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Discussion : L'important
bonheur
le lundi 19 novembre 2018 à 13h07
Une question toute bête avec une réponse simple (je pense si vous communiquez). Ton compagnon, il a aimé avant de te connaitre ? Toi, tu as aimé avant de le connaitre ? En quoi, le fait qu'un amour soit simultané au vôtre est différent ? N'est-ce pas toujours de l'amour ? L'essentiel, non !
Bon en fait, il n'y a pas de réponses à me faire, juste une réflexion de plus et surtout ne t'épuise pas à y répondre :-)
Discussion : L'important
bonheur
le lundi 19 novembre 2018 à 13h01
Tempete
A l'instar de ton mari, j'ai l'impression d'être en deuil de ce qu'était mon couple (deuil de la monogamie donc) et de faire face à des émotions douloureuses comme la peur de ne pas y arriver et la peur de l'abandon, c'est vrai.
C'est douloureux. Il faut en passer par là. Déconstruire ET reconstruire. La déconstruction est l'étape la plus délicate, car elle fait appel aux émotions dites désagréables (mais utiles, et surtout à reconnaitre). La reconstruction demande de l'attention aussi, mais de la finesse, de la délicatesse, de se découvrir soi et de découvrir l'autre, les autres, sans stéréotype, donc avec cette dose d'aventure. C'est là que la compréhension différente s'impose, tout comme la bienveillance et la tolérance.
Tempete
Tu as bien raison d'insister sur le fait qu'une transition se fait dans le temps. Dans ma souffrance j'ai envie d'aller vite pour me reconstruire moi-même et renouveler mon couple. J'ai l'impression d'étouffer et d'avancer dans le noir... Patience, patience et travail....
Le temps, il est indispensable à l'assimilation, la digestion. Et puis, un changement brusque... ne serait pas sain. Il faut du temps en effet pour les étapes. Celles-ci ne sont pas toujours les mêmes. Il n'existe pas d'universalité.
Je me suis sentie monstre durant 4 ans. J'aurai plutôt dit que j'avançais dans un brouillard épais. Je ne peux dire pour mon mari, il exprime moins que moi. Personnellement, je dis que l'on a réinventer notre couple. Un renouvellement, tendrait trop à refaire (on renouvelle une ordonnance, par exemple). Il me parait essentiel d'être dans l'esprit d'invention, qui implique la nouveauté à créer. Tout comme un artiste a des "périodes", à vous d'inventer une nouvelle période. Moi j'aime parlé de "tranches de vie".
Ne pas perdre de vue l'impermanence de la vie. C'est essentiel pour percevoir un lendemain différent. Et puis, moi ce que je dis, c'est qu'il faut laisser son imaginaire divagué. Lui offrir la place qui lui revient, en sachant que ces films que l'on se fait intérieurement, n'existeront jamais. Parfois, la réalité surpasse l'imaginaire, parfois l'imaginaire permet de tenir bon, en attendant que la réalité existe. Il y a toujours un décalage entre notre imaginaire et la vie et celui-ci est à reconnaitre. Malgré tout, laissé place à la divagation, est important (enfin pour moi).
Tu te poses des questions. C'est naturel. Tu sais, on s'en est tous posé et pas qu'en matière de vie amoureuse. Déjà, si tu t'en poses, c'est que tu es en possibilité de percevoir un autre horizon. Le questionnement sert à cela et non à trouver obligatoirement des réponses précises. Une personne qui ne se pose pas de question se bouche l'horizon, puisqu'elle connait les réponses. J'encourage donc cette attitude.
Aussi, tu t'apercevras un jour que les réponses seront venues d'elles-même, ou que certains questionnements, ben au final, à l'instant, on s'en fout. La réponse n'est plus importante. Le questionnement peut se "déplacer", également.
Souvent, lorsque l'on va à des rencontres poly, en solo ou lors d'évènements, on ressort avec encore plus de questions, ce qui parait énergivore. Il ne faut pas s'épuiser à chercher des réponses, celles-ci un jour s'imposeront d'elles-même. Je veux dire qu'un questionnement sans réponse n'est pas négatif, mais sain. Ne pas se perdre et s'épuiser. Souvent, plus on veut résoudre, moins on y arrive. En amour, il y a à vivre, et non à résoudre. En matière organisation de sa vie, oui, il y a à trouver.
Donc, oui, patience, travail... mais pas les travaux forcés.
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le lundi 19 novembre 2018 à 11h24
@sdviq : poignant récit. Oui, l'ouverture demande une cohésion. :-/
Discussion : L'important
bonheur
le lundi 19 novembre 2018 à 11h15
Je suis heureuse que mon initiative soit appréciée.
L'honnêteté, le "minimum" de transparence, est un choix comme un autre. Juste, sans cela, on ne parle pas de polyamour, car ce n'en n'est pas.
Il existe un autre site très intéressant : amours.pl/
Toutefois, celui-ci n'est plus en activité, ce que je regrette
@Tempete : un témoignage n'a pas valeur de vérité. C'est juste une réalité pour les personnes qui l'ont vécu.
Dans mon cas, il y a eu pour mon mari de la "casse", puisque c'est le terme qu'il a utilisé (il a dit que j'avais cassé quelque chose en lui d'irréparable). Ensuite il a fait le deuil du rêve de monogamie et j'ai été présente pour lui. En fait, c'est ce rêve qui s'était brisé, par son amour pour moi ni son envie de continuer notre chemin.
Le fait est, qu'il a développé naturellement de la compersion. Il considère qu'il m'aime pour me voir épanouie, et non malheureuse. Egalement, nous avons parlé de la pertinence d'un amour et de la pertinence d'un autre amour. Aimer est pour moi une émotion et toute émotion est légitime (y compris celle de ne pas arriver à être polyaccteptant, si celle-ci a lieu). Je veux dire par là, notre vie se déroule sur une échelle du temps. On ne dispose pas à la naissance d'un entourage à vie. Donc oui, on découvre de nouvelles personnes et parfois, l'une d'elle nous fait un effet (je l'appelle l'effet pouf, comme un ballon gonflable qui prend du volume soudainement). Pourquoi ? Je n'ai jamais eu de réponses à cette question. Le fait est que parfois, une personne en particulier (nous sommes tous unique) me fait cela.
Chez moi, puisque le témoignage m'est demandé, c'est principalement émotionnel et intérieur. Ensuite j'aime découvrir la personne et si cette personne et moi nous apprivoisons d'une belle façon (je tiens compte toujours de la situation initiale de cette personne et de son entourage), que l'on se rapproche agréablement, aussi d'une façon qui me convient, nous convient, alors je parle avec mon mari.
Dans mon cas, le jour où l'amour ressenti pour un ami (que j'avais pendant des mois vécu en "amitié" fausse) s'est révélée, suite à l'annonce imprécise que sa vie était peut-être en jeu, j'ai encaissé ce choc... d'être amoureuse de quelqu'un d'autre que mon mari. Puis j'ai mis quelques semaines à le digérer, oscillant entre la joie que ça m'apportait et l'incompréhension de ma situation. Et puis, j'ai écrit un mail à cet homme et déposé un courrier sur la table à mon mari. Ce fut le début de seconde vie et j'ai enfin compris qu'une vie, on n'en n'a qu'une... et que je voulais la vivre, en étant moi-même.
Voici un bref résumé. Je t'invite Tempete à lire l'ouvrage d'Hypatia From Space qui se nomme "compersion, transcender la jalousie dans le polyamour".
Personnellement, alors que je découvrais 4 ans après cet épisode de ma vie que je viens d'évoquer, le terme polyamour, je me suis trouvée dans le livre de Yves Alexandre Thalmann "vertus du polyamour, la magie des amours multiples". Associé aux deux autres livres du même auteur "les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple" ainsi que "garder intact le plaisir d'être ensemble - prévenir le désamour", on peut disposer de tous les atouts pour faire cette transition mono-poly.
Attention, cette transition demande une dynamique commune d'ouverture et de découverte, mais aucunement que les deux deviennent poly. Un couple mono-poly perdurera merveilleusement.
La jalousie, en résumé, avec mon mari, nous avons découvert que c'était un fait qui avait pour cause la peur de l'abandon. Juste après la cassure du rêve de monogamie, ça peut être difficilement supportable. On a à peine fini de digérer une étape que l'on se retrouve confronté à une autre.
Une transition se fait dans le temps. Il ne faut pas s'en vouloir de ne pas tout intégrer d'un coup. Perso, même moi qui était dans la position du bonheur d'aimer au pluriel, je me suis sentie comme monstrueuse longtemps (ces 4 fameuses années).
C'est du travail et ce travail, n'est pas fini. Il ne finira jamais.
Un bref résumé de ce que je peux t'indiquer, Tempete. Par contre, je ne peux pas ressentir à ta place et encore moins te dire "comment faire". Il n'existe pas de baguette magique ni de recette miracle.
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le dimanche 18 novembre 2018 à 20h29
Le terme "amoureu-x-se" est adapté, je trouve. La dernière fois qu'une nouvelle personne est venu s'ancrer dans mon coeur et s'intégrer dans ma vie, mon mari à dit aux jeunes "samedi, le nouveau petit copain de votre mère vient manger à la maison". L'expression m'avait fait sourire, je trouvais que ça faisait un peu gamin, mais au fond, il y avait de cela :-D . Je n'ai pas relevé, mais j'ai pensé que le terme amoureux aurait fait plus mature, pour désigner un adulte de 33 ans et un autre de 50.
Discussion : L'important
bonheur
le dimanche 18 novembre 2018 à 20h21
Juliette45
Pour moi, c'était clair mais merci de le rappeler car en lisant certains messages, je m'étais demandé si la question de la transparence pour chacun des partenaires était évidente pour tout le monde.
Bonjour Juliette45. Non, ce rappel ne t'était pas "destiné" et oui, moi aussi j'ai lu des messages dans lesquels la notion de transparence n'était pas pour chacun des partenaires une évidence... faisant alors sortir du polyamour.
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : L'important
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le jeudi 15 novembre 2018 à 19h59
De toute façon, un des parents qui s'absente n'a rien d'extraordinaire. On peut faire une activité, par exemple, sans l'autre (aller à un cours de chant, de danse, etc...). Le fait que l'on est peur de "manquer" à l'enfant vient plus de nous que de l'enfant lui-même. Bon après, le parent qui passe peu de temps avec l'enfant... évidemment... Et puis, la qualité des instants en famille compte autant que la quantité. Moi j'avais mes parents tous les soirs à la maison et souvent, surtout une fois ado, j'aurai aimé être sans eux. Le climat aurait été meilleur
Discussion : Près de Dijon - "comme à la maison"
bonheur
le jeudi 15 novembre 2018 à 17h30
Il y a des probabilités pour que l'on soit deux personnes de plus... par contre, je devrai aller à Dijon le samedi et loger tout le monde. A suivre donc :-)
Discussion : Près de Dijon - "comme à la maison"
bonheur
le jeudi 15 novembre 2018 à 12h34
Dernière ligne droite pour se manifester d'ici demain soir.
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le mercredi 14 novembre 2018 à 17h06
Les enfants et l'innocence. Oui ça pourrait arriver. Je crois que l'essentiel est que les parents soient soudés quoiqu'il arrive.
Mes beaux-parents sont décédés tous les deux depuis longtemps et mon mari n'a pas maintenu de liens avec ses frères-soeurs depuis déjà longtemps... bien avant que je fasse un quelconque coming out. Pour ce qui est de mes parents, ça c'est pas bien passé. J'ai été caractérisé d'égoïste, dans le sens où, comme mon mari m'aime, il n'a pas d'autre choix que d'accepter. Mon mari a tenté d'expliquer qu'il voulait mon bonheur et qu'en aucun cas il serait un obstacle à mon épanouissement. Il a aussi indiqué qu'il comprenait parfaitement que je puisse aimer en dehors de notre couple. Mes parents n'ont pas démordu et ont ajouté qu'en cas de divorce, il soutiendrait mon mari et certainement pas moi (entendre par là, aide financière si...).
Un coming out a cette fonction, de faire le tri dans les personnes qui nous considèrent avec notre évolution ET les personnes qui nous veulent autrement. Je me suis donc éloignée de mes parents, qui finalement ne me manquent pas. On se voit 3 ou 4 fois par an et ça me suffit amplement. Quant aux nouvelles, ils en ont pour ainsi dire pas, vu que je n'en donne pas.
Toutefois, je ne suis pas du tout en "manque" de liens. Au contraire, j'en construit des riches avec des polys comme avec des personnes qui m'acceptent ainsi, sans être poly
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le mercredi 14 novembre 2018 à 12h01
A 2ans1/2, je suppose que l'enfant prend le monde comme il vient. Il découvre... que papa et maman sont heureux ensemble ET que papa et maman vivent aussi en dehors du cocon familial.
Je crois que le parent absent se vit mal par l'enfant s'il sent que l'autre parent en souffre. Par contre, s'il y a symbiose à la maison, en présence des deux parents OU en l'absence de l'un, l'impact sera obligatoirement différent.
D'après ce que j'ai lu de toi Tangebat, la mauvaise ambiance, vous avez su ce que c'était et celle-ci est aujourd'hui belle.
Pour ma part, l'idée que j'en ai, c'est que votre enfant vit cela le plus naturellement du monde parce que l'autre parent, celui qui reste à la maison avec lui, vit cela sans subir et le retour du second parent se fait dans la bonne ambiance générale.
C'est mon avis, qui n'est qu'un avis extérieur.
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le lundi 12 novembre 2018 à 13h13
Il n'y a que toi OKYouWin qui peut savoir. Déjà, tes enfants savent le principal : il n'y a pas de secrets entre maman et papa. Ca me semble vraiment essentiel !
Et puis, ensuite, ça viendra peut être en coulant de soi... ou pas. Mais je crois que des enfants qui savent que leurs parents vont bien, c'est important.
Je crois que déjà, les enfants qui comprennent cela sortent du cadre communément éduqué, non ?
Je dirai que dans le présent, ce sera à tes enfants de faire le pas de poser plus de questions (ou pas). Tu offres le choix d'une opportunité de discussion ou tu ferme désormais la discussion même s'ils veulent savoir.
Discussion : Besoin d'avis de polyamoureux.
bonheur
le lundi 12 novembre 2018 à 11h46
IrisBubulle
(L'amitié est une forme d'amour...)
Dans ce cas, et j'accepte volontiers, je pourrai même dire que comme je suis dans une période de reconstruction, ça pourrait m'arranger d'indiquer cela. Du coup, pourquoi vouloir préciser. Enfin, là je m'embrouille moi-même, excuser ma confusion.
IrisBubulle
Je pense par contre, que ce qui défini l'importance d'une forme d'amour, c'est aussi beaucoup l'implication mutuelle (en émotion, en temps etc...)
(+) tout à fait en accord avec ça.
Discussion : Besoin d'avis de polyamoureux.
bonheur
le dimanche 11 novembre 2018 à 12h39
Là tu abordes un sujet qui m'interpelle. Souvent on considère que la frontière entre amour et amitié est le sexe.
Ben ben alors là, je remet en question. Déjà, si c'était le cas, il n'existerai pas de sexfriend. Ce serait un non sens. Egalement, les personnes qui libertine pour la sexualité ne considèrent pas leurs partenaires comme amoureux. Aussi, les "coups d'un soir" ou autres sexualité en non lien avec l'amour émotionnel et sentimental.
Egalement, les personnes asexuelles, sont-elles incapables d'aimer ?
Et l'amour, qu'est-ce que c'est ? De la pulsion sexuelle ou une émotion... Bon là où ça se complique, c'est quand les deux s'entremêlent pour se définir comme... le commun de l'amour : affectif + sexualité
Parfois, et c'est mon cas, l'affectif se vit sans sexualité. Je ne suis pas asexuelle sauf que je ne ressens pas toujours (pas souvent) l'envie de sexualité dans mes relations affectives amoureuses. Egalement, je ne peux pas avoir de relations sexuelles rapprochées avec des partenaires différents, ou alors je devrai imposer à ces personnes un espace-temps long qui me serait indispensable. Comme j'ai toujours eu une sexualité belle avec mon chéri de vie, je privilégie cette sexualité, et donc je suis sexuellement qu'avec lui.
Pour moi, l'amour est avant tout affectif. Le fait est que mes autres amoureux ont la vie sexuelle qu'ils désirent, mais sans moi. Je peux avoir avec eux un lien de complicité sur la sexualité en général (avec mes amis aussi, et comme ce n'est pas tabou, avec quiconque). Je peux être à l'écoute et réagir suivant leur demande. Récemment, j'ai demandé des renseignements à une personne proche sur la sexualité entre femmes (en terme de protection IST) afin de savoir.
Donc, parfois, la frontière entre amour et amitié parait floue... parfois non... parfois, il faut du temps, de l'apprivoisement, faire perdurer le lien pour définir avec certitudes. Mais l'amitié amoureuse est une notion toute personnelle. Moi, y compris lorsqu'il n'y a pas de sexe, et si j'ai la certitude de ce que je ressens, ben perso, c'est de l'amour amoureux aussi.
Discussion : Une petite clef?
bonheur
le samedi 10 novembre 2018 à 18h53
primevère
oui en fait je me pose très sérieusement la question de trouver un autre avec qui partager. Mais comme je le disais, je ne veux pas combler un manque et être dans la recherche à tout prix. Les gens qui m'ont touché dans la vie (amitié-amour-peut importe), je ne les ai pas cherché, nos routes se sont simplement croisées.
Et être dans la recherche implique pour moi quelque chose d'assez artificielle.
D'ailleurs quand mon conjoint me parle (peu) de son histoire, il me dit que c'est une chance, un coup du destin car il ne cherchait absolument rien étant bien dans notre couple.
Qu'elle magnifique description de la vie et des rencontres !
Le fait est toutefois, que si on reste dans un coin reculé en ne voyant jamais personne... le "destin" restera absent.
Comme ton conjoint (moi j'aime le terme chéri de vie), primevère, j'ai un jour eu un énorme pouf. Qu'est-ce que je nomme pouf ? bon ben tu mets tes mains devant toi comme si elles enlaçaient un ballon gonflable (tu sais comme pour les anniv) et soudain le ballon se gonfle et POUF, tes mains s'écartent pour laisser le ballon prendre la volume indispensable à ce nouvel espace qui l'empli. Tu n'y peux rien, tu n'as rien demandé, tu n'as surtout pas "cherché", et c'est arrivé. Une émotion nouvelle venue s'ancrer en toi, irrémédiablement. Et impossible à ignorer ou à faire l'impasse sur ce ressenti soudain et intense.
Aujourd'hui, je suis ouverte à l'amour, enfin aux poufs. Disons que j'y suis plus sensible dans le sens que depuis, je me suis pleinement réveillée et plus jamais je ne me rendormirais, plus jamais je mettrai des oeillères et je suis sensible à mon environnement. J'ai même adaptée ma vie à la "rencontre". Je fais un métier de contacts humains. Je désire aujourd'hui me tourner vers les autres. Je souhaite m'enrichir de nouvelles personnes et les faire découvrir à mon entourage proche, celui qui m'accepte ainsi en tout cas (les autres personnes ne peuvent faire partie de mon entourage) et je m'ouvre, je m'épanouis, je vis et il arrive que je pouf.
En tout cas, merci pour cette description de cette non recherche et qui confirme ce que j'indique depuis déjà un certain temps : il ne faut pas chercher l'amour, c'est lui qui nous trouve et comme l'exprime Julien Clerc dans sa chanson "le grand amour"... ça ne se trouve pas au coin du moindre instant. Parce que le grand amour, c'est en premier lieu, un instant. C'est en tout cas ma vision de la vie amoureuse ! Un pouf ET un pouf, ben c'est possible (et même parfois d'une façon rapprochée)
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : Avouer son polyamour
bonheur
le samedi 10 novembre 2018 à 17h26
Bonjour Ziwa,
Ziwa
Cela fait 10 mois que j'essaye de comprendre ses sentiments mais que je fais face à de long silence ou à de longs monologues qui ne font que m'embrouiller. Pourquoi est-ce qu'il ne parvient pas à me dire clairement ses sentiments? Par exemple lorsque je lui ai demandé s'il était amoureux d'elle il a laissé passer un long silence, puis a répondu oui, puis non puis que tout dépend de la définition. En fait je crois qu'il ne veut pas m'avouer ou s'avouer qu'il est polyamoureux.
10 mois, ça commence à faire long, en effet. Mais pas tant que ça. C'est dans ces cas là que l'on comprend que le temps passe vite (on ne voit pas les jours passés) et lentement, quand on tourne une situation en boucle.
Le silence exprime et on fait parfois une mauvaise interprétation de cette expression. L'amour et sa définition : tout un débat. Par exemple, pour moi, c'est essentiellement en lien avec ce qui se passe en moi. Perturbations, chamboulements intérieurs...
Après si on place derrière l'amour, une vie commune, des enfants, des projets commun à long terme, etc... ben dans ce cas, c'est différent.
Donc, lorsque j'ai un coup de foudre, oui, je suis amoureuse et oui, j'aime. Après, si cette personne désire placer autre chose que le fait de l'émotion elle-même, ben alors, je ne peux être aimée ainsi (éventuellement du projet à court terme comme un we ou des vacances ensemble - tous ensemble en général)
Ziwa
Cette histoire me ronge. J'ai le sentiment de vivre dans un château de carte. En général il se couche après moi et reste sur son ordinateur. Du coup tous les jours j'me réveille en me disant qu'il va peut-être faire ses valises et la rejoindre parce que leur conversations de la veille aura eu une issue heureuse. Est-ce que je devrais simplement accepter de ne pas savoir?
Qu'il parte : c'est un danger, enfin une possibilité. Et la peur n'évite jamais le danger. Au contraire parfois, la peur augmente le danger. Mais je peux te dire que l'on se fait tous des films. Notre imaginaire fait toujours des siens. Je t'invite à inventer des histoires plus surprenantes, en t'endormant. Par exemple que elle et toi vous entendez bien et que vous arrivez à avoir une certaine complicité. Ce que je peux te dire de mon expérience, c'est que quand j'ai un amoureux et que mon mari et lui commencent à se liguer pour me charier gentiment, ben j'adore... je me dis que à travers cela, il forme un bloc et donc une entente. C'est une forme de "complicité" et je me moque d'être l'objet de leur délire, ils auront cela en commun !
Ce qu'ils se disent, sur ordinateur, est l'évolution de leur propre complicité. Et dans tout lien, il faut cette complicité, il faut qu'ils se considèrent dans ce duo.
Moi aussi, je me couche après mon mari (il est mono, bien que polyacceptant, on va dire à 95%) et je discute parfois longuement sur skype. Le fait est, que mon mari et moi, nous nous rechoisissons chaque jour. Nous avons réinventer notre couple, etc... et même adapter la maison pour recevoir (pas seulement mes amoureux) et souvent ce sont des polyamoureux.
Le fait de s'entourer de personnes poly a ce don de démystifier. en cela, les évènements poly peuvent apporter. Et puis, les polys, souvent, ont fait un gros travail de connaissance de soi, et ils orientent autrui sur des opportunités de se découvrir. Au delà d'une philosophie amoureuse différente, le polyamour enrichi l'ensemble des liens humains de la vie. On s'offre alors, une philosophie de vie possible, et pas que la personne poly, mais aussi son entourage.
Accepter de ne pas savoir : je trouve que tu sais déjà beaucoup. Il y a une, peut être mauvaise communication, mais il y a une base suffisante pour évoluer dans une dynamique commune. Une dynamique commune ne signifie pas de la même façon, mais ensemble (en harmonie avec l'autre), tout en gardant son individualité.
Discussion : Besoin d'avis de polyamoureux.
bonheur
le samedi 10 novembre 2018 à 16h39
Bonjour orangedelespace,
Déjà, moi l'espace, c'est mon élément ! J'adore voler et prendre de la hauteur (pas facile, quand on mesure 1m50 :-D )... Les oranges, c'est boooonnnn !!!
Irisbubulle a très bien ressenti et je confirme. Tu as toutes les qualités de coeur pour devenir non pas obligatoirement polyamoureuse (ça ne convient pas à tout le monde) mais polyacceptante. Tu fais preuve, semble-t-il de ce que l'on appelle ici la compersion... en tout cas, tu as l'empathie innée nécessaire. tu veux le bonheur des personnes que tu aimes, et du sien en particulier. Ton amour repose là-dessus, et ça c'est essentiel, je pense, dans une relation mono-poly.
La communication permet de se tenir informé des états d'âmes d'autrui, en dehors du ressenti non verbal, évidemment. Vous avez un atout dans votre poche, et il est hyper important : vous ne vous posséder pas ET vous êtes à l'écoute (bon ben ça fait deux, en fait :-D ).
Et surtout, vous vous aimez en dehors des exigences que beaucoup de personnes placent derrière la phrase "je t'aime".
Personnellement, d'après ce que je lis, vous devriez arriver à trouver votre bonheur, l'une comme l'autre !
Discussion : Passer au polyamour ?
bonheur
le jeudi 08 novembre 2018 à 19h33
Si je recommande également de lire "les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple" ainsi "garder intact le plaisir d'être ensemble", c'est justement parce qu'ils ne sont pas en lien avec le polyamour, mais avec l'amour. Ils complètent les ouvrages liés directement aux polyamour et s'adressent à TOUT public. Mais bon, admettons que ce soit plus ou moins intéressants, comme tout livre sur tout sujet, en fait.
Discussion : Passer au polyamour ?
bonheur
le mercredi 07 novembre 2018 à 09h31
Bonjour Lurana,
Toutes tes questions, personne n'en n'a la réponse. Par contre, si tu lis, je peux te conseiller quelques livres sur les relations amoureuses et sur le polyamour en particulier :
- Vertus du polyamour - la magie des amours multiples
- les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple
- garder intact le plaisir d'être ensemble - prévenir le désamour
Ces trois livres sont de Yves-Alexandre Thalmann et se complètent (idéalement dans votre situation ; vous pourriez les lire tous les trois et en discuter à trois)
Egalement, le merveilleux livre d'Hypatia From Space :
- compersion : transcender la jalousie dans le polyamour
Je vous souhaite une bonne lecture, si vous lisez, évidemment.