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Discussion : Incompréhension et besoin d'aide
bonheur
le vendredi 28 septembre 2018 à 15h05
Bonjour Isard,
L'amour a ce don en effet, de me rendre aussi malheureuse. Quand je suis malheureuse, j'assume, mais oui, je rayonne beaucoup moins, voir peu. Mon mari est présent, comme le serait n'importe quel vrai ami. Il me sert dans ses bras, comprend et reconnais ma détresse.
Quand je souffre, ma souffrance est mienne. Mes émotions m'appartiennent avant tout et c'est à moi de m'assumer suivant qui je suis. Dire que l'on n'a pas besoin des autres, serait faux. Par contre, ce n'est pas le rôle des autres, y compris s'ils sont le déclencheur émotionnel, de prendre en charge à ma place ce que je ressens intérieurement.
On ne s'habitue pas à la souffrance. Si c'est le cas, c'est mauvais. La souffrance est passagère souvent. Si mon mari était en souffrance depuis maintenant 11 ans, j'aurai demandé le divorce. Par contre lui, mais pour lui. Il est hors de question que mon bonheur soit le fruit du malheur d'autrui. Dans ce cas, il vaut mieux offrir à l'autre l'opportunité d'évoluer et de vivre sans nous.
D'ailleurs, la souffrance, le poly la vit souvent aussi. Le poly n'est pas le méchant (e) qui se moque du ressenti d'autrui. Si c'est le cas, il n'est à mes yeux pas poly. Mon état d'âme est entre mes mains, bien que balloter au gré des évènements et des rencontres. C'est valable pour chacun-e.
L'honnêteté est une base. Elle n'implique pas qu'un couple traditionnel arrivera à évoluer en couple mono-poly heureux. Elle implique que l'on ne ment pas, que l'on ne triche pas et que l'on considère l'autre, les autres, comme acteurs de leurs vies personnelles et surtout intérieure.
Je n'ai pris aucun plaisir à voir mon mari anéanti par mon annonce, vraiment aucun. Le laisser à des rêves et faire dans son dos aurait été plus sain ? Le laisser seul face à ses ressentis, sans me préoccuper de lui ? Divorcer, alors que c'était sa plus grande peur ?
Un couple mono-poly développe une symbiose parfaitement homogène : un libre arbitre qui place l'individu devant son avenir.
Imposer. Si je ne suis pas poly, je ne suis pas fidèle à moi-même (voir autre fil de discussion en cours). Si je me range dans la norme... car la monogamie est imposée (ça oui) de part sa place implicite qu'elle occupe dans nos rapports humains dans notre pays.
D'ailleurs, aujourd'hui, je dis à mes enfants, enfin mes jeunes adultes, qu'ils ne sont pas obligé de suivre cet implicite et qu'ils peuvent créer leur propre monde.
Mon mari veut vivre au côté d'une personne vivante et mon bonheur est mon état général. Même quand je souffre de peines de coeur, mon bonheur est là. C'est justement mon mari qui en est la source. Son amour inconditionnel et le mien se rejoignent (j'espère, je ne suis pas en lui). Si un jour je doute de cela, je divorcerai.
Je suis parfaitement capable de vivre seule. Mon mari aussi. Si on reste sous le même toit, c'est parce que l'on y vit heureux. Si l'on y reçoit, sous ce toit commun, des personnes dont je suis amoureuse, c'est toujours en concertation ET ce n'est pas une obligation.
Une transition mono-poly c'est une déconstruction commune et une nouvelle construction dans une dynamique commune, une volonté commune d'être fidèle à soi, avec l'autre.
Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée
bonheur
le vendredi 28 septembre 2018 à 09h50
Je m'avance peut-être, mais je crois qu'au fond, qu'il y ai différence ou non entre constitution masculine ou féminine, on s'en fout un peu. Le truc du sphincter, lui est intéressant. Il s'adresse à tout le monde d'ailleurs... il est plus à développer que l'anatomie elle-même, je pense.
Quand à Freud, il a vécu... Ok nous sommes une résultante du passé, mais celui-ci n'entre pas dans mon approche personnelle de moi. Je serai plutôt dans une volonté d'approche nouvelle (ou ancienne et oubliée sociétalement) en lien avec rien. Une innovation, en quelque sorte.
Poly demande une déconstruction. Pas une modification ou une redéfinition du passé. C'est mon opinion, en tout cas. Ca avait été très bien abordé dans l'émission de RTL. Désolée, je dois partir au taf, pas le temps d'aller retrouver le lien en question.
Créons du nouveau, ne déterrons pas un passé à modifier. Le passé était pertinent à son époque, il ne l'est plus aujourd'hui. C'est mon opinion en tout cas. On n'est pas obligé de le partager.
Discussion : Rencontre "comme à la maison" - proche Dijon
bonheur
le vendredi 28 septembre 2018 à 09h36
@bohwaz. Je peux être dispo en dehors des évènements. Aussi, je n'aurai rien contre le fait que des cafés poly soient organisés par d'autres, sur Dijon ou à proximité.
Discussion : Incompréhension et besoin d'aide
bonheur
le jeudi 27 septembre 2018 à 21h00
Bonjour Chrisa,
Ton récit me renvoie un peu quelques années en arrière. J'avais un super nouvel ami depuis une reconversion pro. On était comme des aimants, toujours l'un avec l'autre et ceci depuis le début. On était séparé pour la partie pratique, sur le terrain. Un lundi matin, reprenant la partie théorique, le formateur indique qu'il a été victime d'une bagarre de rue et qu'un arrêt de travail lui était parvenu. J'ai demandé s'il y avait des précisions, mais sans résultat (non, aucune autre précision). Là j'ai failli défaillir, au sens concret du terme. Je savais qu'il résidait à Bondy (dpt 93) dans un quartier où les règlements de compte se font à l'arme blanche, voir à l'arme à feu. J'ai eu peur. Tout est monté d'un coup, du plus profond de moi. Une multitude d'émotions floues et une certitude : ce n'est pas de l'amitié, je l'aime.
S'en est suivi un état bizarre, bien que rassurée peu de temps ensuite (bagarre violente, mais rien de super grave). Je me suis alors posé tellement de question. Et là, une vérité : j'aime mon mari, sans aucun doute ET j'aime cet homme, sans aucun doute... J'ai cheminé d'abord chaotiquement seule, intérieurement. Puis j'ai dit je t'aime à cet homme (enfin écrit) et à mon mari exprimé cet autre amour.
Cet homme m'a alors tourné le dos (j'étais marié et les deux hommes se connaissaient, nous avions passé du temps ensemble par le passé, je l'avais intégré à notre vie de famille). Mon mari a tout d'abord compris de travers... et lui et moi avons cheminé ensemble pour y voir plus clair. Un an environ après, je reprenais contact avec un ex amoureux...
De cet instant T, j'avais 38 ans et 18 ans de mariage. Trois garçons. C'était en 2007.
Il en résulte de ce chamboulement brutal de ma vie une évolution en couple dans une dynamique commune qui a pris du temps (beaucoup de temps en fait). Nous n'avons connu le terme polyamour qu'en 2011 et depuis tout à changer, dans un sens de bonheur.
Mon mari a évoluer dans sa vision du monde et de l'humain. Il n'entretient pas d'autres relations en dehors de nous. Il considère l'amour comme compliqué et désire vivre le plus simplement possible. Nous n'avons pas remis en question notre vie, mais l'avons ouverte... aux personnes que je rencontre et qui me chamboule émotionnellement (je suis polyaffective).
L'attitude de cet homme de me tourner soudainement le dos alors que l'on était comme scotché n'a pas été à mon sens la meilleure. Celle, ensuite, de mon ex-amoureux non plus. Il a voulu dans une premier temps que je divorce, avant de se marier à une autre, en la maintenant dans l'ignorance de notre lien affectif, me rendant ainsi complice d'une forme d'adultère à mes dépens.
Chrisa
Aidez-moi à comprendre, à surmonter cette situation, voire, peut-être, à parvenir à prendre une bonne décision pour nous deux, s'il vous plaît.
Je peux t'exprimer ce que j'ai vécu, sachant que je suis plutôt à la place de ta conjointe qu'à la tienne.
Mon mari, polyacceptant aujourd'hui, a tout d'abord été anéanti de cette annonce. Il avait compris ce que je n'indiquais pas : divorce, vente de nos biens, garde alternée ou pension alimentaire... Il s'est aperçu qu'il se mésestimait, qu'il avait une peur horrible de l'abandon. Il se demandait ce qu'il avait mal fait, ou pas fait, ou autres raisons qu'il aurait pu s'imputer comme défaillance. Le pauvre !
Il a fait un deuil : celui de vivre dans la norme, comme avant.
Quand je suis heureuse, il l'est lui aussi. Ca s'appelle la compersion.
Une bonne décision pour deux, se prend à deux. La communication, en particulier sur vos ressentis, à l'un comme à l'autre, sont importants.
Soyez des êtres indépendants, désireux d'une vie commune et évoluant dans une dynamique de transparence suffisante pour ne pas laisser l'autre dans un univers non compatible.
L'amour, la capacité à aimer, n'est pas une tarte dans laquelle on donne des parts. On n'enlève rien à l'un pour offrir à l'autre. Visualise sa capacité à aimer comme l'univers, en expansion, avec une découverte d'astres dont certains nous oblige à les regarder, les observer, car l'amour c'est aussi cela, une découverte humaine, sauf qu'elle est impactée d'un émotionnel unique.
Discussion : Rencontre "comme à la maison" - proche Dijon
bonheur
le jeudi 27 septembre 2018 à 20h34
Demande de participation acceptée et mes coordonnées perso en plus. Oui, nous nous sommes déjà croisées :-) et ça remonte en effet à quelques années. L'essentiel est que tu me tiennes informée. Merci de ces retrouvailles et heureuse de tomber à pic... peut-être... à dimanche.
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
bonheur
le jeudi 27 septembre 2018 à 19h00
Je peux peut être apporté en nuance que la fidélité est avant tout une fausse notion. Si j'aime mon mari et que j'aime également en dehors de mon couple (je parle de coeur, pas de sexe), que je suis super heureuse et que mon mari est en liesse par rapport à mon bonheur. Dois-je m'abstenir ? Quel mal je fais ?
Egalement, l'amour pour une personne est-il honteux ? Dans ce cas, lequel est honteux ? Celui à l'intérieur de mon couple - celui à l'extérieur - les deux ! Qu'est-ce qui fait que ce serait honteux d'aimer ?
Discussion : Rencontre "comme à la maison" - proche Dijon
bonheur
le jeudi 27 septembre 2018 à 18h37
Je précise : le terme rencontre signifie se réunir et pour un débat
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
bonheur
le jeudi 27 septembre 2018 à 17h30
J'étudie actuellement "les nouvelles hétérosexualités" de Daniel Welzer-Lang. Voici ce qu'il indique concernant la sapiosexualité
"Un sapiosexuel est une personne chez qui l'intelligence de l'autre provoque une excitation sexuelle"
En fait, si je comprend, c'est l'échange intellectuel qui déclenche une pulsion sexuelle. Les deux seraient liés par définition.
Je me plante peut-être, mais être fidèle à l'intellect de l'autre ne revient-il pas à être en adéquation personnelle avec cela ? Après, est-on toujours en adéquation avec l'intellect de l'autre. On peut l'être parfois, sur certains sujets mais pas systématiquement. Et puis, on évolue. La vie est impermanence et il arrive que des sujets qui nous passionnaient ne sont plus autant d'actualité.
Etre infidèle, ou polyfidèle ?
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
bonheur
le jeudi 27 septembre 2018 à 17h19
Un retour sur un fil de discussion oublié, qui n'avait d'ailleurs abouti à aucune réaction à l'époque
/discussion/-beG-/Definition-de-la-fidelite/
J'ignore si ça peut aider
Discussion : Rencontre "comme à la maison" - proche Dijon
bonheur
le jeudi 27 septembre 2018 à 17h14
Au dernière nouvelle la chambre d'amis peut être dispo et le canapé sera certainement pris. Les inscriptions peuvent encore se faire.
Discussion : Rencontre "comme à la maison" - proche Dijon
bonheur
le jeudi 27 septembre 2018 à 11h13
Je fais remonter ce fil de discussion. La chambre d'amis n'est plus dispo. Eventuellement, le canapé :-) .
Discussion : Psychologue / psychiatre connaissant le polyamour sur Nantes
bonheur
le lundi 24 septembre 2018 à 10h00
La Carologie : ces vidéos sont excellentes, emplies de fraicheurs et de jeunesses (+) .
Discussion : Psychologue / psychiatre connaissant le polyamour sur Nantes
bonheur
le dimanche 23 septembre 2018 à 13h44
pulsarsky, le polyamour est un terme générique. Il existe de nombreuses facettes du polyamour.
Avant de remettre en question une quelconque notion de polyamour, tu dois observer ce que signifie aimer pour toi, et en particulier l'amour ressenti au sein de cette relation.
Tu peux trouver des réponses en complémentarité de l'aide de professionnels dans les ouvrages de développement personnel. Il en existe une multitude et souvent écrit par des professionnels.
Après, c'est bien qu'un professionnel indique son ignorance. Bien que ce soit regrettable... il faudrait qu'ils suivent l'évolution et s'adaptent. A travers ton cas, ce professionnel envisage-t-il de faire une démarche en ce sens ?
Je viens de recevoir un livre de la collection "sexualités et sociétés" (éditions Erès)... qui s'adresse je cite : "parce que la société a changé ses rapports aux sexualités, cette collection présente des analyses destinées aux sexologues, aux professionnel-le-s de l'enseignement et de l'intervention sociale comme aux personnes qui cherchent à comprendre le sens des transformations actuelles."
Je regrette personnellement que l'accent ne soit pas porté (apparemment, je n'ai pas encore lu) sur l'émotion amoureuse elle-même. Le glossaire ne le laisse pas apparaitre en tout cas.
Le polyamour questionne différemment et plus en profondeur "l'amour", mais les poly aiment... et là les pro ne découvrent rien.
Discussion : Comment vaincre les émotions engendrées par l'infidélité consentie dans une relation?
bonheur
le dimanche 23 septembre 2018 à 13h30
Doit-on définir ces actes comme du polyamour ? (je ne porte aucun jugement, juste je m'interroge sur la pertinence de ces propos sur ce site). En quoi tout cela relève du polyamour, puisque ce n'est pas de l'amour ?
Discussion : Orientation Sexuelle
bonheur
le vendredi 21 septembre 2018 à 20h17
Importuné dans un café poly... dans ce cas, quelque soit ton orientation, il faut revoir l'organisation et surtout la motivation des participants... je crois. Un badge n'aura pas d'effet à mon avis.
En tout cas, je dirais, ne te laisse pas importunée et annonce la couleur dès le départ.
Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée
bonheur
le jeudi 20 septembre 2018 à 20h42
bidi....
Je pense que c'est encore hors sujet, tu as toujours mon mail si tu veux en parler :)
De belles discussions en perspective... ce soir je suis off, mais oui, en effet, on peut discuter par mail, sans alourdir ici.
alinea7
Pour moi bonheur ce que tu décris est une attirance. Et je le place dans la catégorie du désir (même si non sexuel), du ressenti, pas du sentiment. Parce que ce n'est pas construit, ça ne se nourrit pas d'une relation, d'une connaissance de la personne réelle derrière le personnage qu'on rencontre.
C'est brut et irrationnel.
entièrement d'accord avec toi, sauf pour la catégorie. Une attirance et un "magnétisme d'attraction", est-ce pareil ? Sauf qu'il y a l'émotion.
La colère survient brute et irrationnelle. La joie survient brute et irrationnelle. La peur survient brute et irrationnelle. La tristesse survient brute et irrationnelle... Toutes ces émotions créent des réactions physiologiques, plus ou moins "contenues" (j'oserai dire "contenables"). Ce que je ressens dans ces cas est une émotion avec les mêmes conséquences. L'attraction sert à indiquer : je veux encore cette émotion. A moins que ce magnétisme soit naturel et un effet lié à l'émotion (comme le bafouillage, les pupilles qui se dilatent, le teint plus "rosé", le sourire idiot et béat aux lèvres et autre perturbations particulières, qui sont des symptômes liés). Sauf que le déclencheur est bel et bien pour moi une émotion, et non un désir.
Qu'est-ce qu'un désir, si ce n'est une volonté. La volonté c'est donné un courrier, donné son téléphone, ça oui. Mais l'émotion n'est pas un désir.
Discussion : POLYPERPLEXE ... peut-être une occasion ratée
bonheur
le jeudi 20 septembre 2018 à 15h27
oscarp
Libre-poly ... pourquoi pas, mais ça demande au moins à celle/celui qui "ne raconte pas" de ne pas mentir.
Je peux parfaitement vivre le fait qu'elle me dise "je rentrerai tard parce que je ois quelqu'un/une" sans donner plus de précision mais pas question de m'entendre dire "j'ai une réunion qui va se terminer tard".
C'est tout à fait ce que je voulais exprimer. Plus de mensonges et une expression à l'autre qui convient à soi-même.
Moi, je pense que c'est tout à fait viable.
Contre le passé... il n'y a rien à faire !
Bel avenir :-D (+)
Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée
bonheur
le jeudi 20 septembre 2018 à 15h19
heureuse de t'amuser. Pour moi un psy qui étudie les structures humaines est un scientifique. Mais bon, je suis de la génération IRM, plus que Freud.
En quoi un sociologue est-il un scientifique ? C'est un observateur, ça oui, mais un scientifique ? Les sociologue sont intégrés à une université des sciences OU des lettres (c'est une question, pas une affirmation).
Un mathématicien est un scientifique, ça aucun doute possible (un magicien aussi, pour moi) et donc un joueur de carte également.
bidi...
Après, Alberoni parle du sentiment amoureux, principalement, quand là tu nous parles de désir, ce qui n'a donc pas grand chose à voir.
Je ne parle pas de désir. Qu'appelles-tu désires ? Je n'ai pas envie de ces personnes (en tout cas pas sexuellement, si c'est ton propos). Tu mélanges relations, consécutive éventuellement à une émotion amoureuse et ce qu'il entraine physiologiquement ET l'émotion elle-même et ses conséquences (aussi sur la mémoire, certainement, moi qui n'en n'est pas d'une manière générale, là j'en ai une surboostée).
Le fait de bafouiller, de dire des bêtises, de ne plus savoir où on en est (tout juste comment je m'appelle), de faire tout et n'importe quoi. Si tu as regardé dernièrement les petites histoires de France (à la TV). Il y a un sketch qui met en scène un gérant de taverne, son épouse et une cliente. La gérante dit à la cliente que son mari est amoureux d'elle. La cliente demande ce qui lui fait penser cela. La gérante lui demande de poser une question à son mari, n'importe quoi. La cliente demande au gérant "comment allez-vous ce matin ?". Le gérant répond "tomber de cheval". Bon ben voilà ! C'est ça mes coups de foudre. Je ne suis pas du tout en crise de libido du style, je le veux là tout de suite, oh oui, prend moi.
Cet état je l'ai connu en milieu libertin, car la sensualité me fait cela, parfois (ça m'est arrivé avec les partenaires sexuels que j'ai eu et un amoureux sans sexe). Mais rien à voir avec un coup de foudre où comme je le dis plus concrètement une personne qui me chamboule, me fait perdre toute perception normale. Pas un ressenti de sexe intense, de l'émotion intense.
Je sais que tu ne peux même pas imaginer, car quand on a jamais ressenti cela, on n'imagine pas. C'est très particulier, et chez moi, aucune (sauf dans un cas) envie de sexe, mais de tendresse, d'attention, un rapprochement autre que celui communément imaginé.
Jusqu'à ce que je me penche sur le sujet, je pensais que tout le monde avait ce type d'émotions et ressentis. Je m'aperçois que non, depuis quelques années.
Je compartimente peut-être ? En tout cas, je distingue parfaitement l'un et l'autre.
Discussion : De la psychanalyse à l'amour pluriel, ou la différence sexuelle revisitée
bonheur
le jeudi 20 septembre 2018 à 14h04
Petite confidence : je suis en phase avec le SM. Dans la vie courante, je suis souvent celle qui décide dans notre couple... par contre, il m'a dit une fois "fais de moi ce que tu veux, je suis ton esclave" et là j'ai perdu tout (l'envie en particulier)... sauf que j'adore recevoir les fessées, je m'en délecte, j'adore ça. Et mon mari, qui est plutôt introverti et donc effacé dans la vie, se délecte et donne de merveilleuses fessées.
Je ne suis pas sexuellement refoulée, contrairement au propos qui m'ont été tenu en mp et auxquels je préfère ne pas répondre. De toute façon, je n'y connais rien en psy machin truc chose. Après, je sais parfaitement qui je suis et n'ai aucun problème identitaire. Je n'ai pas non plus de "névroses" ou autres comportements que l'on pourrait juger malsain.
Evidemment que parfois une femme peut avoir besoin d'une douche froide !
J'ai regardé hier soir l'émission "la grande librairie". L'invité était John Irving (pour son roman "le monde selon Garp", entre autres). Je crois que cet écrivain, tout comme d'autres invités (Janine Mossuz Lavau, par exemple) ont plus compris sur l'évolution de la société et sur l'émergence du polyamour.
Les scientifiques n'arriveront à rien, car ils considèrent l'humain comme un robot avec une constitution unique. On a plus ou moins de ceci, plus ou moins de cela... Pitié ! L'évolution, et ce débat le démontre, est sociologique et non dans une quelconque transformation scientifique de l'humain. Ou alors la science façon Max Bird :-D .
Personnellement, je considère que passer de Freud aux amours multiples (qui sont plus anciens que Freud et ont toujours existé), est impossible. Freud fut ok, un précurseur de son temps et oui il a mis le doigt sur certaines choses. Mais l'émotion amoureuse ET l'émotion amoureuse, Freud n'aborde pas cela. Il se cantonne à la sexualité reproductive car c'est celle qui était à son époque reconnue. Quand à la polysexualité, elle n'est pas nouvelle. Le sexe reproductif à la maison, le sexe plaisir en dehors (suivant l'époque), souvent au pluriel.
J'invite à lire "amours" de Jacques Attali ou les ouvrages d'autres sociologues, comme Serge Chaumier. Ce sont des universitaires ou chercheurs, qui ne réduisent pas l'humain à ses hormones, à son conscient ou à son subconscient.
J'ai imprimé hier l'article en question, à partir du lien (et non de l'envoi initial qui est incomplet) et le relirai probablement. Je doute qu'une nouvelle lecture m'éclaire.
Par contre, si un scientifique (ou autres) a une réponse à la question : pourquoi je deviens une personne qui est physiologiquement chamboulée systématiquement en présence de toujours les mêmes personnes (je travaille dans la grande distribution et fais de nombreuses rencontres quotidiennement et retrouve aussi souvent les mêmes personnes). Un soir, je suis allée à une soirée de lancement et là, un homme que j'ai vu 5 mn, m'a chamboulé au point que je me souvienne encore aujourd'hui, et certainement à vie, de lui, de son sourire, de sa voix, de son aura (ou magnétisme), de tellement de petites choses que l'on ne perçoit pas habituellement. J'ai eu un coup de foudre, ben oui. 5 mn et je peux dire que je l'aime, qu'il n'en sait rien, et que je ne le reverrai jamais. Pourquoi lui, sur le nombre de personnes que je côtoie ? Pourquoi une influence tellement intense et unique, qui ne s'estompe pour ainsi dire pas avec le temps ? Quel est le déclencheur amoureux ? (Alberoni ne répond pas à cette question précise)
Discussion : Rencontre "comme à la maison" - proche Dijon
bonheur
le mercredi 19 septembre 2018 à 16h18
C'est en effet, ce que j'avais compris, Merlyn. Ce n'est que partie remise, dans le cadre d'une rencontre ou en solo :-)