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Polyamour.info

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Paris (France)

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Discussion : Polyamour vraiment ?

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bidibidibidi

le vendredi 22 février 2019 à 13h00

bonheur
Ce qui m'a personnellement dérangé, à ce niveau-là, c'est qu'une personne se disant professionnelle, établi un diagnostic sans avoir rencontré le sujet visé... comment être objectif ?

Ici on prend souvent des pincettes en exprimant que l'on n'a qu'une version de l'histoire. Un professionnel devrait avoir à coeur de prendre une très grosse paire de pincettes. Non ?

Si c'était la seule aberration de sa conclusion.
Déjà, dire qu'il n'est pas polyamoureux mais polygame... l'un n'exclut pas l'autre, beaucoup de polygames sont polyamoureux de fait (ils ont des relations multiples et sont clairs à ce sujet). Je passe sur le côté péjoratif de la formulation.
Ensuite, le "syndrome de toute-puissance narcissique" n'est pas reconnu. Si tu compares la page Wikipedia de la perversion narcissique avec, par exemple, le syndrome d'Asperger, la première n'a pas de page en anglais, fait 10% de la taille de l'article sur Asperger, n'est pas reconnu par le DSM ou quoi que ce soit de sérieux, ne présente aucune forme de prévalence ou d'étude scientifique.
Et c'est amusant car la page présente 30 points permettant de reconnaître un pervers narcissique, et quand tu les lis, tu vois un magnifique exercice de manipulation digne des horoscopes : Comment définir quelque chose en faisant en sorte que tout le monde se reconnaisse.

En gros et pour résumer : c'est un charlatan, pas un professionnel.

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Discussion : Polyamour vraiment ?

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bidibidibidi

le vendredi 22 février 2019 à 10h08

Intermittent
Très, très grosse réserve sur ton avis à l'emporte-pièce.

Ramener la psychanalyse à de la voyance est pour le moins réducteur ....

Ok, je reconnais que je le formule peut-être de manière inadéquate. Mais les bienfaits de la psychanalyse sont un sujet classique, beaucoup d'études ne reconnaissant aucun effet par rapport à des personnes qui ne suivent pas de thérapie. Sans oublier que l'absence, volontaire, de preuve scientifique quant à son efficacité ne permet pas d'améliorer la pratique autrement que par des "modes" et des "courants".
Sinon, je donne une certaine valeur à la voyance. Pour avoir déjà discuté avec une tarologue et l'avoir vu pratiquer, je reconnais que ça a une utilité et un effet (bien loin de l'influence des cartes, l'utilité est d'être écouté, d'exposer ses problèmes, etc...). Donc, pour moi, c'est toi qui est réducteur envers la voyance :-)

Sinon, quelqu'un qui me dit que "votre compagnon a un gros problème. Non seulement il n’est pas polyamoureux mais polygame, mais en plus il souffre d’un syndrome de toute-puissance narcissique", je le classe directement dans la catégorie voyant. Désolé, mais ce n'est pas un diagnostic clinique.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : Sauvetage

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bidibidibidi

le jeudi 21 février 2019 à 16h30

C'est aussi l'impression que j'avais, d'où mon intervention. Non, la boîte de Pandore, dans le cas présent (et je pense le cas général), on l'utilise pour parler de libérer les maux de l'humanité.

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Discussion : Sauvetage

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bidibidibidi

le jeudi 21 février 2019 à 15h21

Dans le sens où s'ouvrir au polyamour, c'est un peu comme ouvrir la boîte de Pandore : le polyamour fait ressortir beaucoup de maux, de souffrances, de failles.

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Discussion : Polybéral #1— le nombre de relation-s (quantité ou qualité)

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bidibidibidi

le jeudi 21 février 2019 à 15h18

bonheur
Le fait de ne pas pouvoir toucher suivant son "désir" (justement) des seins généreux, créé un manque que l'on va combler en milieu libertin.

Non, c'est pas un manque, mais un désir. Par exemple, si tu manges tout le temps la même chose, tu ne vas pas avoir faim. Tu ressentiras le désir de manger autre chose, mais tu ne ressentiras pas la faim. C'est du même ordre. Le manque sexuel, lui, à des effets directs sur la santé (augmentation du risque de dépression, des risques cardiaques, tout ça) mais pas le manque de gros seins :-)
Tous nos manques sont là pour nous rappeler nos besoins (plus ou moins) vitaux.

bonheur
Quand j'observe autour de moi, nombreux-ses sont les personnes qui ne me donnent pas envie (ou qui se referme dès l'amoureux-se officiel-le survient). C'est quand même, rien qu'en observant un peu, révélateur du fait que l'on se créée sa torture.

Je pense que c'est plus compliqué que ça. Enfin, du moins, la manière dont tu le dis donne l'impression que c'est simple alors que c'est loin de l'être. Être séduisant tient à peu de choses, mais il faut encore pouvoir les mettre en application. Ca demande des qualités personnelles, une certaine position psychologique et une maîtrise de sa capacité de séduction. Dire que les personnes qui ne te donnent pas envie se créent leur propre torture, c'est un peu condescendant à leur égard.

bonheur
Je ne détiens pas de privilège.

Ho que si. Les privilèges ont cette particularité d'être invisibles pour celui qui les possède. Mais je suis sûr qu'Artichaut serait heureux de te faire une liste de tous tes privilèges.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : Sauvetage

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bidibidibidi

le jeudi 21 février 2019 à 14h43

bonheur
J'ignore qui a laissé entendre que le polyamour était une boite de Pandore ou un remède miracle ou un conte de fée...

L'analogie entre boîte de Pandore et polyamour me paraît pourtant très bonne.

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Discussion : Polybéral #1— le nombre de relation-s (quantité ou qualité)

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bidibidibidi

le jeudi 21 février 2019 à 14h24

bonheur
L'attachement

Je ne te répondais pas sur cette phrase, je ne sais si tu l'as prise pour toi. Je parlais de la théorie de l'attachement. Quand on parle d'attachement secure, anxieux et autre, on fait référence à la théorie de l'attachement. Je suis très dubitatif quant aux jolies théories qui mettent les gens dans des petites cases. Mais pour moi, ça n'a pas vraiment plus de validité que John Gray.

bonheur
Quand on a un manque, on est en "recherche" de combler ce manque, et faute de mieux, parfois on prend ce qui vient (si possible avec les critères visant à combler). Mais l'amour ne fait pas entrer cela dans son avènement. L'amour survient. La suite qu'on lui donne est affaire de relation (l'émotion créé le lien - le vécu créé la relation), de possibilités que l'on s'offre, de compatibilités...

Autant je comprend la démarche de combler un manque dans le milieu libertin. (Exemple : ma femme a une petite poitrine et je l'aime ainsi... mais je désire de temps à autres sentir de gros seins dans mes mains). Autant en matière d'amour amoureux, je ne comprend pas.

C'est marrant, parce que ton exemple est précisément l'opposé de ce qu'est le manque. Quand tu vas dans le milieu libertin pour sentir des gros seins, tu es tout sauf dans le manque, tu es dans le désir. Et tu es dans le désir parce que ton besoin est comblé.

Le problème du manque, c'est qu'on ne peut le percevoir que si on est en manque soit même, sinon, on ne comprend pas. Si tu passes devant une boucherie, tu peux savourer l'odeur, profiter de l'émotion. Si tu crevais de faim, je peux te dire que la même odeur te tordrait les tripes.
En matière amoureuse, tu manges à ta faim, et donc tu peux te permettre de savourer l'émotion. Mais c'est un "privilège". Il est des gens (et je pense une bonne quantité) qui sont en manque (affectif, sexuel ou sentimental). Et pour ces gens là, ressentir l'amour sans réciprocité est une torture.

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Discussion : La vie en “polycouple”, ménage à plusieurs

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bidibidibidi

le jeudi 21 février 2019 à 13h46

noelmarie
Bonjour Bonheur, je pense aussi que la réserve de certains est aussi liée au fait que "trouble" et "quad" évoquent une sexualité de "groupe" (ce qui n'est pas systématique) et que beaucoup de polyamoureux lient cette approche au libertinage, ce qui à leur yeux est moins "noble" que polyamour.

Non, aucun rapport à mes yeux (et puis, il y a pas mal de personnes sur ce site habituées au sexualité de groupe).
C'est bien ce que Bonheur indique : Les trouples et plus sont assez rares. Les deux formes de polyamour les plus représentés sur ce site sont le couple primaire avec relations secondaires et les solopolys.

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Discussion : Polyamour vraiment ?

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bidibidibidi

le jeudi 21 février 2019 à 13h40

Whitecherry
Je décide de me faire psychanalyser

Grosse grosse grosse grosse grosse réserve envers la psychanalyse. Faire gaffe, la psychanalyse ne demande ni études, ni preuve, et au final ne vaut pas beaucoup plus que la voyance. Je ne suis même pas certain qu'il existe une notion de "pervers narcissique" en psychologie.
Donc, clairement, ton compagnon, il a un comportement qui ne rime à rien, et il a besoin de s'ouvrir, de parler. Mais ne va pas tomber dans les mains de discours charlatans qui te disent ce que tu as envie d'entendre.

Sinon, honnêtement, vu le comportement de ton compagnon, ça fait un certain temps que je lui aurais mis ses valises sur le pallier, en attendant qu'il fasse un peu d'ordre dans sa tête. C'est peut-être juste une phase, mais ça ressemble beaucoup à une soupape qui saute, et toi, tu n'es pas censée en faire les frais.

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Discussion : Polybéral #1— le nombre de relation-s (quantité ou qualité)

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bidibidibidi

le jeudi 21 février 2019 à 09h08

bonheur
Euh ! Si, ça sert à ressentir le bonheur d'aimer et s'accorder cette liberté individuelle peut permettre d'éviter la frustration et l'enfouissement d'un ressenti non honteux et légitime. Ca sert à vivre, sans "partage" certes, mais en soi le wahoo de l'émotion elle-même !

J'ai manqué ta réponse.
Je parlais en terme de besoins. Aimer sans être aimé en retour ne va répondre ni à tes besoins affectifs, ni à tes besoins sexuels, et je pense pas non plus à tes besoins sentimentaux.
Après, chez une personne qui a ses besoins de remplis, ça peut être une expérience intéressante. Mais chez une personne en manque, c'est juste une expérience frustrante.

Sinon, je pense qu'il faut y aller mollo sur la théorie de l'attachement. C'est une théorie destinée aux enfants, qui a été étendue aux adultes que dernièrement, et qui est trop marginale pour commencer à tout expliquer via ce biais. C'est une grille de lecture, mais ça ne doit pas aller au delà.

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Discussion : La vie en “polycouple”, ménage à plusieurs

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bidibidibidi

le mercredi 20 février 2019 à 14h15

Des quelques témoignages que j'ai croisé ici, la vie en trouple, quadrouple, quintouple ou dodécouple a l'air d'être infiniment plus compliquée que la vie de couple. On dit qu'un couple c'est déjà un paquet de personne (toi, moi, nous), mais un trouple, ça en fait plus de deux fois plus (elle/lui, moi et elle/lui, toi et elle/lui, nous tous). Pour que tout ça marche, il faut une alchimie incroyable.
Je pense qu'un polycouple, c'est une expérience de vie. Il faut le vivre, mais espérer que ça dure, pour moi, c'est un doux rêve. Déjà, un couple qui dure, c'est limite incroyable...

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Discussion : Jugement des autres : au secours !

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bidibidibidi

le mercredi 20 février 2019 à 09h29

Suis pas sûr que ça va aider, mais ce genre de problèmes arrivent quelles que soient les types de relation. J'ai une ex qui, j'en suis persuadé, ne doit pas donner un portrait très reluisant de moi-même à l'heure actuelle.

Malheureusement, dans le cas présent, tu n'as d'autre solution que de mettre fin aux rumeurs. Tu peux les nier (ce sera difficile) ou faire ton coming-out. Pas très plaisant de n'avoir pas le choix, mais le polyamour peut se présenter de manière plutôt acceptable, et il devient relativement à la mode ces temps-ci.
Et puis, comme diront certains, ça fait le tri entre ceux qui t'apprécient pour ce que tu es, et ceux qui t'apprécient pour ce que tu représentes. Tu pourras retirer les seconds de ta vie, ils ne te feront dans tous les cas pas de bien.

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Discussion : Amour, attache, déséquilibre.. Blessure.

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bidibidibidi

le lundi 18 février 2019 à 10h07

NftR
Et j'ai reproché a ma compagne de ne pas avoir ressenti la nécessité de rentrer s'occuper de moi.

Je rejoins HeavenlyCreature sur un point, ce genre de phrases sont pour moi nocives.
Quand on "attend" de l'autre un comportement, on accepte plus sa présence avec plaisir. L'exemple que je trouve le plus marquant, ce sont les cadeaux "obligatoires", comme la Saint Valentin. Si on "attend" un cadeau obligatoire, celui-ci ne nous fait plus plaisir. On transforme ce qui est un don désintéressé en une obligation sociale.
Donc, non, sa compagne n'avait pas nécessité de s'occuper de NftR, vu que c'est un adulte et qu'il est suffisamment grand pour prendre soin de lui. Par contre, ça aurait été sympa, et effectivement, si sa compagne n'a jamais de gestes d'attention, à un moment, ça nuit à la relation.

Mes deux centimes.

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Discussion : Les relations multiples, entre féminismes et polyamours

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bidibidibidi

le jeudi 14 février 2019 à 12h02

carlamila
Carla Mila

Je pense qu'il faut que tu enlèves le lien vers ton site en bas de ton message.

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Discussion : Existe-t-il une prédisposition pour les relations intimes ?

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bidibidibidi

le jeudi 14 février 2019 à 11h42

Je te trouve trop extrême. Je suis le premier à reconnaître l'impact de la domination sociale dans les relations sentimentales. Mais en général, son effet principal est que les protagonistes d'une relation sentimentale appartiendront à la même catégorie sociale. Et face à un partenaire de même niveau social, tout ton raisonnement tombe.
Surtout que, à mes yeux, ton polybéral n'est pas nécessairement un mec. Je connais des femmes avec des comportements assez similaires, qui parlent de relations intimes alors qu'elles ne cherchent que des expériences et ne vont clairement pas perdre leur temps à nourrir une relation quand il est si facile d'en créer une nouvelle.

Alors, peut-être que le polybéral choisit des partenaires de niveau social inférieur pour pouvoir appliquer une forme de domination, mais c'est alors visible.

Non, pour moi, même si le care n'est pas enseigné aux hommes, la mythologie relationnelle de notre société n'élève pas le polybéral à un quelconque niveau acceptable. Il est même plutôt déconsidéré. C'est le "connard" en opposition au "chevalier blanc" qui lui prend soin de ses relations (en allant affronter des dragons... pardon, travailler 70 heures par semaine).

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Discussion : Polybéral #1— le nombre de relation-s (quantité ou qualité)

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bidibidibidi

le jeudi 14 février 2019 à 11h19

artichaut
Ça recogite en moi, cette nuance là (relation/lien). Alors j'y reviens. Même si je sais toujours pas quoi en penser exactement.

J'avoue, je suis assez fier de ma formulation sur ce coup :-D

C'est vrai que c'est une distinction qu'on ne fait pas vraiment dans notre mythologie sentimentale. Roméo et Juliette ont un lien fort, mais c'est leur relation qui les mène à la mort.
C'est aussi le cas de la relation adultère quand on est monogame. On peut avoir un lien fort avec quelqu'un et malgré tout décider de garder une relation d'ordre purement amical... ou de vivre une relation au niveau de notre lien, avec le potentiel destructeur que ça comporte.

Quand on dit que l'amour construit des ponts, pour moi, on indique que la relation doit nécessairement être élevée au niveau du lien. Alors, quelque part, c'est notre cheminement logique : si j'aime quelqu'un, j'ai envie d'être avec.

Sauf que la relation a un impact sur le lien. Si je décide de ne pas vivre ma relation adultère, il y a de fortes chances qu'elle n'atteigne jamais le niveau d'intensité qu'elle aurait eu si je décidais de la vivre.
De même, on peut se retrouver en relation forcée, avec le lien qui se crée de fait. Un peu comme dans X-Files, avec tous les fans se demandant s'ils allaient coucher ensemble : Leur relation forcée et intense est obligée de générer un lien. Vu l'intensité de la relation, le seul lien qui peut en résulter est un lien intime. D'ailleurs, Mulder et Scully sont intimes, l'absence de sexualité entre eux ne relègue pas leur relation à un rang secondaire.

Et c'est la relation qui nourrit. Aimer quelqu'un sans être aimé en retour ne nous sert à rien. Pire, ça peut tourner à l'obsession et être destructeur. C'est le fait de vivre des relations qui nous donne les ressources affectives dont on a besoin.
Ca me fait d'ailleurs penser à l'escalateur relationnel. L'escalateur nous pousse à créer de la relation quand il y a du lien, relation qui elle-même crée du lien. En poussant de jeunes amoureux à vivre ensemble, par exemple, on intensifie leur interaction et leur lien augmente de fait.

Enfin, c'est un concept amusant, mais je suis pas sûr qu'il y ait grand chose à en retirer en fait... Disons que c'est un angle de lecture. Dis-moi ce que ça t'évoque, ça m'intéresse.

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Discussion : Existe-t-il une prédisposition pour les relations intimes ?

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bidibidibidi

le jeudi 14 février 2019 à 09h57

artichaut
Je partage cet avis.

Si je prends ton polybéral, dans la définition que tu en as donné, donc plutôt symptomatique d'un fonctionnement relationnel problématique, qu'est-ce-qui, pour toi, l'a amené à agir ainsi dans ses relations ?

artichaut
Le seul intérêt que ce ne soit pas enseigné, c'est que si ça l'étais ce serait hyper dogmatique.

Des exercices de care, d'utilisation de son intuition, voire la présentation de quelques théories (5 langages de l'amour, attachement) en restant assez clair sur le fait que ce sont des grilles de lecture et pas des lois universelles... Je pense qu'on pourrait éviter le dogmatique. En fait, je vois même pas comment on pourrait faire plus dogmatique que les 50 dernières années de production hollywoodienne.

artichaut
Plutôt que prédispositions il y a des constructions sociales (notamment genrées, de classe…), puis il y a les parcours de vie (éducation, personnes ou groupes dont tu croise le chemin, accident de la vie, etc) et puis oui les affinités (la fameuse "compatibilité" de personnes, ou la "Philia") du genre t'es, à mon sens, souvent attiré par des gens qui cherche (consciemment ou inconsciemment) à résoudre les même problèmes que toi (contrairement à l'Eros d'Aristophane qui cherche son exact complémentaire).

Les contraires s'attirent, qui se ressemble s'assemble, y en a pour tous les goûts :-)

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Discussion : Lexique

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bidibidibidi

le jeudi 14 février 2019 à 09h24

Swinger, ça veut dire échangiste en anglais.
Il peut y avoir un glissement sémantique en changeant de langue (comme les pauvres skin heads), mais j'ai l'impression qu'ils ne parlent que de libertinage.

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Discussion : Polybéral #2— le style d'attachement et les metamours

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bidibidibidi

le mercredi 13 février 2019 à 17h55

alinea7
On peut m'opposer qu'étant mono je ne sais pas de quoi je parle, mais pour moi on peut avoir ce type de personnalité et être exclusif.

Je suis totalement d'accord. La définition du polybéral ressemble à la définition de l'égoïste. Celui qui consomme et jouit de la relation sans chercher à la nourrir.

alinea7
Ça me fait drôle que tu dises ça. Moi ça ne me parle pas du tout comme peur. Je ne suis pas vigilante là dessus. J'ai confiance. Je ne saurais même pas dire si c'est en moi ou en l'autre ou en la vie.

Je trouve qu'en tant que mono, c'est normal d'en avoir moins peur. Parce qu'on ne fait des dégâts qu'à soit, quelque part. Si on sent qu'une relation n'est pas que positive, ce n'est pas grave, on en a conscience, et on peut "jouer avec le feu". Ca change complètement quand il y a des dommages collatéraux. Je peux pas, par exemple, rentrer chez moi en étant mal sans que ça affecte ma compagne. Et demander à ma compagne de faire du care pour absorber le dommage que me crée une autre relation, c'est pas valable longtemps.
L'autre effet négatif des relations toxiques quand on est poly c'est qu'elles détruisent, potentiellement, plusieurs relations d'un coup. Une rupture, c'est pas drôle. Plusieurs d'un coup, c'est intolérable.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Discussion : Polybéral #2— le style d'attachement et les metamours

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bidibidibidi

le mercredi 13 février 2019 à 17h49

Tu as posté pendant que j'écrivais.

artichaut
- d'un côté je constate autour de moi des comportements qui au mieux m'attristent, me semblent peu constructif d'une société "meilleure", me semble reproduire des schémas monogames et normatifs, tout en se revendiquant poly …

Je suis totalement d'accord. Et j'estime aussi en reproduire. Avoir le désir de changer la façon dont s'organisent les relations ne rend pas la chose facile. On a l'habitude des relations monogames, on a pas du tout l'habitude des relations polys, donc on part de ce qu'on connaît pour construire ce qu'on connaît pas. Ca prend du temps...

artichaut
- d'un autre côté je n'ai pas du tout envie d'oublier ce que j'ai été, et je n'ai pas envie de stigmatiser aujourd'hui, ce que j'ai pu être jadis

Ca me fait penser au comportement des adolescents (ou jeunes adultes) quand ils découvrent les relations sentimentales. Beaucoup de ces comportements sont en fait hyper violents (notamment vis-à-vis du consentement et du care). Sauf que... ils ont besoin d'apprendre. Rome ne s'est pas faite en un jour, et même si faire un travail d'éducation pourrait aider, au final, en absence d'expérience, on fait des erreurs. Et dans le domaine des relations sentimentales, les erreurs font mal.
Donc je peux comprendre que ta manière de relationner en tant que polyamoureux évolue. Et effectivement, aucune raison de stigmatiser ce comportement, il faut juste le dépasser (si possible).

En fait, tes messages me donnent l'impression d'une forte dichotomie entre ton esprit et tes tripes, entre ce à quoi tu aspires et conscientises et ce que tu vis et ressens. Mais comme tu restes juste un poil à la surface... C'est dur de vraiment savoir.
En fait, ça peut te paraître stupide, mais je t'encouragerai à trouver quelqu'un à qui tu peux parler de ça. Je ne sais si tu as déjà cette personne (mais le fait que tu le postes sur le forum me fait douter de la chose). Je sens un questionnement intérieur qui tourne en rond.

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