre ^^). Pourtant, sur le plan purement physiquement, c'est un peu comme un massage de dos ultra agréable.
Curieuse de voir le résultat des fouilles dans tes émotions, peut-être que ça m'aiderait aussi. :-)
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.