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Discussion : [Le site] Bientôt 10 ans
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le mardi 06 novembre 2018 à 09h04
@OKYouWin : Qu'est-ce qui t'amène à un tel questionnement aujourd'hui ?
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le mardi 06 novembre 2018 à 09h03
Elfi
Les enfants sentent si on leur cache des choses et ca plombe encore plus les relations que si on dit les choses et que les avis divergent
Il se trouve que j'ai été enfant (si si !). J'ai été éduqué dans une famille où les non-dits, les dissimulations (pas en amour, enfin pas à ma connaissance) étaient quotidiennes. J'ai détesté cela. Les secrets dans une famille, grrr !
On veut protéger, mais en fait on crée un autre trouble. Juste on se donne bonne conscience soi, en se taisant. C'est mon opinion en tout cas.
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le mardi 06 novembre 2018 à 08h59
Intermittent
Tu as pourtant écrit que tu n'avais plus de relation avec l'ainé en raison de ce polyamour.
Euh non ! Je n'ai pas pu écrire cela, car c'est inexact.
Mon fils était parti de la maison avant que son père et moi ne disions pour ma polyaffectivité. Mes parents, oui, je m'en suis éloignée à cause de ça... mais pour mon fils, le clash a eu lieu SANS cela. Et finalement, celui-là, ce qu'il pense de moi et du polyamour, ben je m'en fous royalement. Cet individu, redevenu un être humain qui ne m'est plus proche du tout, pense ce qu'il veut. Il est en lien avec le reste de la famille mais plus du tout avec moi. Il s'est marié sans moi (par exemple). Il a la vision qu'il désire.
Donc oui, je n'ai plus de lien avec lui ET ma polyaffectivité n'en n'est nullement le motif. C'est pour rétablir ce qui a été mal compris ou mal interprété.
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le lundi 05 novembre 2018 à 14h58
Nous avons dit aux enfants en 2012. Actuellement ils sont jeunes adultes et savent qu'il existe de nombreuses façon d'aimer, y compris au pluriel. Ils ont rencontrés bcp de polys (rencontres à la maison ou à l'extérieur - on reçoit également souvent). Les "enfants" comprennent très bien.
Mes parents, les amis... ben du coup, le tri c'est fait de lui-même. Nous avons désormais un nouveau cercle formant notre entourage (pas tous polys) et c'est parfait ainsi.
Au boulot, ben on sait. J'ai d'ailleurs constitué un dossier que mes collègues (et mes patrons, supérieurs hiérarchiques) peuvent lire à tour de rôle. Lisent ceux qui veulent et là aussi, ceux-celles qui sont proches de moi, le sont et les autres, ben bonjour aurevoir. Mes voisins, ben comme c'est de toute façon bonjour aurevoir... même s'ils peuvent m'apercevoir dans le jardin l'été dans des bras tendres autres que ceux de mon mari (aussi dans ceux de mon mari).
En gros, désormais, m'en fout des pensées et des cancans (je ne pense pas qu'il y en ai bcp). Je vis pour moi !
Discussion : Difficultés à être secondaire
Discussion : Créer un café poly à Limoges ?
bonheur
le dimanche 04 novembre 2018 à 15h43
Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, sauf que chez l'un-e ou l'autre, avec accord pour venir avec les enfants (en mode privé évidemment) et vos problèmes sont résolus.
Accepter de recevoir chez soi. C'est ce que j'ai toujours fait et c'est une belle expérience.
Discussion : Une polymaison, et à propos du film « L'amour flou », pas directement polypouet, mais de la tendresse et des enfants
bonheur
le dimanche 04 novembre 2018 à 13h37
Ou alors, quand on a des parents qui auraient dû divorcer depuis longtemps, on aurait eu envie de dire : mais maman, pourquoi tu ne t'es pas barré à l'autre bout de la planète, puisque l'atmosphère du lieu ne te convient pas.
La génération des non-divorcés, c'était pas mieux. Ils insistent par non choix et ça vire à l'ambiance cauchemardesque. sauf qu'eux, bien que tributaires, s'indignent face aux alternatives possibles.
On a tous à se faire pardonner de nos enfants. L'important n'étant pas l'avant, mais le maintenant et l'avenir.
Moi on me dit souvent que j'ai de la chance. N'importe quoi ! Où est la chance dans une prise de conscience ET donner suite à cette prise de conscience en en tenant compte TOUT en tenant compte de l'existant et du bonheur de chacun-e. Où est la chance dans une communication saine ? Sincèrement, la chance, si on ne la provoque pas, on ne l'aura jamais !
Discussion : Une polymaison, et à propos du film « L'amour flou », pas directement polypouet, mais de la tendresse et des enfants
bonheur
le dimanche 04 novembre 2018 à 12h04
Je me permets d'intervenir; bien que non directement concernée. Vous avez raison tous les deux.
Aimer en dehors de son couple (je prends ce qui me concerne et donc ce que je connais), est devenu évident pour moi et je le vis désormais naturellement (pas de quoi en faire un fromage :) ). Toutefois, oui, ça implique, comme dans toutes relations humines qui interagissent les unes les autres ce que HeavenlyCreature indique (et la description est sommaire, on peut étendre très largement).
Moi, je me suis éloignée de mes parents et j'ai fait le tri (enfin le tri c'est fait de lui-même) parmi mon réseau social environnant. J'en ai désormais un nouveau, j'y intègre des personnes qui ne sont pas poly et d'autres qui le sont. L'essentiel étant la non "dénigration" de moi.
Si je reviens sur mon passé. A l'âge de 20 ans, j'ai fait un choix, alors que j'aurai dû faire un au contraire un non choix. Penser que l'on n'a pas le choix est une erreur. Et oui, si 20 ans plus tard, j'ai enfin fait le bon choix de ce non choix, ben je ne peux m'empêcher de penser à cette réalité alternative que j'aurai pu vivre. Pour moi, le présent et mon avenir, ne peut passer que dans l'opportunité d'une évolution des mentalités. Aujourd'hui, à 50 ans, je veux voir ce monde dans lequel j'évolue, intégrer des notions de vie absente il y avait 30 ans. Après oui, j'ai été conne, j'aurai dû suivre mon aspiration. Qu'est-ce qui m'en a empêché ? Question sans réponse et inutile désormais. Par contre, mes enfants, eux (enfin les deux derniers) savent. Et c'est le plus beau cadeau que je puisse leur faire : savoir que maman peut se blottir heureuse dans les bras de personnes qui ne sont pas leur père ET que maman peut se blottir heureuse dans les bras de papa.
Alors oui, que l'on en parle ! Que l'on n'en fasse pas le truc du siècle ou du sensationnel, mais que l'on montre simplement que c'est un champ des possibles, ça oui !
Discussion : Difficultés à être secondaire
bonheur
le dimanche 04 novembre 2018 à 11h04
Après, éventuellement, si j'entame une relation aujourd'hui par exemple, et que dans dix ans elle perdure... mes enfants seront partis de la maison et celle-ci sera non occupée à sa capacité de vie, si tout le monde est ok, pourquoi pas intégrer cette personne à notre quotidien... mais la relation n'aura pas eu vocation à cela au départ. Ce sera plus un confort relationnel qu'autre chose et dans la continuité d'une évolution "naturelle" et pérenne.
Discussion : Difficultés à être secondaire
bonheur
le dimanche 04 novembre 2018 à 10h25
Pandipanda. Autant je suis d'accord avec toi, autant tu dois comprendre que parfois ce soit impossible.
Ce serait faire table rase de la situation de départ. La mienne, par exemple, voudrait que ce soit ou divorce, ou vivre comme tu le dis. Alors que je suis poly parce que ma situation initiale justement, je ne la remet jamais en cause. Mon couple de base n'est pas insécure (je reçois mes amours à la maison, mon mari et moi allons chez eux également).
Toutefois, des enfants nous en avons eu trois et c'est bien suffisant (d'autant que la planète est en surpopulation humaine). A presque 40 ans et avec des personnes pas à l'aise avec le polyamour, je n'allais pas faire des enfants (de toute façon, ligature à ma troisième césarienne). Aussi, notre maison est un projet commun à mon mari et à moi et mon mari (polyacceptant) n'intègrerais personne à ce projet.
Je fais la différence entre aimer (émotions, sentiments) plusieurs personnes et vivre des projets à long terme, en est une autre. J'avais une vie avant et je ne la remet pas en question... d'autant que je la vie bien ainsi.
A l'âge de 20 ans, sans construction ni projection encore, je ne dis pas. Mais là, non, une autre relation recevra mon amour et ce qui va avec. Toutefois, les seuls projets seront : entretenir la relation ; passer des vacances ensemble (éventuellement projet d'écriture ou artistique)
Après, c'est mieux d'annoncer dès le départ.
Discussion : Cinéma : film "Le Jeu" (de Fred Cavayé, 2017)
bonheur
le samedi 03 novembre 2018 à 07h29
Merci pour ce retour Scarlett.
Ca me rebute également personnellement, la tromperie... ce qui fait que je suis poly plutôt que... autre chose.
La question d'appartenir ne me vient même pas à l'esprit. Je ne peux juste pas être autrement et les personnes qui m'aiment ont toujours le choix, parce que justement, pour moi l'obligation n'est pas de rigueur.
Scarlett
Dans ce film, le contrôle justement est ce qui est dénoncé tout comme l’hypocrisie.
C'est déjà positif, mais oui, le polyamour aurait pu être abordé... c'est dommage que ce ne soit pas intégrer comme un champ des possibles (au moins évoquer).
Discussion : Difficultés à être secondaire
bonheur
le vendredi 02 novembre 2018 à 20h33
Pandipanda
Je continue ma réflexion concernant ma relation mais ce qui est certain c'est que j'aurai vraiment appris de tout ça et ça, ça n'a pas de prix!
(+) Bravo pour cette réflexion !
Pandipanda
En tout cas je pense qu'il est vraiment important de parler des attentes de chacun avant de s'engager dans une relation.
Oui, ou alors de dire que ce n'est pas défini... en tout cas envisager l'avenir et communiquer, encore et toujours.
Discussion : Cinéma : film "Le Jeu" (de Fred Cavayé, 2017)
bonheur
le vendredi 02 novembre 2018 à 14h49
Je crois, trioberlue, que l'essentiel n'est pas l'intimité à préserver. N'importe qui dirait que oui, elle est à préservée. Moi non plus, une intrusion me déplairait. Je ne pense pas que ce soit sur le côté intrusif que ce film interroge, mais plutôt sur le côté cachoteries.
Donc, oui, il y a une différence entre transparence et absence d'intimité. Je suis en accord avec cela. Après, il n'y aurait aucun "danger" à ce que mon mari (ou un autre amour) lise, ni même une personne de mon entourage.
Je crois que si ça arrivait, ce ne serait pas moi la plus gênée.
Il m'arrive souvent d'écrire sur mon ordi (ici, mails, skype, rédaction en tout genre - j'écris beaucoup) et mon mari lit parfois par dessus mon épaule. Le côté par dessus mon épaule me dérange, je préfèrerais qu'il demande s'il peut lire, mais le fait qu'il lise, ne me fait rien. Et puis, si ce que j'écris l'interpelle, ça fait un sujet de discussion. Et si ce qu'il lit dérange, ben ça fait aussi un sujet de discussion.
Comme je l'indiquais, je ne veux pas qu'on lise sans mon interprétation à moi. C'est l'élément crucial pour moi, que l'on ne fasse pas une mauvaise interprétation.
Il y a une différence entre une lecture malsaine dans mon dos et une lecture avec mon accord et en ma présence.
Le sujet de film, qu'encore une fois je n'ai pas vu (juste la BA), est dans l'air du temps. Le côté permissif des liens virtuels est d'actualité, aujourd'hui plus que jamais, surtout avec l'essor des sites de rencontres où l'on se permet des discussions coquines, en cachette, pensant que c'est anodin, puisque virtuelles (c'est un exemple)... mais surtout sans que l'être aimé puisse même se douter de quelque chose.
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : Créer un café poly à Limoges ?
bonheur
le vendredi 02 novembre 2018 à 12h56
Belle initiative Kabinga ! Bon café poly à vous... je suis trop éloignée géographiquement, désolée.
Discussion : Commencer une relation avec quelqu'un d'autre
bonheur
le vendredi 02 novembre 2018 à 12h55
Enelya
Récemment, j'ai rencontré quelqu'un qui me plaît vraiment. Il sait que je suis en couple. J'aimerais lui parler de mes sentiments mais j'ai peur que ça se passe mal. Il ne sait pas que c'est une relation polyamoureuse et j'ai peur qu'il ne soit pas vraiment ouvert sur le sujet.
Comment vous gérez ce genre de situation?
La peur signifie que l'on se sent en danger. Le danger qu'est-il ? De se prendre un râteau ! Que l'autre s'éloigne de nous... dans ce cas, c'est qu'il n'accepte pas et ça fait mal. Qu'il change son regard sur nous et ... et ça fait mal. Le pire, je crois, serait qu'il comprenne de travers.
Je ne sais pas, mais parler de but en blanc de polyamour, avec tout ce que l'imaginaire d'autrui peut penser, il est là, je crois le hic. Peut-être te "laisser découvrir" gentiment. Que vous vous apprivoisiez, que vous vous découvriez et que cette information paraisse naturelle dans le décor. Une facette parmi tant d'autres.
Aussi, le libre arbitre me parait indispensable. Tout le monde ne peut se sentir les épaules de sortir du moule (car aimer ouvertement une personne en couple, c'est cela aussi)
Après, dire que l'on aime est peu aisé. C'est difficile et je le sais. La douceur, laisser le temps de l'assimilation, l'apprivoisement aide, je pense.
Ce n'est que mon ressenti, comme toujours :-)
Discussion : Polyamour et relation aux parents
bonheur
le vendredi 02 novembre 2018 à 09h23
Bonjour Deva.
La sexualité, si tu la vis mal, ne te force pas. Après les évidences. Je veux dire les expériences ne sont pas toujours ce que l'on imagine.
Ma première nuit d'amour, je l'ai vécu jeune, sans sexe et ce fut merveilleux. La jouissance, je la connaissais déjà... j'ai une main et l'autosatisfaction, pour démarrer, c'est suffisant.
Si tu n'aimes pas la pénétration et que tu ressens cela comme de la brutalité, demande à ne pas en avoir à tes futurs partenaires. Il existe d'autres solutions pour satisfaire un homme.
Egalement, si tu ressens des douleurs ou des sensations désagréables, je t'invite à aller parler à ton gynéco.
Pour moi, qui suis des deux côtés de la barrière (enfant et parent), je peux te dire que nos parents ne doivent pas nous servir de modèles. Arrivé à un moment donné, il faut devenir soi et si nos parents nous accompagnent dans notre quête de cette découverte, tant mieux, sinon tant pis.
Moi, avec mes parents, j'ai appris par la négative. Leur exemple m'a vite montré ce que je ne voulais pas être, ni devenir. Toutes les autres options sont devenues mon champ des possibles.
Discussion : Poly-Event en Saone et Loire?!
bonheur
le jeudi 01 novembre 2018 à 21h36
Il m'arrive d'organiser des évènements en Côte d'Or (à 20km de Dijon du côté de la frontière 21/71). TrioBulle connait. Par contre, j'ai souvent pas grand monde et les dernières fois, les personnes venaient de loin (les locaux étant trop occupés - ils sont peu nombreux d'ailleurs). Ma dernière proposition d'évènement était la semaine dernière.
Et oui, autrement il y a Lyon. Il y a eu également la semaine dernière un café poly improvisé avec quasi personne.
Actuellement, je ne suis plus motivée pour organiser de nouveaux évènements. Je reçois volontiers quand je suis dispo (j'ai un boulot avec des horaires merdiques) et peux faire de petits déplacements.
Après, personne ne t'empêche de créer un évènement.
Discussion : Recevoir d'autres poly-voyageurs
bonheur
le samedi 27 octobre 2018 à 15h21
Je ressors ce vieux fil de discussion suite à l'initiative de Zgrub de faire un "Tour de France" et vouloir à la fois rencontrer des polys ainsi que partager durant quelques heures le quotidien de certain-e-s.
Je peux accueillir à condition d'une certaine prévisibilité et de ma disponibilité. Après, si c'est juste pour squatter un canapé pour la nuit et le petit dej du matin, inutile que ce soit prévu... je suis généralement présente la nuit. Impératif, le respect des lieux et de ses résidents. Comprendre que je ne laisserai pas seule un invité et que ça dépendra de mes impératifs pro.
Discussion : Passage mono - poly
bonheur
le samedi 27 octobre 2018 à 13h50
Yuzu
comme quoi les perceptions sont bien différentes de l'un a l'autre
tout à fait. Le roman de Giordano a un plan précis et "l'élève" suit les consignes du maître. Alors que dans le roman de Gounelle, on créée une situation atypique et le personnage principal réagi à cela. Il fait quasi seul la démarche de connaissance de soi et de découverte. C'est ça que j'aime dans ce roman.
Mais l'un n'empêche pas l'autre, les deux sont excellents et les deux sont un roman et non un livre de développement personnel habituel