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Discussion : [Texte] Lettre aux polyamoureux aguerris, Hypatia from space, nov 2020
bonheur
le samedi 28 novembre 2020 à 14h43
Merci à toi, pour ce soutien apporté, notamment lors de la disparition de l'un de mes amours (+) . J'en profite pour mettre en avant ton intelligence du coeur et ton ouverture d'esprit hors normes :-D . Parfois, un "compliment" (justifié et mérité) public, fait du bien. Alors, reçois ce post ainsi.
Discussion : [Texte] Lettre aux polyamoureux aguerris, Hypatia from space, nov 2020
bonheur
le samedi 28 novembre 2020 à 14h20
Aguerris ? Depuis pas mal de temps déjà.
Je ne sais que penser de ce texte. Des personnes viennent en effet solliciter et demander des témoignages et des conseils. On peut en effet lire et laisser lettre morte (donc pas de partages, pas de "profits", pas de découvertes d'autrui). Moi, tout simplement ce n'est pas dans ma nature. Dire que j'ai un besoin de répondre est poussé. De plus en plus souvent, je délaisse, par manque de motivation individuelle. Donc, je crois que j'en ai de moins en moins besoin.
Ce n'est pas parce que je me souviens d'où je viens, et je m'en souviens très bien, que je pourrai offrir. L'autre, les autres ne sont pas moi. Ce que je sais, c'est qu'ici l'amateurisme est très présent. Je suppose que peu d'entre nous sont thérapeutes, psy ou autres.
Je n'ai pas toujours, enfin au quotidien, la disponibilité intérieure, c'est vrai. Faut-il s'abstenir pour autant ? Pas obligatoirement, je pense. En tant que supposée philocognitive, si je n'exprime pas sur l'instant, ça s'évapore. Alors oui, la maladresse est possible. Je suis humaine, imparfaite. Je peux avoir la motivation et mal m'exprimer. Pour moi, l'un n'entre pas en conflit avec l'autre.
Il m'est arrivé de faire des récits de vie. Souvent. Il arrive aussi que l'on interprète, enfin certain-e-s, comme une attitude égocentrique qui ramène toujours tout à moi. Du coup, même ça, peut se concevoir comme inopportun. Le témoignage se retourne contre son auteur :-/ . Le livre compersion aussi, est issue d'une longue expérience et ramène à la vie de son auteur (+ entourage). Je recommande souvent cet ouvrage, d'ailleurs.
Ce que je sais, c'est que l'empathie n'exclus pas la positivité et la foi en l'avenir. Je suppose que les précautions (amateurisme, etc), tout comme le non amalgame du polyamour et de ce qu'il n'est pas, devraient venir en première page (page de garde). Mais bon, si je redis cela, ce n'est pas pour avoir raison, c'est parce que ça sonne pour moi comme une évidence. Le contraire m'est illogique. Je préfère la prévenance, c'est dans ma personnalité. Je persévère, désolée.
Je préfère l'aide individuelle qui implique plus une forme d'entraide. En effet, la découverte de la vie d'autrui et de ses aléas, m'est agréable. J'ai récemment découvert du vocabulaire :-D . C'est un exemple.
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 12h57
Egalement, ce lien auquel je viens de repenser. Il concerne la colère, étape possible lors d'un deuil.
Pour transiter de mono à poly, le deuil de l'avant est indispensable, je pense. La colère en est une étape possible.
Discussion : Atterrissage violent et douloureux
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 12h45
fusible. Le mot me parait exact.
Je te comprends. J'ai reçu un jour l'appel téléphonique d'une épouse, dont le mari était plus dans une optique d'adultère affectif, que de polyamour. J'ai eu ce tort d'espérer qu'il parlerait à sa femme (nous étions ensemble avant, enfin sans définition, oscillant entre amitié et amour affectif, suivant sa volonté). Et puis, j'ai fini par l'envoyer sur les roses, lasse de tout ceci, d'être caution de son attitude.
Au début de son appel, elle était très autoritaire et directive. Surtout, elle rejetait sur moi, l'indélicatesse de son mari. C'est surtout cela que je lui ai fait comprendre. Les éclaircissements nous concernant toutes les deux étant fait, je lui ai dit que j'étais ok pour que l'on puisse se rencontrer à quatre. Sa réponse fut négative. Elle m'a juste demandée de lui promettre de ne pas informer son mari de notre discussion et que pour elle, tout était clair et clos. Autrement dit, elle n'aurait pas cette discussion en profondeur avec son mari. Elle n'affronterait pas cela avec lui, alors qu'elle avait eu le courage de l'affronter avec moi. J'étais bel et bien la fouteuse de trouble, et non son mari le responsable de ses actes.
C'était sa vision de l'amour et du couple, sa façon d'affronter la situation. Ni bonne, ni mauvaise.
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 11h52
Je viens de te renvoyer un mail perso avec mes coordonnées. Si le site ne permet cet échange, on peut échanger en dehors, bien que je le regrette. Mon message est considérer comme spam et je ne comprend pas pourquoi.
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 11h47
Je tente un copier-coller de la suite, mais je n'y arrive pas. :-(
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 11h45
@Lariastoha. Je suis désolée, je travaillais hier et n'ai pas pu poursuivre cette discussion (d'où aucune réponse de ma part). Je ne sais que te dire.
Après, oui, le polyamour est complexe à vivre. A chaque nouvelle émotion, chaque nouvelle personne, c'est tout un chambardement et une remise en question. Car nombre de partenaire (poly ou non) veulent faire la connaissance de cette nouvelle personne (métamour). Je sais que d'autres ne veulent rien savoir et c'est un choix comme un autre. J'en reviens au lien entre métamour. Il est important et si les deux personnes mettent de la bonne volonté, il s'exerce une sorte de lien aussi entre eux. Pas obligatoirement comme étant proche. Toutefois, ces personnes (deux ou plus) se rapprocheront volontiers dans des occasions communes. Il faut pour cela que ces personnes apprennent à se connaitre, se respecter, se considérer et surtout se lier si nécessaire.
Aussi, comme je l'ai indiqué, j'ai eu ces excès de colère qui sortent d'une mauvaise façon impulsive. Donc, sache que l'on peut, en exprimant ce qu'il nous faut avoir, pour que celle-ci repose, se rendorme. Pour que la colère soit celle de la chanson de Julien Clerc, il faut que l'entourage n'insiste pas sur l'obligation d'éclaircir immédiatement. Respecter le souhait que la personne en colère est besoin d'apaisement (chacun-e le trouve à sa façon) pour poursuivre. Ce n'est pas prendre la fuite, c'est se mettre dans les dispositions optimales.
Une autre chose aussi. Les larmes. Tout comme la colère n'est pas à prendre contre toi, il faut percevoir les larmes comme un exutoire (https://www.bing.com/search?q=exutoire+d%C3%A9finition&form=ANNNB1&refig=604414a8a0d14324a9e5608ef3f50b8b&sp=2&qs=LS&pq=exutoire&sk=AS1&sc=8-8&cvid=604414a8a0d14324a9e5608ef3f50b8b). J'ignore si ta compagne pleure beaucoup. Si c'est le cas, reconnais ces larmes comme opportunes. Et si elle ne pleure pas, s'interroger si ce ne serait pas pertinent pour elle. Et si elle t'inonde, incite-la à continuer, doucement, gentiment, avec des mots doux et de gentillesse. Les larmes sont la meilleure façon que je trouve d'extraire de soi. Evacuer et s'apaiser. En revanche, si la personne qui me voit pleurer prend POUR ELLE, ce n'est pas bon du tout. Ne pas s'affliger devant une personne qui pleure. Elle pleure car c'est physiologique, afin d'aller mieux ensuite. Elle ne pleure pas parce qu'on la rend malheureuse. En apparence, il n'y a pas de différenciation entre les larmes qui coulent pour extraire de soi et les larmes de tristesse. A l'intérieur, la personne ne demande pas de compassion, juste laisser couler.
J'ignore si ce passage te servira ? A d'autres peut-être.
Discussion : Atterrissage violent et douloureux
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 11h44
Bonjour Reve_errance,
Faire de son mieux, le maximum n'est pas toujours suffisant. Tu ne peux aller à l'encontre de cette situation. En revanche, tu n'en n'es pas responsable et n'a pas à te sentir coupable.
C'est plus facile pour cette personne de te remettre ça sur le dos, que de s'en prendre à la personne aimée, qui pourtant est à l'origine (puisque tu ne l'obliges pas) de ce cataclysme. Rejeter sur autrui est plus aisé, que d'encaisser.
Eventuellement, demande-lui en quoi ce que tu fais et vis (enfin désire vivre, puisque rien de concret) n'est pas du polyamour ? Qu'est-ce qui lui fait penser que c'est malsain, cruel et malveillant ? Après, qu'elle ne veuille plus te voir, c'est son problème je crois, pas le tien. Demande lui sa définition du polyamour, afin que tu saches ce qui la bloque à ton encontre. Aussi, couple libre, n'est pas synonyme de couple libre. Quelle est sa vision ? Quel est leur accord d'origine ?
Personnellement, je demanderai des éclaircissements. Autrement, laisser tomber :-/ .
Après, cette personne lance des interdits, ce qui révèle des failles. Mais bon, elle a sans doute ses raisons et sans connaitre les personnes, c'est difficile.
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le mardi 24 novembre 2020 à 11h19
@Lariastoha : je t'ai envoyé un message que tu recevras (peut-être dans les spams) de ta boite mail perso. J'ai voulu posté ici, sauf que ce fut impossible. Je m'en excuse par avance.
Discussion : Remise en question poly
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le lundi 23 novembre 2020 à 14h42
De ce que je sais, la colère est une émotion primaire. Elle est donc incontournable et doit exister. Le hic, c'est quand on retourne son émotion à l'encontre d'autrui. Il est là, je pense, le danger.
J'aime beaucoup cette chanson : https://www.bing.com/search?q=ma+col%C3%A8re+julie...
Si la colère perdure, qu'elle se transforme en obsession, en haine, en violence... alors ce n'est plus de l'émotion.
Je suis de nature à ressentir la colère. Avec la vie, j'ai compris qu'elle était naturelle et que claquer les portes étaient désagréable pour tout le monde (y compris la pauvre porte). Il m'a été difficile de dire, que si j'avais besoin de ruminer seule, et bien c'était justement pour ne pas infliger. Au final, quand on lui accorde crédit, la colère s'auto évapore et ensuite la lucidité revient. Aussi, mon chéri a appris à ne pas forcer la discussion. Si je suis en pétard, je m'isole et quand je suis calmée, je reviens.
Certains caractères sont plus "colériques" que d'autres. Il ne faut pas lutter contre sa nature. En revanche, les autres ne doivent pas subir (les portes non plus). J'ai été longtemps ainsi, à claquer les portes, jeter des objets... C'est stupide et ça ne sert à rien. Vivre une émotion, c'est l'exprimer, et non en projeter la responsabilité sur autrui.
Il vaut mieux aller faire un jogging, une rando, autres. Etre avec soi-même.
Voilà ce que je peux exprimer concernant le sujet de la colère. En aucun cas, la colère n'a pour vocation de régler des comptes. La colère est un état ponctuel et il a droit à la reconnaissance qui lui est dû. Dire à sa colère qu'elle est présente et qu'on lui reconnait d'exister pour ce qu'elle vaut. Se complaire dans la colère, au point de la transformer, c'est dangereux. Un peu comme l'amour qui devient possession.
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le lundi 23 novembre 2020 à 13h41
Merci Lariastoha pour ces éclaircissements.
Il n'y a pas grand chose à faire lorsqu'une personne se braque et ne veut rien entendre. Obliger n'est pas une solution, pour personne. Ni en faveur du dialogue, ni en sa défaveur.
Je me suis aperçue, qu'il arrivait parfois, que des personnes vivent bien une situation et ne supporte pas que son entourage, y compris amoureux, s'autorise à vivre une situation similaire. C'est ainsi.
C'est dommage que ce ne soit pas elle, qui vienne s'exprimer ici. Pour toi, la clarté est faite, à mon sens. Tu as beaucoup appris sur toi-même et c'est primordial.
L'injustice et l'enfermement. Quand c'est passager, ça se vit. Sur la durée, c'est plus difficile. Pour moi, en tout cas. Ce que je peux indiquer, c'est que ces moments existent. Y compris lorsqu'intellectuellement tout est clair. On ne choisi pas ces émotions. Elles existent et il faut faire avec. On choisi en revanche ses actes.
Il arrive que l'on s'engage dans un projet à plusieurs, et qu'au final on se retrouve seul. Quitter, surtout après tout ce temps, tout ce vécu, c'est lourd de sens. Ne pas quitter, tu sais déjà ce que ça te coûte. Dans les deux cas, la liste est longue.
Et là, je ne m'aviserai surtout pas à conseiller. Je comprends cette forme de liberté, qui consiste à tomber les tabous et mettre en avant l'émotionnel. C'est super, tant que l'on ne prend pas un mur en pleine face en retour. Je compare ce type de situation à un boomerang. On le lance, il s'envole, on l'oubli, et un jour il revient nous percuter par surprise. L'envol est magnifique, l'autonomie aussi. L'objet vole seul, à sa guise. Et puis, bim ! A qui doit-on en vouloir ? Ben à personne. Il faut oser lancer, il faut sortir du commun et vivre. Avoir conscience de l'effet parfois pernicieux. Dans l'idéal, ne pas oublier le lancement et ses effets imprévisibles. Anéantir l'effet de surprise, est un début. Je l'ai aussi appris, à mes dépens. Tu n'es pas le premier à essuyer les plâtres. Après, la dynamique commune, on l'accepte sans qu'il y ai de conditions. Etre humain est faire de son mieux. Fais-tu de ton mieux ? Déjà tu cherches à faire mieux, et c'est bien. Fait-elle de son mieux ? Elle seule peut répondre.
La rancune, si elle ne s'estompe pas avec le temps, se renforce avec le temps.
Discussion : Remise en question poly
bonheur
le dimanche 22 novembre 2020 à 11h24
Bonjour Lariastoha,
Je vais tenter, et je dis bien tenter de réagir. Je ne suis ni en toi, ni en elle. Alors je vais certainement avoir tout faux, ou partiellement tout faux. S'il y a un soupçon de justesse dans ma réaction, bingo (+)
Lariastoha
Merci pour votre retour, est-il normal que c’est à moi de choisir alors que c’est elle qui change les règles car elle ne les supporte pas ?
La notion de règles en amour... m'interpelle. Une limite n'est valable qu'à l'instant T où elle est intellectuellement fixée. Surtout elle est intellectuelle, si elle n'a jamais été vécue.
Peut-être que pour elle, l'arrangement était de l'ordre du libertinage uniquement (couple libre). Or toi, tu as vécu autre chose. Sa limite à elle était peut-être là. Donc, si j'ai raison, vous n'êtes pas sur la "même longueur d'ondes".
Lariastoha
Dois-je accepter cette jalousie ? Elle compte travailler dessus mais elle a besoin de temps et cela prouve qu’elle m’aime et veut réparer notre couple si je décrypte son message.
La jalousie vient de l'intérieur. On peut tenter de comprendre, oui. Exprimer les rouages est difficile et seul, à mon sens un bon climat entre vous, permettra la compréhension et l'expression.
Je suppose qu'il y a aussi de la colère en elle et il est important que celle-ci s'apaise avant tout. Je reprends mon précédent propos, si vous n'êtes pas sur la même longueur d'ondes, et sachant que ni elle ni toi n'est dans le vrai, mais bel et bien chacun-e dans une réalité différente, vous vous sentez tous les deux trahis. Effectivement, tu n'es plus "juste pour le s...e", mais bien dans un lien d'affect amoureux. Alors que ta compagne s'est fait diligence par rapport à son amie, de ne pas l'aimer alors qu'elle l'aime, qu'elle est allé avec un homme (si j'ai bien compris) qu'elle n'aimait pas, toi tu t'offres de l'amour de ton côté.
Je te laisse cogité cela.
Euh ? des "preuves" d'amour ? Il y a à prouver que l'on aime ? Réparer ? Décrypter ?
Là encore, je te laisse cogité tout ceci.
Lariastoha
Ces sentiments négatifs me terrifient, mais la voir dans cet état me ravage encore plus. Je ne veux pas accepter quelque chose car j’ai de la peine pour quelqu’un et que j’accepterais alors une situation qui ne me convient pas pour elle.. ceci étant, c’est
Aussi ce que je lui demande en continuant. Dans les deux cas, l’un d’entre nous souffre.
Je pense que vous allez l'un contre l'autre, et non l'un avec l'autre. Vous cassez la dynamique commune qui existait. Vous vous "opposez" au lieu de vivre heureux, avec l'autre tel qu'il est. Tant que vous penserez rendre l'autre malheureux (et c'est le cas), vous serez mal, l'un comme l'autre.
Avancer ensemble n'implique pas être identique. Elle peut s'épanouir à sa façon et toi à la tienne. Je n'ai jamais compris cette volonté de penser que si l'on s'aime, on doit aimer les mêmes choses, les mêmes activités, les mêmes amis, les mêmes personnes... Faites avec vos différences, sans que ce soit des divergences.
Lariastoha
Je ne sais pas quelle attitude adopter vis à vis de cela.
J’ai aussi l’impression d’être victime de chantage ou de manipulation : « tu ne vas pas laisser notre couple de 18 ans pour une fille que tu as vu 2x... » « tu penses à nous, ce qu’on a construit ? » « oui mais moi avec ma copine il n’y avait pas de sentiments, et puis c’était l’alcool... » « de toute manière, ton choix est fait... »
Ah, j'avais mal lu, elle et sa copine, a bien eu lieu. Je m'excuse. Enfin, de toute façon, homme ou femme, cela ne change rien. Elle ne veut pas, pour elle même ressentir de l'amour, juste une sexualité multiple. En plus, si elle a eu besoin de l'alcool... c'est que ce n'était pas réellement sa volonté. Elle a voulu être quelqu'un qu'elle n'est pas, pour être dans l'action de votre accord. Du coup, je ne sais pas si elle a bien vécu cela. Elle s'est renfermée sur un instant "négatif" ? Elle ne supporte pas que toi tu le vives bien, plus que bien même.
Lariastoha
Je ne reconnais plus ma compagne, ses mots sont dictés par sa jalousie et peur de me perdre alors que je lui dit tjs que je l’aime et que je l’aiderai à surmonter quoi qu’il arrive... je suis 100% honnête, j’éprouve encore des sentiments pour elle sinon je ne serais pas ici à me poser 1000 questions.
Je suppose qu'elle ne te reconnais pas non plus. Quand ça va mal dans un couple, le tort est parfois de rejeter la responsabilité, la culpabilité, sur l'autre. Il est facile, alors qu'il y avait eu discussion, de rejeter sur autrui ce que l'on a finalement mal vécu. Aussi, il était tout de même hasardeux, cet accord, alors qu'elle était dans un état d'origine compliqué.
Le libertinage, comme le polyamour, comme le couple libre ou tout autre forme de continuité sortant du moule (pour lequel on est conditionné, et non celui qui nous convient), implique de l'acceptation et d'assumer. D'ailleurs, vouloir "naviguer" parmi ces possibilités relationnelles demandent plus qu'une petite discussion. Surtout, ce type d'expérience révélera les failles inconnues. Alors, si l'un des deux était déjà dans une situation difficile, penser que ça arrangera est illusoire.
Ce sont, je trouve, vraiment des complications à répétitions, qui mettent en évidence, les unes les autres.
100% honnête : Je reprends tes mots.
Lariatoha
Je ne sais pas si c’est cet événement le déclencheur mais j’ai commencé à parlé de libertinage, que finalement si je la voyais avec un autre mec et que ça lui faisait du bien, Ben ca me dérangerait pas etc. Je souffrais bien entendu depuis un certain temps d’effacement et je ressentais plusieurs besoins : celui de vivre autre chose et celui de la voir heureuse enfin.A ma grande surprise, elle m’a répondu que elle non plus, finalement, ça ne la dérangerait pas... et ainsi est très vite arrivé la discussion de la relation ouverte... mais je n’aimais pas le concept de “juste pour le s..x” je ressentais le besoin de plus... de contenu, de partage, ... j’en suis donc arrivé à la conclusion que le poly amour était une éventualité. Et en me renseignant, que le principe de compersion me parlait énormément. J’ai aussi énormément adoré discuté avec ma femme pendant tout ce temps (2-3 mois) où nous découvrions d’autres manières de communiquer nos besoins , ressenti et emotions. Ca m’excitait même et j’avais un peu retrouvé l’appétit en elle!
Tu as parlé de libertinage. Tu as parlé à la base de relation ouverte. Le libertinage, pour une personne qui ne connait pas, dans le sens de ne pas l'avoir vécu, est inconnu. Donc, on parle avec un imaginaire et non avec une idée précise, juste.
Le polyamour est pour toi une déduction, de ton vécu. A l'origine, avais-tu indiqué cela ? Je ne crois pas. Tu passes d'une volonté de sexe en dehors du couple, chacun de son côté, à j'ai "consommé" (sans approbation ni accord préalable ?) de l'amour. Et là, je crois qu'à sa place je me sentirai mal.
Aussi, tu as "retrouvé l'appétit en elle !". C'est bien, sauf que ton appétit finalement n'a rien à voir avec votre amour, mais plus avec la possibilité d'aller voir ailleurs.
Je te souhaite, je vous souhaite, ainsi qu'à son amie (qu'en pense-t-elle ?), ainsi qu'à cette femme que tu fréquentes (idem), un agréable dimanche et que vous trouviez un équilibre dans l'équité (et non l'égalité).
Discussion : De plus en plus perdue
bonheur
le samedi 21 novembre 2020 à 08h22
Bonjour Pommepomé,
Je t'invite à lire : "être vraiment soi, aimer pleinement l'autre ! La communication NonViolente en couple et entre amis" de Marshall B. Rosenberg (8,70€).
Cette forme de communication n'indique pas qu'il ne faut pas être violent. J'ignore d'où vient ce nom. Cela va bien au-delà.
L'auteur parle dans ce livre, justement, pour faire écho à @Intermittent, des notions d'amour et de sacrifice. Tu y trouveras je crois Tes réponses et te forger Ta propre opinion sur le sujet.
Elle est ton équilibre, sauf qu'elle ne le sera pas si le sien, d'équilibre, n'est pas abouti. Son besoin de vivre seule peut-être passager, mais pas nécessairement. D'ailleurs, elle-même ne peut le savoir. La franchise est entre vous, c'est bien (+) .
Discussion : Esprit en vrac
bonheur
le jeudi 19 novembre 2020 à 13h33
Bonjour @Fako,
Ce qui carbure dans ta tête, t'appartient. D'ailleurs, la mienne est en permanence, ou presque, en multipensées. Tu imagines et tu te projettes facilement. Fais en un atout, tout en gardant à l'esprit que ça peut avoir des effets pervers.
Juste un mot afin de parfaire une croyance. L'amour n'a pas obligatoirement (pour moi en tout cas) besoin d'une sexualité pour s'exprimer. D'ailleurs, tu le ressens toi-même. Tu l'aimais avant que vous sexiez.
C'est récent, alors se focaliser serait peu judicieux. Laisser les choses et le temps se faire.
Perso, je pense que j'aurai justement beaucoup de recul sur le polyamour, version sexe pluriel. Je peux uniquement exprimer sur la polyaffectivité. Un indice pour toi, peut-être, ne pas amalgamer affect amoureux et sexualisation de l'amour.
C'est juste un regard différent, qu'est le mien. Ce qui me convient, m'est personnel. Donc, désolée si je ne t'aide pas et ne répond pas aussi clairement que prévu à tes questionnements.
Autrement, voici un lien, si tu lis volontiers, qui te permettra de t'instruire en solo, voir à deux et discuter pourquoi ensemble d'une lecture commune.
/discussion/-bRf-/-Livre-elaboration-d-une-Bibliog...
Et aussi :
/discussion/-bCt-/-Livre-Compersion-le-livre-d-Hyp...
Belle continuation !
Discussion : Ce sentiment d’être bien plus que monogame comment vous est il venu ?
bonheur
le mercredi 18 novembre 2020 à 13h14
Bonjour Evoleela,
Je suis intriguée par ton "logo". C'est manga ? L'un de mes jeunes adultes est fan ! :-D
Pour ma part, je pense être poly depuis... toujours. A 5 ans, j'étais déjà amoureuse !
J'ai évolué de relation en relation, avec parfois chevauchement, durant toute mon enfance, puis mon adolescence de "salope" et cette incompréhension de moi. Déjà parce que je suis souvent amoureuse. Ensuite parce que aimer ne m'a jamais empêcher d'aimer. J'ai d'ailleurs connu mon premier "coup de foudre" en 1985.
Je suis née en 1968 et ai connu mon mari (que je nomme aujourd'hui "chéri de vie", le mariage ce n'est plus opportun à mes yeux) quand j'ai été à l'école. Nous avons de beaux souvenirs de jeux entre autres ensemble (une histoire d'ours en particulier :-D ). Toutefois, pas d'histoire d'amour ensemble. Nous avons grandi toujours dans l'entourage de l'autre sans être ni de grands amis ni des amoureux. L'adolescence nous a rapproché (1986). Ensuite, études pour moi, travail pour lui, vie commune (1988) puis mariage (1989) et trois garçons (1990-1996-1997). En 1999, on fait construire enfin notre nid à nous, à notre image et surtout à la campagne.
En 2007, j'opère une réorientation professionnelle et je fais une formation pour adulte. C'est là que tout bascule. J'avais eu de belles amitiés profondes entre temps. Et je pensais qu'un camarade de formation en était devenu un. Puis, un jour, j'apprends qu'il a été hospitalisé suite à une rixe de rue. Comme il résidait lors des périodes de stage en entreprise à Bondy, mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai eu cette peur irrationnelle qu'il lui arrive malheur (grave, je veux dire). Je suis passée en quelques secondes par des états intérieurs indescriptibles. Il en est ressorti, une fois avoir été rassurée sur sa santé, cette certitude que j'étais en fait amoureuse de lui. Le choc a été violent pour moi. J'ai gardé quelques semaines, puis j'ai lâché le morceau, à cet homme, à mon chéri.
Cet homme s'est alors éloigné de moi. Alors que nous étions "toujours fourré ensemble", je me suis retrouvée à ne pouvoir que constater qu'il me tournait littéralement le dos. Mon chéri, a reçu la nouvelle comme un choc. Il était effondré. Puis nous avons beaucoup parlé, échangé, en profondeur. J'ai dissipé sa plus grande crainte : divorce, vente de la maison, garde des enfants, pensions... J'ai dissipé une autre grande crainte : l'amour que j'ai pour lui. Je suppose que le fait que l'on se connaisse depuis longtemps a permis de mettre en évidence cette facette de moi que j'avais enfouie derrière des amitiés tronquées, pour répondre à la bienséance de la société.
En fait, mon chéri a pris contact avec cet homme, pour comprendre son attitude. Il ne voulait pas être un obstacle à notre bonheur, même si à l'époque, ça le rongeait. Et puis, sans retour, j'ai fais le deuil de cet homme, dont je garde encore quelques souvenirs, heureusement, pas que dans mes pensées. J'ai vécu du merveilleux et ne regrette rien à ce jour.
En 2008, mon chéri est d'accord pour que je reprenne contact avec mon coup de foudre de 1985, ne sachant pas trop où ça me mènerait...
En 2011, je me considérais comme monstrueuse d'être ainsi, surtout à l'encontre de mon chéri, qui pourtant vivait avec des bas, mais aussi de beaux hauts notre relation. Celle-ci était devenue plus belle et moins dans la contrainte du mariage et bel et bien de l'envie, la volonté, l'amour, la transparence, l'authenticité, la communication, la sincérité... Et puis, nous assistons à une conférence où le thème du polyamour est vaguement abordé. Je suis abasourdie par cette découverte. Aimer plusieurs personnes sans cachoteries ni dissimulations. Je précise que je n'ai jamais supporté les non-dits et les mensonges.
Je commande des livres, j'atterris ici et je fais un comming out en 2012, à plus de 40 ans (+) .
Donc, pour répondre à ta question, je dirai que ça ne m'est pas venu, puisqu'à l'intérieur de moi depuis... La connaissance et la reconnaissance de cette particularité, qui en a entrainé d'autres (je suis hypersensible, hyperémotive, philocognitive, ...), en compagnie de mon chéri qui a profité de mon évolution en matière de développement personnel pour prendre aussi son envol à sa façon (polyacceptant et monoamoureux par choix). La transition a pris des années et nos transformations sont belles. Etre soi, c'est merveilleux. Dire que tout est toujours facile, serait mentir. Non, il y a des inconforts, des besoins encore et toujours à communiquer, partager, dire, exprimer, expliquer.
Je lis beaucoup. J'ai reçu ce matin "Etre heureux, ce n'est pas nécessairement confortable - trouver le bonheur et non ce qu'on croit être le bonheur" (Thomas d'Ansembourg). Rien que le titre me convient.
Je ressens ce comming out comme une nouvelle naissance. Mes années de transition comme une gestation de moi. Voilà :-)
Message modifié par son auteur il y a 5 ans.
Discussion : Polyamoureuse dans l'âme mais novice
bonheur
le dimanche 15 novembre 2020 à 16h13
Belle méditation et si je peux t'aider (on allège en se tutoyant :-D ) de nouveau, je le ferai volontiers.
De mon avis, qui n'est que mien, il faut vraiment du temps et une volonté de déconstruire les acquis, si l'on veut vivre bien le polyamour. Et là, ce n'était pas le cas, je pense.
Ce n'est pas la personne, l'enchainement de personnes, qui construisent. C'est avant tout un travail de soi à soi. Le développement personnel est essentiel, d'après moi.
Belle continuation et comme dans la chanson de Julien Doré, je pose "un soupir sur tes peines".
Discussion : Polyamoureuse dans l'âme mais novice
bonheur
le samedi 14 novembre 2020 à 11h01
Bonjour YayaFrida,
"Contre le passé y a rien à faire" (je crois que c'est de Balavoine). Je doute que ton amoureux, désormais célibataire, supporte ta non-exclusivité et encore moins ta démarche d'aller volontairement "voir ailleurs". Tout ceci n'est pas poly, tu le sais.
Tu dis aimer ton célibat. Alors pourquoi vouloir te mettre en couple ?
Le libertinage te convient, de ce que j'en comprends. Je ne m'inquiète donc pas pour ta sexualité, qui finalement ne dépendra d'aucun besoin extérieur.
La tendresse. L'affectivité. C'est le point faible, si je comprends bien. Alors je t'invite à considérer l'apprivoisement. A savoir, nouer des liens dans la lenteur de la découverte d'autrui. Aimer sans sexualiser est une possibilité. Car oui, la tendresse peut se vivre pour certaines personnes qu'à travers la sexualité et une fois les ébats achevés, adieu tendresse. Pour une personne qui a besoin de tendresse, c'est difficile à la fois de savourer l'acte sexuel et "faire le plein" de tendresse. Surtout que sur l'instant on peut se sentir combler et l'absence qui suit est vécu comme une froideur.
Par le biais de l'apprivoisement en lien avec l'amour affectif, on ne fait pas l'amalgame. Il n'y a pas de court-circuitage de la sexualité sur l'affect.
Pour ce qui est de la possession, je trouve ton amoureux un peu limite (d'après mon ressenti). Il a tromper sa femme, en a savourer les effets, aurait peut-être continuer d'ailleurs, et il considère toutefois comme une preuve d'amour, l'exclusivité ? C'est illogique pour moi. Ou alors, il n'aimait déjà plus sa femme. Surtout que tu l'as rencontré par le biais d'un site libertin, alors qu'il était encore marié ? (Il se peut que je n'ai rien compris, dans ce cas désolée).
L'exclusivité comme preuve d'amour, dans un monde où on va libertiner, tromper en toute impunité :-/ . Violent comme constat. D'ailleurs, quand on a à prouver, c'est mauvais signe. L'amour qui ne sonne pas comme une évidence me laisse perplexe. Je dirai même que du coup, ce n'est pas l'amour que l'on remet en question, mais bel et bien autre chose.
Je ne sais pas si ma réaction peut t'apporter. La nocivité ne provient que d'engagements de ta part qui ne te correspondent pas. Si aujourd'hui tu sais, peut-être envisager d'adapter tes relations à toi, et non t'adapter sans y arriver à tes relations.
Discussion : Ma femme semble polyalmoureuse mais ne me dit rien...besoin d'aide
bonheur
le jeudi 12 novembre 2020 à 08h52
@Lulum : je suis navrée de la vision offerte des personnes qui réagissent ici. Ce n'est pas parce qu'une personne offre son regard avec un vocabulaire qui est devenu le sien, qu'il faut percevoir comme pompeux et etc. Evidemment, on pourrait rester passif, moi incluse. Au fond, qu'est-ce que ça nous apporte à part être jugé, que d'essayer d'apporter ? Rien, à part les emmerdes et les réactions négatives. Nous sommes rarement en accord 100% les uns avec les autres et c'est logique. On ne peut offrir ce que l'on n'a pas : à savoir une vision simple et conformiste. Le vocabulaire, c'est parce que l'on a été confronté un jour à devoir exprimer de soi, alors oui, en communication, le vocabulaire approprié est indispensable. L'empathie ne consiste pas à flatter ou à se plaindre avec autrui.
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/emp...
@JeSuisPerdu : Pour rester dans le registre de la compréhension, et non de l'empathie justement. Mon chéri de vie, lors de ma révélation d'aimer en dehors de notre couple (sans sexe, sans encore de retour amoureux), a lui aussi demandé sa part de responsabilité(s) dans tout ceci. Qu'est-ce qu'il avait fait, ou pas fait, ou dit, ou pas dit, pour que je tombe amoureuse de cet homme. La réponse est rien. Le fait que j'éprouve des sentiments pour un tiers ne vient en rien des actes de mon chéri de vie, y compris après 20 ans de vie commune et 18 ans de mariage.
Ce type de questionnement, je l'ai trouvé en lisant "le psy de poche" de Susanna Mc Mahon. Aussi, je ne ferai pas de grand discours pompeux et laisse à chacun-e le soin de se procurer ce livre et de s'instruire en toute autonomie. Et oui, cette étape est pertinente et logique dans un processus de déconstruction et surtout pour la future reconstruction.
Agréable journée :-D
Discussion : Être en poly, est-ce que c'est tout accepter sans limites ?
bonheur
le dimanche 08 novembre 2020 à 10h10
:-( Personne ne doit subir la colère d'autrui :-(
Malheureusement, cette évolution arrive. Les polys désirent souvent la CNV avec leurs proches et donc au sein de leurs amours. Il n'y a en la violence aucun amour. Surtout en cette période de confinement, s'extraire d'un contexte de violence est essentiel. J'espère que tu t'es mise à l'abri.
J'ai beau savoir que les émotions comme la colère passent... la violence, elle, reste. Je te souhaite de te mettre à l'abri et retrouver une sérénité, dans quelques temps. Laisser le temps au temps et retrouver un équilibre positif.
Sache que le polyamour, ce n'est pas cela. Je t'adresse énergie car il t'en faudra pour l'avenir. Celui-ci est à construire :-D .