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Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mardi 02 juillet 2019 à 12h15
Merci.
Tiens pour rester dans le positif je ne résiste pas à mettre deux poèmes que j'avais écrit en 2016 que j'ai relus hier et qui m'ont fait sourire. Peut-être vous feront-ils sourire aussi. :-)
DEMI-PORTION
On l'appelle "demi portion"
Parce que malgré les décoctions,
Se aisselles touchent le gazon.
Pourtant en amitié
Elle ne fait pas les choses à moitié
S'agrippe comme une araignée.
Faut dire qu'elle a un grand cœur
Un peu la folie des grandeurs,
Aimer ne lui fait pas peur!
Elle aurait même un cœur d'artichaut
Une feuille pour chaque Roméo
Et n'a pas des bras de manchot.
Parmi ses nombreux amants
Beaucoup n'assument pas leur penchant
Mais elle a l'ascendant.
Elle a des formes généreuses
Pas la taille de guêpe des danseuses
Mais n'est pas venimeuse.
Certains la regardent de haut
Se prenant pour des super héros
Pensant que pour sortir du lot
Il faille plus de centimètres
Mais c'est en fait bien mal connaître
Les avantages des petits êtres,
Comme passer inaperçu
Faire discrètement des choses défendues
Ou obtenir l'aide d'inconnus.
On leur accorde peu d'importance
Mais ils symbolisent l'innocence
Par l'arrêt de leur croissance.
Elle, ne le sait que trop bien.
Elle déjoue les théoriciens
Préfère suivre les épicuriens.
Si un jour , vous la rencontrez,
Evitez de la toiser,
Alors ses yeux vous croiserez
Et verrez que la grandeur d'âme
N'est pas corrélée, c'est un drame,
A la longueur des jambes d'une femme.
CŒUR D'ARTICHAUT
Elle n’était pas bien grande,
Pas bien jolie non plus
Elle avait le cœur tendre
Et des idées révolues
Elle ne traînait pas en bande
Elle était un peu ingénue.
Elle avait un cœur d’artichaut
Et une cervelle de moineau
S’est entichée d’un macho
Qui la trouvait trop mélo.
On ne la remarquait qu’à peine
Ne faisait pas beaucoup de bruit
Elle rêvait d’être une sirène,
Une princesse des mille et une nuits,
Epouser un capitaine
Et dire adieu à l’ennui.
Elle avait un cœur d’artichaut
Et une cervelle de moineau
S’est entichée d’un bargeot
Qui avait peur des marmots.
Elle avait une taille de guêpe
Et une voix de crécelle
Adorait manger des crêpes
Flambées au rhum et au miel
Souvenir d’une amourette
Tout près de la citadelle.
Elle avait un cœur d’artichaut
Et une cervelle de moineau
S’est entichée d’un gaucho
Qui aimait trop les bistro.
Elle aimait les vieilles chansons,
La pluie, le vent, les collines,
Les manèges à sensations,
Le parfum de la brillantine
Les champs après la moisson
Les battements dans sa poitrine.
Elle avait un cœur d’artichaut
Et des rêves un peu trop gros.
Emportée par un vent chaud,
Sur une île, elle vit solo.
Toi qui a un cœur d’artichaut
Et des rêves de p’tit pierrot
Loue un bateau, prends ton poncho,
Adopte un môme, fuit les blaireaux.
PS: Je n'arrive pas à mettre au bon "format" et revenir à la ligne après chaque ver, désolée.
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le lundi 01 juillet 2019 à 11h20
Un week-end qui m'a fait du bien, où je me suis "ressourcée". On a eu de longues discussions avec mon mari. Bizarrement on a aussi beaucoup fait l'amour. J'arrive à voir les choses avec plus de recul:
1) J'ai perdu un ami qui n'en a jamais été réellement un. Je ne sais pas à ce jour, si je le garderai comme "lointain copain". Je laisse le temps faire son oeuvre.
2) J'ai vu à quel point mon cher et tendre tenait à moi et avait peur de me perdre. Il a été très mal ces derniers jours et a même penser me quitter pour que je sois plus "libre", mais moi cette liberté-là, je n'en veux même pas. Aussi, ces longues discussions nous ont finalement montré à quel point nous avions besoin l'un de l'autre.
3) Je ne pense pas retomber amoureuse avant un sacré bout de temps; je réalise que pendant ces années où je ne l'ai pas été d'un autre, je me suis protégée aussi de ce type de chagrin et que ce n'est pas plus mal. Je ne ferme pas la porte, je ne refoule pas ma nature mais s'il y a un autre ami auquel je m'attache particulièrement au point de me sentir amoureuse, c'est qu'il m'aura montré qu'il est prêt à recevoir ce type d'amour sans prendre peur, sans demander autre chose que de l'amitié, que les choses seront "simples", une vraie et belle amitié comme on en rêve tous. Si cela n'arrive pas et bien tant pis. Je ne mérite pas d'être rejetée comme ça et je ne veux plus prendre le risque de perdre l'homme que j'aime et qui m'aime depuis 32 ans.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le jeudi 27 juin 2019 à 12h23
Merci à tous pour vos messages. L'air de rien cela m'aide beaucoup.
@bonheur. Je n'ai pas le sentiment de me "travestir" mais de toujours me "freiner", faire de gros efforts d'adaptation. Je ne triche pas, juste que je ne montre pas tout pour ne pas susciter le rejet ou une trop grande incompréhension. Comme je l'ai dit, ces dernières années pas mal de changements se sont faits pour être plus en accord avec moi-même et avoir moins le sentiment de faire trop d'efforts pour être "conforme": j'ai renoncé aux colorations et arbore mes cheveux blancs, je suis végétarienne depuis 4 ans environ, je n'attends plus de ma mère que nous ayons un jour de vraies relations mère/fille, etc... Donc je crois que c'est plus complexe que le fait de s'assumer.
@bovary3
Merci pour ces mots sur mes maux. Ca m'a fait un bien fou ce matin :-) Cela fait plusieurs jours que je sens les larmes prêtes à couler à tout moment parce que c'est dur et comme tu le dis en plus la violence de ce silence est profondément blessante pour moi. Je sais que chaque deuil nous amène à voir ce que l'on ne pouvait voir avant mais à chaque fois que le chemin est douloureux, bon sang! Entre ce que tu as justement dit et le fait qu'une amie à qui je me suis confiée trés récemment ne m'a pas jugée et m'a dit avoir déjà ressenti de l'attirance pour un autre homme sans qu'il se soit passé quelque chose m'a aidé à relativiser. Mon mari m'a dit hier qu'il ne voulait pas me faire de la peine. Il doit sentir que je suis triste et au moins je pourrai lui montrer cette peine que je sens monter sans culpabilité. C'est déjà ça. Peut-être que ce qui m'empêche de pleurer c'est le fait d'être encore dans l'incompréhension par rapport au silence de cet ami. Je suis choquée , lui qui prône beaucoup le respect , de ne pas avoir pris la peine de me répondre. Je m'attendais à ce qu'il me dise qu'il ne ressentais rien de son côté, éventuellement qu'il me dise gentiment qu'il préférait prendre encore davantage de distance mais ce silence c'est méprisant et lâche, comme tu dis et ça ressemble tellement peu à ses valeurs que j'ai comme du mal à réaliser . :-(
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mercredi 26 juin 2019 à 16h55
Bonjour Romy
Je ne vois pas la séparation comme un échec mais dans mon cas comme un drame car je n'imagine pas une seconde vivre loin de mon cher et tendre. Je ne reste pas avec lui pour des raisons pragmatiques mais parce que je l'aime. Je lui ai demandé si je le décevais par le fait que j'avais des sentiments pour un autre et il m'a répondu que non et même qu'au fond il m'a toujours aimé pour mes "particularités", ce qui m'a fait chaud au cœur mais qu'il espérait être le seul que j'aime et ne pouvait me "partager" avec un autre. Notre amour est beau à mes yeux. Il est précieux, comme quelque chose de rare. Ce doit être pour cela que je me culpabilise aussi. Je pense aussi que nous avons des ressources mais à quel point ? Telle est la question?
Je ne suis pas certaine d'être mieux dans ma peau en assumant. Je me sens toujours en "décalage" par rapport aux autres. Mes relations amicales sont déjà compliquées et j'ai toujours l'impression que c'est parce que je suis "inapte"pour créer des liens sociaux, ben maintenant je me sens inapte au "bonheur". :-(
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mercredi 26 juin 2019 à 10h28
Merci @bovary3. C'est une analyse très fine et tout ce que tu dis , je ne le sais que trop bien. La kinésiologie, on m'en a parlé mais mon côté rationnel et scientifique n'est pas convaincu. Il faudrait peut-être que je trouve un hypnothérapeute. J'ai fait de l'hypnose lors de ma dernière grossesse et cela a été très réparateur sur des blessures liées à mes accouchements mais pas uniquement car des blessures de mon enfance ont été également "adoucies" en même temps. Une naissance forcément ça ravive les blessures de notre propre enfance.
Pour mon ami, je sens que cela va être douloureux pour moi. Pas de réponse à mon mail pour le moment et je suis presque certaine qu'il n'y en aura pas. Forcément je me sens trahie, limite humiliée. Moi qui ne donne pas facilement ni mon amitié ni mon cœur, justement parce que la peur de l'abandon est toujours proche, c'est compliqué . Heureusement j'ai l'amour de mon mec, celui là est indéfectible et je le sais. Il m'a fallu tant de temps pour en être certaine et probablement que tant que j'avais peur d'être abandonnée, peur de le perdre, je ne m'autorisais pas à tomber encore amoureuse. Mais au final, je lui ai fait de la peine et me sens pitoyable. Nous avons eu une nouvelle longue discussion. Je suis triste que cela le bouleverse tant , au point de se faire des scénario catastrophe , imaginant que nous pourrions nous séparer. Moi je n'imagine pas une seconde le quitter et l'idée qu'il puisse penser que tout cela va nous séparer m'effraie à mon tour. Je me dis que ce serait con de fragiliser cet amour qui dure pour un amour qui n'existe que dans ma tête, qui n'a aucun avenir. Et en même temps je n'ai pas fait exprès de tomber amoureuse. Par contre, peut-être que j'ai le chic pour tomber amoureuse de ceux qui m'ignorent. D'un autre côté, je ne suis attirée que par les personnes qui me semblent "atypiques" , les autres m'ennuient profondément .
Même si tout cela me fait souffrir, je vais faire l'effort de mettre un terme à cette souffrance. Je n'ai pas beaucoup d'estime de moi-même mais je ne mérite pas de souffrir comme ça. Je ne sais pas encore comment mais je crois que le mail c'est aussi une manière de m'aider à prendre des décisions et ne plus laisser mes sentiments et mes doutes me faire souffrir.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le lundi 24 juin 2019 à 11h18
@bovary3 Je n'ai pas encore pensé à l'éventualité d'une médiation par un tiers parce que pour le moment j'arrive quand même à aborder le sujet et que même s'il fuit parfois un peu et ne répond pas toujours, il écoute et chemine aussi. J'ai oublié de dire que je ne supporte pas les non-dits , mais vraiment pas du tout. Je ne saurais dire si cela vient de ma personnalité ou de mon enfance (secret de famille qui m'a traumatisée), donc je ne laisse jamais une situation s'enliser dans les non-dits.
Mark
Il y a toujours des choix. Parfois et plutôt souvent en fait, je pense qu'on ne se sent pas prêt à les assumer pour des raisons toutes aussi variées qu'il y a de couples. Et ces choix, on les minimise parce que sentiments, amour, habitude, peur de l'inconnu. (cocher les cases qui conviennent)
ll y a un cheminement qui se fait parfois inconsciemment. Et puis un jour on se lève et on se dit basta. J'ai besoin/envie de vivre pleinement ce que je ressens être. C'est là qu' arrive souvent l'heure du bilan de son couple vs. son épanouissement personnel.
et recommence -ou continue - une boucle de cheminement et questionnements, surtout s'il y a déjà une tierce personne qui occupe une partie des pensées et des sentiments.
Statistiquement parlant, je me demande si ce n'est pas le plus souvent la femme qui se sent apte à prendre la décision de reprendre sa liberté?
Résumé? Je pense que nous sommes tous amenés à des questionnements, des changements à différentes étapes de la vie de couple. Certain.es osent prendre ce chemin, d'autres pas. Mais ce n'est à mon sens, qu'une question de temps.
Je ne suis pas certaine de voir les choses comme toi. Pour moi les choix sont toujours limités. Il y a nos rêves et la réalité et nos choix ne sont que de plus ou moins bons compromis avec ce qui ne dépend pas de nous. Dans mon cas, même si mon mari supportait mieux de me voir éprouver des sentiments pour un autre, même s'il acceptait une relation différente de celle que j'ai avec cet ami, l'ami en question lui n'y serait probablement pas enclin, donc au final moi dans l'histoire, le seul choix que j'ai c'est d'être sincère et c'est tout. J'ai d'ailleurs fait le choix d'être sincère avec mon ami. Soit il prend peur et prendra davantage de distance, soit il "tolère" mes sentiments et je verrai si au fil du temps je me "détache" sentimentalement de lui. A mon avis de toute manière cela finira ainsi. Je lui ai donc écrit en précisant que je n'attendais rien de lui , que je voulais juste être sincère et que s'il voulait prendre ses distances parce que cela le mettait mal à l'aise et bien j'affronterai ma peine. Tôt ou tard, cette peine viendra et je me dis que cela fait plusieurs années que je m'y prépare, alors, il est temps d'affronter. Tu peux appeler ça un choix mais j'ai du mal à dire que c'est un choix, juste une solution pour moins subir, mais pas moins souffrir.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le samedi 22 juin 2019 à 12h10
Je chemine et me pose de nouvelles questions.
Je me rends compte que j'ai toujours beaucoup besoin de l'amour de mon mari . D'ailleurs lors d'une récente dispute, j'ai eu le sentiment que lui supportait bien plus facilement que moi le silence, la "non relation", alors qu'il pense que je l'aime moins que lui. Mais , il y a un "mais", je souffre que sa manière de m'aimer soit par certains aspects trop "possessive". Ce n'est pas du tout un jaloux maladif et je me suis toujours sentie assez libre; mais ma "liberté" selon son amour , j'en ai déjà franchi les limites en ayant des sentiments pour un autre. Il me dit que je suis libre d'avoir des sentiments mais je sens qu'en fait il n'attend qu'une chose: que je n'en ai plus! Je ne sais pas si je suis claire... Donc comment lui faire comprendre que j'ai besoin de plus, qu'il ne me culpabilise pas ! Ca fait plusieurs jours qu'il insiste sur le fait que je lui ai fait mal . J'entends qu'il souffre mais j'ai l'impression que je n'y suis pour rien en réalité.
Je sens que s'il ne comprends pas cela, je vais lui en vouloir. Pire même si un jour mon ami "'s'éloigne", je risque de ressentir de la colère car à l'heure actuelle, je n'ose pas ni avoir trop de contacts avec mon ami ni trop lui en parler de peur de lui faire mal au cœur mais du coup, c'est moi qui souffre. :(
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le jeudi 20 juin 2019 à 12h16
Oui @bovary3, une psychothérapie demande du courage parce que cela remue des choses désagréables. On en sort grandi mais personnellement ce fut très douloureux. J'ai pleuré bon nombre de fois, comme si toutes les larmes retenues pendant mon enfance jaillissaient à ce moment-là. Actuellement je me sens trop "fragile" pour ce genre de thérapie. Mes enfants me demandent beaucoup d'énergie et je me sens tel un "pilier" qui ne doit pas plier. Je cherche donc plutôt des aides thérapeutiques "brèves", plutôt de type cognitives et comportementales.
@cactus, merci de ton témoignage. Je me sens moins seule. :-) Je comprends ce que tu veux dire quand tu dis qu'on ne mérite pas de s'infliger des peines et certainement que souvent je suis tombée amoureuse de personnes qui ne pouvaient m'aimer et que soit c'est une manière de me protéger, soit de me confirmer inconsciemment que je ne suis pas "aimable". Mais en même temps je crois que j'ai besoin aussi de relations affectives non exclusives. L'amour qu'on porte à ses enfants est différent mais c'est de l'amour. Pourquoi ai-je fait tant d'enfants ? Probablement parce je ne me vois pas donner et recevoir de l'amour que d'un seul. Je crois donc au fond que dans mes relations amoureuses, il en est un peu de même. Le souci c'est que je sais que cela est compliqué et qu'il est quasi impossible de ne pas perdre quelque chose dans l’histoire :(
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mercredi 19 juin 2019 à 17h09
Siestacorta
Sinon, il semble que j'ai fait un contresens sur l'histoire où vous êtes à 4 à la maison... Je croyais que c'était ton mari qui avait une amoureuse, pas ton ami. Désolé.
Du coup, ton mari est juste mono qu'a pas envie de changer, c'est ça ?
Oui on peut dire ça. Il ne comprend pas qu'on puisse aimer deux personnes. On a longuement parlé et il me dit que lui ne pense pas pouvoir tomber amoureux d'une autre que moi. Il me dit même des fois que si je venais à mourir avant lui, il pense que rien ne le retiendrait ici bas. :-( Moi non plus je n'imagine pas ma vie sans lui et je serais désespérée de le perdre mais cela ne m'empêche pas d'éprouver des sentiments profonds pour quelqu'un d'autre. Il semble avoir très peur aussi que je puisse désirer quelqu'un d'autre. Quand je lui demande si cela ne lui ai jamais arrivé, il pense que non, en tout cas pas un désir fort et qu'il n'imagine pas avoir des relations sexuelles avec quelqu'un d'autre. Il n'apprécie pas mon ami; il pense que je me fais de fausses idées, que je le connais très mal et il craint que cet ami profite de ma "naïveté". Certes je le connais peu mais je ne le vois pas comme quelqu'un de malsain et je serais vraiment très étonnée de me tromper à ce point.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mercredi 19 juin 2019 à 12h27
Siestacorta
Tes rêves ne sont pas trop grands, mais tu es dans un cadre très puissant.
Tu parles de manques dans la relation avec ta mère, mais aussi d'une relation de 32 ans, avec quatre enfants et qui a commencé très très tôt dans ta vie amoureuse, te laissant peu d'expérience sur ce que tu es capable de vivre comme relations... Ce que tu appelles une crise de la quarantaine, c'est peut-être aussi une réaction super saine face à une vie relativement exigeante.
J'ai presque l'impression que t'oses pas te plaindre. Mais t'as le droit de peiner et de le dire. T'as pas à te culpabiliser d'avoir des aspirations, surtout quand de fait, tu as fait plein de compromis qui peuvent, aujourd'hui, peser aussi lourd que des concessions trop chères...
Je n'ai pas le sentiment d'avoir fait de grosses concessions car je suis incapable de faire des choses contraires à mes idéaux ou mes besoins psychiques fondamentaux mais il est vrai que la vie que je mène laisse peu de place aux sorties, à "l'improvisation", au "grain de folie" . Petite précision ;) je n'ai pas 4 enfants mais 5 allant de 20 ans à 3 ans. Alors les 2 aînés nous laissent plus de libertés mais les 3 derniers ont encore pas mal besoin de nous. J'ai un travail à temps plein et je donne de mon temps par internet à une asso. Bref, je me sens parfois "spectatrice" de ma vie qui me file entre les doigts. Pour les expériences amoureuses, je n'en ai eu aucune autre relation amoureuse concrète avant mon mec (comme je le disais j'ai été souvent amoureuse mais ce n'était pas réciproque) que j'ai connu à 14 ans et aucune autre depuis que je suis avec lui. Je ne l'ai jamais trompée et je pense que lui non plus. De toute manière je pense être incapable d'avoir des relations sexuelles sans être amoureuse et me sentir aimée. Sur le plan sexuel , je me sens plutôt veinarde en fait. Mon mec est très attentif à mon plaisir et même si nous pouvons avoir parfois des périodes où la libido est un peu "endormie", cela revient toujours et ce n'est jamais ennuyeux. Je ne dis pas que je n'ai jamais désiré un autre homme, notamment l'ami dont je parle mais le fait est que cela s'est arrêté au désir.
Siestacorta
Et puis il y a ce passage :
D'un côté, ton mari fait un chemin, et c'est pas négligeable ; mais d'un autre, heu, il "supporte" que tu voies un type qui reste un ami, mais que toi tu accueilles une amoureuse à lui, c'est juste normal ?
Le fait que ça semble pas super équitable, c'est déjà un truc qui m'interroge... Mais passons. Ce qui me semble étrange, c'est que tu te reproches à toi de vouloir trop, alors que visiblement, tu sais aussi faire des tas d'efforts pour que des choses se passent bien. Je sais pas quelles sont les lunettes à travers lesquelles tu vois ta situations, mais elles me semblent un peu déformantes.
Bon courage.
Tu m'ad fait sourire! Je dois souvent déformer selon mon ressenti. Sinon, c'est vrai que cela a été difficile de voir mon ami avoir des gestes affectueux envers sa copine mais le fait est que non seulement moi je n'ai rien à lui offrir d'autre part, je pense que lui ne me vois pas autrement que comme une bonne copine. Une ou deux fois j'ai surpris un regard qui m'a troublé mais comme je déforme justement souvent, je me suis dit que c'était t moi qui voulais voir quelque chose qui n'existe pas.
bovary3. J'ai fait une psychothérapie d'une grosse année il y a maintenant un peu plus de 20 ans. Je me suis autorisée à avoir de la colère envers ma mère. Ca m'a en quelque sorte libérée d'un poids (d'ailleurs à ce moment-là, j'ai perdu du poids physiquement) mais ça reste compliqué. Il est probable que je reste dans ma tête une "mal aimée". Mon mari voudrait que je fasse une thérapie avec ma mère et moi je ne l'imagine pas une seconde. Je suis convaincue que c'est encore moi qui souffrirais. En tout cas, tu as raison ma mère a eu souvent un comportement délétère pour moi et mon père assez "absent".
Merci à vous d'avoir pris le temps de me répondre.
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mardi 18 juin 2019 à 19h28
Justement j'ai lu plusieurs témoignages. Je ne peux pas répondre , ni me projeter car les situations me paraissent très différentes de ce que je connais et de ce que je vis. A part peut-être le doute, le questionnement, mais ça ne m'aide pas vraiment à avancer . Que ce soit juste ou non de me sentir coupable, ça ne change pas le fond. La réalité c'est que je souffre en ce moment malgré ma chance d'avoir un amour qui dure et je fais de la peine à mon mec juste en voulant être honnête. M'accepter comme je suis, je crois que c'est fait depuis longtemps et après ? Ma mère me disait que j'étais une éternelle insatisfaite et que je serais toujours malheureuse. Ca me fait chier mais je finis par croire qu'elle avait raison. Mes rêves sont trop grands, mes aspirations trop élevées probablement et puis la vie beaucoup trop courte.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mardi 18 juin 2019 à 16h08
J'ai supprimé mes derniers messages, vu que je finissais par me répondre à moi-même , ce qui est pathétique. Je me dis que même , je devrais tout enlever mais je ne peux pas . Je pensais que je pourrais échanger mon ressenti ici mais je me sens aussi très en "décalage" aussi ici malheureusement. :( Bonne continuation à tous. Je vous souhaite beaucoup d'amour au cours de votre vie.
Discussion : Filmographie sur le polyamour #1
Sophie72
le jeudi 13 juin 2019 à 16h19
J'apporte ma modeste contribution :-)
Hier j'ai vu "Nous finirons ensemble" de Guillaume Canet. C'est un film avant tout sur l'amitié mais le polyamour y est en filigrane et j'ai beaucoup aimé. Pour plusieurs personnage il existe un certain flou entre amour et amitié , jeu de séduction ou non mais raconté avec une telle simplicité, une telle "évidence" même que moi je me suis sentie "normale" en regardant ce film. :) Beaucoup d'émotions ; on passe facilement du rire aux larmes sans aucune pudeur et ça fait vachement du bien.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mercredi 12 juin 2019 à 12h03
J'essaierai de vous donner des nouvelles. Pour le moment, je sens que le fait que mon Cher et tendre sache tout, me permet de ne plus me sentir coupable et de ne pas être obligée de cacher mes sautes d'humeur à cause de ce deuil que j'aurais à faire tôt ou tard. Je sens en effet que dans le meilleur des cas, je garderai un ami mais il me faudra faire réellement le deuil d'un amour et dans le pire des cas, il me faudra faire le deuil aussi d'une amitié qui n'a peut-être existé que dans ma tête. Je sais que je recule toujours ce moment d'abord parce que je ne sais pas vraiment à quoi je dois renoncer et puis j'ai besoin de garder ce joli sentiment en moi encore un peu. Certains jours , je me dis aussi que c'est triste de toujours renoncer et en même temps j'ai conscience que je suis dans une impasse , qu'il n'y aura rien de plus que mes sentiments à sens unique pour l'un et à double sens pour l'autre et que c'est déjà beaucoup finalement. Mais je vois toujours le verre à moitié vide... d'ailleurs je sens toujours un peu de vide et en manque d'amour. Je ne sais pas si j'arriverai un jour à m'y faire.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le lundi 03 juin 2019 à 19h38
En fait je pense vraiment savoir pourquoi je ne me sens pas aimable (je ne me suis pas sentie aimée par ma propre mère qui a des difficultés avec les affects de manière générale), mais cela ne change rien de le savoir. C'est pour cela que je dis que les thérapies de type analytique ne me conviennent plus. En fait, lire comme le fait bonheur, c'est une forme de thérapie comportementale d'une certaine manière... :-)
Je suis une "gentille" je pense aux yeux de beaucoup, un peu bizarre pour ceux qui me connaissent un peu, probablement "hautaine" pour ceux qui me connaissent peu, donc je suis probablement une personne qu'on peut apprécier mais dont on ne cherche pas vraiment la compagnie, à laquelle on s'adresse éventuellement quand on a un problème (et c'est sans doute pour cela que je fais un métier de "soins") mais pas davantage. Si j'osais plus aller vers les autres, si je m'efforçais de faire comme les autres dans les relations sociales, je serais probablement plus "aimable" mais je n'ai pas envie de me forcer, donc rien ne changera. La solitude sociale et amicale (car je n'ai pas véritablement d'ami, ni de bonnes copines ou de bons copains, juste des connaissances) me pèse parfois mais jouer un rôle me pèserait davantage...
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le samedi 01 juin 2019 à 11h31
Merci bovary3 pour ton retour d'expérience. Oui je pense aussi que cacher c'est un poison et je lui ai dit aussi qu'on s'était relevé de tant d'épreuves après tout qu'on n'avait pas de raison de douter de notre capacité à réussir pour celle-ci. Je le sens toujours dans le doute mais plein d'amour et de bienveillance ce qui me fait chaud au cœur. Pour la thérapie j'en ai fait une au début de l'âge adulte. Ca a pansé mes plaies d'enfant mais je doute toujours autant d'être "aimable". Peut-être qu'un jour une thérapie de type cognitif serait à envisager mais je ne me sens pas de refaire une thérapie de type analytique car ça remue trop la "boue" et c'est toujours culpabilisant pour moi :-(
Merci à tous et je vous embrasse même si en général moi je suis plutôt peu chaleureuse avec les personnes qui ne me sont pas super proches. :-)
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le vendredi 31 mai 2019 à 10h23
Merci pour vos mots.
Nous avons eu une deuxième discussion qui a été plus dure pour lui. Il avait bien compris que je ne pouvais m'empêcher d'éprouver des sentiments amoureux pour quelqu'un d'autre mais n'avait pas encore saisi que c'était le cas en ce moment et encore moins qui était l'homme. Il l'a d'abord très mal pris et m'a boudé , m'a fui toute la journée puis on a trouvé un moment calme et on a parlé à coeur ouvert. Il dit que cela lui a fait très mal. On a parlé de notre amour et je lui ai dit que je ne l'aimais pas moins mais que je ne pouvais pas lutter contre des sentiments. Je lui ai redis que j'avais décidé que ce serait un ami , que j'avais essayé de chasser mes sentiments mais que je n'y étais pas arrivée et que je sentais que le lui cacher mettait justement de la distance entre nous deux, ce que je ne voulais pas justement parce qu'on a toujours été tellement proche. Je lui ai dit que si lui ça ne pouvait pas lui arriver, c'était peut-être qu'il était plus "parfait" que moi mais que je n'y pouvais rien. Je crois qu'il m'a comprise ou tout au moins qu'il essaie vraiment et on a fait la "paix".
Je suis effectivement soulagée d'un poids. J'ai eu peur à un moment que tout lui dire pouvait casser quelque chose entre nous. Pour le moment je ne crois pas. Comme on dit souvent, ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. Je croise les doigts pour ne pas me tromper.
bovary3
Je suis vraiment en admiration pour ton courage d'avoir avoué à ton mari que tu as des sentiments pour un autre homme, et qu'il l'ait accepté. Quelle belle preuve d'amour il t'a offert, j'en suis ému!
Après tout , peut-être qu'il est possible pour toi de vivre heureuse en étant amoureuse d'un "ami", sans que ça se traduise physiquement? Tu verras dans l'avenir... D'autant que cet homme soit n'est pas intéressé, soit ne veut pas que ça aille plus loin que l'amitié.
Je suis d'accord avec ton regard sur les choses. L'autre jour, je n'allais pas bien , j'ai envoyé un petit sms à mon ami et alors qu'il ne m'appelle que très rarement, il m'a appelé. On a parlé de nos vies, de tout et de rien et cela m'a fait du bien. Je crois qu'un lien étrange nous lie. J'ai parfois l'impression que c'est fragile et à d'autres moments, j'ai le sentiment que même lui ne veut pas que je disparaisse de sa vie et qu'il sera là chaque fois que j'en aurais besoin. Cela peut correspondre à l'amitié mais je sais que de mon côté il y a des sentiments amoureux et que j'ai déjà eu des envies "tactiles" que je n'ai pas pour un ami. Mais je ne pourrai jamais mettre en péril l'amour de ma vie. Comme tu dis je pourrai en plus perdre l'amitié de l'autre homme si je montrais mes sentiments , alors qu'elle m'est précieuse.
Ce que tu dis à propos de ton vécu rejoint ce que mon cher et tendre m'a dit, à savoir qu'il avait peur que je pense à l'autre homme quand nous faisions l'amour ou que nous passions un moment dans l'intimité. Mais je lui ai dit que quand j'étais dans ses bras, je n'avais aucune raison de penser à l'autre , ce qui est vrai.
Je crois que j'ai toujours eu un "trop plein" d'amour et également un gros besoin de me sentir aimée. Je n'y peux rien et à plus de quarante ans, il faut que je l'assume. Cela ne signifie pas le crier haut et fort mais ne pas me sentir coupable de ça et ne pas le cacher à celui que j'aime depuis tant d'années.
Hier je e suis dit que j'avais pris de gros risques en lui avouant et j'ai même au un gros moment de doute si j'avais bien fait. Maintenant , je me dis que je n'aurais pas pu tenir encre longtemps comme ça et que cela aurait de toute manière changer quelque chose dans nos relations et de manière plus négative , selon moi. J'espère que l'avenir ne me donnera pas tort.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mercredi 29 mai 2019 à 10h20
J'ai eu une discussion hier avec mon cher et tendre. J'ai parlé à nouveau de cette crise de la quarantaine qui s'éternise et du mal être qui persiste. J'ai parlé à nouveau du fait que je ne pouvais pas être différente que ce que j'étais. J'ai évoqué une vieille histoire pour l'amener à mieux me comprendre. Au début de notre relation, il avait eu des sentiments pour une autre. J'étais assez jalouse et je lui avais juste envoyé des pics et dit combien ça me faisais mal et il avait cessé de la voir. Il m'a dit que de toute manière il ne s'était "rien passé" sous entendant, rien de sexuel . Je lui ai fait remarquer que les sentiments étaient quand même là et que c'était pour cela que j'étais jalouse mais que je ne sais pas comment je réagirais si cela arrivait maintenant et que je crois que je le serais moins car maintenant je suis certaine de ses sentiments pour moi. Je lui ai dit que je ne recherchais pas une forme de liberté sexuelle mais me sentir libre de mes sentiments sans avoir peur que cela lui fasse de la peine. Il m'a serré dans ses bras et m'a embrassée. Ca m'a soulagée. Je ne sais pas où cela va nous mener mais savoir qu'il reste dans la compréhension et qu'il est capable d'accepter que j'éprouve des sentiments pour un autre et ne pas me le reprocher, c'est déjà un poids en moins.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mardi 28 mai 2019 à 18h21
bonheur
En avoir conscience permet déjà beaucoup en matière de "délivrance".
Je reste sceptique. En fait je crois que j'ai toujours su que je pouvais être amoureuse de plusieurs mecs en même temps. Ce dont j'ai pris conscience c'est que je n'arrive pas à me sentir pleinement moi-même en le cachant, en m'interdisant de l'être (ce qui d'ailleurs n'est pas vraiment possible). Ces dernières années , je traverse une "crise" existentielle : en à peu près 4 années, je suis devenue végétarienne (en fait je crois que cela n'a surpris personne mais j'en ai eu marre de me conformer à un modèle qui ne me convenait pas), j'ai arrêté les colorations pour les cheveux (j'assume avec fierté ma tignasse grise :-) ) et je suis tombée amoureuse véritablement d'un deuxième homme alors qu'avant, même si je sentais que cela pouvait arriver, cela n'arrivait pas. Est-ce que je me sens mieux ? Non ! Je me sens moi, certes mais finalement je me sens toujours en plein doute existentiel car je suis malheureuse de ne pouvoir aimer et être aimée par ces deux hommes. Je me culpabilise d'être si compliquée. Surtout que je vois bien la chance que j'ai d'être toujours aimée par le même homme que j'aime . Je ne veux pas prendre le risque de le perdre. Je ne lui mens pas mais je ne peux pas non plus lui dire à quel point je suis triste de cette situation. Il sait que j'aurais , en d'autres circonstances, tenté de séduire l'autre homme, car je le lui ai dit. Il sait que j'ai fait le choix de m'en faire un ami parce que cela lui ferait de la peine si jamais il y avait autre chose que de l'amitié. Certains jours, je me dis qu'il faudrait que l'autre m'envoie balader un bon coup pour que je renonce même à son amitié et que peut-être tout serait comme avant... En fait, tant que je ne l'avais pas rencontré, je me disais que de toute manière, il n'y avait aucun "risque" puisque même si je sentais que j'éprouvais des sentiments, tout était rapidement terminé avant même de commencer mais là c'est différent on a une relation que moi je sens forte. Lui semble souvent complètement m'oublier pourtant même comme ça, je continue à me sentir proche de lui , à penser à lui chaque jour. :-(
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mardi 28 mai 2019 à 11h02
Merci pour vos réponses pleine d'empathie.
Oui c'est cela "bonheur", je me suis toujours définie comme une éternelle amoureuse et j'ai souvent rencontré de l'incompréhension, de l'amusement, un peu de moquerie. J'ai mis cela sur le compte de mon hypersensibilité aussi. A l'adolescence, je me suis pris tant de râteaux, sans doute aussi parce que j'étais maladroite ou que je m'entichais de celui qui avait le moins de probabilité de faire attention à moi, je n'en sais rien mais bref, je me sentais rejetée sans cesse. Et puis j'ai rencontré mon amoureux actuel et je ne me suis jamais sentie autant aimée que depuis que je suis avec lui et ce durablement. Donc ce qui me perturbe, c'est pourquoi faut-il que j'éprouve le besoin d'être aimé d'un autre ? Et puis le seul homme qui m'aie jamais aimé, je ne peux pas prendre le risque de le perdre. L'autre homme dont je suis amoureuse, je suis quasiment convaincue qu'il ne me voit que comme une gentille fille, pleine d'empathie et c'est tout. Peut-être que le fait qu'il ait publié sur sa page FB des choses en lien avec le polyamour il y a un an ou deux a aussi "réveillé" quelque chose en moi, j'en sais rien. Peut-être je me suis dit que lui il pouvait comprendre ce que je ressentais alors que mon cher et tendre n'y arrive pas.... Bref, je suis dans une période encore bien tourmentée.
Aiemama, je ne fais pas de méditation au vrai sens du terme même si j'ai un peu essayé. Par contre depuis la naissance de mon dernier enfant il y a 3 ans, je fais de l'autohypnose et cela m'a beaucoup apporté.