Participation aux discussions
Discussion : Première expérience.... Et confusion... Suis-je trop idéaliste ?
bidibidibidi
le mardi 16 octobre 2018 à 10h04
Je suis du côté masculin de ce genre de rencontres. Mais je pense qu'au final c'est assez similaire.
Des fois, ces rencontres sont décevantes, et ce même quand, sur le papier, la personne nous intéresse. Différence de sensibilités sexuelles. Et des fois c'est très bien. Je ne crois pas qu'on puisse le déterminer à l'avance.
Le fait de se rencontrer dans un hôtel n'est pas, à mes yeux, une mauvaise idée. J'ai connu des rencontres avec des entrées en matière très courtes qui furent assez mémorables (une de mes plus mémorable rencontre n'a eu aucune entrée en matière). Bon, bien entendu, dans tous les cas pour moi, il y a communication préalable. Il faut quand même qu'il y ait un feeling. Mais quand le feeling est là, faut y aller !
Je suis vraiment contre tout ce qui consiste à retarder la partie de jambes en l'air pour éliminer les mauvais coups. Ca n'éliminera pas que les mauvais coups. Et ça fait suer tout le monde en brouillant le discours.
Et pour finir, quand je discute avec certaines copines très sexuelles, j'ai l'impression que les mecs qui maîtrisent un minimum sont... rares. Par contre, toutes sont assez claires sur le fait qu'à force de tester des choses, elles en sont venues à améliorer au fur et à mesure la qualité de leurs ébats (et de leurs amants). Il doit y avoir des signes qu'on apprend à repérer.
Enfin, personnellement, j'adore parler cul :-)
Donc si tu veux, n'hésite pas à me poser des questions (ici ou par mp).
Discussion : Le polyamour : j'ai testé, mais je n'y suis pas arrivée...
bidibidibidi
le lundi 15 octobre 2018 à 13h51
Ca m'amuse, ça me rappelle ces personnes qui après une rupture "jurent que l'on les y prendra plus".
Heavenly, je rejoins Siesta : Il y a l'air d'y avoir un sérieux problème de communication dans ton couple. Il y a ta fierté, qui t'empêche d'exprimer tes peurs : La vulnérabilité n'est pas une faiblesse, c'est ça le ciment du couple. Au final, tu le quittes et... silence radio. Pour moi, il faut que tu acceptes que tu n'es pas parfaite. Ok, tu l'as fait, tu as su quitter quelqu'un par fierté. Maintenant, aurais-tu la force de piétiner ta fierté et d'accepter de t'ouvrir pleinement à lui ? De lui avouer que cette femme, pour une raison qui t'échappe, te concurrence vis-à-vis de lui ? Savoir lui dire, aussi, que tu as besoin qu'il s'exprime plus, ou que tu as besoin d'être plus souvent avec lui ? Que tu ressens un manque de communication, en intensité/quantité ? Savoir lui dire que tu l'aimes et que tu n'as pas envie de le quitter, que tu as envie que vous résolviez ce problème à deux ?
Je pense pas que tu sois venu ici pour nous dire que le polyamour ne marche pas. Je pense que tu serais allée ailleurs pour ça. Le polyamour, ça marche, et je ne pense pas que ça ne peut pas marcher pour toi. Donc, comme dirait l'autre : Lève-toi et (re)marche :-D
Désolé pour les mauvaises blagues !
Discussion : Difficultés à être secondaire
bidibidibidi
le mercredi 10 octobre 2018 à 14h30
Pour moi, y a besoin de définir "primaire" et "secondaire".
Pour moi, tout le temps passé avec les enfants, c'est du temps passé dans la "relation primaire". Idem pour le temps de ménage, dodo, etc... C'est pas du temps de qualité, mais c'est du temps dans la relation primaire. Et c'est ça qui fait que c'est une relation primaire. Parce qu'on peut pas choisir du jour au lendemain de ne plus élever les enfants (enfin, si, on peut, mais on veut pas).
Et je pense que c'est aussi le point de vue de PandiPanda, qui cherche à s'installer avec lui, construire avec lui. Pas juste être plus souvent avec lui.
Discussion : Difficultés à être secondaire
bidibidibidi
le mercredi 10 octobre 2018 à 11h33
pkd
Je ne sais pas si vous avez lu Franklin Devaux, il explique très bien comment cette injonction lui a pété à la figure et entraîné des blessures pour sa partenaire secondaire et lui même quand il a compris que sa partenaire secondaire ne voulait pas un autre partenaire primaire, mais plus de lui.
Je ne l'ai pas lu. Mais en attendant, si ton partenaire secondaire veut plus de toi et que tu ne peux pas lui donner, tu ne peux dans tous les cas pas répondre à sa demande. Disons que si un partenaire secondaire veut fonder une famille, tu es obligé de lui répondre de trouver un partenaire primaire. C'est en ça que je disais que cette injonction est pas si mauvaise. Après, je dis pas qu'elle résout tous les problèmes, bien évidemment.
Discussion : Difficultés à être secondaire
bidibidibidi
le mardi 09 octobre 2018 à 17h54
C'est quand même une représentation idéalisée. Si tu veux faire des enfants avec quelqu'un, en lui promettant que sa place importante dépend uniquement de ton envie du moment, je pense que la personne va s'enfuir.
Quand tu es dans un couple où tu partages notamment un logement, des enfants et ce genre de choses, considérer que ce couple est plus important indépendamment de la réalité de ta relation, ça me paraît sain. Et donc la place des autres relations devient allouée (ou du moins majorée) parce que les ressources temporelles ne sont pas infinies.
Tant qu'on aura pas popularisé une vision polyamoureuse de la famille (qui devrait d'ailleurs prendre un autre nom), on ne pourra lutter contre la notion de relation principale pour désigner la relation familiale.
Bon, après, les relations secondaires peuvent malgré tout être bien gérée. Mais une relation secondaire reste une relation secondaire (du moins, tant que la relation primaire n'est pas remise en cause). Et je ne trouve pas que l'injonction "Trouve toi un partenaire primaire!" soit si mauvaise. Si tu souhaites construire une famille (dans l'acception commune du terme), il va bien falloir créer une relation familiale donc primaire.
Discussion : Le "polyamour" n'est-il pas en fin de compte une escroquerie intellectuelle?
bidibidibidi
le mardi 09 octobre 2018 à 16h44
artichaut
Je ne suis pas d'accord avec ça. Moi, j'ai besoin de me dire et me sentir dépendant affectivement.
Je te donne juste la définition communément admise. Je t'encourage à lire ce qui se dit, le net en est plein.
On ne parle pas de dépendance quand on a un besoin normal. Bien sûr, on est tous dépendant d'affection, de nourriture, de boisson pour vivre. Pour si peu, on est pas tous boulimiques, alcooliques ou dépendants affectifs. On parle de dépendance affective quand le besoin d'affection devient destructeur pour celui qui le subit.
Pour le reste, je suis 100% d'accord avec toi. C'est juste la définition que tu donnes à cette expression que je réfute.
Discussion : Difficultés à être secondaire
bidibidibidi
le mardi 09 octobre 2018 à 13h52
Je lis une bonne dose d'impossibilité dans ta tête plutôt qu'en vrai, Pandipanda.
Déjà, il est pas dit que ta relation va s'arrêter plus qu'une relation en tant que primaire. Je suis pas sûr que les relations secondaires aient moins de durée que les relations primaires.
Ensuite, il est possible de construire dans une relation secondaire aussi. Iris parle de quelque chose à 3, mais sinon, même dans l'absolu, rien ne te dit que le futur sera exactement pareil que le présent. J'aurais même tendance à croire que le futur sera différent du présent.
Arrêter avant de souffrir ? Souffrir de quoi ? Moi, j'arrête parce que je souffre, je n'arrête pas parce que je peux souffrir. Sinon, je commencerai jamais :-D
Il faut se laisser vivre. Être amoureuse ne t'oblige pas à vouloir changer les choses actuelles. Plutôt que de visualiser cet amour comme un amour impossible, visualise le comme un amour possible, mais avec ces contraintes. Toutes les relations ont des contraintes.
Pour moi, ce qu'il te faut apprendre, c'est de sortir de l'exclusivité sentimentale. Comprendre que tu peux aimer plusieurs personnes, et vivre chaque amour tel qu'il est censé être vécu. Prendre ce que la vie te donne sans chercher à lui plaquer des schémas pré-construits.
Discussion : Couple "classique" et compagnon polyamoureux
bidibidibidi
le mardi 09 octobre 2018 à 13h44
Comme Iris, je ne pense pas que tu vas "perdre une amie". Si c'est vraiment une amie, je ne vois pas pourquoi ça se passerai mal. Et au pire, si c'est décevant, ça peut rester juste un événement amusant.
Par contre, mieux vaut en parler à tout le monde pour être sûr que vous êtes tous sur la même longueur d'onde. Faire une approche par la discussion plutôt qu'en mode rentre dedans.
Discussion : Le "polyamour" n'est-il pas en fin de compte une escroquerie intellectuelle?
bidibidibidi
le mardi 09 octobre 2018 à 09h25
alinea7
ou à être confiant dans sa capacité à rebondir
Je mets en avant ce point là, qui est pour moi le plus important. Développer sa capacité à rebondir est la meilleure manière, à mes yeux, pour se sentir en confiance. Quand on ne visualise plus son partenaire comme un accès à des ressources rares, mais comme un accès à des ressources abondantes, on est beaucoup plus serein quant à ses réactions. Un peu comme quand on se retrouve devant un délicieux boeuf bourguignon, si on a très faim, on ne l'appréciera pas plus qu'un McDo.
Et, de plus, on se positionne mieux dans la relation : On s'enfuit des relations toxiques parce qu'on en a pas besoin, et on sait réagir avec justesse en toute situation, sans paniquer, sans projeter nos peurs sur l'autre. Ce qui donne à l'autre un meilleur cadre de relation (parce qu'au final, la meilleure manière de conserver un partenaire sentimental, c'est pas de l'enfermer, c'est de le rendre heureux).
artichaut
Mais sans relation affective (au moins amicale), pendant trop longtemps, je considère que la vie ne vaudrais pas la peine d'être vécue, et je ne peux vraiment pas me dire indépendant affectivement.
C'est pas ça qu'on entend par dépendant affectivement. La dépendance affective, c'est un besoin maladif de s'accrocher à l'autre, de ne pas le laisser partir, d'accepter n'importe quoi de lui parce qu'on ne peut supporter la perte affective. En général, les personnes qui finissent dans des relations toxiques (battus, pervers narcissiques et autres) sont dépendants affectifs.
Discussion : Mon problème de polyamour
bidibidibidi
le lundi 08 octobre 2018 à 09h45
EtudiantPerdu
J'ai très peur de sa réaction étant donné que, comme je vous l'ai dit, je doute fort qu'elle prenne ça bien. J'ai peur que ça détruise juste notre relation.
Je pense que les non-dits et le fait de ne pas parler de ce que tu ressens détruiront ton couple tout aussi bien. A toi de lui faire confiance dans sa capacité d'écoute.
Discussion : Amourelisme
bidibidibidi
le samedi 06 octobre 2018 à 16h57
amiamoureux
Ce que tu dis là est un peu humiliant
Ca n'était pas mon objectif. J'indiquais juste pourquoi, pour moi, l'autoérotisme n'est absolument pas suffisant.
amiamoureux
si tu veux me donner des cours de séduction, avec joie !
Je suis pas coach en séduction, j'oserai jamais affirmer être bon dans le domaine. Par contre, je sais que c'est quelque chose que j'ai travaillé, volontairement. C'est en forgeant qu'on devient forgeron, c'est en se prenant des râteaux qu'on apprend à maîtriser la séduction.
Je suis pas certain qu'il existe de vraie méthode pour apprendre, contrairement à ce qu'on veut essayer de nous vendre. Je crois, par contre, que c'est quelque chose qui se développe, juste chacun à sa manière.
Je t'encouragerai à trouver ta manière. Si ça consiste à demander si tu plais, et bien, en avant. Tout chemin commence par un premier pas. Le mien fut d'aller lire des blogs sur Internet (d'ailleurs, un blog conseillé ici par kill your idols :-) ).
Discussion : Le "polyamour" n'est-il pas en fin de compte une escroquerie intellectuelle?
bidibidibidi
le samedi 06 octobre 2018 à 16h47
Je me rappelle d'une ex qui m'avait dit, à notre rupture : "Je ne t'ai jamais aimé."
Moi, j'aime, pendant longtemps, même après la fin, pendant parfois dix ans.
On aime pas de la même manière, on a pas les mêmes ressentis. Quand quelqu'un rentre dans ma peau, il y reste. Quelque part, les promesses (je t'aimerai toujours, je serais toujours là pour toi), je les tiens.
Je vais pas faire un post pour expliquer que mon ex m'a vraiment aimé. C'est possible, il est possible qu'elle aime exactement comme moi, il est possible qu'elle aime différemment.
Dire que quand ma compagne est dans les bras d'un autre homme je n'éprouve rien est faux. J'éprouve des choses, diverses, plus ou moins fortes suivant que j'y pense ou pas. Donc, d'une certaine façon, je ne suis pas "serein", vu que j'éprouve des émotions. Mais pas des émotions désagréables, si, à côté, notre couple va bien. Par contre, en cas de difficultés, oui, je me sens affaiblit, les émotions sont pires.
D'une certaine façon, c'est pour ça que je fais le choix de l'ouverture : Plus d'émotions pour moi, plus d'émotions pour elle. J'aime les émotions, c'est ce qui me différencie de mon PC. Et je crois que, par la raison, on peut transformer une émotion négative en émotion positive, je pense que notre cerveau a un impact direct sur nos émotions. Sinon, personne n'irait voir un film d'horreur ou ne monterait dans un grand huit. La peur, quoi qu'on en dise, c'est une émotion désagréable.
Donc, oui, certaines personnes éprouvent une douleur intense à savoir leur partenaire avec quelqu'un d'autre. Et d'autres personnes non.
Discussion : Amourelisme
bidibidibidi
le vendredi 05 octobre 2018 à 17h20
amiamoureux
Il me semble qu'il serait préférable de considérer l'autoérotisme comme la base indispensable du bonheur sexuel car on apprécie d'autant plus quelqu'un que l'on n'a pas besoin de lui ou d'elle et cela permet de rester en paix avec soi même .
L'autoérotisme retire un des pans les plus importants du sexe : la communion. Le sexe est communication, pas juste gigotage de saucisse dans le hot-dog. Et je parle pas des recherches actuelles sur le porno, qui tend à montrer que l'autoérotisme est mauvais pour la santé (en trop grande quantité, bien évidemment), qu'il ne contient pas les bienfaits que contient le sexe.
De plus, tu retires tout désir de ta vie. Le désir n'est pas un mal en soit.
Et puis, pour finir, tu limites la sexualité aux organes sexuels. C'est bien triste, le sexe va bien au delà.
Tout ça pour dire que l'autoérotisme n'est qu'un succédané permettant de passer les longues soirées de célibat en attendant la belle saison :-)
Discussion : Amourelisme
bidibidibidi
le vendredi 05 octobre 2018 à 16h22
La question d'Amiamoureux était : Ce questionnement a t il à voir avec le poly-amour ?
Donc, oui, c'est un questionnement qui a à voir avec le polyamour.
Il faut aussi signaler que la partie "révolutionnaire" du polyamour, c'est le fait d'aimer plusieurs personnes, de créer volontairement plusieurs relations. Une personne adultère en questionnement est pour moi plus proche d'un polyamoureux qu'un mono franc :)
Discussion : Amourelisme
bidibidibidi
le vendredi 05 octobre 2018 à 09h33
amiamoureux
Ce questionnement a t il à voir avec le poly-amour ?
Pour moi oui. C'est un questionnement sur l'amour en général, sur notre capacité à aimer, c'est donc un questionnement typique de polyamoureux. C'est peut-être un premier pas vers le polyamour.
Je comprends, quelque part, ta situation. J'ai aussi eu une adolescence solitaire, une difficulté à comprendre les codes sociaux de la séduction. J'ai acquis la chose sur le tard, et j'ai trouvé ça libératoire. J'en suis venu à prôner le fait de développer sa capacité à séduire. C'est pour moi nécessaire si on ne veut pas s'enfoncer dans des relations insatisfaisantes, et se retrouver avec tes questionnements.
J'aurais envie de t'encourager à travailler sur ce point là, il n'est jamais trop tard. Mais je sors du sujet :-)
Discussion : Ma copine m'a annoncé qu'elle était polyamoureuse, je ne sais pas si je serai capable de le supporter
bidibidibidi
le jeudi 04 octobre 2018 à 09h17
Il faut lui dire. Juste pas de manière brutale. Ca vous permettra de mieux gérer la chose.
Elle ne devrait pas partir si tu ne fais qu'exprimer ton ressenti, si tu évites de lui mettre des barrières.
Après, ça ne changera rien à la chose, le jour où elle aura une autre relation sera très dur pour toi. Mais au moins, elle comprendra tes réactions, et vous pourrez les gérer ensemble plutôt que toi tout seul dans ton coin.
En gros, en lui disant, tu prends un risque, faible, de la perdre d'entrée de jeu, et une chance de ne pas la perdre quand elle rencontrera un autre homme. En ne lui disant pas, tu prends un très gros risque de la perdre quand elle va rencontrer un autre homme.
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
bidibidibidi
le mardi 02 octobre 2018 à 15h16
Déjà, il n'existe pas un polyamour. C'est certainement la raison pour laquelle ma réponse va être aussi ouverte : Quel polyamour te convient le plus ?
Le polyamour, c'est plus un état d'esprit. En général, c'est le fait de constater que l'amour et les relations sentimentales sont ce qu'il y a de plus beau à vivre. Partant de là, l'exclusivité est contraire à notre bonheur. Chez certains, c'est aussi le constat que le couple traditionnel ne leur convient pas pour une raison ou une autre (non désir d'enfant, envie de vivre seul), et ils cherchent donc des alternatives dans lesquelles vivre leurs sentiments sans se contraindre. Et ont tendance à tomber dans le polyamour plus parce que c'est une alternative que parce que c'était leur recherche initiale.
Tu vas avoir plusieurs types de polyamour. Dans les plus classiques (liste non exhaustive) :
- La relation primaire, les relations secondaires. C'est un peu le polyamour du monogame, en ce sens où il part d'une situation monogame (un couple) et l'ouvre juste ce qu'il faut. Un genre de beurre + argent du beurre. Mais ça reste très hiérarchisé, donc souvent compliqué à gérer pour les relations secondaires.
- Le trouple. Très souvent, les trouples sont des relations monogames entre 3 personnes, avec exclusivité à l'intérieur du trouple. Encore un schéma très proche du schéma monogame.
- L'éternel célibataire. En général, un polyamoureux averse à la notion de couple, qui a donc un mode de vie proche d'un célibat très actif.
Après, tu as des modes de vie beaucoup plus éloignés de ceux que l'on connaît :
- La communauté polyamoureuse, ou polyfamily. Un groupe de personnes qui vivent ensemble avec parfois des enfants au milieu. Tout le monde n'est pas en relation avec tout le monde. C'est relativement commun aux US, mais en France, c'est dur à former. C'est à mes yeux l'alternative polyamoureuse au couple, qui permet donc d'élever des enfants dans un contexte poly.
- L'anarchie relationnelle. C'est le refus de toute hiérarchie entre les relations. Ca peut ressembler à l'éternel célibataire sauf que l'anarchiste relationnel n'est pas averse au couple, juste, son couple ne sera pas plus important que ses autres relations.
Après, comme tu l'as remarqué, il existe aussi des divergences quant aux types de relations. Bonheur est polyaffective, et refuse donc le sexe avec ses relations (mari excepté). A l'opposé du spectre, tu vas avoir le libertin qui couche avec d'autres mais refuse tout sentiment. Et au milieu, tout un panel de relations, plus ou moins sexuelles, plus ou moins sentimentales. Je parle de libertinage parce que pour moi, les polyamoureux et les libertins se rejoignent dans l'esprit.
Noe
Et qu'on les aime aussi sexuellement.
C'est pas le polyamour qui fait ça, c'est notre société qui lie sexe et sentiments. Le polyamour est d'ailleurs souvent plus inclusif que la monogamie. J'ai une copine ayant une relation avec un asexuel, et c'est beaucoup moins gênant que dans un couple monogame, vu qu'elle comble ses besoins charnels dans ses autres relations.
Noe
j'ai été incapable de me débarrasser de ma culpabilité.
C'est un problème pour nous tous. D'ailleurs, beaucoup plus global que dans le cadre du polyamour. On est élevé dans une morale judéo-chrétienne dans laquelle le plaisir est source de honte. Et la pression est souvent plus forte sur les femmes que sur les hommes. Je n'ai pas de réponse toute faite à cette question. Je pense qu'il faut que tu déconstruises ce qu'on t'a appris. Eprouver de la honte quand on ne fait pas de mal, c'est une aberration, sur le papier, et c'est pourtant très commun.
Noe
Donc comment faites-vous?
Je te retourne la question : Que veux tu ?
Être polyamoureux n'est nullement une obligation. Si tu te sens bien dans le schéma relationnel exclusif, tu n'es pas obligée de passer au polyamour.
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
bidibidibidi
le mardi 02 octobre 2018 à 13h30
Noe
La construction ? Une expérience de vie nouvelle à deux (ou plusieurs) en utilisant des points communs et surtout des différences qui enrichissent (Pas au sens de thésauriser hein! ;) ), sans règle ni limite.
Hé bien, au final, tu es polyamoureuse dans l'esprit !
Tu nous questionnes sur le polyamour, mais en vrai, tu te questionnes toi-même au travers de nos réponses :-)
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
bidibidibidi
le mardi 02 octobre 2018 à 09h31
Noe
@bidibidibidi
Pourquoi lorsqu'une monogame utilise le mot "construire" en faites-vous tout de suite une sorte de caricature du couple monogame ? En plus, pour étayer votre argumentation, vous ne prenez que des échecs comme exemple. Vous ne trouvez pas cela orienté voire subjectif ?
Si j'ai posé la question « pourquoi ne pas vouloir construire avec Y ? » c'est parce que j'avais compris que c'était une sorte de règle avec les relations secondaires. Donc pardonnez-moi, pour cette erreur. A ma décharge, je découvre ; raison pour laquelle je pose des questions, afin de comprendre.
Et quand on a passé l'âge des enfants (ou qu'on en a déjà suffisamment), aucun besoin de "construction".
De provocatrice à provocateur : Vous savez qu'il existe même des monogames en âge de procréer, qui ne veulent pas avoir d'enfant ? Si si je vous jure ! Et cela ne les empêche pas de composer à deux une partition. (mince moi qui voulais glisser le mot « parpaing », voilà que je fais une métaphore musicale... cela va encore être sujet à … interprétation !)
Donc là encore qui est réducteur au sujet de la « construction ? Pas moi, on dirait. Ai-je seulement évoqué un schéma? Donc je vous laisse l'entière responsabilité de cette autre caricature du rêve monogame : maison, boulot, couple, enfants, chien (et la niche! On l'oublie trop souvent ! :-) ).
Tout est biaisé, tout est un leurre d'après ce que vous et artichaut dites. Faites attention ça sent le complot tout cela ;)
Pour redevenir sérieuse, vous avez été, je pense, exclusif avant d'être polyamoureux. Cela vous rend heureux, et j'en suis ravie pour vous. Pour autant, si c'est la panacée, j'attends juste qu'on m'explique à l'instar de Bonheur ; au lieu d'ironiser et de me déballer des clichés sur les monogames.
Et pardon, si ma réaction semble vive. Je sais ce n'est pas très constructif mais les poncifs non plus.
J'ai réagi de manière une peu vive en premier, donc je prends la responsabilité de ce glissement.
Disons que je ne lisais pas le doute et le questionnement dans ton message, d'où ma réponse un poil emportée.
Il n'empêche, ça nous ramène à ma case départ : Qu'est ce que "construire" pour toi ? Parce que tu n'y mets pas que le chien et la niche, soit, mais que reste-t-il alors ?
Il y a quand même un drôle de vocabulaire autour du couple : On construit dans son couple, on s'investit, c'est un engagement, des tas de mots qui, pour moi, sont associés au travail ou à mes finances. Alors, le couple peut être sérieux dans certains cas, mais c'est en général la légèreté qui est la base de celui ci. L'amour est quelque chose de léger : Il donne des ailes, il est doux. J'ai du mal à comprendre pourquoi on veut alourdir l'amour...
Discussion : Perdu mais envie d'avancer
bidibidibidi
le lundi 01 octobre 2018 à 14h29
Je rejoins Intermittent : Si ta description ne contient pas d'exagération, ta compagne manque singulièrement de respect.
Le chemin de mono vers polyacceptant est un chemin plutôt difficile, surtout si tu ne l'es pas déjà un peu (et le fait que tu sois dépendant affectif me ferait pencher vers le fait que tu ne l'es pas du tout). Ca demande énormément de doigté pour qu'un couple passe au travers de cette passe, et surtout, beaucoup de communication. Or, j'ai l'impression que, dans ce domaine, vous n'excellez pas. Sans communication, ta compagne ne pourra pas t'aider à sortir de tes émotions actuelles.
Je te souhaite beaucoup de courage pour ce chemin que tu dois parcourir.