Participation aux discussions
Discussion : Aimer deux garçons
bonheur
le jeudi 05 novembre 2020 à 10h41
Bonjour Louly,
Croire que l'amour est simple est une erreur. Il l'est pour les personnes qui suivent la norme ou qui aime transgresser.
Je suis également hypersensible et hyperémotive. Je ne veux pas rabâcher, alors voici ici un résumé de mon histoire (https://polyamour.info/discussion/-cql-/Etre-en-poly-est-ce-que-c-est-tout-accepter-sans-limites/#msg-107711). Découvrir que l'on est polyamoureuse est une chose. Vivre sainement et sereinement ce polyamour est complexe. Il faut que tes amours soient informés et que tu fasses preuve de franchise avec chacun. C'est là que les "ennuis" commencent ! Une question toute bête : vis tu avec ton nouvel amour ? Quel engagement avez-vous pris l'un envers l'autre ? Je suppose que si la réponse est aucun engagement précis, c'est la norme de l'exclusivité qui devient la règle.
Cette exclusivité, pour les polyamoureux est une construction de notre civilisation. Les dérogations sont l'adultère, le monoamour séquentiel. Le polyamour commence à faire son chemin, en étant souvent mal interprété. Parfois assimilé à du libertinage, à tort. Si tu lis, voici un lien intéressant : /discussion/-bRf-/-Livre-elaboration-d-une-Bibliog...
Personnellement, je conseille les livres d'Yves-Alexandre Thalmann et en particulier "vertus du polyamour" (téléchargeable en Kindle, je crois).
Tu es en train de faire la mise au point avec toi-même et c'est une bonne chose. Il faut en passer par là. Chasse d'emblée la culpabilité. Depuis quand aimer est mal. Aimer au plurielle est une chance. Se faire accepter par les personnes que l'on aime n'est pas évident, par contre. La norme est tellement ancrée dans nos esprits, notre ADN presque. Moi aussi, je me suis demandée si j'aimais toujours mon chéri de vie, lorsque cette vérité m'est apparue, d'aimer cet autre homme. Je me suis sentie honteuse. Qu'y-a-t-il d'honteux à aimer ? C'est le monde à l'envers que l'amour soit négatif. Surtout que le même amour ne le serait pas s'il était voué à devenir exclusif. Il y a à ce réjouir quand l'amour survient.
Ce poids sur la poitrine, pour toi. La gorge serré au point qu'aucun mot ne sorte, pour moi. Il est impossible de vivre longtemps ainsi. Comme tu l'indiques : il faut que ça sorte !
Courage car affronté cette non-honte qui en sera une aux yeux des personnes que tu aimes. Il faut communiquer, exprimer, expliquer, réconforter, assumer, pleurer, ... t'offrir une nouvelle naissance, et il est rare que ce soit sans douleur. Celle-ci passera. L'issue sera... si tu sautes le pas. Cette décision t'appartient. Sache que rien n'est écrit. Allez à l'encontre des principes sociétaux demande une posture à part. On y laisse obligatoirement des plumes.
Reçois un peu d'énergie, de ma part :-D .
Discussion : Être en poly, est-ce que c'est tout accepter sans limites ?
bonheur
le mercredi 04 novembre 2020 à 14h03
Mon témoignage sera un peu différent de celui de Sophie72, avec toutefois comme fil conducteur que l'on ai créer un tous ensemble de vie commune, après une période de près de 20 ans sous une forme "classique". Cette vie commune aujourd'hui est un "je" polyaffective, un "lui" monoamoureux et une conciliation respectueuse dans le "nous". Certains ici diront que mon chéri de vie est polyacceptant. Au final, il se sent lui-même, avec moi, ayant pour dynamique commune le bonheur de tout le monde. J'intègre mes autres amours.
Pour le résumé de notre histoire, j'ai toujours été amoureuse depuis toute petite. Je ne me suis jamais sentie "princesse" et ai eu par la suite, une fois ado, la réputation de la salope qui... Ben en fait, je ne sais pas réellement ce que l'on pouvait me reprocher. J'ai essuyé les plâtres, évidemment. Mon chéri de vie, je le connais depuis mes 5 ans. Nous jouions dans la même cour de récréation, bien que d'âges différents. Il savait donc !
Je crois que j'avais 17 ans, lorsque l'on s'est rapproché d'une façon amoureuse. Je faisais mes études au lycée, puis nous avons habité ensemble (nous vivons merveilleusement bien ensemble, dans le partage des tâches depuis le début). Le Bac, le boulot, un garçon, puis deux, puis trois, puis la construction de notre maison, puis... une formation de réorientation professionnelle pour moi et la découverte d'un homme, wahoo. Et pourtant même ainsi, je le considérais comme un ami. Quand l'intellect s'en mêle, ça transforme par obligation, par conformité à l'évidence, que non je ne suis pas une salope, et plus ni une enfant, ni une ado. Et puis, il y a eu cet instant T. J'ai crains pour sa vie, à cet ami. Outre cette tornade intérieure de peur, une fois passée et mon apaisement d'avoir des nouvelles, meilleures que le scénario catastrophe imaginé, il est resté cette vérité indiscutable pour moi : je l'aime. J'ai gardé ceci pour moi et ce fut un vrai calvaire. J'ai tenté de parler à cet homme et n'y suis pas parvenu. J'ai attendu qu'il parte à quelques centaines de kilomètres et ai communiqué par écrit (mail). Il fallait que j'en parle à mon mari (je n'emploie plus ce terme aujourd'hui, je préfère chéri de vie). Sauf que les mots étaient bloqués, alors j'ai écrit un courrier. Je pense que mon chéri ne l'a pas lu en entier. Le fait est qu'il avait compris de travers. Là où j'exprimais un amour pour un tiers, il comprenait que je ne l'aimais plus, que je voulais divorcer, vendre la maison... Mon chéri venait de recevoir un coup de massue et m'a dit que j'avais cassé quelque chose en lui.
Nous avons alors discuter, discuter et encore. Il a fait, nous avons fait ensemble, le deuil de la monogamie et du couple ordinaire. Cela a pris des mois, bien que mon autre amour ai décidé de couper radicalement les ponts avec moi. Nous étions comme des aimants qui s'attirent et il a inversé sa polarité, pour s'éloigner à jamais de moi. Au sein de mon amour d'origine, l'évolution s'est poursuivi dans le sens de l'acceptation des amours affectifs plurielles. Nous sommes passés par de nombreux stades, tout en nous accrochant l'un à l'autre. Je ne connaissais pas le polyamour, donc je n'ai pas tenté de me raccrocher à quoi que ce soit de connu. Nous avons avancé longtemps dans le brouillard, à nous cogner partout, nous réconforter l'un l'autre à chaque coup. J'ai connu émotionnellement des très hauts, lorsque, avec la bienveillance de mon chéri, j'ai repris contact avec un amour jamais oublié, qui datait d'avant nos débuts. Là encore, cet homme n'a pas su vivre ce que j'avais à offrir. C'est 4 ans après cet instant T, que j'ai entendu par hasard le terme de polyamour et que j'ai pu, enfin nous avons pu, libérer notre vécu de l'emprise de la norme, qui nous semblait loin désormais, de toute façon.
Cette transition, transformation, nous a pris des années. Nous nous sommes soutenus encore et toujours. Aujourd'hui, nous sommes heureux ainsi. Ayant libérer mon coeur, je tombe finalement amoureuse parfois, souvent au plurielle d'ailleurs. Chez moi, l'amour appelle l'amour et non le repousse. Le bien-vivre de ma polyaffectivité est relative. Elle dépends de l'acceptation du nouvel amour, et de l'entente entre mon chéri de vie et ses métamours, des métamours entre eux, aussi.
Comme l'indique @Sophie72, intégrer que l'amour n'implique pas que la ou les personne-s aimée-s soient notre reflet. Il faut laisser le temps faire son oeuvre. Il faut un soutien mutuel indéfectible et la croyance qu'un amour ne survient pas aux dépends d'un autre, ou des autres. Tout au long de notre vie, nous rencontrons. Des personnes passent sans même que l'on se rappelle d'elles. Des personnes nous impactent un peu parfois. Des personnes nous touchent au plus profond, nous irradient, nous subjuguent, nous transforment et l'amour est la cerise sur le gâteau. Je ne parle pas de sexualité, mais d'émotions, d'accumulation d'émotions, de répétitions émotionnelles, qui nourrissent intérieurement et offre cette certitude que l'amour est présent.
Discussion : Être en poly, est-ce que c'est tout accepter sans limites ?
bonheur
le mercredi 04 novembre 2020 à 11h29
@Marlee1 : Commencer une explication par "Si" signifie qu'il n'y a pas de consensus, de discussion. Il impose et pour moi "Si" signifie chantage. Chantage affectif, non seulement de votre amour, mais aussi de la garde des enfants (qui seront des otages de vos différents). Chantage à de tes conditions de vie : as-tu un métier ? Un salaire ?
Il pose un ultimatum et oui, tu dois faire le choix d'avenir de votre relation. Il est à l'origine des perturbations et ne tente pas de trouver une solution viable pour chacun-e. Il ne t'accompagne pas dans SON choix. L'aide tu vas la chercher à l'extérieur de votre couple, c'est ce qui me met mal à l'aise dans votre situation. Certes, on a le droit de camper sur sa position. Choisir entre l'amour et l'amour, est insupportable pour la personne qui doit choisir. Les poly ne choisissent pas, il vivent les deux... mais pas n'importe comment. La moindre des choses est de se préoccuper du ressenti des personnes concernées. Je suppose que le mari de sa collègue est confronté aux mêmes annonces que toi. Un choix qui n'en n'est pas un.
Il refuse de te laisser partir en refusant de signer les documents qui attesteraient la séparation ? C'est un point important. En fait, il ne te laisse pas le choix. Il décide à ta place.
Ce n'est en aucun cas du polyamour. Sache-le !
Discussion : Être en poly, est-ce que c'est tout accepter sans limites ?
bonheur
le mardi 03 novembre 2020 à 12h50
Je trouve aussi cette métaphore intéressante. Je pense qu'il manque le consentement. Voilà la promenade que je désire faire et j'aimerai que tu m'accompagnes. Puis, demander si autrui a les possibilités, d'escalader en rappel, d'apprendre. Si mettre un pied devant l'autre, tout le monde ou presque le peut, la respiration aussi, il faut concevoir l'escalade comme nécessitant des particularités individuelles au-delà du commun.
La confiance est surtout en lien avec la sécurité. Je veux bien tenter l'escalade en rappel, si je suis certaine d'être accompagnée. Or quand un couple passe de mono à poly, les deux sont dans l'apprentissage, la découverte et entraine une troisième, quatrième... personne. Si aucune de ces personnes n'est expérimenté, il y aura des beugs. Le polyamour, c'est aussi pour moi s'offrir la possibilité de vivre des beugs.
Discussion : Être en poly, est-ce que c'est tout accepter sans limites ?
bonheur
le lundi 02 novembre 2020 à 12h13
Je vais avoir une perception différente de @Siestacorta.
D'après ce que je lis, il veut décider pour gérer. Il a ce besoin de penser qu'il sait ce qu'il faut faire, dire... car il est l'homme de la situation. Il assume à sa façon, sauf que voilà, il assume aussi pour les autres, à la place des autres. Ton chéri a provoqué une situation nouvelle, si est engouffré volontairement et c'est à lui d'être dans la "bonne" action (poser des limites). Ce que je trouve assez aberrant, c'est cette partie de phrase "qu'il sait gérer pour ne pas que ça m'affecte". 17 ans, c'est vrai, ça commence à compter. Sauf que voilà, même si ça faisait 100 000 ans, il n'ai pas en toi et ne peut savoir ce qui t'affecte et comment et pourquoi... Certes, certaines personnes sont des livres ouverts (j'en fais partie). Sauf que le livre ouvert ne révèle qu'une partie de l'intérieur, la plus visible. C'est comme l'iceberg, on n'en voit que la petite partie immergée, l'essentiel est invisible et ne peut se révéler qu'en allant en profondeur.
Ce n'est pas qu'en fixant des règles (pas dans le lit conjugal, pas à certains moments...) que l'on "gère" une relation. C'est en communiquant et en ne minimisant pas l'impact, Il est dans le "laisse moi faire et tu verras...". Sauf que tu es adulte et évidemment que ça ne peut te suffire, comme propos. D'ailleurs, si un jour ça coince entre lui et sa collègue, ce sera toi qui le consolera. Rien que pour ça, tu as ton mot à dire.
Je ne crois pas au nombril du monde comme seule référence d'après ce que tu dis. Mais je confirme que s'il est actif, il n'est pas liiiibreu (lol) et sa légitimité ne vaut pas mieux que la tienne dans les choix qui concerne votre "nous". Un nous est constitué de "je" et là, il y en a QUATRE concernés.
Pour avoir eu un amour qui avait, ce qui était à mes yeux un "défaut", de penser au mieux pour tout le monde, sans consulter ce monde car il a toujours penser que c'était à lui de "gérer", surtout si c'était de son fait à l'origine. C'est une erreur : assumer ce n'est pas cela, pour moi.
Discussion : Être en poly, est-ce que c'est tout accepter sans limites ?
bonheur
le dimanche 01 novembre 2020 à 20h20
Bonjour Marlee1,
C'est nouveau et imposé... en résumé c'est ce qui cloche.
Je pense pour ma part, qu'une personne qui veut faire ce qu'elle veut sans restriction, ne devrait prendre aucun engagement de vie. Le mieux peut-être serait qu'il soit célibataire et gérer sa vie à son souhait. La totale liberté est peu viable, d'après moi. La communication est d'après moi un fondamental du polyamour, quelque soit sa forme.
Quitter est un choix comme un autre. S'il veut éliminer les contraintes, le célibat est en effet la meilleure option pour lui. Et puis, on peut s'aimer sans vie commune. Ne plus vivre ensemble ne voudrait pas dire ne plus s'aimer et se quitter.
Vous êtes dans une période de nouveautés et de déséquilibre. Ce serait à trois qu'il faudrait trouver le fameux compromis, consensus... où chacun-e trouverait sa juste place.
J'ignore si j'ai pu t'aider.
Le polyamour n'a pas vraiment de définition exacte et il n'y a pas de normes spécifiques. Alors, les discours ici divergent, ou convergent, mais ne peuvent avoir valeur de certitudes et encore moins de mode d'emploi.
Discussion : Des questions surgissent...
bonheur
le samedi 31 octobre 2020 à 15h02
@alinea7 et @Sophie72. Je ne réfléchis pas obligatoirement ce que je ressens. Je veux les hormones... je sais que oui, ça existe. En revanche j'ai des difficultés à réfléchir en ces termes. Je sais juste que je ressens et que j'éprouve.
alinea7
J'ai l'impression que tu as une frustration dans le fait de pouvoir aimer pleinement l'être aimé au sens où tu voudrais vraiment que cet amour soit accueilli....
Mais peut-être moins pour le fait d'être aimée que pour le fait de pouvoir manifester ton amour à fond. Est-ce que ça te parle ?
C'est le point de départ de ma polyaffectivité. Manifester mon amour et si possible "à fond". Le fait que mon chéri de vie simplement sache et reconnaisse ce que je ressens m'emplit déjà, que cet amour est un retour ou non (et super s'il y en a un). Ne pas enfouir comme si c'était honteux. Evidemment, être aimer en retour, c'est la cerise sur le gâteau.
alinea7
Rassures toi en tout cas, tu es tout à fait normale. Ce n'est pas pour rien qu'on utilise le terme fan. C'est normal, c'est courant, c'est agréable. Tant mieux si tu le ressens beaucoup, profite !!
(+)
Discussion : [Lexique] Pourquoi oppose-t-on "monoGAMIE" et "polyAMOUR" ?
bonheur
le mercredi 28 octobre 2020 à 20h48
oO0
Rendre explicite le principe implicite de l'exclusivité peut apporter une lumière qui semble dénaturer ce que les personnes vivent sous le régime de cet implicite dont l'évidence pouvait être telle qu'elle n'était même pas consciente.
Tout à fait d'accord. J'ai théorisé. Et oui, j'avais oublié que souvent l'implicite est admis, requis. Et je suppose que ça fout parfois la merde. Juste une supposition. Ce monde est tellement loin de moi aujourd'hui.
Discussion : [Lexique] Polyamorie vs Polyamour
bonheur
le mercredi 28 octobre 2020 à 20h43
J'aime bien le terme "chérir". Mes amours, je les nomme souvent mes chéris, dans le sens en effet de chérir. (+) :-D
Discussion : Démarrage rempli de doute.
bonheur
le mercredi 28 octobre 2020 à 20h41
Cool (+) Bonjour Kintsugi membre du forum enfin :-D
Sache qu'une personne n'est jamais trop. Ce qui est à l'intérieur de nous est unique, donc non "mesurable". J'ai aussi la fâcheuse manie d'être continuellement défini comme trop.
Il ne faut pas confondre gentillesse, empathie, compassion, entraide, sensibilité, persévérance du bien-être des autres (parce que l'on a cela en soi et que l'on ne peut être et donc agir autrement) avec naïveté, fragilité.
Les personnes qui veulent notre bien en nous "protégeant malgré nous" se trompent.
KIntsugi
Dans les nouvelles relations, il est fréquent d’entendre qu’il faut se faire désirer, et cela passe par « ne pas répondre de suite » , « annuler un rdv » « ne pas renvoyer des messages » .. je trouve cela parfois calculateur avec un certain manque d’authenticité. Mais je vois que ce jeu là fonctionne aussi. Mais cela rentre dans un jeu de « vouloir » ce que nous pouvons « avoir » que difficilement.
Je trouve cela en effet calculateur. Un manque d'authenticité aussi. Lorsque l'on joue, on s'amuse. Là il n'y a pas d'amusement (ou alors je ne comprend pas ce type d'amusement). Il y a quoi ? Jeu de pouvoir ? Avoir (comme si une personne était à posséder) ?
Vouloir ? Ben en matière de relations humaines, les interactions sont rarement celles que l'on voudrait (je mets au conditionnel).
La gentillesse est en toi, alors soit gentille. Ce qui est intrinsèque nous définit et du moment que l'on en a conscience, on se doit, par respect pour soi-même, en tenir compte.
Une personne qui ne te désire pas parce que tu es "gentille" ? Désolée, mais je ne vois pas le rapport entre les deux. Là, j'aimerai des arguments pour alimenter ma compréhension.
Gentil ne veut pas dire non plus incapable de se prendre en charge ou de faire face à des manipulateurs (pas si nombreux qu'on le dit, je trouve). Souvent il y a un inconscient qui fait que l'on attire des personnes qui se révèleront quelque peu (voire carrément) nocives ou toxiques. Et alors ? On ne va pas arrêté de vivre pour autant. Certes, il faut en avoir conscience et garder cela à l'esprit. Il faut savoir les limites de l'acceptable ou non. L'investissement que l'on est prêt à accorder. Et si "on se fait avoir", ben on pleure un bon coup. C'est mon attitude en tout cas. Si je dois m'éloigner, je le fais. Je n'en veux à personne, c'est ainsi. Je garde le beau du vécu. Je garde aussi les difficultés, voire les souffrances, comme piqure de rappel si nécessaire. Je vis et je retiens de ma vie.
Si c'est difficile, c'est que ça ne convient pas ou alors que l'on n'est pas prêt. Si on est en phase avec son vécu et ses décisions, alors ce n'est pas "difficile", malgré les difficultés.
J'espère être claire. Voilà ce que je peux partager de tes dernières remarques.
Discussion : [Lexique] Pourquoi oppose-t-on "monoGAMIE" et "polyAMOUR" ?
bonheur
le mercredi 28 octobre 2020 à 19h25
Bonjour Pompoire :-D ,
Il y a une interprétation du vocabulaire qui est souvent individuelle, de ce que je constate. J'en suis la première à indiquer mes pensées, perception, en utilisant un vocabulaire mal interprété. C'est comme ça :-/
Le terme monoamour est pourtant souvent utilisé ici, je trouve. Gamie (mariage) est peu représentatif, intellectuellement, en tout cas dans le discours poly.
Pourquoi personnellement je différencie (je ne parle pas d'opposer) l'amour et le mariage. Le mariage version française est un acte d'état civil qui régit plus des droits, des biens, des devoirs... L'amour n'est pas non plus toujours à définition unique et identique. Toutefois, le polyamour tend plus à l'ouverture sans stéréotype. Les droits, les devoirs, les règles, s'il en existe ne sont pas régit par une quelconque loi, sauf les accords internes aux personnes concernées. Donc sans opposer, on ne peut ne pas amalgamer du tout.
Pourquoi monogamie est plus utilisé (pas ici, en général). Parce que cela correspond à ce que tout le monde connait. Je crois aussi que nombre de poly, on vécu sous l'égide de la monogamie (c'est mon cas). En fait, gamie précise justement la "légalité" dont aujourd'hui beaucoup se moquent offerte par les institutions civiles et religieuses. Mais oui, le monoamour est très présent dans notre société, sauf que les mot utilisé est concubinage, Terme reconnu par la société, d'ailleurs, donc avec un cadre législatif.
En revanche rien n'empêche d'être colocataire et en monoamour. S'il n'y a pas d'enfant (parce que là, on doit régir aussi civilement au moins) évidemment. Je ne suis pas experte et j'espère ne pas avoir indiqué de stupidités. Me le signaler gentiment si c'est le cas :-D
Discussion : Démarrage rempli de doute.
Discussion : Démarrage rempli de doute.
bonheur
le mercredi 28 octobre 2020 à 16h31
Pour ton inscription, dans les spams ?
Autrement, je suppose que tu peux joindre des personnes qui t'aideraient sur le "contact" de la page d'accueil.
Discussion : Des questions surgissent...
bonheur
le mercredi 28 octobre 2020 à 16h27
Du coup, je comprends ton embarras et tes "barrières". Il y a du beau et du compliqué : les deux peuvent en effet se superposer.
Discussion : [Lexique] Polyamorie vs Polyamour
bonheur
le mercredi 28 octobre 2020 à 12h42
Bonjour Madame Simpère :-D ,
Je peux être amoureuse sans désirer. Et je ne peux aimer sans être amoureuse. Par contre, je peux désirer sans aimer, ça oui. Pas souvent mais cela arrive.
On m'a souvent reprocher de confondre l'état amoureux (pas obligatoirement passionnel) et l'amour. On m'a souvent reprocher aussi de savoir différencié amitié et amour, qui relèvent pour moi d'un ressenti (ou émotion) intérieur différent. Vous m'avez écrit un jour, ici même, que vous ne compreniez pas, étant donné que je ne sexualisais pas mes relations, que je fasse la différence entre une amitié tactile et un amour sans sexe. Et sur ce point, nous ne nous comprendrons jamais. La camaraderie amoureuse n'a pour moi aucun sens, je ne peux même pas en avoir une perception. D'ailleurs Yves-Alexandre Thalmann, que j'aime vraiment beaucoup, m'offre l'opportunité d'être en désaccord sur un seul point avec lui. Je crois que c'est dans "les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple" où il exprime que la frontière entre amitié et amour est floue. Je ne peux pas percevoir ce flou, sauf peut être dans l'espace temps du début relationnel, où l'intellect malheureusement vient semer le trouble fête quasi systématiquement. Je n'ai donc jamais repris le terme de lutinage pour me définir, car je n'en comprends absolument pas l'idée. Ce ne sont pas des critiques, juste une opinion différente et une perception de ma vie qui font me sentir complètement étrangère à tout ceci. Aussi, je me moque de l'historique des mots, puisque polyaffective me correspond, suivant ma définition bien entendu.
En revanche, je rejoins sur la diversité des formes relationnelles. La notion de "couple" n'a plus pour moi le sens conventionnel. Du coup, je n'emploi plus ce mot, pas plus que le terme mariage (et dérivés) pour qualifier "couple".
Egalement, l'utilisation tout azimut du terme polyamour amalgamé à..., me dérange, là j'en conviens. J'ai souvent lu que "polyamorie" était le reflet du livre "la salope éthique" dans lequel je ne me suis jamais reconnue. Aussi, ce mot n'a pas pour moi valeur de refléter ma perception, qu'elle soit au niveau sensoriel, comme au niveau intellectuel.
Heureuse de vous avoir lu (+)
Discussion : Des questions surgissent...
bonheur
le mercredi 28 octobre 2020 à 10h03
@Sophie72. Je me trompe peut-être. J'ai cette impression d'un manque, mais pas nécessairement là où tu le places. En quoi avoir des passions différentes empêchent le partage ? Un exemple, si je rentre d'une rando avec le bienfait que celle-ci m'a apporté, je "contamine" de mon nouvel état de bienfait. Donc, je partage.
Si tu as des dons, et que tu veuilles les développer, fais-le. Tu en partageras le fruit de ce développement. Ce que cela t'apporte. Et avec internet, tu trouveras facilement des forums pour partager d'une façon plus concrète. Partager veut dire partager, créer des liens se suffisent à eux-mêmes parfois. L'amour, il survient... ou pas. Et même quand il survient, la déclaration n'est pas obligatoirement à envisager. L'amitié c'est profond également.
Pour ce qui est de la sexualité, je confirme. Une personne qui connait le corps, les réactions... de l'autre, c'est génial. Aujourd'hui, je délaisse tout ce qui est orgasme (si ça vient tant mieux, sinon je ne cherche pas à ce qu'il arrive), je privilégie la tendresse qui me fait tellement de bien. En revanche, pour avoir vécu cette "quête", je comprends parfaitement :-D . Peut-être devriez-vous inventer des jeux pour "oser" différemment ?
Discussion : Polyamour Quantique
bonheur
le mercredi 28 octobre 2020 à 09h45
Bonjour @oO0, de retour :-D . Comment vas-tu ? Heureuse de te lire à nouveau :-D
Discussion : Démarrage rempli de doute.
Discussion : Le polyamour utilisé comme caution morale
bonheur
le mardi 27 octobre 2020 à 08h12
Pour ce qui est de définir le polyamour. Yves-Alexandre Thalmann exprime dans "vertus du polyamour" sa définition du polyamour mais également, et je trouve cela pertinent, ce que le polyamour N'EST PAS.
Je rejoins @Siestacorta, il ne faut pas que le polyamour nécessite un doctorat et qu'il soit facilement compréhensible.
Discussion : Le polyamour utilisé comme caution morale
bonheur
le lundi 26 octobre 2020 à 20h26
La philosophie n'est pas suffisamment abordée dans la définition. Toutefois, il y a amalgame avec "couple ouvert" et/ou "relations libres", qui en soit ne signifie pas polyamour.