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Discussion : Amour, attache, déséquilibre.. Blessure.
bonheur
le mardi 12 février 2019 à 10h24
Nombre de soucis de santé physique sont liés au psychique, amplifié tout au moins. Et non, on ne prend pas assez le temps de le faire. Je souhaite d'ailleurs me réorienter professionnellement pour ça. Offrir ce qui manque, enfin faire de mon mieux.
Suivant comment on est dans l'âme, dans le coeur, le physique aura plus ou moins besoin de soins. Si on est bien dans son coeur, avec son âme, on prendra en charge le soin du corps pour ce qu'il est, du médical. C'est valable pour les personnes qui se retrouvent en situation de handicap, les personnes atteintes de maladies graves ou irréversibles, les personnes qui vieillissent (ce n'est pas une maladie, mais c'est irréversible)...
Discussion : Polybéral #1— le nombre de relation-s (quantité ou qualité)
bonheur
le mardi 12 février 2019 à 10h16
En lisant Alinea7 et Loou, je lis l'exemple type d'incompatibilités qu'il peut y avoir... car quand je tombe amoureuse, je ne sais pas si c'est d'un "libéral" ou non. Et il faut croire que ce fut le cas dans le passé, et je ne suis pas à l'abri.
Perso, je n'ai pas peur de la fusion, bien au contraire. On peut être multifusionnel, sans possessivité. J'aime me perdre dans l'autre, dans l'instant où je suis avec l'autre... et je me perdrais aussi dans l'autre....
D'autre part, la diversité amoureuse, ce n'est pas ma tasse de thé, surtout que souvent c'est de sexualité dont on parle, ou alors d'ennui (s'offrir des distractions). Après, je rejoins que la diversité, c'est découvrir l'autre, les autres et pour cela, pas besoin d'aimer, l'ouverture comme optique générale est suffisante. Par contre, en amour, la longévité permet justement, une belle diversité. Il y a toujours du neuf à découvrir, ou à redécouvrir, dans un lien.Et puis, les instants où il n'y a pas de nouveauté, et bien s'abandonner dans l'ancien <3 .
D'ailleurs, le polyamour n'est pas à mes yeux une question de nouveauté, diversité, et encore moins de multiplicité, mais une question d'amour, d'émotions survenant malgré moi, que je ne refoule pas, que je n'ignore pas, que je ne dénature pas et que j'assume désormais sans complexe.
Discussion : Mouvements au sein du polycule (rupture, hiérarchisation, etc)
bonheur
le lundi 11 février 2019 à 16h54
Ah ? Ben moi je crois au contraire qu'on est en plein dans le sujet. En tout cas concernant les ruptures et les incompatibilités. Par contre, oui, si Fyckie pense que je suis hors sujet, me le préciser également.
On forme un tout, alors oui, tout est lié. C'est aussi mon opinion.
Discussion : Mouvements au sein du polycule (rupture, hiérarchisation, etc)
bonheur
le lundi 11 février 2019 à 16h03
Oui, servir de doux-doux ou d'infirmière n'est pas une construction à deux. D'ailleurs, en matière de dénie du lien, mes amours étaient passés maître en la matière. Il faut croire que m'aimer est dérangeant, même quand il en est question explicitement. Je parle aussi pour les poly, souvent en anarchie relationnelle, qui parle d'amour quand ça les arrange et d'autre chose, quand ça les dérange.
Pour inventer, pour construire, quelque soit le lien, il faut un minimum de constance, de reconnaissance et la nature du lien est essentielle à mes yeux. Chez moi, l'amour souffre de non validation de ce qu'il est.
Une personne qui dit être bien quand elle me sert dans ses bras et qui m'accueille en me tenant par les épaules (je suis petite) pour ne pas que je m'approche plus que la norme, parce que ce serait mal perçu par l'entourage, je peux comprendre la gène... sauf si on me dit assumer en toute circonstance.
Puisque tu es en réflexion, Artichaut, être poly, n'est-ce pas aboutir à être en adéquation avec soi-même et assumé ces ressentis autant que ces actes ? Et si ce n'est pas le cas, l'indiquer au-préalable. Rien de plus désagréable que de se retrouver la brebis galeuse qui n'a pas lieu d'être là, alors qu'elle a été invité. Ou un autre amour, qui non seulement était adultère affectif, était disponible uniquement quand son couple était en mauvaise posture et sous couvert de travailler, me délaissait le reste du temps.
Je ne suis ni un jouet, ni un pion, ni quoi que ce soit. Oui, je suis présente, oui je peux faire du bien en cas de difficultés et non je ne suis pas que ça. Et là, c'est ma colère des liens qui se sont fini sans concertation, car avec moi, le beau est malheureusement voilé, dans ces cas-là, même si en disperçant les nuages, j'arrive à l'admirer quand même, à force de volonté.
Discussion : J'ai rencontré quelqu'un, comment lui dire que je suis en couple ?
bonheur
le lundi 11 février 2019 à 15h42
Je me rappelle de la phrase de l'un de mes amours, qui se mettait en couple avec une nouvelle rencontre et qui ne voulait pas lui dire que j'existais (alors qu'à mes yeux, un début était justement l'instant propice à ce type de discussion), car il ne voulait pas la faire fuir. Ensuite, ce fut le cercle vicieux du non-dit dès le début et donc de la situation d'adultère affectif ensuite. :-(
Discussion : Mouvements au sein du polycule (rupture, hiérarchisation, etc)
bonheur
le lundi 11 février 2019 à 15h38
Oui, évidemment. Sauf que pour construire chez l'autre, on ne peut le faire qu'avec son permis de construire. Déjà, qu'il consente à une porte... il faut croire que ce soit beaucoup. Ici je parle de communication.
Pour reprendre l'image, on a tous une boite aux lettres... le tout étant de répondre au courrier que l'on reçoit et au final créer une communication. La porte, consiste à offrir une opportunité de communication. Le néant, consiste à rien, à ne faire aucun retour du tout.
Une communication est un va-et-vient d'informations et celle du ressenti est essentielle. Si celle-ci reste stockée dans un wagon fermé à clef, stationné sur une voie de garage, ce qui entre n'a pas d'intérêt, puisqu'il n'en ressort rien. Le va-et-vient n'existe pas. Une autre image pour le néant. La personne qui regarde le wagon sera démunie.
Après, le ressenti intérieur demeure, quelque soit la porte, les fenêtres, les baies vitrées ou les wagons... Si j'aime d'amour intérieurement, le vecteur me permettant de rejoindre autrui (la façon dont il échange avec moi son univers) n'altèrera en rien mon ressenti. Si c'est de l'amour, c'est de l'amour. Si c'est de l'amitié, c'est de l'amitié. Si ce n'est plus rien, mon ressenti demeure et je ne veux pas l'abimer avec la rupture et ses désagréments.
Je te rejoins sur le "ce qu'on saura inventer"... et comme tu le dis ON, c'est à dire l'autre et soi. Quand on invente tout seul, pour deux (l'autre ne s'intéressant que peu à l'invention), ben on fait suivant soi et non suivant un commun. Et quand face à cela on obtient "je suis comme je suis", ben ok, reste comme tu es et moi je continue ma construction, mais sans toi, puisqu'aucun commun n'est possible.
Moi aussi, je suis comme je suis et je suis à prendre comme telle. Sauf que autrui a droit à son potentiel existentiel et l'équilibre se tient dans l'acceptation de celui de l'autre, la justesse commune. Ce n'est pas pour rien que je parle d'équité et non d'égalité. La reconnaissance, l'acceptation, la dynamique est une fruit commun, avec la complicité des métamours. C'est ma vision de ma polyaffectivité.
Discussion : Polybéral #1— le nombre de relation-s (quantité ou qualité)
bonheur
le lundi 11 février 2019 à 14h51
:-) Wahoo ! Tu t'en poses actuellement des questions ?
On peut vivre suivant sa nature poly sans avoir 36 000 relations amoureuses (je parle d'affect, tu t'en doutes), et même aucune. La philosophie, la déconstruction, l'optique... nous fait nous sentir poly, dans l'ouverture constante de notre coeur. Après, l'amour affectif, comme l'indique Julien Clerc, ne se trouve pas au coin du moindre instant. C'est cet instant qu'il faut reconnaitre et non vouloir provoquer des instants. Après, une personne qui reste dans son coin façon ermite ou alors qui a un cercle restreint et constant, aura moins d'opportunité puisque peu de nouveautés en matière de rencontres.
On rencontre dans sa vie de tous les jours. Perso, je suis peu pour les sites de rencontres pour de multiples raisons. Celle de la consommation entre autres. De ce que j'entends, les profils sont souvent tronqués, on triche pour se rendre mieux que ce que l'on est. Egalement, de ce que j'entends également, les sites sont là pour des plans culs et pour de l'adultère. On rencontre tout ça dans la vie quotidienne réelle (en opposition à virtuelle), ce sont les mêmes gens... mais la vérité surgit plus rapidement.
Par contre qualité ne s'oppose pas à la quantité. On n'est pas toujours 100% dans la qualité, quand il y a la quantité, ce serait épuisant. D'où l'intérêt, dans une relation principale avec vie commune et beaucoup de temps ensemble, à s'offrir aussi des micros temps de qualité, à savoir différents.
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : Mouvements au sein du polycule (rupture, hiérarchisation, etc)
bonheur
le lundi 11 février 2019 à 14h13
Un autre aspect qui me vient, je n'y avais pas pensé plus tôt. Le néant. Un rééquilibrage est possible si la volonté est commune. Si on communique, parfois avec un mur (dans lequel on peut créer une porte, le cas pour l'exemple de la rupture qui s'est bien passé au final), parfois avec un néant, un vide face auquel on n'a aucun recours, aucune possibilité. La discussion est close avant même de l'avoir entamée.
Le fait est que la plupart des fois, j'ai mis le doigt dessus et les réponses ont été... rien du tout. Une communication n'a de sens, dans ces situations, que si elles sont mutuelles. La volonté de mettre à plat doit être commune, tout comme la dynamique d'écouter et de donner suite. D'ailleurs, c'est valable dans tous types de relations, y compris celles de travail (par exemple).
Ce n'est pas le sur quoi la relation est initiée qui est importante, mais ce que l'on en fait ensemble. Non ?
Je rajouterai que pour qu'une situation n'arrive pas à la rupture, il faut avoir conscience avant d'en arriver au point de rupture. Une fois que celui-ci est atteint, alors je ne reviens pas en arrière, ça non. Et je n'offre désormais plus de "deuxième" chance, sachant que j'ai lancé des alertes précédemment et que des "deuxième" chance, j'en est offert souvent plusieurs, parfois explicitement.
Après, je suis loin d'être parfaite, mais oui, je tranche quand les options sont épuisées et que l'usure est là.
Message modifié par son auteur il y a 7 ans.
Discussion : Mouvements au sein du polycule (rupture, hiérarchisation, etc)
bonheur
le lundi 11 février 2019 à 13h42
Euh, en quoi l'un entre en contradiction avec l'autre. Oui, lorsque je rompt, je ne reviens pas sur ma décision, pour une raison simple, qui est aussi un constat de vie. Si ça n'a pas marché une fois, ça ne marchera pas une seconde fois. Les incompatibilités sont généralement liées à ce que l'on ne peut pas vivre. Une évolution et une communication permet des rééquilibrages. Quand la communication et le temps ne vient pas à bout d'une incompatibilité, celle-ci demeurera à jamais. Donc, retomber dans le panneau, ce que j'ai malheureusement fait, pensant que l'amour peut venir à bout de tout, qu'il suffit de le ressentir et d'y croire (et c'est faux). Ainsi, on ne prend évidemment pas les mêmes, mais les mêmes incompatibilités et on recommence. Ce n'est pas sain.
Pour autant, faut-il s'en vouloir ? Non, évidemment, surtout si l'on a mis en oeuvre les moyens de rééquilibrer et qu'au final le résultat n'est pas dans le sens de la pérennisation du lien. Faut-il en vouloir à l'autre ? Ben non plus, quelque soit l'attitude de l'autre face à cela.
Pourquoi ne pas continuer sous une forme de relation ? Ben parce que l'amour, pour moi, ne peut être substituable. D'autre part, une personne "négligente", le restera en amitié comme en amour reconnu (par exemple répondre après la date, lorsque l'on propose de se voir ; par exemple de me laisser sans nouvelles durant des semaines et ne pas comprendre que je ne sois pas disponible lorsque soudain autrui réapparait parce qu'il a besoin de moi...)
Quelque soit la "forme relationnelle", les incompatibilités demeurent, elles sont inhérentes à la nature même de l'individu. Après, on peut se séparer d'un commun accord et d'une belle façon. Ne pas tout mélanger, encore une fois.
Voilà en tout cas, ce qui ressort de mon expérience individuelle. Se quitter d'une belle façon, à l'image de ce qui était beau dans le lien. Si le rire et l'humour était un socle, alors se quitter en valorisant ce socle, pour le souvenir et sa pérennité juste et belle.
Discussion : Amour, attache, déséquilibre.. Blessure.
bonheur
le lundi 11 février 2019 à 12h07
Ne pas négliger l'effet boule de neige. Sortir d'un cercle vicieux pour engendrer un cercle vertueux. Seule la communication le permet, si tout le monde accepte de se mettre autour de la table pour une discussion saine et sereine.
Je suis heureuse de cette ponctuelle évolution, que je perçois comme un soulagement.
On a tous besoin d'un entourage, et malgré l'anonymat (ou grâce à l'anonymat), c'est naturel pour certain-e-s d'entre nous, d'être ainsi, car ça vient naturellement.
Ca me met en colère, durant la période des voeux quand j'entends "la santé surtout". Le soin de l'âme et du coeur a largement autant d'importance que le soin de l'organisme. Ca en dit long sur notre société, qui conçoit que le corps aille mal mais qui altère volontairement celui de notre être intérieur. Je trouve qu'il y a une certaine hypocrisie là-dessous. Réflexion personnelle, désolée :-/
Discussion : Mouvements au sein du polycule (rupture, hiérarchisation, etc)
bonheur
le lundi 11 février 2019 à 11h59
artichaut
(On pourrait dire aussi meta-adultère. Avant de connaître le mot metamour, avec une amie, on avait "inventé" le mot co-amoureux/co-amoureuse).
reprendre la signification de méta. Je ne sais pas si ça conviendrait ?
Discussion : Mouvements au sein du polycule (rupture, hiérarchisation, etc)
bonheur
le lundi 11 février 2019 à 11h57
Oui, lorsque l'on a une relation avec une personne déjà engagée mais qui cache, je considère aujourd'hui que l'on est également responsable de la tromperie. On a sa part et il faut en avoir conscience. Il est facile de se tenir à "il fait ce qu'il veut de sa vie, moi j'assume ma part de mon côté". Je me suis retrouvée à recevoir l'appel téléphonique de cette femme (devinée comment elle a eu mon numéro) et là, j'ai bien compris à quel point j'étais impliquée. Au début elle voulait prendre l'ascendant et imposer un rdv. J'ai alors réagi je pense comme il le fallait, acceptant volontiers (alors que l'effet de surprise était présent et mon mal être, je ne vous raconte même pas), indiquant que pour moi, ce serait à 4, avec mon mari et le sien et d'une façon ouverte pour tout mettre à plat avec franchise. Bon, là, elle me répond que je ne dois pas mêler mon mari à ça, que je ne dois pas mettre mon couple en péril... évidemment, elle ne s'attendait à ce que je lui indique que mon mari, je ne lui cachais rien et blablabla. Cette femme est à l'image de son mari, me faisant promettre de ne jamais dire à ce dernier qu'elle m'avait appeler. Les deux font la paire. Son mari, je l'avais quitter définitivement deux mois auparavant, donc je n'allais pas reprendre contact de toute façon. Voilà pour le co-adultère, une responsabilité dont je trouve on se débarrasse trop facilement, car c'est dérangeant.
La bof attitude, c'est plus d'envie, laisser filer, rien n'est important, ne pas prendre le taureau par les cornes, ne pas aborder les sujets qui fâchent, ne pas avoir l'énergie, laisser couler... et le temps passe. Dans mon cas, ne pas faire ce petit rentre-dedans, qui permet de mettre les sujets sur la table et initier la discussion. J'en veux aujourd'hui beaucoup à mon ancien médecin, qui a très mal fait son travail. J'aurai dû changer de médecin bien avant. Ce n'était pas lié aux relations elles-mêmes, mais plus à mon état de santé. Après coup, j'ai pu lire en effet sur internet, d'autres témoignages de personnes qui indiquaient cet état et de professionnel de santé l'indiquer également. On n'est pas en dépression, mais dans une sorte de léthargie permanente qui empêche la réactivité nécessaire.
artichaut
Et oui c'est avant tout la communication et la compatibilité qui font qu'il y a rupture ou non, et que celle-ci se passe bien ou non.
Tout à fait, une rupture n'est pas négative en soi, si elle se passe bien. L'un de mes amours m'a envoyé une photo humoristique à cette occasion (mon avatar ici, depuis) avec ce mot "merci d'avoir traversé ma vie". Une rupture, devenue inévitable, devrait toujours être discuté et surtout non conflictuelle. Je lui avais renvoyé une photo humoristique avec comme légende, puisque nous étions souvent dans l'humour et le rire "Faire rire l'instant pour te rejoindre là où tu es". Ainsi, quand je regarde nos deux photos de ruptures, je souris toujours, parfois avec une petite larme de nostalgie, mais toujours en me disant que notre rupture fut aussi belle que notre histoire elle-même. C'est la seule relation pour laquelle, la boucle est bouclée. Et ça m'a fait du bien, enfin ça me fait du bien encore aujourd'hui.
Donc, oui, communiquer pour rompre, et au moins ne pas en vouloir à l'autre. Valoriser ce qui a été vécu au lieu de négativer. S'il y a eu quelque chose un jour, s'il y a eu lien, c'est que l'on s'y sentait bien et que l'on a partager du bonheur. Se foutre ensuite sur la gueule, c'est un peu détruire ce que l'on a vécu. Après, cela ne veut pas dire que l'on doit toujours tout pardonner. Aussi, il ne faut pas mélanger le bonheur d'avant rupture et la rupture elle-même. Au moins pour soi-même, pour continuer une vie amoureuse heureuse.
Discussion : Mouvements au sein du polycule (rupture, hiérarchisation, etc)
bonheur
le lundi 11 février 2019 à 11h01
Concernant ma relation primaire, puisque je hiérarchise, du fait de ma situation initiale mes relations.
J'ai rompu avec toutes mes autres relations pour des problèmes d'incompatibilités qui n'ont rien à voir avec l'exclusivité. Sauf peut-être une, qui ne pouvait se sentir bien à sa place, étant croyant. Il oscillait toujours entre "je veux y arriver" et "je resterai à ma place"... plusieurs années de communication (en interaction avec le Cantique des cantiques, par exemple ET un livre écrit par un prêtre sur l'amour...) n'y ont pas suffi.
Pour les autres, l'un voulait de moi l'exclusivité, que je divorce. Face à mon refus, il a continué avec moi, tout en se mariant avec une autre, me plaçant ainsi en situation de co-adultère. J'ai rompu.
Un autre ne m'aimait pas en fait, considérant que l'amour était un mythe. Egalement, il m'imposait à ma métamour qui n'était pas sécure du tout, même au bout de plus d'un an. Je pense qu'ils n'avaient pas de communication sur ce thème et qu'elle était au pied du mur à chaque fois, sans préavis. Il se disait poly.
Un autre, oscillait entre amour et amitié. Sa façon d'être parfois dans l'accueil et parfois dans le recul me mettait mal à l'aise. Au final, il a mis une métamour carrément devant moi, sans discussion préalable et en ma qualité d'hyper-sensible, j'en pris en pleine face son ressenti meurtri à elle. Il se disait poly.
Mon tout premier amour, ma juste tourné le dos lorsqu'il a compris la teneur de ma démarche : ne pas cacher notre lien. Après, je pense que même en caché, il m'aurait tourné le dos.
Pour un autre, ce fut un éloignement de sa part, alors que celui-ci avait mis plusieurs années à tomber sa carapace, il l'avait soudain reconstruite. La communication fut mauvaise trop longtemps. Au final, nous avons malgré tout communiquer pour rompre d'une façon ouverte et saine. Je l'en remercie vraiment (+) .
Pour mon dernier amour, ben il a tout simplement disparu, volatilisé. Plus de nouvelles du jour au lendemain sans rien laissé transparaitre. Je passe les détails, mais ce ne fut pas ma meilleure expérience de rupture.
En conclusion, je crois que la communication non saine et les incompatibilités sont autant à l'origine de rupture que l'exclusivité elle-même. Et avec moi, la sexualité n'a pas valeur de complications, puisque sans.
Notre état intérieur également. J'ai connu un passage à vide de plus de 2 ans, dont je connais aujourd'hui l'origine. Il m'était difficile d'exprimer ma "bof attitude" alors que je n'avais pas de raison et d'explications. Aujourd'hui, tout va bien.
Discussion : Amour, attache, déséquilibre.. Blessure.
bonheur
le dimanche 10 février 2019 à 18h17
Bonjour NftR,
Je pense que la fusion n'est pas une fatalité dans un duo, aussi en matière d'amour. Mais d'après ta description, tu n'es rien sans elle.
Par contre, être poly ce n'est pas se consacrer à une autre personne et "délaisser" la première. Est-ce toi qui le ressens ainsi à cause de la fusion ou passe-t-elle vraiment plus de temps.
Ce que j'ai appris, ces dernières années, concernant le temps, c'est que la qualité est largement aussi importante que la quantité. Ainsi, on peut compenser ce qu'une personne perçoit comme un délaissement.
J'aurai tendance à dire, mais bien sûr ce n'est qu'une perception toute personnelle, et en lien uniquement avec ces quelques mots que tu as confié ici, NftR, que tu devrais devenir plus autonome dans tes activités. Penser pour toi et non systématiquement pour votre duo. Ce n'est pas moins aimer que de se consacrer à soi sans l'autre. C'est au contraire se reconnecter à soi, pour soi et non couper l'interaction avec les autres. Ce n'est pas de l'égoïsme, c'est prendre soin de soi et ça permet justement d'être disponible, puisque l'on est bien avec soi-même, pour les autres d'une façon plus belle et plus en phase avec la personnalité de l'autre, indépendante de la nôtre.
Après, peut-être demander à ta chérie de vie, si elle est toujours en adéquation avec vos projets communs ?
Exprime lui également, ce sentiment d'être délaissé. Comprendre qu'elle soit en effervescence avec ce nouvel amour, n'implique pas que les moments avec toi soit négligés (de ce que j'ai compris).
C'est avec l'intéressée qu'il faut communiquer en ce sens. Parfois, quand notre univers est merveilleux, on a moins conscience que notre entourage ne s'en accommode pas. Sans brutalité, sans "reproches", fait lui part de ton désagrément. Parle uniquement en ton nom et suivant tes ressentis. Expose cela sans lui en infliger la responsabilité et sans l'oppresser. Indique TA réalité de vie, afin qu'elle en est conscience. Si tu ne la rend pas fautive de la situation, elle en tiendra compte.
Je pense qu'il ne faut pas tarder, car pendant ce temps, tu accumules une fatigue, une rancoeur, qui ne doit pas prendre le pas sur votre base de discussion qui était saine au départ.
Courage !
Discussion : Comment annoncer que je suis polyamoureuse ?
bonheur
le dimanche 10 février 2019 à 16h14
Bonjour Sis,
Le polyamour, si tu t'es renseignée, tu l'as comprise, c'est ne pas cacher. C'est aussi une philosophie de vie qui, à mon sens, va bien au-delà de la succincte définition de base, qui se nourrit de don de soi, d'accueil d'autrui et de transparence.
Tu te poses beaucoup de questions sur toi et je crois que cette tranche de vie peut t'amener à faire un peu de développement personnel. Sur ce point, je t'encourage à faire le chemin de la découverte de soi. Fais le pour toi, en dehors de toute considération d'autrui, d'impact sociétal ou autres. Toi et toi, pour le bonheur de toi.
Le polyamour n'a pas pour résultante de réparer ou de renforcer ton couple initial... sauf si l'effet se produit de lui-même. L'amour appelle parfois l'amour !
Après, comment dire ? Ben il n'y a pas un bon moyen, une méthodologie. Le faire avec tes tripes, avec ton coeur et ton amour initial recevra à sa façon, et là tu vas vers l'inconnu.
Si tu aimes aussi cet autre homme, pour palier à une frustration, réfléchi bien à ce qui t'amène à cela. Pour l'instant, tu es en situation de tromperies et de mensonges (en tout cas de non-dits). En polyamour, je prône de porter le débat avant les actes, afin d'éviter de cumuler justement, ce côté trahison. Déjà, recevoir la nouvelle que la personne aimée soit poly, peut se digérer difficilement. Si en plus on cumule des cachoteries...
Opérer une transition mono-mono en mono-poly est réalisable et comme je le dis souvent, en achetant un bien commun, la rue de la paix, on y arrive. Opérer une transition mono-adultère en mono-poly, me parait plus périlleux.
Un autre point : pourquoi ton second amoureux veut garder secret votre lien ? Ce point ne va pas non plus dans le sens du polyamour. Peut-être est-il aussi adultère de son côté ? Si c'est le cas (et je ne dis pas que ça l'est, juste je m'interroge), tenir compte de ta métamour et de sa réaction.
Ce que la vie m'a appris, ayant été par ricochet complice d'un adultère affectif, c'est que tout se sait un jour ou l'autre. Après, la personne qui découvre avoir été trompée, réagi à sa façon. Par exemple, dans mon cas, la personne trompée a fait la démarche de me contacter directement, plutôt que de communiquer avec son mari sur le sujet. Qu'on le veuille ou non, quand on aime une personne déjà engagée dans la clandestinité, on est co-responsable de l'adultère, même si de son côté on est non-engagé ou en transparence avec notre-nos amour-s.
Discussion : Relation mono et poly
bonheur
le vendredi 08 février 2019 à 08h48
Bonjour Cece76,
Chaque personne est unique. Toi, ton amoureux et... les autres. Donc, nos témoignages n'ont pas foi de réalité vous qualifiant. Déjà, vous communiquez et vous vous interrogez, sans compter l'envie que ce soit dans l'honnêteté, la franchise et le bonheur.J'intègre les tierces personnes dans votre démarche.
Si tu lis, je peux te recommander des livres de développement personnel, avec et sans témoignage.
Ne pas faire marcher un imaginaire trop débordant sur ce qu'est la polyaffectivité, le polyamour en général.
Discussion : Pourquoi on tombe polyamoureux?
bonheur
le mardi 05 février 2019 à 12h25
Lunore
Et effectivement, ma grande empathie fait toujours passer les sentiments des autres avant les miens, ce que je trouve normal, alors qu'on m'encourage à être égoïste... Je n'ai pas spécialement envie de lutter contre ça, car j'estime qu'on est déjà bien trop peu à souhaiter le meilleur à ceux qui nous entourent, de près et de loin, mais parfois j'en souffre, et j'avoue que ça finit par devenir vraiment lourd.
Attention, faire preuve d'empathie ne signifie pas faire passer les autres avant soi. C'est très dangereux, je trouve. Il faut l'un et l'autre. Prendre soin de soi est la base. D'ailleurs, si l'on n'est soi-même pas bien, on ne peut rien pour les autres. Etre égoïste, c'est ne penser qu'à sa gueule. Une personne empathique ne peut pas être ainsi, ou alors, c'est qu'elle a beaucoup de rancoeur en elle... et ça ne semble pas être ton cas.
Et ne laisse personne te dicter ta conduite. Tu es. Point barre.
Egoïste. C'est un mot qui me reste en travers de la gorge. Lorsque j'ai fait part de ma polyaffectivité à mes parents, ma mère s'est cru obligée de se faire la porte-parole de mes deux parents. Elle m'a dit que comme mon mari m'aime, il n'a pas d'autre choix que d'accepter et que j'étais par conséquent égoïste. Et bien, ce que ma mère ignore, c'est que cela faisait 4 années, que j'avais confié à mon mari, que je préfère nommé aujourd'hui mon chéri de vie, car le mariage me donne la nausée, que j'étais amoureuse d'une tierce personne. Ma polyaffectivité avait été débattu et même si l'acceptation de mon chéri ne sera jamais à 100%, on vit heureux ainsi. Alors, si être égoïste en faisant preuve d'un maximum d'honnêteté, de franchise, de sincérité, d'écoute, de communication aussi pertinente que possible, alors le mot égoïste me qualifie et j'admets être ainsi, sauf que ce n'est pas la définition que j'en ai.
Il faut savoir laissé à autrui ses petites idées et exprimer les siennes. Après, on me comprend d'une façon juste et une communication peut s'installer... ou pas. Avec ma mère, je n'exprime plus. Au lieu d'aller toutes les semaines (prendre sur mon temps libre) chez mes parents, je les vois quand c'est "obligatoire" et ne m'exprime plus. Ma vie est sans eux et je m'en porte que mieux.
Il ne faut pas endosser ce qui devient lourd. Il faut s'en délester, au contraire. Je me déleste désormais aisément des personnes qui ne me comprennent pas. Il faut dire que je suis magnifiquement entourée et mon bonheur valorisé.
Je fais aujourd'hui très vite le tri dans mes relations. Ce qui n'implique pas que je fuis les autres, bien au contraire. J'amorce, j'exprime et n'insiste pas quand une personne sympa de prime abord, ne peut pas m'accepter. Je laisse filer et n'entretient pas.
Discussion : Pourquoi on tombe polyamoureux?
bonheur
le lundi 04 février 2019 à 08h14
Bonjour Lunore,
Pourquoi suis poly, pourquoi suis-je ainsi ? Une question qui m'a souvent taraudé...
Ma conclusion, toute personnelle, et qui aura de sens d'évoluer en même temps que moi. On parlait sur un autre fil de prédispositions. Je décrirais les miennes ainsi :
- hyperémotive : je ressens intérieurement d'une façon intense mes émotions. J'ai longtemps cru que tous les humains étaient comme moi, sauf que non.
- hypersensible : je ressens intérieurement d'une façon intense ce qu'autrui dégage, rayonne... et là encore, je suis unique en mon genre
- empathie : une volonté accrue de vouloir faire quelque chose en lien avec ce qu'autrui dégage.
- Donc, je tombe amoureuse car je ressens l'amour d'une façon que je ne peux ignorer. Je suis une infirmière de l'âme, du coeur et pour ce faire, j'entretiens des liens de complicité important et en profondeur, ce qui rapproche évidemment. Je fais toujours attention à ne pas mélanger la reconnaissance que l'on peut m'accorder, à de l'amour.
C'est plus fort que moi, alors je m'accepte et n'agis pas à l'encontre. Je ne suis pas fragile, j'ai une bonne capacité de résilience et heureusement. Il n'y a pas de remèdes... enfin le seul que je connaisse consiste à continuer à se découvrir et à vivre suivant mes découvertes, le plus en phase possible avec moi-même.
Autrement, si tu es "trop", si on te dit que tu es "attachante et touchante", ben cherche pas, tu es une hyper. Moi j'ai fait le choix de ne pas lutter contre qui je suis et mon entourage proche, mon chéri de vie en particulier, après de nombreuses discussions, m'accepte aujourd'hui ainsi. Comme Minora, il doit être immunisé, cela fait plus de 10 ans maintenant.
Je suis polyaffective et voilà.
Je me suis permise, car je retrouve beaucoup de mes interrogations passées et de mes constats, dans ton écrit :-)
Discussion : Je suis complètement perdue
bonheur
le dimanche 03 février 2019 à 11h18
Bonjour Claireda,
Nos émotions, nos sentiments, car là il y a manifestement un sentiment de bien-être et de bonheur qui s'est développé envers ton beau-frère, sans aliéner ton amour pour ton mari. Si tu es ici, je suppose que le mot amour s'impose à toi. Le tout étant de savoir comment le vivre.
Ces émotions qui ont abouti à ce sentiment, sont peut-être dû au fait que tu sois une "infirmière" des âmes et des coeurs. Certaines personnes ont cette particularité, parfois en lien avec une hypersensibilité (on ressent fortement ce qu'autrui dégage émotionnellement), de s'attacher aux personnes à qui elles font du bien.
Ton beau-frère se livre, se confie... et sans doute est-il dans la reconnaissance de votre implication, à toi et à ton mari, de votre aide. Son attitude envers toi a, je pense, sa petite part de reconnaissance.
Peut-être pourras-tu piocher un vocabulaire dans ces quelques mots pour qualifier ce que tu vis... et oui, l'amour est peut-être là. Tu dois te préparer, si tu es amoureuse, et que le polyamour ne puisse s'inviter dans votre couple, comme dans la fratrie, à voir ton beau-frère tôt ou tard s'éloigner de vous, de toi, en cas de rencontre avec une tierce personne ou s'il décide de reprendre sa vie en main seul. La compersion sera alors pour toi un atout afin de le laisser s'envoler.
Dans tous les cas, savoure intérieurement ce que tu vis. L'instant présent !
Ce qui t'arrive t'amène ici et donc à t'interroger sur le polyamour. Sur le fait d'aimer et aimer. Ce n'est peut-être pas un hasard. On n'a qu'une vie et le bonheur est précieux, déguste-le et ceux qui te montreraient du doigt ne sont pas en toi, ils n'ont aucun droit autre que celui de s'occuper de leur nombril.
Sache que j'ai été amoureuse de deux membres de ma famille directe (un oncle et son fils, mon cousin). Donc, oui. De toute façon, aucune morale ne pourra éteindre tes émotions, tes sentiments. La culpabilité ne sert qu'à se pourrir la vie. Aussi, le fait que tu sois ici et la teneur de ton discours indique que tu es parfaitement respectueuse à la fois de ton mari, à la fois de ton beau-frère. Pour moi, l'essentiel est là :-) .
Bon courage et bonne route, dans l'amour intérieur en premier lieu, dans l'amour échangé. Dans l'affectivité naturelle, qui j'espère ne sera jamais bridée, au-delà de la polysexualité qui serait certainement compliquée... ou pas d'ailleurs !
Discussion : Conseils pour gérer la NRE ? (New relation energy)
bonheur
le samedi 02 février 2019 à 22h51
Ah ben là, on est dans une forme de contradiction. Après, intellectuellement, il accepte peut-être que le sexe et dans ses tripes, plus facilement la tendresse. Ce n'est pas impossible, il y a parfois conflit entre la tête et les tripes :-/