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Discussion : Etre fan, forme de polyaffectivité mieux acceptée?
Sophie72
le vendredi 13 septembre 2019 à 18h22
bonheur
Juste pour l'anecdote, je ressors ce fil de discussion. Il y a cet homme, parfois invité d'une émission TV et qui chaque fois a le même impact sur moi. C'est fou de pouvoir ressentir ainsi, par écran interposé. Il dégage, enfin pour moi, un quelque chose de rayonnant qui me touche :-D .
Mais moi si je réfléchis bien, ils sont nombreux ceux qui me font cela et depuis toute jeune ! Entre ceux que je trouve super émouvant (c'était le cas par exemple de Bernard Giraudeau) et ceux qui me fascinent ou ceux qui ont un humour qui me fait craquer, il y en a eu beaucoup. Ça me fait penser aussi toujours dans cette thématique, il y a des personnages de cinéma qui font battre mon cœur exactement comme quand je tombe amoureuse. Je sais que c'est un personnage mais il a pour moi alors tellement de réalité que j'en garde un souvenir spécial comme celui d'un vieil amour. Par exemple le personnage de Paulo dans Le grand chemin où le père de Vic dans La boum. :)
Le post d'Ottoadmirateur m'a bien fait rire quand même. :D
Discussion : Je ne sais pas par où commencer...
Sophie72
le mardi 03 septembre 2019 à 19h44
Ah oui j'avais "zappé" ce "détail" :O La problématique est encore plus délicate effectivement parce que dans toutes les fratries il y a des conflits pas vraiment résolus et donc s'il y en a dans celle de ton épouse @Lupilosa, tu vas "réveiller" ce type de conflits...Je crois que déjà en tant que frères et sœurs on a tous connu la jalousie de ne pas avoir l'amour exclusif de nos parents et il nous a fallu justement apprendre à gérer cela mais il y a toujours un petit reste de "frustration", de "rivalités", alors là forcément la probabilité pour raviver ces peines de l'enfance est élevée! Prendre son temps me paraît "sage" parce que tu risques de te retrouver au centre de conflits qui peuvent t'échapper ...
Discussion : Je ne sais pas par où commencer...
Sophie72
le mardi 03 septembre 2019 à 09h57
Ce n'est pas trop indiscret pour moi mais comme il s'agit de lui, je ne peux en dire trop. Il a d'abord eu un gros choc en fait et n'a pas "réalisé" tout de suite, un peu comme quand on annonce une grave maladie. Je ne m'attendais pas à ça parce qu'il avait plusieurs fois manifesté de la jalousie envers mon ami et je pensais qu'il avait des doutes. Il m'a dit que je lui avais brisé le coeur et cela a été dur à entendre. Il a même pensé à me quitter pour que je sois "libre" d'aimer l'autre homme ou libre de trouver ce qui me "manquait". On a eu des heures de discussion, parfois tard dans la nuit et il a fallu que je lui explique beaucoup pour qu'il comprenne que je ne voulais pas de cette liberté là, je voulais juste me sentir libre d'aimer, ne pas me cacher. Actuellement il est plus apaisé mais il y a eu des moments compliqués ou le doute , la peur le reprenait. Je pense que le fait que l'autre homme ait choisi de ne plus avoir aucune relation (même amicale) avec moi a facilité les choses car il n'y a pas eu d'impatience de ma part vis à vis de mon mari. Il arrive maintenant à plaisanter sur le sujet, à se projeter dans un avenir où le risque que je tombe à nouveau amoureuse existe. Je ne sais pas exactement quel deuil il a eu à faire, je crois qu'il y avait le deuil d'un amour "parfait" et le deuil d'une femme qui n'était pas tout à fait moi. Il me dit maintenant qu'il m'aime aussi parce que je suis différente de la moyenne et qu'il ne m'aimerait probablement pas autant si je n'étais pas telle que je suis. Chaque individu réagit comme il peut et chaque couple a ses ressources. Il y a forcément une prise de risques à dire les choses et il faut s'attendre à des moments de perte de repères et des moments de grande fragilité du couple mais ne pas dire c'est à mes yeux une bombe à retardement.
Tu peux peut-être commencer par parler de ta manière différente d'aimer avant de dire que tu es amoureux d'une deuxième personne ou sonder un peu sa vision de la polyamorie.
Discussion : Etre fan, forme de polyaffectivité mieux acceptée?
Sophie72
le lundi 02 septembre 2019 à 16h01
Moi aussi, je me demande souvent ce que que dirait ou ferait Daniel Balavoine aujourd'hui.
Moi je peux dire que parfois j'ai été vraiment amoureuse et parfois légèrement. Renaud j'en étais vraiment amoureuse. Je me souviens encore du soir où mon cœur a chaviré (j'avais 12 ans). Et pendant des années, j'éprouvais le besoin de savoir pas mal de choses sur sa vie pour comprendre qui il était vraiment au delà de l'artiste et c'est souvent cet aspect qui générait l'incompréhension. :-D J'étais un peu jalouse de sa femme et en même temps j'ai été longtemps heureuse pour eux qu'ils forment un couple très amoureux. N'est-ce pas exactement ce que font les polyamoureux par rapport au travail de la jalousie ? :-) J'ai aimé et j'aime encore quelques artistes, moins fort mais quand même pour certains, j'éprouve le besoin de les connaitre plus intimement, de comprendre leurs valeurs , ce qu'ils ressentent. Je suis assez facilement dans l'empathie mais je sais que quand je cherche beaucoup à comprendre c'est que mes sentiments commencent à être plus forts.
Quand je parlais d'amours plurielles mieux acceptées, je ne parlais pas uniquement d'être fan de plusieurs artistes en même temps mais aussi du fait que cet amour pour une célébrité soit davantage toléré par l'être aimé et aimant... D'ailleurs, mon mari était fan aussi de Renaud. Je me dis avec le recul que j'avais trouvé inconsciemment une manière de lui faire accepter mon amour pour cet artiste et une manière de le partager avec lui! :-D
Discussion : Je ne sais pas par où commencer...
Sophie72
le lundi 02 septembre 2019 à 15h46
Bonjour
Penser à un autre et se culpabiliser de ça, j'ai connu cela plusieurs mois , pour ne pas dire environ une année.
Moi j'ai fait la démarche inverse de la tienne: j'en ai d'abord parlé à mon mari (nous sommes mariés) avant d'en parler à l'ami pour lequel j'avais des sentiments. Je ne sais pas s'il y a une façon de faire "meilleure" que l'autre mais si vraiment tu es dans une démarche de polyamour, ta compagne doit avoir connaissance de tes sentiments pour l'autre. C'est difficile mais c'est selon mon vécu la seule manière de sortir du cercle vicieux qui fait souffrir. C'est forcément prendre des risques d'aller vers l'inconnu, prendre le risque que l'être aimé ait un regard différent sur cet amour. Cela peut être douloureux mais personnellement, je ne voyais pas d'autre issue. Cela ne m'a pas mené où je l'espérais mais non seulement je n'ai pas perdu l'amour de mon mari mais notre relation amoureuse n'en ai que plus belle et plus épanouissante (et pourtant, je ne suis actuellement amoureuse que de mon mari ) et je ne regrette rien puisque je ne me voyais pas le lui cacher plus longtemps.
Je te souhaite plein de courage pour les semaines à venir.
Discussion : Etre fan, forme de polyaffectivité mieux acceptée?
Sophie72
le samedi 31 août 2019 à 15h20
: D Mais dans la chanson de Michel Berger, en dehors de cet amour, c'est la grande solitude ! Donc pour illustrer mes propos ça tombe à l'eau ! Tiens d'ailleurs de quand date cette chanson ? Ne serait ce pas quand le cœur de Véronique Sanson balançait entre lui et un autre ?... Ce serait rigolo pour le coup !
Message modifié par son auteur il y a 6 ans.
Discussion : Etre fan, forme de polyaffectivité mieux acceptée?
Sophie72
le vendredi 30 août 2019 à 19h13
En réfléchissant à la manière dont plusieurs fois j'avais porté des sentiments amoureux sur des personnes qui n'en ont rien sues, je me suis rendue compte que mon amour pour certains chanteurs, acteurs, etc... avait souvent paru disproportionné pour beaucoup de personnes. On m'a souvent dit: "mais tu ne le connais pas, tu ne peux pas dire que tu l'aimes!" . Je me suis souvent sentie comme une "gamine" face à cette incompréhension. Avec le recul, je me dis en fait qu'il s'agisse de personnes "célèbres" ou non, parfois , je m'attache sentimentalement très fortement à des personnes depuis toujours mais que quand il s'agit de personnes anonymes, j'étais contrainte de le cacher plus ou moins alors que quand il s'agissait de personnes célèbres, je pouvais aimer au grand jour. Cela me fait sourire aujourd'hui de le voir sous ce nouvel angle. :) Voilà, je voulais juste partager cela avec vous et voir si pour certains cela écho à leur propre histoire.
Discussion : Nouvellement polyamoureuse : comment faire évoluer mon mari sur le sujet ?
Sophie72
le samedi 17 août 2019 à 12h13
Bonjour
Il y a un à peu près 2 mois, j'ai fait le même genre d'annonce à mon mari. Je lui ai avoué que j'étais amoureuse d'un ami qui lui aussi ignorait mes sentiments. Ce fut compliqué et même si maintenant ça va bien, je pense que le fait que mon ex-ami a décidé de m'ignorer à fait "baisser" la "pression du temps" et permis à mon mari de cheminer à son rytme. Il sait que je peux tomber amoureuse tout en continuant à l'aimer et il sait que je lui en parlerait si cela arrive et qu'on verra ensemble ce qui est gérable pour lui. Là comme tu es en plein dans la nouvelle relation, tu as dû mal à accepter l'attente et je le comprends mais malheureusement ton mari a besoin de temps et de ne pas trop sentir la pression de tes attentes. Bon courage pour les semaines à venir.
Discussion : Le polyamour… liberté ou inconscience ?
Sophie72
le jeudi 15 août 2019 à 15h07
@juliettebleuciel, je t'ai lue. Je ne reviendrai pas sur chaque point car bien que la polyaffectivité fasse partie de moi depuis bien longtemps, je n'ai pas ton expérience relationnelle. Ce qui me vient à l'esprit en te lisant c'est que tout simplement tu es à une période de ta vie où tu sais davantage ce dont tu as besoin fondamentalement, tes besoins que j'appelle "primaires" même s'il ne s'agit pas de nourriture, de sommeil etc... mais ce sont des besoins à la frontière entre les besoins physiologiques et psychologiques, comme la sécurité affective, la création de liens affectifs etc... Je pense que lorsqu' on cherche ce dont on a besoin, on peut effectivement se "perdre" mais qu'on soit polyaffectif ou mono. Cette "fuite" dont tu parles, plein de personnes la vivent une période de leur vie sans être polyamoureux et réciproquement je suis convaincue que certains polyamoureux te diront qu'ils ont cessé de fuir quand ils ont accepté leur polyaffectivité. Donc je pense que tu as trouvé une partie de ta vérité mais c'est la tienne et ce serait une erreur d'en tirer des généralités. Elle ne peut correspondre à tous. Mais c'est clair que tu vas pouvoir avancer plus sereinement sur la route qui est tienne. :)
Discussion : Le temps
Sophie72
le lundi 12 août 2019 à 14h17
@jio Peut être y a t'il malentendu sur l'emploi du mot "luxe". On en a parlé un peu dans un autre topic sur la place de l'amour. Moi en ce qui me concerne par rapport à ta question sur le temps, c'est que nous manquons tous de temps pour aimer et bien aimer. Et quand en plus il y a les soucis ordinaires de nos vies: boulot, santé, toutes les choses matérielles indispensables, les relations amicales et familiales... Et bien forcément le temps pour les amours peut être compliqué à trouver selon les périodes et beaucoup d'entre nous ont des périodes psychiquement et matériellement compliquée sur de longues périodes. C'est en ce sens personnellement que je dis que le temps pour aimer est un "luxe". Ce n'est pas du tout que je le considère comme futile ou non indispensable. Aimer est indispensable mais nous n'avons pas toujours la possibilité physique ou psychique pour bien aimer...
Discussion : Polyamoureuse ou Connasse?
Sophie72
le dimanche 11 août 2019 à 19h35
Bonjour
Tu dis qu'à chaque fois quelque chose se répète, que l'histoire d'amour devient "plan plan". Qu'est ce qui te donne ce ressenti ? La clé est peut-être là... Je ne connais pas assez bien la polyamorie pour dire si c'est ce qui te correspond mais j'ai le sentiment que pour pouvoir trouver ta réponse à cette question, il faut que tu te poses des questions plus "profondes", comme celle de la manière dont tu te représente le bonheur amoureux.
Discussion : Le temps
Sophie72
le dimanche 11 août 2019 à 19h22
HeavenlyCreature
Ben n'oublions pas que le polyamour reste un luxe !
Oui c'est un peu ce que je voulais signifier. De manière générale pouvoir prendre soin de ses amours c'est effectivement un luxe.
Discussion : La place de l'amour
Sophie72
le dimanche 11 août 2019 à 19h13
bonheur
Je sais que chez moi, le souvenir, la nostalgie est belle. Elle est utile et légère. Oui, je pleure parfois, je ne m'en cache pas, parce que le passé, l'être aimé… est un souvenir. Mais mes larmes sont justement là pour ne pas que ce soit pesant. Je les laisse couler et d'ailleurs souvent je souris de la beauté des souvenirs. Les larmes et la joie qui s'entremêlent et reflètent la justesse de l'émotion de l'instant. Par contre, le polyamour fait que je ne peux m'enfermer dans le passé, car l'amour passé + l'amour présent, sont compatibles.
Ta dernière phrase me fait réaliser que presque chaque fois que je suis tombée amoureuse, je venais de faire un deuil. Plus jeune chaque fois que j'avais eu un chagrin d'amour, je ne me sentais mieux que lorsque je tombais amoureuse à nouveau. Sans doute que comme la quarantaine a amené son lot de deuils: deuils de certains rêves, deuils de la période de la maternité etc... ma polyaffectivité est "réapparue".
Les propos de OoO sont un peu complexes pour moi mais sans doute très pertinents. Ce que je sais des deuils importants c'est que tant qu'on ne peut dire qu'on aurait tout refait pareil malgré les épreuves et souffrances, le deuil est incomplet. Il y a eu un deuil important dans ma vie de femme qui m'a pris 13 années J'ai cru plusieurs fois que je ne pouvais aller plus loin dans le deuil mais c'était sans compter sur les surprises de la vie et les belles rencontres. Donc je sais que certaines rencontres amoureuses ou non peuvent être de puissantes opportunités de nous réconcilier avec notre histoire de croire à nouveau en la beauté des relations humaines.
Discussion : La place de l'amour
Sophie72
le samedi 10 août 2019 à 11h07
bonheur
Merci @Sophie72 pour cette phrase magnifique et tellement juste à mes yeux. Moi j'aime tout particulièrement "le Petit Prince" et surtout le passage de la rencontre avec le renard. L'apprivoisement est une notion primordiale pour moi. Egalement, quand on analyse un peu le livre, le renard sait qu'un jour son nouvel ami partira, mais il gardera le souvenir et c'est l'essentiel. Je crois que l'on considère trop souvent, à tort d'après moi, la nostalgie comme étant triste. Après, la nostalgie est une bonne chose, c'est ce que l'on garde d'instants magiques, précieux, inoubliables. Le renard, en regardant les blés, aura les souvenirs et pourra revivre intérieurement la beauté des moments "ensemble". Par contre, le renard sait que son nouvel ami aime sa rose. Certes, le Petit Prince est en colère, car sa rose était capricieuse. Mais il comprend enfin que la rose n'a pas menti, elle est unique. Ce qui rend unique, c'est justement le regard, et celui du cœur en particulier, que nous offre autrui.
J'avais lu aussi "vol de nuit" mais jamais "terre des hommes". Je le note, merci @Sophie72 pour cette référence !
J'ai aussi lu Vol de nuit, il y a 5 ans. Puis j'ai lu Lettre à un otage et Enfin Terre des hommes. Le petit prince et le renard ont une place toute particulière dans mon cœur depuis mes 10 ans (et même depuis 3 ans dans mon dos) Oui j'ai le petit prince et le renard tatoué dans mon dos et ils regardent tous les deux le lever de soleil et l'avions de Saint Exupéry dans le ciel. Le souvenir d'un amour ou d'une amitié c'est joli en effet et cela peut même nous faire du bien d'y penser parce qu'on pense à tout ce que cet amour nous a apporté sur le plan humain mais il est vrai aussi que si c'est pour fuir un présent trop pénible, cela devient triste et je pense que c'est pour cette raison que certaines personnes trouvent la nostalgie "inutile" ou "pesante", c'est le risque de s'enfermer dans le souvenir pour ne pas affronter le présent.
Discussion : La place de l'amour
Sophie72
le jeudi 08 août 2019 à 12h11
Elle est effectivement triste cette histoire. Il me vient une phrase de Saint Exupéry (un auteur que j'aime beaucoup) qui vient d'ailleurs du livre que je préfère "Terres des hommes": "l'expérience nous montre qu'aimer ce n'est point nous regarder l'un l'autre mais regarder ensemble dans la même direction." . Je crois que quand on oublie de regarder ensemble dans la même direction, on se perd de vue en quelque sorte.
Discussion : La place de l'amour
Sophie72
le jeudi 08 août 2019 à 10h01
Je suis assez d'accord mais en même temps dans certaines famille, quand il n'y a pas toujours assez d'argent pour payer les factures voire même l'alimentation, c'est encore plus difficile de sortir de ce cercle vicieux et de laisser la place à l'amour. Comment veux-tu que quand on s'inquiète pour le logement, pour nourrir de manière décente ses enfants, on puisse s'échapper de ce carcan? De même, quand tu as des enfants qui sont en difficultés (ça c'est mon expérience perso; sur 5 enfants, je n'ai quasiment jamais de répit, quand un enfant va mieux, un autre va mal: phobie scolaire, dyslexie, hyperactivité, etc...) et que tu dépenses une énorme énergie à leur sortir la tête de l'eau , malheureusement là encore, tu te retrouves "dépossédé" de ta "liberté" à laisser de la place à l'amour. Par contre, s'il y a encore un minimum de dialogue, on arrive à rassembler notre énergie de couple pour franchir ce cap mais ça peut "user" et c'est très difficile d'y échapper.:-(
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mercredi 07 août 2019 à 18h31
Merci @Caoline
Mon mari m'a dit à peu près la même chose que toi . Je m'en veux un peu d'avoir été si longtemps dans le déni parce que déjà cette amitié n'était qu'à sens unique et que je ne voulais pas le voir...C'est sans doute cela qui me fait le plus me sentir nulle. Physiquement, j'étais déjà convaincue de ne pas lui plaire, par contre psychiquement, je pensais qu'il avait de l'estime pour moi et même s'il peut y avoir des tas de raisons à son attitude de rejet, en perdant l'estime que je pensais qu'il avait pour moi, j'en perds aussi de moi vis à vis de moi-même parce que ce n'était pas n'importe qui pour moi. J'aimerais que cela me soit égal et me dire que d'autres personnes ont probablement de l'estime pour moi mais c'était son estime qui m'était précieuse. Je crois même que si je suis incapable d'en parler à des proches comme ma sœur ou même mes plus grands enfants, ce n'est pas uniquement par peur de ne pas être comprise en tant que polyaffective (j'ai l'habitude que mes proches me disent que je suis "bizarre") mais c'est surtout parce que j'ai honte parce que eux, je pense qu' ils ont vu tout de suite que pour lui je n'étais pas grand chose, que mon affection était "disproportionnée" par rapport à notre "relation" (je mets entre guillemets parce que même le mot relation est trop fort) .
Dans quelques mois, quelques années, j'arriverai probablement à encore mieux voir le positif: cet amour m'a permis de mieux me connaitre, de trouver à un moment de ma vie une thérapie par l'écriture de poèmes, d'aller à la recherche de connaissances pointues sur des sujets qui me servent dans ma vie professionnelle et familiale (parce qu'en essayant de mieux le connaitre, j'ai trouvé des connaissances au delà de ce que je cherchais et des pistes à certaines de mes interrogations). Ce qui par contre me chagrinera toujours je pense, c'est de n'avoir pas été l'équivalent pour lui.
J'ai quand même réussi à parler de ma polyaffectivité à de bonnes copines d'une asso dans laquelle il y a beaucoup de bienveillance et d'empathie et je sais qu'elles ne me jugeront pas. Par contre pour mon mari, je pense que c'est plus compliqué parce que dans ses bons copains, je n'en vois aucun capable d'empathie et de bienveillance sur ce genre de sujet. Ce serait plutôt le genre à lui dire que je suis "à l'ouest" et à lui conseiller de ne pas accepter ça. J'espère sincèrement qu'il ne leur en parlera pas. Côté famille, l'un comme l'autre, je crois qu'il vaut mieux qu'on évite les confidences...:-(
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le mardi 06 août 2019 à 19h47
J'ai une question. :) Je constate que je me sens en quelque sorte "libérée" d'avoir mis des mots sur mon vécu et de savoir que tout est "transparent" pour mon cher et tendre. Maintenant, qu'est-ce que je fais de ça avec les plus ou moins "proches". Je n'ai pas l'intention de crier sur les toits que je suis polyaffective, pas l'intention non plus d'en discuter vraiment avec les enfants puisque de toute façon, je vis comme une monoaffective et que probablement ce sera le cas longtemps mais pour autant, je ne me vois pas non plus cacher ce que je suis. Comment vais-je trouver un équilibre entre ne pas montrer mais ne pas avoir le sentiment que c'est "honteux". Je ne sais pas si je suis claire. Je me dis que cela est inutile de le crier haut et fort et que de plus je pourrais m'attirer des jugements négatifs mais me connaissant, je suis incapable de cacher cet état de fait puisque c'est ce que je suis. Je ne veux pas non plus dire quelque chose qui pourrait mettre mal à l'aise mon cher et tendre ni mes enfants.
Des conseils ?
Discussion : Le temps
Sophie72
le mardi 06 août 2019 à 19h38
Bonjour.
Je me dis en te lisant que quand on a une vie de famille, qu'on soit mono ou polyamoureux, de toute manière on vit ce dilemme. Je ne sais pas si cela t'aidera mais savoir que c'est le ressenti de beaucoup d'hommes et de femmes qui ont une vie de famille et donc une vie affective bien remplie t'aidera peut-être à relativiser et moins te culpabiliser. ;) Bon courage.
Discussion : Besoin de me confier
Sophie72
le lundi 05 août 2019 à 17h52
Je suis tombée hier sur cet article d'un blog et même si ce qu'elle décrit est différent de ma situation, je me reconnais quand elle parle de "cycles" et du fait d'être "polysaturé". Alors , même si vous connaissez probablement , je partage ici :) https://hypatiafromspace.com/envie-soudaine-de-mon...
Il y a encore un petit truc qui me souffrir de cette relation affective "avortée" c'est que de temps en temps, je ne peux m'empêcher de penser que je n'étais pas "assez bien" pour lui . J'essaie de chasser ce type d'idées négatives pour avancer mais je sens que cela va être compliqué quand même pour moi de soigner mon estime de moi avec ce gros "râteau" . En plus, je n'ai pas encore trouvé la force de le supprimer de mes contacts FB et quand je tombe sur certaines de ses publi, je m'étonne encore que quelqu'un qui paraît pourtant si proche de mes valeurs m'ait "jetée" comme ça! :-( J'ai eu un échange écrit avec son ex. il y a deux semaines. Je ne lui ai pas tout expliqué, (juste dit qu'on s'était brouillé et qu'il avait eu une réaction méprisante) parce que je ne veux pas causer du tort à mon "ex-ami", lui qui espère la reconquérir, mais elle m'a dit qu'elle ne reviendrait pas avec lui justement parce qu'elle sait qu'il peut être cassant et que ces réactions sont disproportionnées par rapport à la réalité. Cela m'a un peu soulagée et mon mari m'a dit: "tu vois, si même elle te le dis qu'il est spécial et qu'il peut être con! Elle est bien placée pour le savoir!", mais forcément son rejet fait quand même "écho" en moi et quand j'y repense ça me fait toujours mal. J'espère que le temps fera son affaire et puis peut-être que maintenant que j'assume encore mieux qui je suis mais sans chercher quoique ce soit, je saurais mieux profiter des jolis échanges qui se présentent dans ma vie et que cela m'aidera à me sentir moins nulle, moins bête, moins moche, etc...