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Paris (France)

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Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?

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bidibidibidi

le lundi 01 octobre 2018 à 14h16

Amour
LA MASTURBATION INTELLECTUELLE RESTREINT LA JOUISSANCE PHYSIQUE QUE L'ON RECHERCHE ENSUITE DANDES FORMES EXACERBÉES.

Propos intéressant, mais pourquoi les majuscules ?

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Discussion : Amourelisme

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bidibidibidi

le lundi 01 octobre 2018 à 13h43

En tant que polyamoureux, on s'éloigne de fait de l'amourisme. Même si on y reste confronté dans la vie de tous les jours, on ne lui donne plus totalement le même sens, on le pervertit juste ce qu'il faut pour qu'il ne nous pervertisse pas :-)

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Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée

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bidibidibidi

le lundi 01 octobre 2018 à 13h35

Tu n'es pas obligée de te déprécier, Bonheur, on est nombreux à réagir sur ce texte, pour des raisons différentes.

Et non, Alinea, les hommes n'ont pas plus de libido parce qu'ils ont deux couilles. Ils n'ont d'ailleurs pas plus de libido. En fait, c'est un sujet assez complexe. Du fait des hormones, les femmes ont des poussées de libido assez incroyables. Et inversement, des moments où leur libido est dans les fraises. Les hommes sont plus stables en général, même si on a aussi des variations. En moyenne, par contre, dur de faire des statistiques. Surtout des statistiques non biaisées dans une société ou un homme sans libido est déprécié et une femme à la libido exacerbée critiquée.

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Discussion : Deux sœurs pour un garçon - on voudrait être poly

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bidibidibidi

le lundi 01 octobre 2018 à 13h29

Comme Xalma, je trouve votre histoire très jolie.
Après, vous êtes dans une situation un peu particulière. Ca n'est pas quelqu'un que vous rencontrez du jour au lendemain, c'est quelqu'un avec qui vous avez déjà une relation, amicale, forte, et vous souhaitez passer à une relation sentimentale. Déjà, de base, quand on est seul, c'est une situation un peu technique à gérer. En plus, vous rajoutez une composante plutôt unique, en voulant le partager entre vous.

Mais bon, vous êtes jeunes, et à votre âge, les relations sont plus faciles à construire, elles se font et se défont plus vite, donc ça reste peu grave. Personnellement, je ferais attention à ta relation avec ta soeur, être sûr de ne pas l'endommager elle, car c'est une relation que tu garderas toute ta vie.
Pour le reste, je pense que le questionner sur l'éventualité du polyamour peut vous donner des informations : "Qu'est ce que tu penserais d'avoir deux chéries ?", par exemple, serait un bon point de départ.
Au final, je vous souhaite bonne chance à toutes les deux pour gérer cette situation, qui m'a l'air de pouvoir être jolie si bien abordée :-)

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Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée

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bidibidibidi

le lundi 01 octobre 2018 à 10h26

freeMind
Mm-mh, Alinea7, c'est pourtant simple : je crois que c'est du Refoulement.

"La construction psychique se poursuit comme si de rien n'était en cherchant son équilibre et son épanouissement avec les moyens qui lui sont donnés."

:-D

Les neuroscientifiques ont fait une expérience chez des personnes qui ont le corpus callosum de détruit, donc la partie centrale du cerveau qui permet la communication avec les deux hémisphères. Ils font en sorte de leur montrer des images différentes à chaque oeil. Et ensuite on leur demande de désigner une vignette (parmi plusieurs) en rapport avec l'image qu'ils ont vu. Comme la partie gauche du corps et la partie droite du corps sont gérées chacune par un hémisphère différent du cerveau, l'hémisphère gauche du cerveau n'a aucune manière de savoir ce que l'oeil droit a vu et vice versa.
Donc, on leur montre par exemple de la neige d'un côté et une plume de l'autre, et ils vont montrer une luge et un poulet.
Ensuite, on demande au patient pourquoi il a montré ces vignettes. Le langage étant géré exclusivement par la partie gauche du cerveau, le patient répondait quelque chose de l'ordre de :
"Comme j'ai vu de la neige, j'ai montré la luge, logique.
- Et pourquoi avoir montré un poulet aussi ?"
Et à ce moment là, le patient partait dans des élucubrations pas possibles pour justifier le fait qu'il avait montré un poulet "La dernière fois que j'étais à Méribel, y avait un poulet.", "Le poulet est le symbole de la montagne.", etc...
Je trouve que c'est une magnifique mise en évidence de ce que tu décris :-)

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Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?

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bidibidibidi

le lundi 01 octobre 2018 à 10h00

Noe
J'aime X et Y

Je veux construire avec X (1+1 = 3)

Je ne veux pas construire avec Y (1+1 = 1+1)

Mon premier réflexe est : ?????
Déjà, qu'est-ce-que construire ? Parce qu'en général, on met de superbes mots pour ne parler que d'une chose : un couple, une famille, avec des enfants, une maison et un chien. Or, si j'en crois le nombre de divorces, cette construction n'est même plus la norme. La famille recomposée lui fait sévèrement concurrence. Et si on retire le nombre de couples qui ne divorcent pas mais son malheureux ensemble, on découvre que le couple idéal n'est plus du tout la base.
Ensuite, les autres constructions se font à deux, trois ou douze. Si tu rêves d'aller faire l'Atlantique en bateau, tu peux avoir une relation dans laquelle tu construis cela, alors que tu vis en couple avec une autre relation : Tu construis deux choses différentes avec deux personnes différentes. Donc construire avec X n'implique pas ne pas construire avec Y.
Ensuite, il y a beaucoup de polyamoureux qui ont dépassé la notion de couple. Certains y sont passés, ont donné. J'ai remarqué une petite quantité de polyamoureux cinquantenaires et plus qui considèrent la vie de célibataire comme la plus à même de satisfaire à leur bonheur. Et quand on a passé l'âge des enfants (ou qu'on en a déjà suffisamment), aucun besoin de "construction".
Et puis, il y a des gens juste allergiques au couple.

Après, la notion de construction dans une relation me paraît totalement biaisée. Je peux avoir une amoureuse avec laquelle je vis quelque chose d'extrêmement intense sans jamais chercher à m'extraire de cet état de plénitude. Y a des gens avec qui on ne peut pas vivre, parce qu'on est pas compatible dans la vie de tous les jours, mais qui restent hyper importants pour nous parce qu'on passe des moments exceptionnels avec eux. Les monogames font parfois l'erreur de se mettre en couple dans ces cas là. Pas les polyamoureux.

Enfin, tout ça pour dire que, à mes yeux, construire ne veut strictement rien dire. C'est un mot fourre-tout. La réalité, c'est qu'on ne peut pas facilement construire un couple avec plusieurs personnes (même s'il existe les triades, donc c'est possible). Mais c'est la seule chose qu'on ne peut pas "construire" dans plusieurs relations.

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Discussion : Incompréhension et besoin d'aide

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bidibidibidi

le vendredi 28 septembre 2018 à 17h01

Chrisa
Je t'avoue que cela me choque lorsque je lis que tu aurais demandé le divorce (même pour lui) si ton mari eut été en souffrance depuis 11 ans. Je ressens cela comme: moi je choisi ma voie car je dois être fidèle à moi-même; tu me suis, tant mieux; tu ne me suis pas, tant pis!

C'est marrant, parce que, personnellement, je trouve que c'est la manière la plus légitime et propre de gérer ça. Si la vie avec ton conjoint devient invivable parce que vous avez évolué dans des directions différentes, la séparation est la meilleure chose à faire. Le couple inséparable part du principe que les gens dans le couple n'évoluent pas, c'est une vision mortifère du couple, et c'est clairement pas ce que je souhaite à ma/mes compagnes. J'ai envie qu'elles s'épanouissent, en sachant que ce qu'elles sont aujourd'hui n'est pas ce qu'elles étaient hier et donc qu'elles seront encore autre chose demain. Si je peux accepter cet autre chose, alors nous continuerons notre bonhomme de chemin ensemble, sinon, nous devrons nous séparer. Mais ce qui est sûr, c'est que ce sera pour le mieux, vu que j'aurais pu les accompagner sur leur chemin, les aider à évoluer. C'est ça l'amour, non ?
Et j'attends la même chose de leur part :-)
Je ne me sacrifierai pas par amour, ce serait contraire à mon bonheur et donc au leur.

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Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée

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bidibidibidi

le vendredi 28 septembre 2018 à 10h22

serchap
Voila qui va alimenter encore le sentiment que je délire mais bon, au point où j'en suis... ^_^

Personne ne dit que tu délires, ne t'inquiète pas.

La psychanalyse se base énormément sur l'univers symbolique. Tu parles de testicules, certains parlent de rêves, toujours est-il que l'univers symbolique est primordial à la psychanalyse. Sauf que l'univers symbolique se bâtit dans une société donnée. Par exemple, pour nous, le rat est symbole de maladie, chez les japonais, c'est un symbole de sagesse. On n'interprète pas le rat de la même manière qu'on soit psychanalyste oriental ou occidental. Idem pour le sexe turgescent, symbole de puissance dans notre société moderne, symbole de faiblesse chez les grecs, qui ne pourrait être interprété de la même manière dans les deux civilisations.

La psychanalyse promeut donc la domination masculine, avec sa fascination pour le pénis et même, manifestement, les testicules, et son rejet des organes sexuels féminins. Et la psychanalyse est monogame, car c'est notre société qui l'est. Expliquer le polyamour par la psychanalyse, c'est comme expliquer les trous noirs par la relativité newtonienne... ça n'est juste pas possible.

Pour moi, si tu veux rentrer vraiment au contact du polyamour, il va te falloir déconstruire. Et la première déconstruction, ce sera une déconstruction de la psychanalyse.

Et au passage, un petit article qui indique bien qu'on peut avoir des testicules en étant une femme, que le taux de testostérone ne fait pas un homme ou une femme, enfin, tout un tas de questions qui invalident ton raisonnement : https://www.nytimes.com/2016/07/03/magazine/the-hu...

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?

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bidibidibidi

le vendredi 28 septembre 2018 à 10h01

alinea7
3- Fidélité à soi-même. Caractère d'une personne qui ne varie pas dans ses opinions, son comportement, qui suit sans s'en écarter un certain idéal.

C'est pour moi le point le plus important : La fidélité commence par soi-même. Par exemple, si on m'oblige à faire quelque chose, et que je ne le fais pas, je suis pas infidèle, je résiste juste à la contrainte. Je suis infidèle si je ne fais pas quelque chose que j'ai annoncé que je ferai.
Si ma partenaire me demande l'exclusivité sexuelle, et que je la refuse, je suis pas infidèle, je négocie juste la relation. Si maintenant je lui dis que j'accepte l'exclusivité sexuelle et que je ne la tiens pas, là, je suis infidèle.

Par extrapolation, on ne peut pas être fidèle à la norme ou à la loi. Soit on la respecte soit on ne la respecte pas, mais comme elle nous est imposée, on a pas devoir de fidélité à son égard. Donc les polyamoureux ne sont pas infidèles, juste non exclusifs.

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Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?

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bidibidibidi

le jeudi 27 septembre 2018 à 09h35

Laancelot
être non exclusif sexuellement équivaut à être infidèle sexuellement, cela revient au même...la norme est la fidélité et la monogamie, mais ne pas être fidèle c'est toujours être infidèle, quels que soient les mots utilisés, cela dit la même chose, avoir des rapports sexuels multiples implique d'assumer une infidélité..

Heu... non.
Si tu es infidèle dès que tu fais quelque chose en dehors de la norme, alors je suis infidèle sportif (j'aime pas le foot plus que ça), infidèle télévisuel (j'aime pas la télé), infidèle politique, infidèle religieux. Note, là, je pourrais en être fier de mon infidélité :-D

Laancelot
belle démonstration mais voilà, la fidélité sexuelle implique pour moi la fidélité du corps, ou/et du coeur.

Pas pour nous. Tu prends la norme et tu l'ériges en loi. Toute ta démonstration ne se base que sur ta vision du monde, que nous ne partageons pas. C'est comme si je te disais que tu étais infidèle religieux sous prétexte que tu bois de l'alcool, et ce sans que tu sois musulman.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?

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bidibidibidi

le mardi 25 septembre 2018 à 15h05

Non, il y a de la non exclusivité sexuelle.
C'est la norme qui considère qu'il y a infidélité dans la non exclusivité.

Et on insiste à utiliser le bon terme parce qu'on a pas envie d'être qualifiés d'infidèles quand on est juste non exclusifs. Les mots ont beaucoup de pouvoir.

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Discussion : Lesbiennes poly ou êtes vous ?!

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bidibidibidi

le mardi 25 septembre 2018 à 09h43

J'ai croisé une bonne quantité d'événements non mixtes sur ce forum. Mais je ne fréquentes pas vraiment de lesbiennes et n'ai donc pas plus d'avis sur la question.

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Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée

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bidibidibidi

le jeudi 20 septembre 2018 à 16h46

bonheur
En quoi un sociologue est-il un scientifique ? C'est un observateur, ça oui, mais un scientifique ? Les sociologue sont intégrés à une université des sciences OU des lettres (c'est une question, pas une affirmation).

Un mathématicien est un scientifique, ça aucun doute possible (un magicien aussi, pour moi) et donc un joueur de carte également.

Ce n'est pas le sujet d'étude qui fait le scientifique, mais la démarche. En général, les sociologues s'appuient beaucoup sur des chiffres, des stats, et ont donc une démarche scientifique. Paradoxalement, les mathématiques ne sont pas une science pour moi, vu qu'elles n'ont pas de lien avec le réel. C'est plus un outil. Enfin, la définition de science est un long sujet de philosophie. On peut rentrer sur ce débat si tu veux, mais ça peut être long (et hors sujet), tu as mon mail ;)

bonheur
Je ne parle pas de désir. Qu'appelles-tu désires ?

Je pense que c'est encore hors sujet, tu as toujours mon mail si tu veux en parler :)

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Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée

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bidibidibidi

le jeudi 20 septembre 2018 à 14h18

bonheur
Les scientifiques n'arriveront à rien, car ils considèrent l'humain comme un robot avec une constitution unique.

Tu m'amuses, Bonheur :-)
Parce que la sociologie est une science, quand la psychanalyse n'en est pas une. Donc tu es justement très scientifique en citant des sociologues.
Et, me considérant comme scientifique de mentalité, il faut arrêter de considérer les scientifiques comme étant totalement déconnectés de la réalité. Je me rappelle cette vidéo YouTube d'un mathématicien ayant étudié les mélanges de cartes. Non content de sortir les théories mathématiques permettant de mélanger les cartes, le gars avait appris à faire ces fameux mélanges, faisant de lui, au passage, un excellent manipulateur de cartes (et lui interdisant au passage de jouer en casino :-D).

bonheur
Par contre, si un scientifique (ou autres) a une réponse à la question : pourquoi je deviens une personne qui est physiologiquement chamboulée systématiquement en présence de toujours les mêmes personnes (je travaille dans la grande distribution et fais de nombreuses rencontres quotidiennement et retrouve aussi souvent les mêmes personnes).

Alors, je vais me permettre une petite réponse : Il y a actuellement des recherches qui sont faites sur les phéromones humaines. Sur le papier, l'organe qui nous permet de les sentir est vestigial (donc inopérant), pourtant, diverses études ont tendance à contredire ce fait. Wait and see, mais du moins, il peut exister une raison purement physiologique à tes coups de foudre.
Après, Alberoni parle du sentiment amoureux, principalement, quand là tu nous parles de désir, ce qui n'a donc pas grand chose à voir.

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Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée

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bidibidibidi

le jeudi 20 septembre 2018 à 13h31

serchap
A propos de "l'impériosité" du désir de l'homme. Je donnerais un exemple un peu provoc : avez-vous souvent lu des articles de faits-divers relatant qu'une femme ou qu'un groupe de femmes avait violemment agressé un homme innocent pour le violer...? Bon. Maintenant inversez simplement la question... quelle est la réponse ?

Je me permet un second post avec quelques articles glanés sur le net au hasard :
Exploitation sexuelle des hommes noirs par les femmes blanches : https://www.youtube.com/watch?v=MVLPyEZxIfo
Exploitation sexuelle des esclaves noirs par les femmes blanches qui, une fois veuves (et donc libérées de la domination de leur mari), se ménageaient des harems : www.raphaeladjobi.com/archives/2012/09/01/25007017... (j'aime cette citation : "la loi punissait sévèrement l'infidélité d'une femme avec un Blanc, mais elle fermait les yeux quand la femme du maître forniquait avec ses esclaves.")
Une article spécifiant que les violeurs appartiennent à n'importe quel niveau social : www.huyette.net/article-quelques-informations-a-pr...
A croiser avec cet article (http://sro.sussex.ac.uk/24495/1/Phipps_paper_Sociology_final.pdf) indiquant en première phrase : "Women on low incomes are disproportionately represented among sexual violence victims"

Je me rappelle aussi, au passage, d'une conversation avec une libertine habituée aux clubs libertins. Elle me signalait que quand elle allait en club, elle était pas là pour discuter, et qu'elle se foutait du prénom des mecs. Elle se tapait les mecs qu'elle voulait, puis les jetait comme des kleenex. Et si le mec faisait quoi que ce soit qui lui déplaisait, il était immédiatement remplacé. Le plus drôle est que l'exemple de comportement déplacé qu'elle prenait était la claque sur les fesses. Ce qui est amusant quand on considère que c'est justement une marque de pouvoir que de donner une claque sur les fesses. A préciser qu'en club libertin, le pouvoir est aux mains des femmes et pas des mecs.

Plein d'articles qui montrent bien que ce ne sont pas les hommes qui violent et exploitent sexuellement les femmes, mais les dominants qui violent et exploitent sexuellement les dominées, et ce quelque soit leur sexe. N'importe quel féministe te le dira, on enseigne aux femmes dès leur plus jeune age à être des victimes de viols.
Enfin, voila, plein d'eau pour ton moulin, en espérant que ça te fasse remplacer la formule "l'impériosité du désir de l'homme" par "l'impériosité du désir du dominant".

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bidibidibidi

le jeudi 20 septembre 2018 à 10h53

serchap
A propos de "l'impériosité" du désir de l'homme. Je donnerais un exemple un peu provoc : avez-vous souvent lu des articles de faits-divers relatant qu'une femme ou qu'un groupe de femmes avait violemment agressé un homme innocent pour le violer...? Bon. Maintenant inversez simplement la question... quelle est la réponse ?

As-tu souvent lu des articles de faits divers parlant de femmes agressant des hommes tout court ? As-tu vu beaucoup de femmes soldats ?
Nous sommes dans une société dominée par les hommes, donc les femmes ne peuvent avoir ce type de comportement. Prends cet exemple simple, un groupe de personne, soudainement un homme s'énerve et pousse un coup de gueule => Tout le monde se tait. Une femme fait de même => C'est quoi cette hystérique, et elle est retirée du groupe. Une femme n'a pas la possibilité d'exprimer son agressivité dans notre société et elles l'apprennent vite et l'incorporent tout aussi vite. Un homme en a la pleine possibilité.
Et là, je parle même pas de la différence de musculature, ni du fait qu'un homme peut "prendre" une femme, alors qu'une femme aura beaucoup de difficulté à le faire.

Il m'est arrivé de me faire "violer" par ma compagne. En ce sens que, quand elle est vraiment excitée, je sens clairement que je vais passer à la casserole et elle me pousse à la pénétrer (elle a une certaine force physique pour une femme). Alors, c'est dans le cadre d'un couple, donc je ne m'en sens pas mal. Mais je me dis que si elle avait été dotée d'un membre extérieur et d'un certain manque de contrôle, elle aurait pu rentrer dans ces fameux faits divers.

Freud oublie complètement tout le tissu social et la norme dans ses études. Prends l'exemple des grecs : A l'époque, la virilité était exprimée par un sexe de petite taille au repos. Dire de quelqu'un qu'il a un gros sexe était une insulte. Un sexe en érection était signe de faiblesse. Comment Freud explique ça ?

Freud inverse le rapport de cause à effet. Il prend les lois de notre société et en déduit les lois de la psychanalyse. Alors qu'il devrait prendre les lois de la psychanalyse pour en déduire les lois de la société. Heureusement, on a fait beaucoup de progrès depuis Freud. Et je t'encourage donc toujours à lire sur les structures de domination de notre société, sur le genre et sur tous ces sujets.

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bidibidibidi

le mercredi 19 septembre 2018 à 09h35

Salut Serchap,

Je me permets une réponse à ton message après avoir lu ton article, j'espère que tu ne t'en sentiras pas blessé, parce que ce n'est pas vraiment une réponse positive.
Freud et moi, on est pas trop copain. Le gars a été génial sur certaines notions (pour l'inconscient, je lui dis "Chapeau papi"). Mais s'il y a bien un domaine qu'il n'a, à mes yeux, absolument pas compris, c'est bien la sexualité. Freud, c'est le triomphe du sexisme, du genre et de la norme.
Et dans ton article, ça transparaît énormément. Je suis cis et hétéro, et loin d'être le plus à cheval sur tout ce qui touche au sexisme, mais quand je lis dans ton article le "caractère impérieux du désir masculin", j'ai vraiment mal aux fesses. Je te laisse imaginer ce que peut penser une femme ou une personne non cis face à ce genre d'affirmation. Impérieux et masculin dans la même locution, c'est une magnifique illustration des structures de domination de notre société.
A titre ludique, la prochaine fois que tu es pris d'un désir impérieux, je t'encourage à réfléchir à ce que ça ferait si la réalisation de ton désir passait par ta propre pénétration et ta potentielle fécondation. Je pense que tu débanderais rapidement.
Donc, personnellement, si j'étais administrateur, j'aurais beaucoup de mal à publier ton article, car j'aurais fortement peur qu'il génère une levée de bouclier. Je t'encourage à beaucoup lire sur le genre, la sexualité, les structures de domination de la société, et à déconstruire Freud pour n'en garder que le bon.

Alors, comme dit au dessus, je suis cis et hétéro, donc pas trop touché par l'oppression dominante, je ne suis certainement pas le plus à même de donner un avis précis. Je me permets d'intervenir parce que personne d'autre ne l'a fait, mais j'aimerai bien qu'on prenne ma relève, je ne me sens pas totalement légitime dans ce débat.

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Discussion : Je découvre le polyamour, et j'ai peur.

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bidibidibidi

le mardi 18 septembre 2018 à 09h44

HarleenFrancesQuinzel
Pour moi, l'amour c'est se donner entièrement à une personne.

L'amour, c'est un sentiment, pas une action.
Se donner entièrement à une personne, ça s'appelle se sacrifier, pas aimer. Personnellement, je n'aimerai pas qu'on se sacrifie par amour pour moi, je souhaite le bonheur des personnes qui m'entourent.

Je creuserai dans cette direction : Pourquoi te "donnes tu entièrement" à une personne ? Qu'entends-tu par là ? Pourquoi est-ce "aimer" pour toi alors que ce n'est clairement pas le sens du mot aimer ?

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Discussion : Je découvre le polyamour, et j'ai peur.

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bidibidibidi

le lundi 17 septembre 2018 à 17h55

Situation compliquée :
Déjà, polyamoureux ou pas, s'il a envie de partir, il lui suffit de partir. Vouloir l'empêcher de réaliser qu'il n'est pas suffisamment bien avec toi, tenter de l'enfermer, ça ne me paraît pas viable sur du long terme.
Après, dans les cas dont tu parles, il faut aussi voir que certaines personnes proposent le polyamour comme une manière de sauvegarder un couple dans lequel ils ne se sentent pas vraiment bien. Donc quand ils partent du fait d'une NRE, c'est surtout dû au fait qu'ils n'étaient pas bien à l'origine.
Sinon, si ton conjoint est polyamoureux, je pense qu'il connaît déjà la NRE, et, je l'espère, qu'il a déjà pu y être confronté et donc sait comment la gérer sans envoyer tout en l'air.

Personnellement, je comprends tes doutes, et je pense qu'ils ne sont pas totalement irrationnels. J'aurais une question : As-tu déjà discuté de ton questionnement avec ton conjoint ? Il est possible que, dans le fond, ce dont tu aies besoin c'est, moins que des certitudes, une entrée dans l'univers polyamoureux (sans devenir polyamoureuse pour si peu), pour comprendre ton conjoint et donc pouvoir mieux accepter sa nature.

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Discussion : Je découvre le polyamour, et j'ai peur.

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bidibidibidi

le lundi 17 septembre 2018 à 14h16

HarleenFrancesQuinzel
J'ai été lire le phénomène du Nre et bah ça ne fait que renforcer mes craintes. Parce que je ne veux pas moi de cette distance, de cette enthousiasme qui fait qu'on peut délaisser son/ses autre(s) partenaire(s). C'est typiquement cette chose qui m'angoisse réellement. Je ne supporterai pas qu'il soit sûre son petit nuage, pendant que moi je suis délaissée à la maison à tout gérer..

Attention, tu parles de deux choses différentes.
Il a le droit d'être sur son petit nuage, mais ce n'est pas une raison pour te délaisser et te laisser tout gérer. Il faut que tu vois ça avec lui. D'où l'utilité de la communication.
Après, si le fait qu'il soit sur son petit nuage te dérange, je t'encourage à réfléchir à cela.

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