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Polyamour.info

Sophie72

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(France)

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Discussion : Quand les rêves questionnent ... trop ?

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Sophie72

le lundi 31 août 2020 à 19h05

J'aimerais que ce soit si simple mais ce constat je l'ai déjà fait depuis un certain temps sans en savoir le pourquoi. J'en avais même parlé à la psy que je voyais il y a plus de 20 ans! Parfois j'ai le sentiment que je suis trop exigeante avec moi-même et effectivement je me demande si je ne suis pas une grosse prétentieuse en fait. Mais je ne sais pas parce que ça me paraît plus compliqué. Enfant, on pouvait m'oublier dans un coin, tellement j'étais timide et discrète mais je sais que j'avais toujours peur de mal faire, peur de faire honte et d'avoir honte. Et en même temps la peur d'être réellement oubliée. J'avais l'angoisse que si je disparaissais on m'oublierait aussitôt. J'ai l'impression d'avoir lutté toute mon enfance pour qu'on ne m'oublie pas dans un coin, qu'on ne m'oublie pas tout court et j'ai le sentiment qu'être dans la "moyenne" pour moi c'est associé à cette peur. Je ne sais pas si un jour on parvient à se défaire des souffrances de l'enfance; je crois qu'on est souvent obligé de faire avec. :(

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Discussion : Quand les rêves questionnent ... trop ?

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Sophie72

le samedi 29 août 2020 à 12h43

Je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis @artichaut sur les injonctions sociétales qu'on intègre mais visiblement certain(e)s arrivent plus à s'en "détacher". Moi j'y arrive complètement pour les autres et pas pour moi. C'est à dire que je regarde une personne en faisant selon moi très rarement des "comparaisons" avec une "norme". Je m'en fiche! D'ailleurs je ne tombe pas amoureuse d'hommes ayant les mêmes physique du tout et je peux être attirée physiquement par des hommes très très différents. Quand je dis qu'une femme est belle , ce n'est pas uniquement basé sur son physique et il m'arrive fréquemment de trouver une femme belle parce qu'elle "rayonne" et son physique est pour moi "accessoire" mais quand je me regarde, je ne me trouve pas rayonnante, charismatique ou autre et impossible de me détacher des critères sociétaux!

artichaut
Ton mari te désires ? Ok, tant mieux pour lui. Mais (au delà du fait que ça ai pu t'aider dans ta vie) ça me semble complétement anecdotique au regard de la question : «  te désires-tu toi-même ? » Et si non, comment faire pour que ça advienne ?

J'ai peut-être moins souvent envie que mon mari mais je le désire quand même encore souvent. J'ai lu quelque part mais je ne sais plus où que les hommes se mettaient moins souvent en position de séduction et que ce serait cela qui expliquerait la différence souvent observée de fréquence du désir hommes/femmes dans un couple hétéro. Cela ne paraît pas idiot. En fait, il suffit que mon mari vienne vers moi et ait un comportement de "séduction" dirons nous pour que mon désir vienne quand on est tous les deux mais je n'ai pas de désir simplement en le voyant à mes côtés dans le lit. Mais dans la journée, il m'arrive par un regard, une gestuelle de sa part, une mimique , le fait de le surprendre sous la douche d'avoir de manière très furtive du désir pour lui. Mais la vie quotidienne et la décence fait que je ne peux le lui montrer à ce moment-là! Ma sexualité n'est pas triste hein, loin de là. :-)

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Discussion : Quand les rêves questionnent ... trop ?

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Sophie72

le vendredi 28 août 2020 à 17h16

J'ai le sentiment de ne m'être jamais sentie séduisante sauf de furtifs moments, des moments sans doute où la physiologie et les hormones ont joué un rôle important (sans doute des moments où je sécrète de l'ocytocine). Donc je ne pense pas que cela ait à voir avec le fait que je suis depuis plus de 30 ans avec le même homme. Après c'est vrai que je les seules situations où je suis en position de "séduction" c'est avec mon mari et je ne sais pas si c'est plus facile mais ce sont des "petites touches" et je n'ai pas véritablement le risque d'être rejetée. D'ailleurs aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais été à l'aise avec ça parce que j'ai toujours eu le sentiment que cela ne servait à rien. Je pense que j'essaie plus de séduire par le verbal que le non verbal , donc pas vraiment de place pour le physique. Intellectuellement, je suis plus à l'aise que physiquement mais il m'arrive encore fréquemment de me sentir bête ou pas douée (comme pour les langues étrangères). Bref je ne suis pas certaine qu'il faille séduire pour se sentir séduisant. Je crois qu'on peut plus facilement séduire si justement on est bien avec soi, avec son physique quel qu'il soit et forcément certain(e)s n'ont aucun travail à faire sur eux-mêmes parce que si on est dans les critères de beauté et bien même si on n'est pas bien avec son corps ça fonctionne quand même.

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Discussion : Quand les rêves questionnent ... trop ?

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Sophie72

le jeudi 27 août 2020 à 16h53

Il y a quelques jours j'ai rêvé qu'un homme de mes connaissance me désirait. Apparemment nous avions une liaison pas cachée , donc à priori accepté de mon mari. Bref, je me suis dit :c'est juste un rêve et classiquement on rêve de ce qui n'est pas possible dans le réel. Mais ensuite, je me suis dit que souvent le rêve est trompeur et ce qui apparaît trop évident, c'est qu'il y a quelque chose de plus caché ;) C'est un homme que je trouve séduisant que je connais peu et ça s'arrête là. Il ne fait pas vibrer mon cœur. Visiblement dans mon rêve il s'agissait plus , je pense , de libertinage, que d'une relation amoureuse. J'ai commencé à trouver cela bizarre parce que je n'ai pas envie de ce genre de relations et puis le rêve survient à un moment où je suis d'une certaine manière dans l'acceptation de ma situation, à savoir une polyaffective qui vit en mono depuis plus de 30 ans et qui se fait à l'idée de ne jamais vivre de relations plurielles sans tristesse. C'est alors que je me suis souvenue qu'au début de ma crise de la quarantaine j'ai éprouvé le besoin d'être rassurée sur le fait d'être désirable et je crois que c'est un questionnement qui n'est pas complètement refermé. Mon mari me désire toujours et j'en suis d'ailleurs toujours la première étonnée. Si, si. Peut-être parce que son désir me parait toujours plus fort que le mien, je n'en sais rien ou que je m'attends toujours à ce que tôt ou tard, il n'en ai plus. Je sais très bien que ce n'est pas le fait de me savoir désirée par d'autres qui m'aidera à me sentir bien, que c'est un leurre mais pourtant, je sens ce point reste comme une "blessure". Je me suis sentie plein de fois rejetée physiquement; peut-être que finalement c'est moi qui ai pensé que c'était physique et qu'en fait c'était un ensemble de choses mais depuis les débuts de ma vie amoureuse (donc de l'enfance) à aujourd'hui, la seule fois où je ne me suis pas sentie rejetée par un garçon que j'appréciais voire plus, c'est celui qui est devenu mon mari. Il y a bien eu quelques garçons quelques hommes qui m'ont un peu draguée quand j'étais adolescente ou jeune adulte mais c'était le genre qui draguent toutes les meufs, donc cela m'a plus donné un sentiment dévalorisant qu'autre chose. Mon mari me dit souvent que cela n'a pas d'importance que je devrais être heureuse que lui m'aime et me désire toujours et je sais qu'il a raison. J'espère qu'un jour je parviendrais à me détacher de ces questions qui me blessent inutilement mais ce n'est visiblement pas encore pour tout de suite puisque mon rêve me le rappelle.
Est-ce que certain(e)s ont eu des questionnements de ce type à la période du milieu de vie ? Est-ce que cela faisait écho à un manque de reconnaissance dans l'enfance , un manque d'estime de soi ? Si oui, comment avancer ? J'ai fait une psychothérapie au début de l'âge adulte et j'ai travaillé sur les manques de mon enfance. J'ai avancé pourtant même pendant cette fichue crise sur mon estime de moi! Il faut reconnaître que quand j'étais amoureuse de l'ex-ami ou même 10 ans plus tôt de l'homme que je trouvais très séduisant, je me sentais en fait plus jolie que maintenant. Cela n'a pas duré évidemment! Est-ce que c'était simplement l'effet de la passion amoureuse même si j'ignorais si c'était réciproque ? Actuellement j'ai à nouveau beaucoup de mal avec les miroirs . J'ai appris à ne regarder que l'ensemble en essayant de ne pas faire de comparaison ou des détails pour bien m'habiller ou me maquiller mais les idées négatives fusent quand même et je ne vois en ce moment que les défauts. J'ai en plus pris du poids sur les deux dernières années sans que je comprenne bien pourquoi (sans doute l'âge) mais cela n'aide pas non plus à avoir un regard bienveillant sur moi-même physiquement.
Voilà, il fallait un peu que ça sorte. Peut-être que cela ira mieux demain. ;)

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Discussion : Comment bien le vivre ?

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Sophie72

le jeudi 27 août 2020 à 16h10

Bonjour
Contente de lire que tu avances. J'espère que si tu démissionnes cela ne te pénalise pas professionnellement, ni financièrement. Ce ne serait pas juste.
Personnellement je pense que j'ai besoin d'une vraie coupure des contacts pour arriver à faire le deuil d'un amour. Maintenant, si mon ex-ami revenait dans mes contacts "éloigné", je crois que je serais plus apaisée. Mais le garder comme un joli souvenir d'un moment de ma vie me va très bien, ainsi je cultive le souvenir comme bon me semble! :)

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Discussion : 10 ans de polyamour vécu !

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Sophie72

le samedi 15 août 2020 à 11h07

Félicitations! :) Je suis un peu plus âgée que toi. Par rapport à mon parcours, je réalise que toi tu ne t'es pas "voilée" la face les années auparavant. Je crois que naïvement je pensais que tout le monde ressentait des choses un peu comme moi mais en moins fort et que personne n'en parlait tout simplement. J'avais tâté le terrain au début de ma relation avec celui qui est devenu mon mari mais comme lui ne semblait pas comprendre et que de toute manière je souffrais quand je le voyais avoir de l'attirance ou beaucoup de sympathie pour une autre femme, j'ai dû finir par me dire que les gens balayaient leurs sentiments naissants pour un ou une autre, par amour.
Cela fait deux ans que j'écris (très lentement) un roman dans lequel 3 femmes quadragénaires échangent sur tous ces sujets. Peut-être qu'un jour je le terminerai. :)

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Discussion : Situtation complexe, rejet/abandon, confiance et questionnements

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Sophie72

le mardi 11 août 2020 à 10h36

Bonjour
Je ne suis pas la mieux placer pour t'aider car bien que polyaffective, mon couple n'est pas ouvert à d'autres relations de par le fait que mon conjoint ne peut pas se projeter dans ce type de fonctionnement. Toutefois, je sens que tu es en insécurité affective et ça presque tout le monde le vit au moins une fois dans sa vie si ce n'est plein de fois. Tu l'expliques par le fait que tu t'es sentie "abandonnée" psychiquement à un moment où tu avais besoin du réconfort de ton compagnon. Ce n'est sans doute pas l'unique raison. Je crois que tu as été surprise par l'arrivée de cet amour chez ton compagnon. Il va te falloir un peu de temps et peut-être que ton compagnon puisse comprendre que tu as besoin de temps. Par ailleurs, je ne suis pas certaine que te comparer à cette femme soit une bonne idée. On doit tous et toutes le faire plus ou moins mais il y a des chances que souvent ce soit contre productif. Moi je suis tombée amoureuse d'un homme très très différent de mon compagnon et plus mon compagnon constatait la différence et plus je le sentais dans la colère et la jalousie. Pourtant c'est justement parce qu'ils étaient très différents que j'ai le sentiment que j'avais besoin de les aimer tous les deux. :)

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Discussion : Comment bien le vivre ?

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Sophie72

le lundi 10 août 2020 à 16h40

Bonjour
Je n'ai pas vécu la même chose mais il y a des similitudes et de ce fait je comprends combien tu te sens mal, bien que pourtant d'une certaine manière tu as "crevé l’abcès" mais comme tu ne peux vivre cet amour, tu es encore enfermée. Si ce collègue n'a aucun sentiment pour toi, il va falloir faire le deuil de cet amour et ce n'est pas simple de faire le deuil d'un amour quand on côtoie presque tous les jours l'objet de cet amour ou quand on en espère encore un peu quelque chose. Moi j'ai beaucoup souffert pendant une année , pendant laquelle l'ex-ami dont j'étais amoureuse s'éloignait de moi sans que j'en connaisse la raison et que je me sentais impuissante et qu'en plus je me culpabilisais des sentiments que j'avais pour lui. J'ai eu un énorme chagrin d'amour quand il a décidé de rompre tout contact et il m'a fallu un an pour vraiment aller bien mais au fur et à mesure que je me libérais de cet amour , je revivais. Oui au début les sentiments apportent un souffle de liberté mais ensuite ils peuvent être une prison pour celui ou celle qui les ressent quand ils ne sont pas partagés. J'espère que très vite, tu percevras le chemin vers un apaisement.

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Discussion : Ressentir et ne rien attendre

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Sophie72

le mercredi 29 juillet 2020 à 18h59

:-) Cela me fait sourire parce que moi j'ai plutôt l'impression du contraire, je mets ma polyaffectivité en "retrait" mais ma réflexion , ma curiosité sur le sujet n'en est que plus grande. Et même si je mets ma polyaffectivité un peu de "côté" bizarrement et agréablement, j'assume de mieux en mieux mon hypersensibilité. Même mon mari , je le surprends à sourire de mes coups de cœur pour des hommes , pour des instants de bonheur qu'ils me procurent (oui parce que je ne m'autorise pas à retomber amoureuse mais je m'autorise pleinement à ressentir tous les coups de cœur que je peux avoir et que j'avais tendance à dissimuler auparavant pour ne pas paraître trop "bizarre" je crois).
Allez, je partage ici un de mes coups de cœur. Il me met les larmes aux yeux à chaque chronique !
https://www.youtube.com/watch?v=jgiuZK7liP8

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Discussion : Des sentiments en triangle isocèle

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Sophie72

le mardi 21 juillet 2020 à 16h21

Bonjour
Dans la plupart des cultures effectivement cela ne sera pas acceptable. Il existe pourtant des cultures où le polygamie se faisait (ou se fait encore) justement avec des frères ou des sœurs. Bien souvent il s'agit ou s'agissait surtout de préserver un patrimoine, donc bien loin des lois de l'amour...
Peut-être que si tu vivais dans une de ces cultures, tu ne serais pas attiré par la sœur de ta compagne. C'est une chose à laquelle tu peux réfléchir car peut-être que cette folle attirance est amplifiée par une certaine forme d'interdit moral. La transgression est un puissant aphrodisiaque malheureusement (ou heureusement diront certain(e)s ). Si par contre tu penses que l'interdit ne joue aucun rôle là dedans, peut-être que quand même chercher ce que t'apporte cet amour. Peut-être même que s'il n'était pas caché, il ne t'apporterait pas les mêmes choses (là encore l'interdit moral mais même au delà, peut-être que cela permet d'exprimer en secret une part de toi-même que tu ne montres pas avec ta compagne ou tes autres amoureuses). Je ne vois pas un côté animal comme tu dis mais on a tous plusieurs facette de nous-même et se cantonner dans quelque unes seulement parce que la vie ne nous permet pas de toutes les exprimer est parfois étouffant et qu'une facette s'exprime au travers d'un amour peut être grisant tout simplement.

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Discussion : Faut-il se sacrifier ?

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Sophie72

le mercredi 08 juillet 2020 à 19h20

Xelha
@Sophie72: c est très pertinent ce que tu dis je trouve et c est vrai que si on veut arriver à une nouvelle façon de concevoir le couple, il faudra automatiquement faire le deuil du couple qu’on a actuellement, dans sa forme en tout cas. Je pense néanmoins qu’il a déjà fait une partie du travail du deuil de notre couple tel qu’il l’idéalisait. On s’est rencontrés très jeunes et je n’avais ni assez de maturité ni assez de recul pour comprendre qui j’étais, comment aurais-je pu lui expliquer? J’étais conditionnée, pour moi ma vie était tracée, dans ma famille il n’y a aucun exemple de divorce ou d’infidélité (connue en tout cas). Et j’ai toujours vu mes parents unis et qui s’aiment sincèrement. Mais je ne veux pas de cette vie là parce qu’avec ma mère on est très proches je suis sa confidente et sans le faire exprès elle a toujours sorti toutes ses frustrations, ses regrets, elle est un peu amère aujourd’hui, pour beaucoup de raisons, la vie n’a pas été tendre avec elle mais en tout cas ma hantise est de devenir comme elle.

Je comprends. Moi j'ai évité aussi de ressembler au couple de mes parents qui restent ensemble mais se disputent sans arrêt et se jettent des horreurs à la figure.

Xelha
Mon mari est au courant de tout ça et je pense qu’il accepte aujourd’hui de vivre avec quelqu’un de «   non conventionnel » (à tout les niveaux, pas uniquement au niveau sentimental) , il m’a même dit que c était ça qui lui plaisait chez moi en grande partie. Donc il m’aime pour ce que je suis mais n’accepterait pas ce que je suis dans sa totalité? Au plus fort de sa période de possessivité il m’a même dit «   tu es mon épouse, on ne fait plus qu’un »...oui mais non en fait, on est deux personnes à part entière, et je refuse que qui que ce soit me «   possède ». Il l’a bien compris. Et moi j’ai compris qu’on pouvait tout à fait n’appartenir à personne mais faire des compromis par amour, parce qu’on veut le bien être de l’autre.

Je pense que mon mari aussi aime ma nature "qui n'entre pas dans le moule". Si je n'avais pas été celle que je suis , j'aurais écouté mes parents, ma famille qui m'ont dissuadé de sortir avec lui, m'en ont même empêché parce qu'il avait une réputation de voyou et avait arrêté l'école à 16 ans. Mais pour autant, l'insécurité affective qu'il ressent si je lui dit que j'ai des sentiments pour un autre et le besoin apparemment de n'aimer que moi fait qu'il n'est pas en capacité d'accepter une ouverture de notre couple. Tant mieux si tu sens que ton mari est capable de le supporter mais il est possible qu'il soit dans une phase où il l'accepte juste pour ne pas te perdre, ce qui n'est pas une raison suffisante, selon moi, pour vraiment gérer ce changement. Toute la difficulté dans ce genre de situation est qu'au départ, on n'a pas suffisamment mis à plat nos conceptions de l'amour et du couple. On part avec l'idée qu'il s'agit de petites divergence et que l'amour vient à bout de ce genre de différences de point de vue. Or justement non, ce n'est pas l'amour qui peut nous aider mais la communication.

Xelha
Je suis désolée pour toi @Sophie72 si tu as dû y renoncer. Ça a fini par être un non catégorique de la part de ton mari? Comment tu as géré ça?

Il n'y a pas à être désolée. Je vis au moment présent. Je ne peux pas dire que j'y ai totalement renoncé. Je chemine vers ce deuil mais je pense que je ne pourrai le faire véritablement que quand je n'aurai plus aucune attente. Avec mon mari on en est resté au fait que lui ne peut effectivement pas accepter l'idée de me "partager", de me savoir dans d'autres bras. Par contre, il a accepté l'idée que je ne peux pas changer et qu'un jour je peux éprouver à nouveau des sentiments pour un autre tout en continuant d'en avoir pour lui. Si cela arrive, et bien on verra à ce moment-là. Rien ne sert de se projeter pour le moment. Certains jours, je me dis que de toute manière si je retombe amoureuse, ce n'est peut-être pas plus mal que je ne le dise pas, que je le garde pour moi comme je faisais déjà avant. Si j'ai fini par en parler c'est parce que je souffrais de voir la distance qui se faisait tout doucement entre mon ex-ami et moi et que naïvement j'ai pensé que s'il avait connaissance de mes sentiments , au contraire, il se rapprocherait de moi! Et bien non! Alors à quoi bon le dire ?

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Discussion : Je veux mais lui refuse

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Sophie72

le mardi 07 juillet 2020 à 17h48

Bonjour
Je suis troublée par les similitudes de nos vécus. J'ignore si je peux t'apporter quelque chose mais peut-être que déjà savoir que je suis passée aussi par cette expérience te permettra de te sentir moins seule.
Mon mari est actuellement "apaisé" mais pas prêt à accepter une ouverture réelle de notre couple. Il ne se sent pas polyamoureux et déjà avoir accepté l'idée que je puisse à certains moments ressentir un état amoureux en présence d'un autre homme a été pour lui un cataclysme. Comme ton mari il a dit qu'il s'était pris un coup de massue et pour lui il y a un "avant" et un "après". C'est un deuil douloureux et profond alors même que je ne suis plus amoureuse d'un autre que lui. Ces certitudes ont sans doute volé en éclats et il doit réapprendre à vivre avec cette nouvelle réalité. Pour le moment, je sais que son deuil n'est pas achevé mais il a passé l'étape de la colère (enfin je sais que tant que le processus n'est pas achevé, les retours en arrière sont possibles et probable) . Mais je sais qu'il n'a pas fait le deuil car pour le moment, il regrette l'avant. Je crois qu'un deuil de ce genre peut prendre des années et parfois il peut ne jamais s'achever, la personne restant dans la souffrance, dans le regret du "paradis perdu". J'ai souvent de la peine. Je ne me sens plus coupable mais je regrette qu'on n'est pas pu bien avant sonder nos manières différentes de vivre l'amour et mettre les choses à plat. J'ai de la peine mais pour avoir eu un gros deuil à faire dans ma vie de femme, je sais que si on arrive au bout, on en sort affranchi et fort d'une expérience transposable à d'autres similaires. Alors, je souhaite de tout coeur qu'il y parvienne. Je ne lui ai rien promis que je ne puisse tenir et c'est ce qui me permets de cheminer à mon rythme , à ses côtés. Je lui ai dit qu'il était probable qu'un jour au l'autre j'éprouve à nouveau des sentiments pour un autre. Je sais qu'il l'a intégré. L'autre jour, je parlais d'un homme public que j'admire (qui a des valeurs qui me tiennent à coeur) et je me suis enflammée en en parlant et il m'a regardé avec un sourire en coin et m'a dit: "oui oui, doucement, hein! ".
Je crois que tu fais les choses avec bienveillance et honnêteté envers toi-même et envers lui. On ne peut avoir de boule de cristal, ce serait si simple! Mais tu traces, selon moi, les bons jalons pour avancer. :)

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Discussion : Faut-il se sacrifier ?

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Sophie72

le mardi 07 juillet 2020 à 12h14

Je comprends ton impatience car je l'ai ressentie une courte période (la période où j'avais encore de l'espoir d'une relation amoureuse avec mon ex-ami) mais il est probable que ce soit cette impatience qui détermine si ce que tu souhaites sera possible ou non. Vous avez discuté de choses concrètes mais j'ai le sentiment que lui ne se projette pas ou du moins pas encore dans des relations plurielles. Je peux me tromper parce que nous ne comprenons vos discussion qu'à travers ton prisme. Avec mon mari on a eu aussi ce genre de discussion quand je lui ai dit que j'allais dire à mon ex-ami que j'étais amoureuse de lui et au départ, il ne disait pas non, puis il a commencé à poser des questions très précises qui le torturaient visiblement, du genre: "bon d'accord, tu ne coucheras pas avec lui mais si vous êtes l'un contre l'autre, tu ne vas pas me faire croire que tu ne pourrais pas être amené à aller plus loin ?" Et j'ai compris qu'il ne disait pas non parce qu'au départ il était encore dans un état de sidération. Puis est venue la colère. La période la plus compliquée pour moi. Or ces étapes sont les étapes normale d'un processus de deuil. Donc je souhaite juste te mettre en garde si ton compagnon est en plein deuil de la relation qu'il pensait être la vôtre, il est possible qu'il soit encore loin de la phase d'acceptation et l'impatience n'aide pas du tout dans le processus du deuil. J'espère sincèrement que tu arriveras à mener ta barque sur ce délicat chemin avec le moins de doutes possibles, enfin que les choses t’apparaîtront clairement à un moment pour ne pas avoir de regrets.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Discussion : Faut-il se sacrifier ?

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Sophie72

le lundi 06 juillet 2020 à 12h19

Bonjour
Mon histoire est différente mais nous avons quelques points communs.Tout d'abord, bravo pour avoir fait tout ce cheminement.
Peut-être que lire le livre d'Esther Perel "Je t'aime, je te trompe" pourrait t'apporter des pistes (on me l'a conseillé et je suis en train de le lire).Je pense que cela t'aiderait à comprendre qu'il existe différents type de besoins en amour et qu'il est difficile qu'un seul amour nous comble mais que le souci c'est que quand on en prend conscience (ce qui fut mon cas aussi) en cours de vie avec une relation et un engagement amoureux qui dure depuis de nombreuses années, il est compliqué de repartir sur des bases communes. Je pense que c'est possible mais cela demande un travail de déconstruction de nos croyances à chacun (encore faut-il que chacun le veuille), une reconnaissance de nos mensonges à l'autre et à nous-même (on minimise je pense toujours dans un sens comme dans l'autre qu'il s'agisse de la personne trompée ou de l'autre et celui qui est trompé mais celui qui est trompé étant en position de "victime" ne peut le reconnaître le premier), enfin seulement après tout ça, tenter de voir quel nouveau projet de couple est possible. Et là seulement voir quel sont les compromis acceptables pour chacun. Avez-vous pensé voir un thérapeute de couple ? Ce pourrait aussi être une piste pour avancer.
Selon moi , se "sacrifier" ne peut fonctionner que sur du cours terme. Pour ne pas avoir à se sacrifier, je ne vois personnellement que 3 options (j'y ai pas mal réfléchi ces derniers temps et c'est ma conclusion personnelle):
- soit couple évolue mais ça peut prendre beaucoup de temps et il ne faut donc pas être dans l'"impatience" pour que cela fonctionne;
- soit se séparer (là encore prendre un minimum de temps me parait prudent), selon moi une séparation quand les tensions ne sont pas insupportables méritent d'être faite en douceur,
- soit faire le deuil d'amours plurielles (moi je me sens partir sur cette option mais l'avenir me dira si c'est la bonne décision). Le deuil n'est pas un sacrifice car je renonce à quelque chose mais à partir du moment où je suis en capacité de voir que ce renoncement m'apportera autre chose , un quelque chose que je ne connais peut-être pas encore mais que j'accepte de tenter de vivre pleinement. Je sais qu'il y a encore quelques mois, je n'en étais pas là. Moi aussi j'ai connu celui qui est devenu mon mari jeune (nous avions 14 et 16 ans) ; je n'ai eu qu'une seule relation amoureuse réciproque et sexuelle . Au moment de ma crise de milieu de vie, j'ai eu le sentiment d'être passée à côté de quelque chose (le fait de n'avoir été désirée et aimée que par un seul homme était douloureux) un peu comme d'autres expériences dans ma vie . Et comme pour ces expériences, le cheminement me semble le même . Je vais prendre des exemples: j'aurais rêvé d'accoucher naturellement mais ça n'a pas eu lieu, j'aurais rêvé de vivre de ma plume, ça n'aura pas lieu non plus, j'aurais adoré vivre au fin fond d'une contrée sauvage à étudier des animaux , ça n'aura pas lieu, etc.... Bref, en gros, ce que j'essaie de dire c'est qu'on sait tous qu'il existe des choses qu'on ne vivra pas et qui resteront de "beaux regrets", qui ne nous dépriment pas , qui nous font juste un petit pincement qui nous rappelle que nous sommes des être avec une vie courte et des choix de vie pas aussi pluriel qu'on le voudrait ;) mais cela ne nous entraîne pas nécessairement dans une dépression. Moi j'admire la personne qui consacre sa vie aux animaux, elle me fascine mais je ne regrette pas d'avoir ma vie. A toi de voir dans les mois qui viennent si tu es plutôt dans la déprime si ton mari n'évolue pas vers l'acceptation de relations plurielles ou si tu es plutôt dans ce ressenti. Je pense que le sacrifice, c'est que le deuil n'est pas possible parce que c'est trop important pour nous à ce moment-là de notre vie , en fonction des éléments présents ou non à cette période-là.

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Discussion : Redonner un second souffle a notre mariage.

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Sophie72

le samedi 27 juin 2020 à 10h55

Bonjour
Je ne peux pas t'apporter beaucoup d'aide quant au choix d'ouvrir ou non ton couple et de quelle manière mais je peux faire ce que quelqu'un a fait pour moi (même si je n'étais pas dans la même situation que toi) , à savoir me conseiller des lectures et des vidéo. Un bouquin qui pourrait t'aider je pense "Je t'aime de te trompe", d’Esther Perel. Ce n'est pas un livre vraiment sur l'adultère mais pour comprendre pourquoi des couples se retrouvent en crise autour d'un adultère. Je peux aussi te conseiller le visionnage de cette conférence toujours avec Esther Perel : https://www.youtube.com/watch?v=hcxn_tP893s

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Discussion : Ressentir et ne rien attendre

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Sophie72

le lundi 22 juin 2020 à 18h58

J'ai terminé "Les 10 plus gros mensonges sur l'amour et le couple". Il est très concis, très clair avec des arguments scientifiques. Il ne révolutionne pas ma conception de l'amour ou du couple (mais je pense que 25 ou 30 ans en arrière il l'aurait bouleversée) mais il m'a permis de mieux comprendre pas mal de choses notamment :
- pourquoi la polyaffectivité est réapparue à la quarantaine après une quinzaine d'années de "silence"; l'un des facteurs importants pour pouvoir tomber amoureux est le désir profond de changement, une insatisfaction dans sa vie.
- mon fonctionnement amoureux; je pense que chez moi l'intimité ne peut pas venir seulement avec la passion mais avec aussi l'engagement et que l'amitié est un engagement.; cela me permet de comprendre pourquoi il m'est arrivée d'avoir du désir quand j'étais ado pour un ami alors que je n'étais pas véritablement amoureuse; j'ai réalisé qu'en fait mon mari et moi sommes passés à la relation sexuelle apparemment une fois que l'état amoureux (la passion dirons nous dans le langage courant) était passée puisqu'elle ne durerait pas plus de 18 mois; est-ce pour cette raison que je n'ai jamais senti le moment où nous sommes passés de l'état amoureux à l'engagement ? Ou bien est-ce que de ce fait l'état amoureux est revenu à nouveau ? (apparemment l'état amoureux revient dans des couples qui se séparent puis renouent).
- qu'il n'existe pas de frontière entre amitié et amour, que ce n'est qu'un continuum; du coup je me sens mois "bête" d'être tombée amoureuse d'un ami.
- d'où nous vient le besoin d'exclusivité amoureuse notamment au début d'une relation ;comprendre cela doit faciliter selon moi le passage à la non exclusivité pour certaines personnes.
- pourquoi je serais plus facilement jalouse à l'idée que mon compagnon ait des sentiments pour une autres que du fait qu'il y ait simplement relations sexuelles et que pour mon compagnon c'est plutôt le contraire.
Mon mari ne s'est pas vraiment intéressé à ce que je lui ai dit ou lu mais je m'en doutais. Il écoute d'une oreille. Je sens que c'est sensible, qu'il fait de son mieux pour laisser passer la colère qu'il ressent encore mais qu'il n'exprime plus. Nous avons eu une conversation sur l'amour, la fidélité et l'exclusivité avec notre fille de 17 ans. Une conversation provoquée par les réactions de jalousie un peu excessive de son petit ami qui voit d'un mauvais œil les amis masculins de ma fille qui finissent , semble-t-il, toujours par espérer un peu plus... Nous n'avons pas parlé spécifiquement de nous mais la manière dont nous voyons les choses (chacun) et je crois que parler de tout cela en famille a apporté une forme de dédramatisation.
Je pense que j'ai de la chance d'avoir ce compagnon. Je sais que je peux vivre aussi de belles histoires ailleurs mais aussi des déceptions . En fait, je réalise que j'aime notre histoire et notre relation. Il est peu probable que je vive une histoire aussi riche avec d'autres et elle est loin d'être terminée. Cela m'aide à relativiser ce que peut-être je ne vivrai pas. Bon après si je tombe amoureuse, ce sera plus compliqué. A ce propos, je pense que souvent ce que les polyamoureux appellent l'énergie de la nouvelle relation serait en fait une erreur de langage car cela correspond, me semble-t-il tout simplement à ce que certains auteur appellent l'état amoureux. En fait cela signifie que je ne serais plus amoureuse de mon mari et lui non plus mais que nous sommes dans l'engagement et l'engagement peu aussi apporter de la satisfaction mais ne rend pas aveugle et ne nous donne pas autant d'énergie que l'état amoureux. Il semblerait qu'en fait si on restait dans l'état amoureux trop longtemps, cela serait épuisant physiquement et psychiquement et cela nous ferait faire beaucoup de bêtises puisqu'on perd une partie de notre lucidité! :-D
Je termine en citant quelques passages:
"N'y aurait il pas plus d'amour au sens philosophique du terme , c'est-à-dire d'une disposition à vouloir le bien d'un autre, dans l'amitié que dans la passion ?"
"Le baiser échangé le matin sur le pas d'une porte a un goût bien différent lorsqu'il est accompagné de la lucidité qu'il pourrait être le dernier".

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Discussion : Ressentir et ne rien attendre

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Sophie72

le jeudi 11 juin 2020 à 14h39

Je vais rebondir sur deux choses:
Mon mari aussi me fait des reproches quand il sait que je dialogue avec d'autres personnes concernées par la polyamorie. Je n'arrive pas à savoir si c'est la peur que je fasse des rencontres ou la peur que je "change" davantage. Je mets "change" entre guillemets parce qu'en fait je n'ai pas changé mais je ne cache plus une part de mon fonctionnement. Peut-être qu'il y a un peu des deux et je peux comprendre qu'il ait ce genre de peurs, alors je lui laisse du temps.

Ensuite je comprends cette envie de ne pas fermer la porte à tous ces "possibles" parce que je crois que si c'est au moment de la crise de la quarantaine que je suis deux fois tombée amoureuse ce n'est pas par hasard, c'est parce que je suis arrivée à un moment de ma vie où j'ai fait le point et où j'ai constaté que les "possibles" s'étaient réduits et que j'avais même peut-être renoncé un peu vite à certains de mes idéaux. Je parle d'idéaux parce qu'au début de l'âge adulte, je m'imaginais bien en couple mais chacun dans son appartement, je ne savais pas si je serais mère un jour pas convaincue d'en être capable, je m'imaginais voyager et découvrir d'autres cultures, etc... Et puis je me suis installée en couple de manière classique , j'ai découvert la maternité, y ai mis beaucoup de mon énergie et du cœur, ai trouvé un équilibre psychique et affectif et ai mis de côtés mes aspirations de jeune adulte. Maintenant, j'accepte l'idée qu'une partie de nos rêves ne puissent être réalisés, que nos idéaux puissent évoluer mais j'ai compris que renoncer à tout était mortifère et qu'il est faut garder une place aux "possibles" sans en attendre trop, leur laisser juste la place qui nous permet de nous sentir libre et vivants. Mais contrairement à toi @ImCanada, actuellement je ne suis amoureuse que de mon mari, donc aucune impatience; Cela doit aider à ce que ce soit moins douloureux pour moi. Pour finir, je ne résiste pas à citer Saint Saint-Exupéry:" Faîtes que le rêve dévore votre vie et non que votre vie dévore votre rêve."

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Sophie72

le mercredi 10 juin 2020 à 10h30

ImCanada
Je pense que c’est surtout car on s’ouvre l’un à l’autre, on découvre de nouveaux côtés de l’autre et c’est excitant je pense, Le désir revient. Enfin, c’est mon idée.

Alors je n'ai pas le sentiment qu'il me désire plus mais je ne suis pas dans sa tête et moi, sincèrement mon désir est similaire à avant. Il y a même eu une période où comme j'étais dans le chagrin d'un amour perdu j'en avais moins mais par contre le plaisir est encore plus intense actuellement.

ImCanada
Reproche de vouloir baiser ailleurs au lieu de m’occuper de lui. Et en effet, on est tellement proche que quand ça va pas j’angoisse avec lui. Je n’arrive pas à prendre de la distance sur ses émotions. Et dans ces cas là, j’aurais besoin d’être avec quelqu’un qui m’apaise, me droguer à l’amour, pour revenir plus sereine et avec de l’énergie. Ça lui fait mal, et je comprends. J’ai bouleversé tous ces repères. Donc pour l’instant je ne fais rien quand il est mal. Depuis octobre que j’ai compris comment je fonctionnais, on avance. Mais, pas assez vite pour moi! Lol.
La seule différence entre nous, je pense, c’est que la réponse de mon mari dans mon besoin d’autres hommes. Il avait décidé que c’était un manque d’expériences sexuelles. Et comme me retrouver avec 2 hommes dans un lit m’excitait assez et lui aussi, ion fait des plans à 3. On est d’accord tous les deux. Mais ce n’est pas de ça dont j’ai vraiment envie.
Enfin, on avance.

Oui pas simple. Moi j'ai compris que j'avais l'envie de me sentir désirée par un autre et lui l'a compris et ça lui a fait très peur je crois. Mais je n'ai pas envie d'être désirée par un homme pour lequel je n'éprouve rien et sexuellement je ne suis pas en recherche de quoi que ce soit. J'ai trop conscience que cela peut être décevant. Je crois que pour que ce soit bien il faut bien se connaitre et moi comme j'ai souffert longtemps de vaginisme et que cela peut revenir dans certaines circonstances, je sais qu'il me faut du temps pour être en confiance avec quelqu'un et sans confiance, pas de plaisir!

Aiemama
Oui oui je pense connaître ça également. Mon mari concentre le début de nos relations intimes Uniquement sur mon plaisir à moi. Je n’ai pas le sentiment qu’il se force mais je me suis demandée s’il ne cherchait pas à me satisfaire au Max pour me garder uniquement pour lui... c’est des questionnements sans fin après donc il vaut mieux profiter d’autant que le miens ne veut quasiment plus échanger sur le polyamour sauf pour des reproches...

Oui sans doute qu'il vaut mieux ne pas trop se questionner. Le mien n'a pas envie de discuter du polyamour mais il accepte de parler de l'évolution de notre couple. Pas simple tout ça. :( J'espère que vous trouverez le moyen de renouer le dialogue.

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Sophie72

le samedi 06 juin 2020 à 09h42

Et non @Nanette :-( et je viens de corriger pour la deuxième fois mon adresse mail qui n'est plus bonne depuis plusieurs mois mais je ne suis pas certaine que cela va être pris en compte car je ne peux cliquer sur le lien pour confirmer. Y a t-il un moyen d'accéder aux mp sans passer par sa boîte mail ?

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Sophie72

le vendredi 05 juin 2020 à 15h06

Ah oui j'oubliais. J'ai souri @ImCanada quand tu as évoqué l'amour passionnel comme une drogue. Je ne me suis jamais soûlé, n'ai jamais testé aucune substances illicites et j'ai toujours eu le sentiment que tout ça était trop "médiocre" par rapport à l'ennivrement des sentiments. Il y a quelques années j'ai lu des bouquins sur la création du lien mère enfant et c'est la même hormone, le même mécanisme qui se produit que quand on tombe amoureux, quand on fait l'amour ou même quand on passe un bon moment avec des amis proches... Ça laisse songeur n'est ce pas ? :)

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