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Discussion : Sans nouvelle
Discussion : Sans nouvelle
Discussion : Sans nouvelle
bonheur
le samedi 08 septembre 2018 à 14h57
Ca m'aurait en effet soulagée qu'une fin plus franche et nette me soit signifiée. Je suis heureuse qu'il refasse sa vie loin de tout ce tumulte, c'est vrai. D'ailleurs je l'encourageais à cela. Avec ou sans moi, de préférence avec, évidemment. Mais pas comme ça. Ca craint ! Je ferai avec.
Je lui souhaite "tout le bonheur du monde" (pour reprendre la chanson) :-) , mais je ne subirai plus.
Discussion : Sans nouvelle
bonheur
le samedi 08 septembre 2018 à 08h07
elfi
Recontacter le gendarme peut être une excellente idée.
C'est ce que j'ai fait. Le 25 juillet, la propriétaire m'avait dit que les gendarmes avaient une piste pour le contacter. Ensuite, la famille (ses deux soeurs) m'ont dit que non, que c'était une fausse piste, que personne ne savait où il est et qu'il n'avait pas été joignable. J'en étais resté là... pas de nouvelles.
Le gendarme m'a renvoyé un sms, m'indiquant qu'il avait pu le joindre le jour même (donc le 25) et qu'il allait bien. Que par contre, il n'avait pas plus de renseignements à ce jour.
Autrement dit, il va bien, il a au moins un moyen de communication.
Face à tout cela, je fais le deuil de notre lien. Ce petit jeu ne m'amuse pas du tout. Je tire ma révérence !
Merci à tous, vraiment, sincèrement. Je vais certainement pleurer encore quelques temps, ça passera.
elfi
Les histoires de famille c'est toujours prise de tête....
Ca je le savais déjà, avec la mienne. Je crois que je suis au milieu d'une histoire qui en fait ne me concerne pas. Je vais donc en décrocher.
Discussion : Couple gay tombé amoureux partenaire plan à 3
bonheur
le samedi 08 septembre 2018 à 08h00
Lysal, je perçois chez de nombreux poly cette hyperémotivité et cette hypersensibilité, que je vis également.
L'hyperémotivité : on ressent d'une façon amplifiée, donc on ne peut passer outre (sauf à grand renfort d'intellect, et là encore, nos ressentis nous rattraperons tôt ou tard)
L'hypersensibilité : on perçoit le ressenti d'autrui assez justement. Non que l'on soit en l'autre, c'est impossible. Mais on arrive à établir une connexion suffisante.
Discussion : Proposer le polyamour
bonheur
le vendredi 07 septembre 2018 à 11h19
Amour et Obligation ne font pas bon ménage. Après, si tu dictes des règles et qu'elle te répond oui, juste pour ne pas entrer en conflit, vous faites un énorme grand écart. Elle part dans un sens et toi dans un autre. Au bout du compte, vous vous éloignez au lieu de vous rejoindre.
Je rejoins Diomedea, ce n'est pas de la communication, en tout cas pas saine.
Pour ce qui est de la remarque de ta fille, demande lui de corriger le terme amant qui n'est pas juste à tes yeux. Explique lui que tu préfères le terme amimour (ça pourrait l'amuser ce mot) qui prêtera moins à confusion. Une enfant ne comprend pas toujours les enjeux. Elle ne peut appréhender que "ce n'est pas si simple". Elle a découvert une nouvelle personne et elle n'a aucun a priori envers cette personne... qu'elle perçoit avec son regard neutre. Aussi, les enfants ne se formalisent pas qu'aimer et aimer soit difficile.
Discussion : Sans nouvelle
bonheur
le vendredi 07 septembre 2018 à 11h10
Oui, Diomedea, merci pour cet échange, prévenant envers moi, comme toujours (+) . Réaliste aussi :-/
Non, TrioBulle, il est difficile d'imaginer tout ce qui me traverse émotionnellement parlant. J'allais mieux, mais depuis hier matin que je suis tombée sur ce lien, et compris que je n'étais que... rien.
Merci Elfi, je sais que nous avons une sensibilité proche. Celle-ci dans l'agréable comme dans les difficultés.
Acajou. Que dire. Sans te nommer en juillet, je lui avais parlé qu'aujourd'hui tu voulais pouvoir t'exprimer sur une fin éventuelle dès le début d'une relation. Sa réaction première avait été d'indiquer que quand on se met en lien avec quelqu'un, ce n'est pas pour prévoir une fin, même si rien n'est éternel.
Ne pas pouvoir établir de lien affectif stable ? En tout cas, ceux qu'ils avaient eu jusqu'à présent étaient chaotiques.
Une personne de sa famille, peu après l'ouverture de l'appartement, est venu me dire direct que "de toute façon, quoi qu'il est dit sur sa famille, qu'il n'en n'avait pas ou autres (et puis elle s'est reprise, vu que quand elle s'est présentée à moi, j'ai indiqué que ce n'était la soeur que j'avais l'habitude de côtoyer)... quoi qu'il est sur moi et sur le reste de sa famille, c'est faux". Ceci avec une suffisance désagréable style je prend de haut tout le monde parce que moi, je suis quelqu'un de bien. Ensuite, elle a tenté le chantage, que ses parents se faisaient beaucoup de soucis, que si je savais où il est, que je devais le dire, pour eux ET que je n'avais pas le droit de faire de la rétention d'informations." Mon amoureux m'avait parlé d'elle, qu'il ne pouvait pas se retrouver ensemble sans que ça parte en cacahouète. Elle lui reprochait d'avoir divorcé, de ne pas vouloir d'enfants, de vouloir vivre seul et blablabla. Elle fait office de chef de famille, d'ailleurs, la seconde soeur, beaucoup plus simple et humaine, n'ose rien faire sans son approbation. Pfff !
Tout le monde s'est tourné vers moi, car j'étais la seule à être en lien "positif" avec lui. Sa proprio, ses soeurs (chacune à sa façon), les gendarmes. Et aujourd'hui, je ne suis rien ni personne. Quand ça arrange je suis !
Après Acajou a sans doute raison. Il ne peut aimer sur la durée et fuira éternellement, parce que des rencontres, il en fera toute sa vie.
J'avais gardé le numéro du gendarme qui m'avait appelé à l'époque. C'est un 06 donc je vais peut-être envoyer un sms.
Discussion : Sans nouvelle
bonheur
le jeudi 06 septembre 2018 à 21h06
Merci pour le mp et pour les messages ici.
justement, cette question de "s'il arrivait quelque chose, je ne le saurais pas" je n'y prêtais pas attention car justement, j'avais le numéro de sa propriétaire et je savais comment joindre une membre de sa famille. Je suis devenue poly après avoir eu peur pour la vie d'un proche... alors oui, c'est une question essentielle pour moi. Je me croyais à l'abri de cela. La peur n'évite pas le danger et là, il se trouve que je ne craignais pas le "s'il arrivait quelque chose". Il faut croire que l'on n'est jamais à l'abri de rien :-/
Les gendarmes ont fait une démarche d'ouvrir son appartement et c'est tout (avec les pompiers). Il n'y a pas de recherches autres, aucune demande étant faite. Avec la canicule, il s'en dégageait une odeur de chez lui et il fallait s'assurer qu'il n'y ai pas de "cadavres" dedans (juste des sacs poubelle non descendus + son bordel de célibataire).
C'est fatigant et surtout, je n'aime être dans une situation d'impuissance. Ne rien pouvoir faire et ne pas savoir s'il faudrait faire quelque chose. Je n'aurai jamais imaginé cela, il y a deux mois j'étais tellement aux anges.
Discussion : Sans nouvelle
bonheur
le jeudi 06 septembre 2018 à 11h38
Je m'excuse par avance auprès de ceux-celles qui pensent que ce fil de discussion n'a rien à faire ici.
Mon amoureux a disparu. Il n'est pas chez lui, son appartement a été ouvert par les gendarmes le 25 juillet dernier. Il est "parti" (volontairement ou non ?) avec son chat, son fidèle compagnon de vie. Son téléphone a été retrouvé dans son appart. Sa propriétaire n'a plus de nouvelles, sa famille, avec laquelle il venait d'avoir un clash non plus. Il ne se sentait plus heureux dans sa vie et il envisageait de partir... ce que j'encourageais. Le 10 juillet au soir, il me disait au téléphone qu'il avait une perspective d'avenir ailleurs et que du coup, il faudrait que je l'appelle souvent souvent :). Le 13 il m'indiquait via sms partir en vadrouille et m'embrasser très fort. Le 25, les gendarmes m'appellent pour savoir si j'avais ses clés et si je savais où il est (non et non). Depuis, je suis en contact avec une personne de sa famille et sa proprio mais nos échanges se cantonnent à : "non, je n'ai pas de nouvelles, on se tient informé si"
Je viens de consulter ce site d'Etat :
www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/ F31558
S'il y a parmi vous des personnes qui pourraient me dire comment je dois faire, étant donné qu'il est largement majeur et que je pense, la famille ne fera pas de déclaration. On ne se connaissait que depuis quelques mois (enfin bien avant, mais pas en lien). Cette "attente" est difficile à vivre. Beaucoup de questions en moi. Est-ce volontaire ? Pourquoi laisser son portable sur place ? Est-il en vie ? Va-t-il bien ?
Il était en phase de découvrir un monde nouveau, en ma compagnie (merci à la personne qui lui avait prêté son écoute lors de la dernière rencontre que j'avais organisée en juillet).
Je l'aime !!! S'il me lit (?), je t'aime !
Désolée, si vous jugez ce message culcul la praline ou autres... Si les modérateurs veulent supprimer cette discussion, qu'ils le fassent, je ne leur en voudrais pas. Je suis juste démunie face à une situation que je n'arrive pas à appréhender.
Discussion : Couple gay tombé amoureux partenaire plan à 3
bonheur
le jeudi 06 septembre 2018 à 11h23
Comme tu le dis, Lysal, il ne faut pas vous ENFERMER. Oui, pour l'instant, vous devez déjà trouver un équilibre. Je disais cela plus pour votre avenir. Il doit se déconstruire pour accepter la situation actuelle mais il ne doit pas se construire avec à l'esprit que ce sera un acquis permanent.
Aussi bien pour son avenir à lui, que pour le tien que pour ton amoureux de vie.
Ce désir sera dur à cerner parce que vous en faites intellectuellement une contradiction : soit on est exclusif, soit on ne l'est pas. La vie n'inspire pas à cela. Une période exclusive peut se transformer sur autre chose. D'ailleurs, c'est peut être lui qui tombera amoureux d'une personne que vous apprécierez sans doute mais pour laquelle vous n'aurez pas d'amour. Je veux dire, votre couple s'ouvre, mais lui ne doit pas se fermer. Vous devez garder à l'esprit les rencontres futures, qui impacteront individuellement ET collectivement, mais de façon peut être différente. Vous devez envisager votre avenir comme étant des individus au sein d'un collectif et non comme une nouvelle entité fixe.
Discussion : Questionnement et discussion d’un curieux ^^
bonheur
le jeudi 06 septembre 2018 à 10h06
Bonjour MorganWilliams,
Je ne reprend pas ce qui a été indiqué précédemment. De belles réponses, de belles histoires :-)
Mon histoire est différente. Pour reprendre les propos de Scarlett (je vais avoir 50 ans), il n'y avait pas internet quand on avait ton âge. J'avais vécu un coup de foudre... dans la demi-heure qui suivait nous étions collés l'un à l'autre. Une idylle qui a duré quelques mois. Il a rompu soudainement (il évoluait dans un milieu de drogue et deal...), me disant de l'oublier. J'avais déjà eu des chagrins d'amour, car depuis petite, j'étais souvent amoureuse, ne comprenant pas pourquoi le fait d'aimer devait empêcher d'aimer à nouveau. Bref, pour faire court, je me fiance en 1988 et, cet ancien coup de foudre, ayant finalement réapparu dans ma vie, j'ai dû lui écrire la nouvelle. Tu vois Morgan, écrire cette lettre fut plus douloureuse que tout le reste dans ma vie. Pourquoi ? Parce que j'ai fait ce que je ne voulais pas faire : un choix amoureux. Par contre, aujourd'hui encore, je ne remet pas en question le couple que je forme avec mon mari (mariage en 1989, enfants en 1990-1996-1997) et la vie de couple. Je me suis mariée avec la bonne personne. Notre partage de vie est heureux. Nous vivons magnifiquement ensemble.
Sauf que, en 2007, badaboum. Je fais une rencontre, les émotions amoureuses que je pouvais avoir et que j'avais enfuie toutes ces années (de 1986 début de mon couple à 2007), sont remontées à la surface. Il faut dire que j'ai eu peur pour la vie de cet homme (ah oui, je suis une femme) et ça a créé un instant T. Je me suis retrouvée dans un état de choc. Cette peur, cette révélation intérieure, puis le soulagement (non il n'est pas mort ou gravement blessé, ça va, plus de peur que de mal).
J'ai alors transformer ma vie. Dis à cet homme que je l'aimais (enfin écris) et exprimer cela à mon mari. A son tour d'être en état de choc. Là où je disais "simplement" que j'aime, lui comprenait que je voulais divorcer, que j'allais l'abandonner, faire vendre notre nid de vie, lui arracher nos enfants... Aussi, il a culpabiliser : qu'est-ce que j'ai mal fait ? Bref, il endossait la situation alors que c'était moi qui en était à l'origine. De nombreuses discussions et une énorme remise à plat... avant une remise en question totale de vie. J'ai repris ensuite contact, avec l'accord de mon mari, de... mon coup de foudre d'autrefois. Et là, ben toujours pas de polyamour. Cet homme, lui veut que je divorce... avant de se marier à une autre à qui il ne parle pas de moi...
Bref, il y a l'amour, il y a l'individu et ses attentes, ses idéaux, il y a chaque lien qu'il faut entretenir en toute franchise et honnêteté, il y a "les regards" extérieurs sur lesquels il faut passer outre.
Tout ceci sans connaitre le terme de polyamour. Je m'étais rapproché de personnes en dehors du commun (j'ai une fascination envers le travestissment et les personnes transgenre). C'est lors d'une conférence sur le libertinage (2011, donc 4 ans après l'instant T) que j'entends parler de polyamour.
A ce jour, je me dis polyaffective ET mariée sous le signe de la non-exclusivité affective. J'organise 5-6 fois par ans des rencontres (près de Dijon), chez nous, en présence de mon mari et de nos deux derniers jeunes adultes. Je vis cela en famille. Mes parents sont informés mais j'ai pris mes distances avec eux : ils ne comprennent pas vraiment. Mes collègues savent et libre à eux d'en penser ce qu'ils en veulent. Si on m'interpelle sur le sujet, je réponds. Si on ne me demande rien, je me tais. J'ai constitué un petit dossier pour ceux-celles qui veulent s'informer. Ma patronne l'a parcouru. Elle est ouverte.
J'ai laissé le temps au temps. Mon discours est celui d'une personne qui a évolué, en plus de 10 ans. A l'aube de mes 50 ans, je suis enfin entière. D'ailleurs, les personnes pour lesquelles je ressens cet état naissant, ce déclencheur intérieur, sont toujours nettement plus jeunes que moi (entre 25 et 35 ans). Peut-être que celles, plus proche de moi en âge, sont éteintes intérieurement à ce niveau-là. Celles que je croise, tout du moins, me paraissent avoir peur d'être amoureuses, plus que les "jeunes".
Si tu lis, je peux te recommander des lectures sur le polyamour et sur des visions moins "socialement construites" de l'amour. Le développement personnel n'est pas pour les personnes mal dans leur peau, mais justement pour celles qui désirent être bien. Etre soi, demande du travail individuel, avec les autres.
Discussion : Couple gay tombé amoureux partenaire plan à 3
bonheur
le jeudi 06 septembre 2018 à 09h29
Inventer, tout en se réinventant (se définissant). Chaque entité doit se découvrir et se réapprendre. Quant à l'ouverture du regard du monde...
Ce qui compte, ce sont vos mots à vous. Que chacun doit pouvoir s'exprimer en étant compris le plus justement possible par les deux autres.
Après, tu parles d'une exclusivité à trois. C'est la situation actuelle, mais un jour peut-être. Ne vous enfermez pas dans un tel schéma. Ce n'est pas parce que c'est une réalité aujourd'hui que votre évolution s'en satisfera.
Discussion : Amours Pluriels
bonheur
le mardi 04 septembre 2018 à 09h39
Bien reçu ! Merci ! J'ai fait une première pré-lecture (les textes courts, je fais souvent ainsi, une première approche). J'ai stoppé après 5.1
Discussion : Présentation, questions- attention, roman..
bonheur
le dimanche 02 septembre 2018 à 17h56
nonothenoodle
j'aime bien ce ton léger que tu as, tes messages me font sourire, je me retrouve plutôt bien dans ce que tu écrit.oui c'est bien d'avoir et ressentir des émotions, mais quand elles prennent le pas sur la raison, c'est bien aussi de les contrôler.
La "légèreté vient avec le temps". Je n'ai pas toujours pu m'exprimer ainsi. Seule une acceptation totale de soi entraine cela.
J'aime beaucoup les sourires, ils font du bien. Heureuse d'avoir contribuer à cela.
J'aurai tendance à te dire, ne pas faire d'amalgame entre raison (neurones et intellect en conscience) avec ton émotionnel. Quelque soit le type de contrôle que tu voudras consciemment avoir, les émotions seront présentes. Certes, tu vas les aliéner et les enfouir... pour un temps. Quand ça remonte, si tu es comme moi, ça devient encore plus difficile à vivre. Alors aujourd'hui, je ne matraque plus mes émotions à grand renfort d'intellect. Le moins possible.
C'est ma façon, enfin celle que j'ai développé, pour mieux vivre. Ceci dit, ce n'est pas un conseil, tu n'es pas moi... du coup aucune recette miracle.
D'ailleurs, j'explique souvent cela, afin que mon entourage n'interprète pas mes émotions et me laisse les vivre. Si je pleurs, n'en soit pas affecté. Mes larmes n'ont de sens que pour moi. D'ailleurs, souvent, mes perles d'extériorisation sont plus la résultante d'une surcharge d'émotions (donc indéfinie) que d'une seule émotion distincte. Je n'impute pas des larmes à simplement de la tristesse (ou émotion proche). Il m'arrive de pleurer de joie. Il m'est même déjà arrivée de pleurer de plaisir (orgasme). Il m'est arrivé de pleurer en recevant un premier "je t'aime", effet de soulagement lié à l'annonce elle-même. Je ne pleure pas seulement parce que j'ai de la peine ou de la souffrance. Je fais partie de ces personnes qui "pleure de joie". C'est déroutant pour l'entourage, car depuis tout petit on apprend à décrypter les larmes comme étant la résultante d'une situation négative. Pas chez moi !
C'est comme les silences. Ne pas les interpréter. Ils sont juste une conséquences à une incapacité d'expression. Après, un silence prolongé, il faut s'interroger : est-ce une volonté ou une incapacité ? etc...
Discussion : Présentation, questions- attention, roman..
bonheur
le dimanche 02 septembre 2018 à 15h50
Laisse ton cerveau faire le boulot, il est là pour ça. Navigue avec lui !
La différence entre polyaffectif et polyamoureux. Nous avons tous nos particularités. La mienne étant de pouvoir expandre (je sais le verbe n'existe pas, m'en fous, il me convient) mon coeur et l'amour, notamment l'amour version amoureux. Par contre, je suis sexuellement unipartenaire. Ca fait de moi une polyaffective... c'est aussi simple que cela. J'ai désiré savoir pourquoi, mais personne n'a de réponse, alors je vis avec ce constat (je suis heureuse ainsi) et voilà. Mes réponses, viendront peut être un jour, comme par miracle :-) .
Déjà, mon mari et moi nous connaissons depuis tout petit. Autrement dit, depuis toujours. Ce fut donc plus une re-découverte qu'une découverte. Il en convient, que ça me va bien... d'ailleurs ça me fait du bien. L'histoire, ben après 20 ans de vie commune, 18 ans de mariage, je prend peur pour la vie d'un homme que j'avais rencontré quelques mois plus tôt et la connexion avait été immédiate (également intense). Mes oeillères m'avaient fait considérer cet homme comme un "ami" et cet incident a fait remonté en moi toute l'ampleur de mon émotion réelle. Ma démarche depuis a été de ne plus ni enfouir, ni brider mes émotions. Plus jamais cela !
Le polyamour, tout ça, je ne connaissais pas. J'ai fait ce qu'il m'a semblé incontournable. Reconnaitre cet amour surgissant de plus profond de moi et l'exprimer aux deux personnes concernées. Mon nouvel amour m'a tourné le dos, m'a fuit (ou il a fuit la situation ?). Mon mari s'est retrouvé anéanti par cette annonce. Il avait compris que je voulais divorcer, faire vendre nos biens, garde alternée pour nos trois enfants... scénario catastrophe. Nous avons ensuite fait resurgir notre passé. Nos rencontres respectives restées enfouies. Nous avons déballés... et donc communiqués. Nous avons fait table rase des carcans, des routines... 4 ans plus tard, nous découvrions le polyamour et je me suis identifiée. Sauf que voilà, quand j'indiquais que j'étais polyamoureuse, on m'assimilait à ce que je n'étais pas. Parfois du libertinage, parfois j'obligeais mon mari à du triolisme ou autres versions tronquées. Alors, un ami poly a trouvé ce mot polyaffective, qui me va comme un gant :-) .
Donc, on ne peut pas qu'on en ai venu à une conclusion. Je dirai plutôt que je me suis réveillée brutalement. Que mon mari a fait le deuil de son rêve tout en conservant le côté "c'est MA femme"... étant donné que c'est la vérité et que je n'aurai pas désiré vivre avec mes autres amours. Les relations sont déjà compliquées et énergivores, sans rajouter une communauté de vie où je m'épuiserais. D'ailleurs, si je devais, par décès ou divorce, ne plus vivre au sein de ce couple, je crois que je n'en reformerai pas un nouveau. Le célibat me conviendrait.
Tu sais, les personnes émotives, ou même hyperémotives, ne sont pas fragiles. Ne pas faire d'amalgame. On peut être l'un, on peut être l'autre, on peut être les deux. Je trouve rassurant d'avoir des émotions. Elles sont toutes là pour une raison précise. Moi, je sais aujourd'hui que je suis hyperémotive, hypersensible mais alors pas fragile du tout. Je pense que toi non plus, tu n'es pas fragile. Tu as un caractère à ne pas te laisser enliser et une bonne capacité de résilience. Fie toi à cela et ne laisse personne t'indiquer que tes larmes (chez moi ce sont des perles d'extériorisation) ne sont pas digne. Par contre, je laisse personne s'approprier (ou endosser) mes larmes. Mes émotions sont miennes. Je conçois que l'on est de l'empathie, mais pas que l'on interprète mes émotions.
Pour moi, l'hyperémotivité, c'est le fait de ressentir intensément ses émotions (d'une façon plus amplifier que le commun). L'hypersensibilité, c'est le fait de recevoir d'une façon intense les émotions d'autrui, d'y être plus sensible (sans se les approprier).
Voili, voilà
Je me suis mariée le 02 septembre 1989 à 16h00... Je file vers mon chéri, il va être l'heure :-D
Discussion : Présentation, questions- attention, roman..
bonheur
le dimanche 02 septembre 2018 à 15h03
Tout d'abord, mes excuses, oups, pour la faute dans ton pseudo :-/ .
D'après ce que tu exprimes dans ton second message, tu devrais vraiment t'intéresser à Marc Vella. La sensibilité, la notion de communauté... des sujets qu'il aborde. Il organise des "caravanes" pour aller à la rencontre de personnes différentes (d'autres civilisations). C'est intéressant comme démarche.
Discussion : Présentation, questions- attention, roman..
bonheur
le dimanche 02 septembre 2018 à 14h18
Je t'invite également à lire ce lien. Situation différentes, mais des questionnements et des réponses intéressantes. Aussi, je ne veux pas faire doublon.
Discussion : Présentation, questions- attention, roman..
bonheur
le dimanche 02 septembre 2018 à 14h08
Bonjour Monothenoodle,
En complément des précédentes réactions, très intéressantes et pertinentes. Tu attaches une importance à l'amour émotionnelle et affective, mais pas à l'acte sexuel avec d'autres partenaires (qui ne semblent pas de déranger, enfin pas d'une façon insurmontable). Egalement, je ne doute pas que tu connaisses vraiment bien ton compagnon... au point d'anticiper ? (pour confirmer Siesta).
Se connaitre soi, est difficile. Ca nécessite beaucoup de travail, de temps et d'énergie. En votre qualité de confidents réciproques, je reconnais que celui-ci a été fait... mais était-ce dans ce domaine : l'amour émotionnel, affectif. Il semblerait que vos débats est plus portée sur l'enfermement (d'un non vécu) et sur la sexualité. Je me trompe peut-être.
Ce que je peux dire, c'est que je suis, à la fois, polyaffective, et très fusionnelle avec toutes mes relations. Tu sembles mettre des contradictions là où il n'y en n'a pas nécessairement. Aussi, mon mari est mono (par choix personnel). Là encore, pas de contradictions, tant qu'il y a concertation et compersion (je recommande aussi le livre d'Hypatia).
Tu as une belle ouverture d'esprit (je conçois l'ouverture d'esprit comme voulant dire, ça ne me dérange pas qu'autrui soit ainsi). Après, pour devenir polyacceptant (à mes yeux, accepter que ton amoureux aime une autre personne que toi, sentimentalement), il faut plus que de l'ouverture d'esprit. Il faut avoir la volonté de remise en question ainsi que de déconstruction. Cela ne veut en rien dire que tu dois changer, mais modifier TA perception de ce que les autres sont.
La peur qu'il trouve "mieux". La peur n'évite pas le danger, et peut même contribuer à faire fuir nos proches. Surtout si cette peur n'est pas exprimée... pas qu'ici... auprès de lui également. Il m'arrive de proposer aux intervenants de faire lire le fil de discussion qu'il a initié aux personnes directement concernées. De ce que je lis, je ne vois rien qui l'empêcherai, au contraire. Une idée comme une autre, que je suggère à ton libre-arbitre.
Pour reprendre Siesta qui indique très justement l'évolution. La vie est impermanence. Le temps d'une pensée, nous ne sommes plus tout à fait la même personne. C'est humain. Ne pas lutter contre cela, inutile !
Je dirai déconstruit toi pour toi, ton bien-être, ta vision d'un monde moins commun, moins normatif et ton avenir. Là encore, en matière d'avenir, on peut se projeter (les rêves, ça fait du bien) mais comprendre que ce n'est que de la projection. Parfois la réalité surpasse le rêve, parfois... gloups ! Qui vivra, verrra :-) .
Romantique et fusionnel ne sont pas des vilains mots. Je suis polyaffective, romantique et fusionnelle. Je suis aussi une amoureuse ET une amoureuse ET... Je peux passer d'une fusion à une autre. Je consacre par contre beaucoup de temps, de réflexion, de rêves, d'énergie à l'amour et aux relations. L'amour est en nous. La relation c'est le nous (parfois un nous rassembler à un autre nous, qui forme un super nous élargie). Etre en même temps dans ses rêves et dans une forme de réalité la plus réaliste possible. De toute façon, on est souvent dans une réalité autre que nos amours et toujours dans d'autres rêves que les leurs. Alors, c'est là que le terme équilibre prend tout son sens. Si l'un chute, il crie au secours et l'autre le récupère... et inversement. Il ne s'agit pas là de faire une comptabilité. Je chute beaucoup plus souvent que mon mari... qui est mon meilleur parachute. Ca me fait penser au petit roman de Marc Vella "le funambule du ciel".
L'estime de toi. Ne la cherche pas, tu la trouvera en cours de chemin. Je veux dire, la déconstruction amène à une reconstruction, et celle-ci DOIT se faire en fonction de soi et non plus en fonction des autres ou de ce que l'on attendrait de toi. Deviens acteur de ta vie ! Laisse toi portée par ton courant et cesse de vouloir ramer à contre-courant. Là encore, pas de contradictions. Les courants contraires existent.
Ouvre toi et continue à te questionner. L'intérêt n'étant pas autant dans les réponses (qui viendront d'elles-même) que dans les questionnements eux-mêmes.
Belle avancée dans ta découverte de TOI (+) (en harmonie avec les autres)
Discussion : Nouvelle rencontre "comme à la maison" (proche Dijon)
bonheur
le samedi 01 septembre 2018 à 16h54
Cool !
Je sais, c'est vague, mais il faut bien commencer par quelque part.
Discussion : Je n'arrive pas à accepter
bonheur
le samedi 01 septembre 2018 à 14h05
Bonjour Taiyoko :-) ,
Je ne suis pas certaine d'avoir tout compris, mais ça n'a pas un grand intérêt.
Vous êtes jeune. Alors, ne pas catastropher tout ça. D'ailleurs, quand on est plus "âgé" non plus. Ce n'est pas aisé de vivre une relation profonde à distance. Ce n'est pas impossible non plus, surtout que tu te donnes les possibilités d'être en présence. Un bienfait, je n'en doute pas.
Déjà, pour que tu me situe, je suis une femme mariée de presque 50 ans (le 1er novembre prochain). J'ai toujours été amoureuse, y compris enfant. Ado, j'étais la salope car choisir, ben... j'aimais et j'aimais. Pour le contexte, c'était dans les années 80 et si les jeunes se libéraient, l'exclusivité était tout de même le schéma uniquement admis (avec le mensonge, aussi). Je me suis mariée jeune, puis le boulot, les enfants, la maison... Ce n'est qu'au bout de 20 ans de vie commune et 18 ans de mariage que tout est remonté à la surface : aimer ET aimer. C'était en 2007. Enfin, bref, c'est pour que tu comprennes ma vision de ton récit et mes réactions. Aussi je suis polyaffective et non polyamoureuse, pour des raisons toutes personnelles.
Bref, je considère la vie comme étant à la fois longue et à la fois courte. La mort peut survenir à tout moment, de façon inopinée. Je n'envisage pas chaque jour comme pouvant être le dernier, mais je ne désire plus vivre à côté de ce que peut m'apporter la vie. Egalement, j'ai compris l'impermanence de la vie. L'individu évolue constamment et le temps d'une pensée, est déjà différent. Toutefois, des particularités subsistent et subsisteront toujours. Celles qui, ne s'annuleront pas avec le temps. Parfois, on peut avancer avec des difficultés, parfois, c'est impossible. Alors, ne te culpabilise pas de ce que tu peux, ou pas. C'est ainsi. Tu es toi, et pas autrui. Accepte ton individualité et ne te compare pas. L'ouverture d'esprit, résulte d'une déconstruction (des dictats, des dogmes, des évidences acquises dans l'éducation alors qu'elles ne sont pas viables pour tous) et de découvertes. Notre société n'encourage pas cela. Au mieux les gens qui ne déconstruisent pas diront "ça ne me dérange pas", sauf que quand ça les concerne personnellement, que ça les affecte, ben... ça devient pas si simple. C'est notre société qui encourage cela : les autres sortent du moule si ils veulent, du moment que ça m'impacte pas. Sauf que voilà, parfois, on se retrouve impacté, ça nous "rattrape" et nous oblige à revoir notre posture. Dans ces cas-là, il faut y passer : déconstruire. Ou alors, passer son chemin. Dans ton cas Taiyoko, je dirai que tu as commencé ce travail de déconstruction. Fais le pour toi, pour ton ouverture d'esprit (réelle) et non uniquement pour "résoudre un problème". Le problème se résoudra de lui-même. Tu pourras ou pas, accepter. Toi seul est engagé dans cette "équation". Si tu te forces au delà d'une certaine limite, tu seras malheureuse. Si tu suspens tes appréhensions, le temps d'y voir clair, alors, peut-être qu'au cours de cette déconstruction, tu évolueras aussi au sein de ce couple atypique. Alors oui, laisse faire le temps, mais surtout pas à tes dépens.
Tu as pu communiquer avec son autre amour ! Je trouve cela super ! Je souhaite que tu ne le considère pas comme un ennemi ou un rivale :-) . En polyamour, le bienfait des relations est amplifié par la communication, alors si elle est engagée rapidement, c'est chouette. Ne te compare pas à ton métamour, il n'est pas toi, tu n'es pas lui.
Pour ce qui est de la capacité à aimer, je la perçois comme notre univers. Tu sais, il est en expansion constante et non fixe. Il se passe toujours quelque chose dans l'univers et les éléments s'impactent les uns les autres. Aussi, rien ne disparait jamais. Ton amour, ce que tu as partagé avec ton amoureux, c'est que du bonheur et fera désormais partie intégrante de ton évolution, de l'évolution de ton amoureux, et impacte déjà l'évolution de ton métamour. C'est ainsi, toute vie est régie par les interactions. Elles nous sont indispensables, qu'elle qu'en soit la nature, qu'elle qu'en soit les teneurs, qu'elle qu'en soit les formes, qu'elle qu'en soit les évolutions. N'est-ce pas ce qui fait le charme de la vie ?
Dans l'univers, les équilibres sont parfois chambouler. Le tien, il est actuellement chaotique. Ca arrive (une météorite est venu percuter un environnement stable). Dans tout chaos, il y a une renaissance. C'est sur celle-ci que tu dois aujourd'hui reconstruire. Quand je dis renaissance, je ne dis pas destruction. Dans l'univers, la destruction n'est jamais persistance. Si je reprend l'exemple de la météorite... certes les dinosaures ont disparus (laissant tout de même quelques spécimens, ou du moins leurs évolutions, adaptations), toutefois d'autres espèces sont restées, adaptées... Je ne fais pas un cours, c'est pour la compréhension. Constamment de nouvelles étoiles, plus ou moins scintillante. Constamment de nouveaux corps célestes, unique. Les scientifiques en découvre à la pelle. Ils portent un intérêt particulier ou non. Cet intérêt est pour eux la résultante d'une recherche (parfois ils découvrent alors qu'ils cherchaient autre chose). L'humain, dans ses interactions humaines, n'est pas nécessairement en recherche, mais il trouve, fait des découvertes, qui impacteront son évolution, son avenir, ses pensées, ses émotions, ses ressentis.
En quoi, une belle découverte, devrait stopper la vie. Tu m'aimes, donc ne voit plus que la planète que je suis, cesse tes observations autres. C'est bien de se concentrer sur une planète, et les poly le font. Ils continuent malgré tout d'être ouvert à de nouvelles découvertes. De toute façon, quand on est poly, même avec la plus grande volonté, on étudiera encore et encore. Aussi, on étudie plusieurs planètes. On ne les compare pas, enfin pas dans un sens de les mettre en compétition. Juste on constate les différences. Faire un constat n'implique pas d'opposer. Ton amoureux ne t'oppose pas à ton métamour, ce ne serait pas très polyamoureux.
Après, le fait qu'il échange avec lui, lorsque vous êtes ensemble. Il entretien leur lien, comme il échange avec toi également et peut être aussi lorsqu'il est avec son autre amoureux. La communication est aussi importante pour eux. Car quand il est avec toi, il n'est pas avec lui... il est à distance avec lui... tu vois où je veux en venir.
Par contre, si vraiment ça t'insupporte, exprime le lui. Tente de lui exprimer ce que ça occasionne en toi, en matière d'émotions (ça te met en colère ?).
La peur de l'abandon. C'est fréquent chez les nouveaux polyacceptants. Pour ce faire, je te recommande de lire le livre d'Hypatia From Space "compersion, transcender la jalousie dans le polyamour". Je le trouve excellent et abordable à tous.
Sur le polyamour et la notion de couple, je te recommande les trois ouvrages d'Yves Alexandre Thalmann "vertus du polyamour - la magie des amours multiples" ; "les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple" ; "garder intact le plaisir d'être ensemble - prévenir le désamour". Ces trois livres se complètent, je trouve. Aussi, les deux derniers titres s'adressent à tout public, pas seulement les polyamoureux ou polyacceptants.
Bon, j'ai encore pondu un pavé. J'espère que tu ne seras pas saoulé par mon discours. L'émotion amoureuse naît naturellement, l'entretien de la relation, est moins facile et demande temps et énergie.
Bon week-end et belle évolution, quelle qu'elle soit !
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.