Participation aux discussions
Discussion : Emission qui parle de Poly amour
bonheur
le dimanche 16 septembre 2018 à 11h33
Moi non plus, je n'ai rien trouvé de clichés ou de sexisme, après, ce n'est que mon opinion.
Personnellement, pour rebondir sur le dernier propos de coquelicot, j'avais vraiment aimé l'émission de RTL, qui justement ne sollicitait aucun témoignages et les participants connaissaient vraiment extrêmement bien le sujet. J'avais particulièrement apprécié l'intervention de Alain Héril dont j'avais lu "aimer - s'aimer soi pour mieux aimer les autres".
Le sujet est moins tourné au sensationnel car les polys ne veulent plus être singés... et grand bien fasse. Aussi, beaucoup de polys, ceux qui le peuvent et le veulent, ne restent plus terrés dans leurs coins. L'ouverture en toute simplicité et dans le naturel, car aimer est naturel.
Je crois que c'est cela qu'il faut développé dans nos rapports aux autres, le naturel, la simplicité (pas que le lien amoureux soit simple, mais que l'amour survient naturellement), et cet épanouissement. Et puis, rabâcher que dans toute relation amoureuse, l'attention, le respect, la reconnaissance, la communication, la bienveillance, la gratitude, la responsabilité (vis-à-vis de soi et des autres - j'intègre les enfants) et évidemment le bonheur et la joie. Un clin d'oeil à l'effet boule de neige, si bien présenté, quelque soit les mots.
Les invités n'ont pas fait l'impasse sur les difficultés. Des mots comme équilibre sont aussi venu à propos.
Discussion : Emission qui parle de Poly amour
bonheur
le samedi 15 septembre 2018 à 22h35
Merci pour le lien. J'ai évidemment apprécié Olivier, qui aime sans sexualité obligatoire, bien que je sois moins nuancée sur la frontière amitié-amour... j'ai tout de même vraiment adorée son témoignage (sa vision du libertinage également : du moment que l'on regarde, on est dans le libertinage).
J'ai aussi apprécié la triade, surtout quand ils disent qu'ils ne sont pas en recherche. Et bravo à ses deux femmes qui ont su devenir complices (dans un premier temps). La vie nous mène parfois, là où l'on ne s'attend pas :-D :-D (+)
Et puis que dire, que l'on a un grand coeur <3 <3 <3 , que l'on est bienveillant, que l'on communique beaucoup, que le respect, que ça rend vivant et épanouie, que ce sont des couples qui vont bien à l'origine (dans deux des trois cas, ils n'étaient pas poly au départ).
J'ignore ce qu'il peut ressortir de cette émission, dans l'imaginaire commun et une contribution avec une avancée des mentalités. Du beau, je l'espère !
Discussion : Libertinage/libertinage polyamoureux
bonheur
le vendredi 14 septembre 2018 à 23h00
Bonjour Fleur,
Je ne peux rien dire sur la PMA. Je n'ai pas connu.
Je peux par contre t'indiquer que ce que tu ne désires pas, ne le fais pas. Faire plaisir aux autres aux dépens de soi et de sa santé ?
Cette dépendance, c'est je pense à lui de savoir si elle lui convient. En a-t-il conscience ? Après, Fleur, tu as le droit d'indiquer que tu aimerais plus d'attention.
En matière d'affection, de gestes ou autres, il ne faut jamais se forcer.
Discussion : Nouvelle rencontre "comme à la maison" (proche Dijon)
bonheur
le vendredi 14 septembre 2018 à 10h10
Oui, Elfi. De toute façon, tu me dis quand tu es dispo et on s'organise un quelque chose, en groupe ou en solo. Pour moi, je n'ai pas de visibilité professionnelle après septembre, dans l'immédiat. On se tient informée (+) .
Discussion : Integrer une femme monogamme dans notre couple (besoin de conseils)
bonheur
le vendredi 14 septembre 2018 à 10h07
CorinneA, comme je suis navrée d'avoir eu en partie raison.
Oui, le livre d'Hypatia et d'autres livres. Ne t'arrête pas là de ton développement personnel.
Considère justement la situation comme un nouveau départ, pour une vie nouvelle. Et l'amour, sache qu'il n'implique pas d'aimer exclusivement. Tu as toutes les capacités en toi, pour aimer ET aimer.
Le polyamour consiste à "dire" dès le départ que l'on ne fera pas de choix amoureux. A toi, désormais, de savoir si ton avenir se fera en ce sens ou non.
Je te souhaite de belles découvertes (+) .
Discussion : Integrer une femme monogamme dans notre couple (besoin de conseils)
bonheur
le mercredi 12 septembre 2018 à 20h03
Quelques livres, si toi et ton compagnon lisez volontiers. Les mots sont limitatifs. Ces ouvrages permettront d'étoffer votre vocabulaire.
Yves Alexandre Thalmann a écrit trois ouvrages qui je dirais se complètent :
- vertus du polyamour - la magie des amours multiples ;
- les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple ;
- garder intact le plaisir d'être ensemble - prévenir le désamour.
J'ajoute un autre ouvrage excellent d'Hypatia from Space qui se nomme "compersion - transcender la jalousie dans le polyamour".
Je pense qu'en l'état, malgré la bonne volonté de vous deux (pas la sienne), il vous faut absolument que vous puissiez acquérir des bases de communication optimales. Le vocabulaire en fait partie. J'encouragerai également la CNV (communication non violente). Je ne peux développer dans ce post par manque de temps. D'ici novembre, vous avez du boulot, je pense.
Discussion : Integrer une femme monogamme dans notre couple (besoin de conseils)
bonheur
le mercredi 12 septembre 2018 à 12h21
Bonjour Corinne,
Je suis désolée, mais je ne vois rien dans le comportement de ton amoureux et dans celui de cette autre femme qu'ils veuillent vivre tous sous le même toit. Pour elle, d'après ce que tu expliques, il est en transition... le temps de te quitter pour faire une vie à deux... sans toi.
Je m'excuse, mais dans son projet à elle, tu es exclue de l'équation. D'autre part, les mensonges de ton amoureux, elle ne les digérera sans doute pas aussi facilement.
J'espère qu'il ne ment pas à l'une comme à l'autre pour rester dans les bonnes grâces de chacune. S'il le fait avec elle ? Dire ce que l'autre veut entendre pour avoir la paix, c'est un comportement qui existe. Je ne dis pas que c'est le cas, mais perso, je m'interrogerais. Je demanderai, je pense un écrit, sur son projet d'avenir pour vous trois.
Elle n'aura peut être pas envie du tout de discuter avec toi et le zéro mensonge sera peut être pas ce que tu auras envie d'entendre. T'y prépares-tu ?
Je m'excuse d'être ferme et dur, mais quand une histoire me parait trop idyllique, je l'aborde sous un angle plus cartésien. Tu donnes déjà corps à un avenir, celui qui te plairait, mais qui ne me semble que improbable. D'ailleurs, trois ans pour en arriver à ton souhait, ce ne sera pas de trop, je pense.
Discussion : Nouvelle rencontre "comme à la maison" (proche Dijon)
bonheur
le mardi 11 septembre 2018 à 16h33
Je propose le samedi 29 en soirée (ou fin apm) OU le dimanche 30 apm.
Discussion : Normes ....
bonheur
le mardi 11 septembre 2018 à 16h31
Désolée, le mot employé n'est sans doute pas le bon :-/ . Je t'apprécie beaucoup. Je t'envoie un mp, surveille la boite mail que tu as associé à ton profil lors de ton inscription :-)
Discussion : Normes ....
bonheur
le mardi 11 septembre 2018 à 15h54
Nous avons posté simultanément Lysal. Te connaitre est un peu présomptueux.
Discussion : Normes ....
bonheur
le mardi 11 septembre 2018 à 15h52
Cher Lysal (je me permets, je me sens proche - intellectuellement en tout cas - dans les mots aussi),
Je crois aussi en l'humanité. Par contre, je pense que seul un apprentissage dans l'individualité peut aboutir à du beau... car du coup, plus de "conformisme".
Je bosse dans la grande distribution et quand on parle de fidélité (les clients sont polyfidèles, une floppée de cartes de "fidélité"), je répond "soyez déjà fidèle à vous-mêmes, pour le reste... (je laisse en suspend la phrase volontairement). Souvent, je vois mon ou client-e sourire. J'attends au bout d'un instant et j'ajoute "C'est pas si facile que ça, d'être fidèle à soi-même". Généralement, c'est là qu'il y a dialogue et plus de "gravité" sur les visages avec la conclusion que oui, c'est pas facile.
Je bosse dans une ville de terroirs viticole et actuellement c'est les vendanges. Souvent dans les vignes, des jeunes avec chiens, piercing, tatouages... Sans conteste des personnes anti-conformistes. Des locaux très en insécurité (bon ok, ils boivent, ils provoquent des bagarres, ça c'est pas top) qui rasent les murs. Ce dont ils ont le plus peur, c'est de la différence. J'ai entendu des mots comme "zaddistes" (le rapport ?) etc. Le plus marrant, c'est qu'ils sont qualifiés de parasites, de fainéants, alors que toute la population locale, ayant déjà fait au moins une fois dans sa vie les vendanges, reconnaissent que physiquement, c'est dur. Il m'arrive de mettre les locaux devant leurs contradictions, mais l'an prochain... ce sera le même discours. Idem pour tous les européens du sud (espagnol, portugais, grecs entre autres) et ceux des pays de l'est. Ces **** d'étrangers qui viennent prendre notre boulot (hihihihi !). A part que les locaux, ils préfèrent n'importe quel boulot, mais pas celui-là. Bon après, certains le font (ne pas généraliser). Mais ils entendent depuis enfants que c'est dur (ce qui est vrai) et qu'en plus c'est mal payé (mouaif, faut pas sortir de grandes écoles, alors oui, c'est au minimum) et qu'en plus, on n'est même plus ni logé, ni nourrit. Quel employeur loge et nourrit ces employés ? Et en plus, ceux qui fournisse la collation du matin, celle de l'apm et le repas de midi font une déduction sur la paie ! Ben oui, un employeur peut participer à ces frais (chèque repas par exemple) mais ne paie pas le repas dans son intégralité. Tout ça, parce que quelques décennies en arrière, c'était le cas. Les travailleurs saisonniers étaient logés et nourris... sommairement... les "normes" (hygiène, sécurité, autres) n'étaient pas pareil et on acceptait d'autres conditions de vie.
Vous me direz, les étrangers et les "zaddistes", comment font-ils ? Ben tout simplement, ils plantent une tente, il ont un vanne aménagés, ils vivent sur les bases quasi d'autrefois, mais comme ce n'est pas sous la responsabilité de l'employeur... rien à redire. Certains couchent dans leur voiture. Autrement dit, le "progrès" amène parfois à un relatif retour en arrière. Toujours est-il qu'au lieu d'avoir un minimum de considération pour cette population ponctuellement sur le territoire (j'oserai dire terroir) local, on la dénigre... jusqu'à l'an prochain qu'elle ressurgisse... parce que l'on a BESOIN d'elle.
Donc, je crois en l'humanité, mais pas cette humanité là. Un minimum d'accueil (ils le font bien avec les touristes), de sourires, de sympathie, de compréhension, de considération. Je pense que ça doit être usant pour eux, d'être perçue comme une menace partout où ils vont travailler. Et puis, s'ils en vivent, c'est peut être aussi qu'ils ne se créent pas de "besoins" autres que ce qui les rend heureux.
Discussion : Normes ....
bonheur
le mardi 11 septembre 2018 à 14h56
Lysal
Comment vous y prenez vous?
J'ai beaucoup aimer ce post, qui répond à cette question en partie :
compte cloturé
Tu as le droit. Tu as absolument et parfaitement le droit.
En revanche effectivement en prenant la direction contraire :
- tu te fais remarquer (donc il faut assumer le regard des autres, pas forcément toujours bienveillant)
- tu risques d'être gêné dans ta progression par ceux qui vont en sens inverse et qui font obstacle, il faut slalomerMais à partir du moment où tu es au clair avec toi-même, où tu sais que c'est cette direction qui est bonne pour toi et que tu as le droit de la prendre, le slalom va venir de lui-même, progressivement.
Après on a tous ici des solutions très différentes pour le même problème : choix de la discrétion, choix d'une forme de militantisme pour faire changer les mentalités, choix de ne fréquenter que les poly-friendly... Aucune n'est meilleure que les autres et parfois toutes sont bonnes à différentes étapes de la vie.
On en revient à cela : être clair avec soi-même. Etre dans la certitude de ce que l'on vit.
Discussion : Normes ....
bonheur
le mardi 11 septembre 2018 à 14h26
Les normes. Déjà, il y en a qui sont nécessaires. Je reprend généralement l'exemple du code de la route. Sans lui... je laisse imaginer le chaos. Déjà avec !
Mais oui, balayer ce qui ne nous convient pas et avoir un "caractère" suffisamment "révolutionnaire" vient parfois naturellement.
Un ex-amoureux, religion (ben ouais, ça a péché... sans vilain jeu de mot), m'avait dit une fois que si nos ancêtres avaient institué des règles, c'était pour notre bien et que l'on n'avait donc pas à les remettre en question. Que l'on devait se conformer à ce que l'évolution avait apporté. J'ai bien tenté de lui faire comprendre, grâce au texte du "Cantique des cantiques" que la religion n'avait pas pour base l'exclusivité amoureuse, il n'en n'a pas démordu. Il a été trop bousculé par mon discours (peut être aussi par son ressenti, c'était fort). Il comprenait, il l'a quelque peu vécu (d'aimer une femme mariée), mais il n'a jamais réussi à admettre. Une culpabilité, inconsciente ?, le tenaillait de trop. Une "bagarre" interne sans issue pour lui. J'ai mis fin à notre relation.
On peut souhaiter un bonheur partagé, mais on ne peut pas faire comprendre l'incompréhensible, faire admettre l'inadmissible... On ne peut forcer, même quand il y a volonté d'évoluer. Le sens de l'évolution peut mener à un retour à "l'avant découverte". Par contre, à nous de savoir faire le deuil de nos illusions :-/ . Parfois, c'est l'option du bonheur.
Discussion : Amours Pluriels
bonheur
le mardi 11 septembre 2018 à 14h10
Je viens de terminer ma lecture. Jusqu'au chapitre 10 (exclus), j'aurai tendance à être quasi tout le temps en désaccord.
Heureusement, le chapitre 10 (qui doit être incomplet dans le document que j'ai reçu ? Si c'est fait exprès, il serait avantageux de mettre ... et le mot fin), me donne le sourire.
Les polyamoureux (ou affectifs) se désolidarisent en effet du passé (récent - voir le livre "amours" de Jacques Attali) par leur révolution individuelle. Je dis individuelle, car je crois que si des "bases" comme l'honnêteté, la sincérité, l'abandon des "tabous" est unanime, les formes de vie sont trop souvent différentes pour faire un amalgame. C'est en ce sens que je m'assumes poly, mais ne me reconnait pas dans une "communauté". Je crois que c'est en cela que le polyamour doit mûrir et se définir.
Le dernier chapitre du texte que j'ai lu (est-il complet ?) me réjouit. Il me parait par contre plus être un constat de l'auteur, une découverte de sa part d'un univers possible avec un avenir heureux de l'humanité. Toutefois, ce n'est que par des prises de conscience individuelle, de réelles déconstructions, des reconstructions suivant une liberté de pensées et un engagement de sortir des cadres ancestraux, des codes, d'affectivité développée en autonomie, d'indépendance... (lire l'article)
Le chemin va encore être long... Perso, je verrai bien l'évolution humaine avec beaucoup de célibataires indépendant, de la co-parentalité bienveillante, de l'entraide dans les moments chaotiques (à tous niveaux) et surtout une volonté de chacun-e d'être soi (donc de s'être découvert jeune) dans ce qu'il y a de meilleur à l'intérieur. Un esprit général d'ouverture, de communication opportune, de non manipulation, de non agression, d'acceptation de l'individu dans toute sa différence, de reconnaissance valorisée avec l'opportunité d'une évolution sur mesure.
On tend déjà vers cela, très petitement. Aujourd'hui, si elle ne subit pas de contraintes (ça arrive encore), la fillette prendra plaisir à faire ce qui lui plaît, comme le garçon. Et puis, adieu, le sexe, seul l'individu compte.
Ca fait beaucoup d'individualité me direz-vous ? Non, car un rassemblement, une société, ce n'est qu'une multiplicité d'individus ! La reconnaissance du soi n'implique pas que l'on ne soit pas en interaction bénéfique. De toute façon, l'individu a besoin d'autrui.
Etre présent, nous le savons, n'implique pas "se perdre" pour les autres (y compris ses enfants, ses parents, ceux que l'on aime amoureusement, ceux que l'on aime amicalement, ceux que l'on aime sexuellement).
En fait, je ne reprend que succinctement, ce qui exprimer souvent ici même.
Discussion : Couple gay tombé amoureux partenaire plan à 3
bonheur
le mardi 11 septembre 2018 à 13h11
Je vous souhaite une bonne communication et une suite heureuse :-) (+) .
Discussion : Comment mettre fin à un amour impossible ?
bonheur
le lundi 10 septembre 2018 à 12h00
L'amour est lié à soi, aux personnes aimées (je met au pluriel :-) ) et à l'interaction, enfin à chaque interaction et à l'ensemble que forment toutes les interactions, en polyamour (lien avec les métamours).
Je crois en effet, qu'il faut à la base tenté de dépasser les incompatibilités. Mon expérience m'a montré que celles-ci se révèlent en fait rapidement. On ne veut pas toujours les voir ou alors on les minimise. Parfois, on met le doigt dessus et l'autre fait en sorte de les réduire... durant un temps. Chasser le naturel, il revient au galop.
Oui, la communication est un atout, c'est vraiment indéniable. Il ne résous pas toujours tout. La communication, c'est aussi savoir dire non. C'est important de ne pas l'oublier. Nous avons tous ce nous nommer communément ici des limites. Celles-ci se révèlent généralement tôt. Parfois, on dépasse celles-ci et finalement, on vit bien malgré tout. Parfois non.
L'émotion amoureuse n'est pas toujours simple (le "je" ainsi que le "tu"). Le relationnel, le "nous", c'est vraiment compliqué. Déjà, quand on réalise cette complexité, on fait une avancée majeure.
Deux livres très intéressants sur les amours impossibles :
- "l'amour impossible - la folie nécessaire du coeur" de Jan Baur
- "les amours impossibles - accepter d'aimer et d'être aimé" de Saverio Tomassella
J'ajouterai :
- "se libérer de la tyrannie des répétitions amoureuses - plus jamais ça !" d'Yves-Alexandre Thalmann
Ce livre peut s'avérer également intéressant lors d'amours impossibles à répétition. Je devrai peut être le relire.
Discussion : Comment mettre fin à un amour impossible ?
bonheur
le lundi 10 septembre 2018 à 11h05
Livre « le psy de poche – nous disposons tous des ressources nécessaires pour donner un sens à notre existence » de Susanna Mc Mahon. Marabout poche psy 9782501084857 à 5,99 €
Partie III : questions relationnelles
Chapitre 75 : comment savoir jusqu’où je dois aider les autres ?
D’abord, assurez-vous que l’autre a envie de ce que vous lui donnez. Ne partez pas de l’hypothèse qu’il a besoin de vos bons offices et ne donnez rien tant que vous vous sentez vous-même frustré. Cela se retournerait contre vous. Fuyez comme la peste le besoin d’être nécessaire aux autres. C’est un piège dans lequel il est facile de tomber. Vérifiez et contrôlez que ce dont vous faites cadeau – votre temps, votre énergie, vos services, votre sacrifice – est donné de bon cœur et sans la moindre arrière-pensée de votre part. Quand on vous demande de donner quelque chose, que vous n’en avez nulle envie mais que vous vous y sentez contraint, prenez toutes les mesures pour que cet état de chose ne perdure pas ; entourez-vous de garanties dès le départ. Sachez jusqu’où vous irez et où vous vous arrêtez. Si vous êtes incapable de faire cela, mieux vaut à long terme ne rien donner de vous-même. Si vous vous trouvez coincé dans une position où vous avez l’impression de devoir donner trop, jusqu’à en concevoir de l’amertume et de la colère, cessez de donner. Nul don à autrui ne vaut la peine de vous détruire. Si vous avez commencé à donner, nulle loi ne vous oblige à continuer. Méfiez-vous des gens qui attendent toujours quelque chose de vous. Ils manquent d’estime d’eux-mêmes, ils ne vous encourageront jamais à vous prendre en charge.
La fable qui suit est un bon exemple pour illustrer le danger qu’il y a à trop donner.
Dans une sombre forêt végétait un marécage en état de dépression chronique, profondément insatisfait de son sort. Par une belle journée ensoleillée, un tracteur frais émoulu de la chaîne de montagne partit se promener dans la forêt. Le tracteur sifflotant et chantonnant, heureux de vivre comme personne, tomba au détour du chemin sur le marécage :
- Bonjour ! lança-t-il au marécage. Quelle belle journée !
- Beurk, répondit le marécage. Tu parles ! Moi, je suis condamné à vivre dans ces sous-bois sombres où je ne vois jamais un rayon de soleil. J’en ai assez d’être un vieux marécage glauque.
- Mon pauvre marécage ! s’exclama innocemment le tracteur. Que pourrais-je bien faire pour t’aider ?
Le marais prit un instant de réflexion :
- Eh bien, si tu désires véritablement me rendre service, tu pourrais aller me chercher de la terre jusqu’à me remblayer complètement : ainsi, je cesserais d’être un marécage.
- Qu’elle bonne idée ! acquiesça le tracteur. Je serai enchanté de t’aider.
Et voilà notre tracteur qui se met à pelleter de la terre pour combler ce pauvre marécage. Il se donne du mal et charrie des tonnes de terre, des heures durant. Mais le marais, dépité par les maigres résultats de tant d’efforts, commence à maugréer :
- Je ne crois pas qu’à ce train-là, tu parviennes à changer grand-chose.
- D’accord, acquiesça de nouveau le tracteur, je vais faire plus vite.
La journée s’écoule et, au soir, le petit tracteur est épuisé. Hélas, le marécage n’a guère changé depuis le matin. Et le voilà qui se met en colère :
- Si tu m’aimais vraiment, ça se verrait. Je n’ai pas l’impression que tu y mettes beaucoup de bonne volonté.
Après avoir œuvré toute la journée pour aider son ami, le tracteur prend encore plus à cœur son rôle salvateur : il doit faire tout ce qu’il peut pour changer son ami. Malgré la fatigue, il redouble d’efforts, pelletant toute la nuit, tandis que le marais dort à poings fermés ; le jour suivant, il poursuit inlassablement son travail. Mais le marais s’obstine à ronchonner et ne cesse de se plaindre : de si piètres résultats prouvent bien que le tracteur manque vraiment de cœur. A bout de forces, le tracteur se tue à la tâche, puis s’enfonce lentement dans la vase gluante du marécage. Il disparaît, ne laissant derrière lui aucune trace de son passage. Le marécage est toujours marécage, il attend l’arrivée du prochain tracteur pour lui demander de le sauver de lui-même.
Qu’aurait dû faire le tracteur ? S’il avait appris l’estime de soi – la façon dont on peut se prendre en charge -, il aurait demandé au marécage ce que ce dernier était disposé à faire pour changer. Il aurait également pu passer à côté du marécage et se rendre compte qu’il constituait un piège dangereux. Ou, s’il était un tracteur bien intégré socialement, il aurait peut-être offert au marécage une aide momentanée. Ensuite, comprenant que sa contribution était inutile, il aurait passé son chemin, content d’avoir essayé, même si le marécage était toujours marécage. Dans tous les cas, si ce tracteur avait appris l’estime de soi, il n’aurait jamais donné sa vie pour le marécage.
Il y a des gens qui sont nés tracteurs (les donneurs) et ils sont attirés par ceux qui sont nés marécages (les preneurs). Pour que l’histoire se termine bien, il faut que tous les marécages et tous les tracteurs du monde apprennent, individuellement, à se prendre en charge. Les marécages doivent apprendre à s’occuper d’eux-mêmes et les tracteurs doivent apprendre à les laisser faire. Il faut que les tracteurs laissent les marécages continuer à être marécages. En payant de sa personne, le donneur met le receveur en position d’infériorité, en position de victime ; une victime qui tend à en vouloir à son soi-disant sauveur, voire à le haïr. On comprend aisément le rôle destructeur des preneurs, mais il y a également un grand pouvoir de destruction dans le fait de trop donner. L’objectif du donneur – se sentir bien et s’attribuer le mérite du changement – risque de dépasser largement les besoins du preneur.
Souvenez-vous du symbole de la bonbonnière : commencez par remplir la vôtre, puis vous pourrez penser à celle des autres. Donnez votre superflu, non votre nécessaire ; donnez quand votre bonbonnière à vous est pleine, donnez quand vous êtes sûr que ce dont n’est pas, pour vous, une privation. Sacrifiez-vous pour les autres tant que vous voulez, à condition de ne pas avoir l’impression de sacrifier quoi que ce soit. Dès que vous sentez que ce sacrifice vous coûte, cessez de donner et défendez vos propres intérêts.
Discussion : Comment mettre fin à un amour impossible ?
bonheur
le lundi 10 septembre 2018 à 11h03
Concernant l'alcool. Un alcoolique considère sa boisson comme un ami, un ami véritable. Il a conscience de se détruire en buvant, mais quand il boit, il retrouve un ami indéfectible. Le lien alcool - alcoolique est extrêmement puissant. Egalement un alcoolique prend constamment de bonnes résolutions... qui s'évaporent aussitôt.
Il n'y a qu'une prise en charge sérieuse et sur la durée qui peut venir à bout de l'alcoolisme. Ton amour n'y changera rien. C'est faux de penser que l'amour peut aider. L'amour est au contraire une charge supplémentaire et une raison en plus de boire. Dans les cures, la première chose, est de couper l'alcoolique du reste du monde. C'est difficile également pour l'entourage.
Après, tu sembles mélanger, étoile02, ce que tu ressens et votre lien. Les amours impossibles existent. On aime intensément, mais cet amour est ce que l'on ressent. Ce que l'autre ressent, est différent (pas absent, différent). Ensuite, il y a le lien, le "nous". Personnellement, un "nous" constitué de situations chaotiques, de mensonges, d'efforts d'un côté et de j'm'en foutisme de l'autre... je ne peux pas. Je romps. A la longue, tu vas y laisser ton âme, ta santé, et tout ce qui fait de toi quelqu'un de génial. J'espère qu'il ne te fais pas culpabiliser (comme quoi tu ne l'acceptes pas comme il est, ou autres). C'est ton droit de ne pas accepter cette situation, si tu l'as vit mal.
Chaque amour est unique. L'amour, par contre, n'est pas nécessairement exclusif. Aimer ET aimer est sain (dans de bonnes conditions, avec considérations et respects mutuel). Afin de ne pas chargé ce message, j'en indique un autre à la suite, avec un extrait de livre. Je te recommande ce livre, si tu lis volontiers !
Discussion : Sans nouvelle
bonheur
le dimanche 09 septembre 2018 à 19h24
@Acajou : l'appréhension peut en effet réduire à néant toute approche affective. Une personne qui n'ose pas, c'est compréhensible. Une personne qui jongle entre être bien et remettre systématiquement en question...
Je crois que Daniel Balavoine indiquait dans une chanson "contre le passé y a rien à faire". Le passé, d'après moi, nous sert à évoluer, suivant justement ce que l'on vit bien ou ce que l'on vit mal. Nous avons une mémoire inconsciente, il ne faut pas le nier. Nous avons de nombreuses mémoires, enfin plusieurs "types" de mémoire (visuelle, sensorielle, etc).
Tu sais, je crois qu'il y a une nuance entre tenir compte de son vécu et s'endurcir de telle façon que l'on se créée une carapace. Aussi, on vit de toute façon en interaction avec les autres. Toutefois, on vit pour soi avant tout, même si l'on peut concéder à certaines personnes ce que l'on refuserait à d'autres. Ceci parce que la personne en question nous touche d'une façon particulière. Je ne parle pas de toucher notre empathie, mais de toucher notre "âme", enfin je veux dire ce qu'il y a de plus profond en nous.
Vivre en mode "reclus", permet en effet une protection, mais justement ne permet pas une ouverture. De toute façon, l'abandon offre avec justesse, celle de l'instant et sans anticipation. Et d'ailleurs, que l'on se méfie ou que l'on s'abandonne, l'issue sera certainement la même.
Aujourd'hui, toi comme moi, savons ce que ça fait, que d'être soudainement inconsidéré. Je crois qu'il ne faut pas chercher à changer les autres. Tu disais que j'avais chuté, certes... à moi de me relever. Quand on a mal, ça demande du temps. Après, je reconnais, et là est un agrément du polyamour, c'est que j'ai un mari attentif. Comme je dis souvent, il est mon meilleur parachute :-D . En plus, je crois que j'ai une bonne capacité de résilience. Alors, je sais, je suis persuadée, qu'avec un peu de lest et de temps, je serai de nouveau vite moi-même. Il est indispensable d'avoir cette force en soi, ou alors on se perd et on devient, en effet, comme ceux qui nous ont fait du mal. Libre à chacun-e de ne pas devenir ainsi, même si on fait plus comme on peut que comme on veut.
Discussion : Sans nouvelle
bonheur
le dimanche 09 septembre 2018 à 09h45
Nous sommes d'accord Acajou et ça parait tellement de bon sens, que de dire "stop" lorsque l'on veut stopper. Après, les raisons, c'est parfois moins évident à exprimer, même pour des personnes qui s'expriment et échangent facilement.
Hier soir, comme nous étions réunis tous les 4 à table (avec mon mari et nos deux jeunes adultes 20 et 22 ans), j'ai aussi annoncé qu'il allait certainement bien aux "enfants" et qu'il me laissait certainement volontairement sans nouvelle. J'ai expliqué que j'étais certainement un "dommage collatéral" d'une histoire de famille et d'une volonté de changer de vie. Ils ont eu du mal à comprendre. Pour la famille, ils comprennent, mais qu'il me laisse moi, comme ça... ils ont trouvé cela dégueulasse vis-à-vis de moi. Je ne leur donne pas tort.
Ils vont également devoir se départir de l'idée qu'il réapparaisse un jour. J'ai d'ailleurs indiquer que si c'était le cas, je ne l'accueillerai plus favorablement (une mise au point et au revoir).
Je comprends ton raisonnement et ta méfiance, Acajou. Mais comment prévoir un avenir ? On est impermanence, l'individu évolue et ne peut savoir comment. Je sais par expérience que les routes toutes tracées n'existent pas. Quand je suis amoureuse, je m'abandonne et sur mes gardes, je ne peux l'être (ce n'est pas dans ma nature).
Je ne suis justement pas comme ton ex, le parfait n'existe pas. Une rupture est à mes yeux une façon de se libérer, de se soulager, d'un vécu difficile. Donc, à mes yeux, le terme échec est mauvais. Ce n'est pas un échec de se libérer. Au moins dire "je te quitte" (ce qui ne veut pas dire je ne t'aime plus).
Il est ailleurs et ne m'intègre plus à sa vie, soit. J'aurai voulu le savoir et surtout ne pas passer deux mois à me faire du soucis inutilement. C'est ça qui est dégueulasse dans son comportement.
Après, il fait l'autruche face à ce qu'il laisse derrière lui. Je ne parle pas de moi. Je parle d'une propriétaire en colère, d'une famille en colère et de son bordel dans cet appart. Je me désengage de tout ça... même si je lui avais proposé mon aide début juillet pour y remettre de l'ordre.
Comme tu le dis Acajou, le minimum est de prendre en considération. Moi je n'attend que ce minimum : être prise en considération.
Le tout est pour moi aujourd'hui de ne pas lui en vouloir (pas trop) et de ne pas en vouloir non plus à ce gendarme. Lorsqu'il m'avait téléphoner, je lui avais dit que s'il avait des nouvelles, que je voulais bien en avoir. Il n'en n'a donné ensuite que parce que j'ai refait la démarche individuelle d'en demander. Ca aurait été sympa et correct de sa part de me rappeler ou de m'envoyer un sms, juste me dire qu'il allait bien. Il m'avait indiquer qu'il le ferait au cas où, et ne l'a pas fait. Après, je n'oublie pas qu'un gendarme est un militaire... et non une assistante sociale ou une assistante familiale ou autres.