Participation aux discussions
Discussion : La théorie oui, mais la pratique je n'y arrive pas
bonheur
le lundi 13 mai 2019 à 21h59
@Colinette. J'ai eu un amour, qui s'était "rendu disponible" pour que je divorce et que l'on fasse notre vie ensemble. Sauf que moi, je n'avais jamais exprimer cela et son projet était sien, sans consultation. Le fait est que l'on est tout de même rester en relation affective amoureuse. Un jour, il me téléphone pour m'annoncer qu'enfin une femme veut bien de lui. Je me réjouis et exprime rapidement "parle lui de moi". Et non, il ne parle pas de moi car il ne veut pas la faire fuir. J'ai trouvé cela bidon, mais plausible... et comme je suis de nature à faire confiance. Je retiens le "pas maintenant". Peu après, à peine quelques mois, ils emménagent ensemble. Et là, je suis toujours aveugle et je redis régulièrement "parle lui de moi". Il me montre des photos d'elle mais elle ne sait toujours rien de moi. Et puis, un jour il m'invite au resto (ça arrivait parfois) et m'annonce maladroitement qu'ils se sont mariés un mois auparavant. Là je m'insurge "et tu ne lui as pas parlé de moi, malgré ton engagement ?" Ben la réponse est toujours non. Pour la première fois, je nous remet en question. J'en parle avec mon chéri, à qui cette nouvelle fait aussi l'effet d'une bombe. Mais bon, ce n'est pas à nous à faire éclater la vérité. Je le vis mal, mais je continue. Motif : je l'aime.
Un jour, elle met le doigt sur quelque chose et je reçois un sms indiquant qu'il fallait plus que je laisse de message sur ce téléphone. C'est la goutte d'eau, je renvoie du court, clair, net et concis "d'accord. Adieu" et puis, plus jamais de nouvelles. Au fond, j'ai encaissé. Deux mois après, je reçois un appel de la femme de ... Elle découvre avec stupeur que de mon côté, il n'y avait pas de cachoterie. Pendant 40 mn elle me pose des questions... Au début, elle était agressive et c'est mon calme et mon honnêteté qui l'ont radouci. Il faut dire que j'imposais, si on se voyait pour se parler entre 4 yeux, qu'on le fasse entre 8 yeux. Et là, elle a perdu tous ses moyens.
Elle m'a fait promettre de ne rien dire à son mari, de cet appel. Lui dans le non-dit, elle dans le non-dit... je les ai laissé à leurs idéaux et repris le cours de ma vie.
Je n'ai jamais fait l'objet d'une discussion entre eux. Juste elle a fouillé dans son portable et lu. Avec mon chéri de vie, nous avons trouvé leur situation pathétique. D'ailleurs, moi aussi, je me suis trouvée pathétique. J'ai eu ma part de responsabilité dans cette histoire. J'aurai dû clairement indiqué que s'il ne parlait pas de moi, ce serait mieux que l'on se quitte (de nouveau). Au lieu de cela, j'ai fait perdurer, contre mon gré, mais avec mon consentement finalement, une situation nauséabonde (que je perçois ainsi aujourd'hui).
Et bien, ensuite, mon chéri de vie et moi avons débattu de cet appel. Pourquoi s'en est-elle prise à moi, alors que lui non plus, n'avait jamais pris la décision de me quitter. Moi, je désirais assumer ma part dans l'optique d'une situation polyamoureuse, avec la philosophie liée. Sauf que voilà, ni lui, ni elle, n'était dans ce schéma. Elle dans la violation de son téléphone (et autres certainement) et lui dans la cachoterie dès le départ.
Je suis certaine aujourd'hui, qu'ils sont mieux sans moi. Quand à moi, je l'aimerai toujours, mais sans lui.
Discussion : La théorie oui, mais la pratique je n'y arrive pas
bonheur
le lundi 13 mai 2019 à 21h41
@Maroussia_la_Douce : euh, je ne sais quoi dire ? A prochainement d'échanger ici, alors !
Discussion : S’interdire d’aimer
bonheur
le lundi 13 mai 2019 à 21h38
Coucou Aiemama, J'ai survolé. Je vais être exceptionnellement très prise ces prochaines semaines. Il faut que je m'occupe de moi (+) .
Le fait est que si, on peut tomber amoureux émotionnellement et développer des sentiments pour des personnes qui ne sont pas prêtes à entretenir un lien amoureux honnête et sincère. Ces mêmes personnes pourront tout de même s'octroyer un plaisir sexuel alors que ce sera tout ce qu'ils offriront.
Il faut savoir s'éloigner parfois, quand on sait, que l'on comprend très vite que de toute façon, ce sera en cachette ou rien. J'ai déjà vécu des coups de foudre, immédiat et intenses, puis en découvrant l'apparition de nombreuses incompatibilités, je suis devenue limite méchante pour que l'on me laisse m'éloigner. Si c'est pour avoir des emmerdes, faut prendre les devants et s'offrir le luxe de couper court. En tout cas, moi je peux le faire. Et là, c'est moi qui au final m'interdit d'aimer... et je rejoins bidi.... c'est très con.
Belle analyse en effet oO0. J'aime bien cet énoncé :-D :
oO0
Je ne m'interdis pas de ressentir ce que je ressens, je n'ai aucun contrôle dessus, je ne me sens juste pas obligé de l'entretenir, ce qui dans les faits revient au même résultat que de me l'interdire.
Le résultat est le même, mais l'effet de se brimer est différent, je trouve. Et puis, je prend une décision et je l'assume.
En tout cas, perso, un homme dont la femme attend un enfant et qui ne sait pas, je mettrai les voiles tout de suite. Deux raisons, car même si elle n'attendait pas leur enfant, je mettrai les voiles tout de même.
Discussion : La théorie oui, mais la pratique je n'y arrive pas
bonheur
le lundi 13 mai 2019 à 13h31
Vous êtes deux personnes qui désirez toutes les deux l'exclusivité amoureuse de la même personne. Forcément, dans ces conditions, il y en a une de trop. Il n'y a en effet pas de polyamour dans cette équation, qui vise plus à éjecter un élément, qu'à s'ouvrir pour intégrer un nombre infini d'autres éléments.
Quand une relation ne convient plus, qu'elle soit mono ou poly, il faut lui offrir une fin. Cette femme a eu le courage de cette décision, dans son couple initial, et c'est une option qui est également bonne. Par contre, ne pas intervenir dans une relation, sans toutefois accepter que cette relation existe, ce n'est en rien du polyamour.
Une discussion franche, version j'ai et elle a tort (de ta part comme de la sienne, j'ai l'impression), ne servirai en l'état qu'à alimenter les colères, et non les réduire. La philosophie polyamoureuse, ce n'est pas cela. Chaque amour est légitime et la place de chaque personne à trouver. Rester chacune à distance est une solution, pour lui en tout cas. Après, le vivra-t-il autrement que comme pris dans un étau ?
C'est à lui, de savoir comment il veut vivre SES amours ! C'est à toi d'indiquer que tu ne veux pas d'elle dans son entourage ! C'est à elle d'indiquer qu'elle ne veut pas de toi dans ce même entourage ! D'ailleurs, dans cette équation, prendre la fuite serait une solution louable, je trouve. Vivre pour soi et non en fonction des volontés alternatives (et non coopératives) des autres.
D'ailleurs, depuis toutes ces années que je lis ici, ailleurs et que j'observe, je suis de plus en plus persuadée que le célibat est la meilleure option pour laisser à chacun-e sa possibilité de vie. Je ne comprend pas que l'amour puisse enfermer.
Egalement, cet évènement, qu'elle a gâché, n'est-ce pas lui qui a accepté de la laisser le gâché. Remettre sur le dos de la rivale aveugle et anéanti la part de responsabilité de l'amour commun. De toute façon, tant que vous serez l'une contre l'autre, et non l'une avec l'autre, aucun polyamour n'aura une juste place.
Discussion : La théorie oui, mais la pratique je n'y arrive pas
bonheur
le dimanche 12 mai 2019 à 20h16
Colinette
Nous parlons de la situation sans (trop) de problème, mais je ne veux plus entendre parler d'elle. Ce qu'elle est, ce qu'elle ressent, c'est son problème.
Elle a accepté de se retrouver dans cette situation alors que moi je n'ai pas eu le choix.
C'est dommage à mon sens que tu ne veuilles pas savoir ce qu'elle vit. Dire que c'est son problème, ben en effet, c'est la résultante de ses choix personnels. Par contre, mettre une frontière entre elle (un humain, qui du coup doit se sentir également jugée, d'aimer un homme déjà engagé)
Colinette
Quant au risque que je m'attache à quelqu'un d'autre, je l'ai déjà évoqué mais il a effectivement pris ça comme du "chantage" (je cite) alors que ce n'était pas le cas.
Il sait donc que ce risque existe et il en a même peur mais le prend.
Peut-être est-il si sur de mon amour pour lui qu'il croit que cela n'arrivera pas ? C'est une idée qui me déplaît.
Cela pourrait me pousser à lui prouver le contraire.
J'en serais désolée car si cela doit arriver au moins que ce soit pour de meilleures raisons que l'aigreur et la rancune.
Après, oui, si aimer quelqu'un d'autre, qui serait exclusif comme toi, te rendrait plus heureuse, alors fait le. Et oui, ne pas le faire pour des raisons comme l'aigreur, la rancune, le chantage et j'ajouterai encore moins pour prouver que c'est possible. Il faut le faire pour t'offrir un avenir heureux, suivant qui tu es.
La polyacceptance n'implique pas qu'on le devienne à notre dépend, mais parce que l'on peut le vivre avec un degré d'acceptance suffisant. Dans ton cas, tu tentes de vivre votre couple en mettant une barrière à ce qui deviendra pour lui, une seconde vie parallèle. Il y aura de fortes probabilités qu'il la vive indépendamment de toi. Ca pourrait d'ailleurs être une solution, puisque de toute façon, tu parles d'infidélité (et non d'un second amour). Si j'étais à sa place, j'agirai ainsi. Je tairais puisque je ne suis plus audible... sachant que quand je parlerais d'amour on me répondra tromperie. Le polyamour, justement, n'est pas cela, sauf si ça permet de vivre tous les amours.
L'amour souffre d'enfermement, parfois. Quand l'amour empêcher d'aimer, personnellement, mais là ce n'est que moi, je me positionne en faveur de mes émotions, c'est à dire dans le sens d'aimer.
Discussion : La théorie oui, mais la pratique je n'y arrive pas
bonheur
le dimanche 12 mai 2019 à 16h35
Je vais me permettre d'avoir un regard différent du tien. Ne pas m'en tenir rigueur... et je suppose aussi que c'est l'objet de ta demande ici.
Colinette
Effectivement cette situation nous a rapprochés, je reconnais que notre couple se porte mieux qu'avant, et pourtant nous souffrons.
C'est sur cette base que vous devez composer désormais. En tout cas, servez-vous en pour consolider encore et toujours.
Le fait que cette situation soit quelque part désagréable et qu'elle occasionne une souffrance, pour toi, pour ton amoureux n'entre pas en opposition avec votre rapprochement. Au contraire, je crois.
Colinette
Quant aux actes, je souffre de me dire qu'il partage avec elle cette intimité physique qui fait la différence entre amitié et amour.
Je fais partie de ces personnes qui ne perçoivent pas cela ainsi. Personnellement, j'aime sans intimité physique (je suppose que tu parles de sexualité). La tendresse, pour moi, se suffit à elle-même.
Egalement, je conçois que la sexualité peut être récréative et donc sans lien affectif.
Aimer d'amour n'entraine pas nécessairement sexualité. Sexualité n'entraine pas nécessairement la présence d'émotions et de sentiments amoureux.
De ce que je sais, par expérience, mais qui n'est que mienne (pas de vérité absolue dans mon discours, surtout pas), aucun amour ne se ressemble et le partage d'instants présents est chaque fois autre.
Je perçois l'amour comme un tout impartageable. Comparable l'amour à l'univers (c'est un exemple). Il est en perpétuel bouleversement et surtout en constante expansion. En fait, à chaque nouvel amour, on explore une nouvelle galaxie, que l'on découvre. Ce n'est pas que cette partie d'amour empiète sur une autre, juste que l'émotion est celle qui déclenche la découverte. Et quand on a une nature "aventureuse", on désire explorer. Cela ne veut pas dire que l'on n'aime plus ce que l'on avait déjà découvert, mais que l'on découvre à nouveau.
Il partage avec elle, les paysages d'une galaxie nouvelle. Rien à voir avec votre amour. C'est un autre monde, avec ses similitudes et ses divergences. En tout cas, penser que c'est identique et 100% comparable est à mes yeux impossible.
L'influence est l'alternance qui lui permet de voguer d'une galaxie à une autre. Dis toi que certainement, pour ton amoureux, il n'y a pas de poste frontière. C'est je suppose cela qui te déboussole. Il est en interconnexion permanente avec ces deux galaxies, en pensées tout du moins.
Colinette
Au début j'ai pensé la contacter car nous nous étions déjà vues sans que je sache ce qu'il y avait entre eux.
J'arrivais à l'évoquer sans colère ni ressentiment. J'avais même envisagé une relation apaisée, quasi amicale, entre nous trois.
(+) Une belle approche :-D
Colinette
Son intrusion brutale dans mon couple à l'occasion d'un évènement symboliquement très important pour moi a été vécue comme une agression et une "déclaration de guerre".
Désormais je la tolère par amour pour lui, mais je ne veux plus en entendre parler.
J'en suis désolée. Je sens bien que ça t'a marqué. Parfois, on déclenche des guerres involontairement :-( .
Tu ne veux plus en entendre parler, sauf que l'on ne parle que de ça depuis le début de cette discussion. C'est même l'objet de ta présence ici. Donc, si, il faut en parler, je crois :-/ . Que tu le veuilles ou on, le sujet à au contraire à poser sur la table. Le coeur du problème est ici. Un déclencheur désagréable qui a plombé toutes tes bonnes résolutions et l'avancée dans cette possible suppression du poste frontière, que toi tu désires aujourd'hui. Pourtant, en polyamour, la "libre circulation" impacte positivement. Bon ok, le rapprochement des galaxies au point de fusionner en une seule, ça n'arrive pas souvent. Mais là, on est dans l'éloignement des galaxies au point de rendre difficile la circulation de l'une à l'autre. C'est en tout cas ainsi que le comprends-ressens.
Colinette
Effectivement, je souffre de savoir qu'il est heureux avec elle et qu'il a trouvé ailleurs quelque chose qu'il n'a pas trouvé chez moi. Blessure narcissique.
Il a trouvé ??? chez elle, qui n'enlève rien à toi. Ne serait-ce pas l'excuse pour te dévaloriser. L'amour ne se résume pas chercher chez autrui quoi que ce soit. Evidemment, comme un individu est unique, on découvre chez cette personne (à la fois du bon et à la fois du moins bon, aucun humain n'est parfait) ce qu'il y a à découvrir. Et tu sais, on évolue, le temps d'une pensée, le temps d'une réflexion, le temps d'une compréhension... et on est définitivement différent.
Se dire qu'une autre personne est mieux, moins bien... n'est pas une bonne optique. Elle est différente ! Alors oui, ce sentiment d'infériorité est un trouble qui survient quand on entre en rivalité avec quelqu'un. On se surprend à être inférieur, on se surprend à être supérieur, alors qu'aucune de ces "solutions" n'a de valeur.
Soi toi-même sans te soucier des autres. Trouve toi belle, et autrui te découvrira dans toute ta splendeur :-) .
Colinette
Ce qui me fait peur, c'est que pour moins souffrir, je dois parfois mettre de la distance entre nous. C'est un risque.
Risqués aussi les moments qu'il passe avec elle.
Personnellement, si un amour me disait cela, je prendrais cela comme un ultimatum : "puisque tu ne veux être tout à moi, tu prends le risque de me perdre". Je trouve cela un peu violent. En tout cas, ce serait bien que vous abordiez cette notion de risques. Le sait-il ? En avez-vous parler ?
Ces quelques phrases ne sont vraiment pas anodines ! Je trouve que vous devriez poser cela sur la table et en discuter.
Si tu as une peur, ce que tu indiques, alors exprime la lui. Cette peur, on en a tous, et inutile de justifier une peur, on ne justifie pas une émotion, il ne faut pas qu'elle vous éloigne justement. L'affronter ensemble, pour se rapprocher une fois de plus. Ne pas laisser cette peur s'amplifier et te bouffer toute seule dans ton coin. Il est à l'origine de cette peur, donc elle le concerne.
Après, en parler sans responsabiliser. S'il culpabilise, ce n'est pas bon. Parle de toi et de ce qui ce passe en toi. Evite les éternels "à cause de toi..." "à cause d'elle..." Enfin, c'est là un conseil que je te soumets. Les accusations, en ce domaine, ne servent qu'à décharger son mal être sur autrui. Evoquer le fait que tu es cette peur suffit à poser le "problème" et l'aborder.
Colinette
Car il laisse une place qui pourrait être prise par un autre.
Un autre qui me donnerait tout.
Et à qui je donnerais tout, car ma nature n'est pas partageuse.
Là encore, ça sonne un peu comme un ultimatum. Après, je comprends, si c'est dans ta nature profonde de ne pouvoir devenir polyacceptante, il faut assumer et prendre le large. Trouve cet autre avec tu seras en si belle osmose. On n'a qu'une vie. Elle semble parfois longue, mais elle sera aussi courte. Les tergiversations offrent une opportunité de pause avant de poursuivre. Comme s'arrêter pour regarder la carte en arrivant à un embranchement. Mais celui qui reste indécis éternellement, à l'arrêt en attendant le miracle qui ne viendra pas de lui-même, n'avance plus, il stagne et s'enlise.
Donc oui, la démarche de venir ici, découvrir d'autres avis, d'autres horizons, doit permettre une redémarrage. Ici, les polyamoureux te diront qu'une avancée à trois est possible. Ici, des non-acceptants, te diront que parfois c'est mieux d'avancée en n'ayant plus le polyamour comme obstacle infranchissable.
Au final, ce sera à toi de poursuivre sur le chemin qui te convient. Un choix personnel qui t'appartiendra.
Colinette
Il le sait et accepte de prendre ce risque.
C'est bien que la question est été posée aussi explicitement et dite ainsi entre vous. En tout cas, je ne l'avais pas perçu ainsi jusqu'à lire cette phrase.
Sait-il vraiment ta peur et les risques qu'il prend ? Explicitement ?
Discussion : La théorie oui, mais la pratique je n'y arrive pas
bonheur
le samedi 11 mai 2019 à 21h05
Bonjour Colinette,
Colinette
Je n'ai aucune envie de mener une autre relation amoureuse de mon côté.
Etre polyacceptant n'implique pas que l'on devienne soi-même poly.
Colinette
Il est paradoxal que le renouveau de notre relation amoureuse entraîne une telle souffrance pour nous deux.
Les difficultés parfois éloignent... parfois rapproches et ce semble être votre cas. La situation polyamoureuse vous rapproche car, en bonne intelligence, vous vous épaulez dans les tempêtes, y compris dans celle-ci. Je n'y vois que du bon.
Colinette
Je souffre de l'imaginer lui disant des mots d'amour, lui faisant l'amour.
Oui, l'imaginaire n'est pas toujours notre ami. Souffrirais tu plus si tu l'imaginais heureux ? Ton imaginaire est dans les actes. S'il était dans l'émotionnel, qu'en serait-il ?
Colinette
De son côté il souffre de me faire souffrir et il arrive même que ce soit moi qui le console.
:-D . Situation typique du polyamour. Tout à fait logique si vous êtes empathe tous les deux.
Pour moi, le polyamour entraine des situations "boule de neige". Vous vivez avec intensité vos ressentis et bravo.
Il arrive même parfois que les métamours (ou co-amours) offrent une "aide" quand ça va mal. Encore un coup de l'empathie !
Une fois, mon mari allait mal, je ne savais que faire pour soulager sa peine (rien à voir avec un chagrin d'amour, plus un problème de famille), j'avais reçu un appel d'un amour et ai exprimer la situation et mon impuissance. Alors il m'a dit de lui passer mon téléphone, qu'il voulait lui parler en perso... et quand ils ont raccrochés, mon chéri de vie allait bien mieux.
C'est aussi cela, le polyamour. Bon après, si ta métamour est intrusive, l'empathie me parait incompatible avec cette philosophie. Il est peut être aussi là, le hic.
Leur amour a servi de déclencheur de rupture pour cette femme ET de ciment pour votre couple. On en revient à ma première phrase.
Discussion : Nouvelle dans le polyamour : difficile de gérer mes émotions !
bonheur
le vendredi 10 mai 2019 à 13h56
Cinderrela
Je bouquine beaucoup notamment grâce à des livres conseillés sur ce forum et notamment sur l'auteur Yves alexandre THALMANN. De grandes révélations pour moi
Bonjour à toi !
Je recommande souvent cet auteur. A part "âme soeur", écrit avec, je trouve, peu de conviction, tous ces livres sont pertinents, que l'on soit en adéquation ou non avec le discours.
Belle lecture (+) :-)
Discussion : Lexique
bonheur
le jeudi 09 mai 2019 à 19h07
artichaut
Ces derniers temps, je trouve que ça part dans tous les sens avec une quantité de fils de discussions et de liens, en lien avec le lien, issu du lien... Perso, je trouve cela très lourd et plutôt fatigant. Artichaut, tu devrais regroupé tout cela pour faire un-des article-s cohérent-s. Ce serait moins épuisant.
J'ai dit "je trouve que" ... "perso..." Le tu devrais, qui n'est pas un impératif, est en réponse d'une solution au constat que je fais personnellement.
Donc, ne prend pas la mouche dans mon discours. C'est inutile. Et je confirme : ça m'épuise à un point que je n'ai même plus envie de lire. C'est peut être lié à un état de ma part. C'est possible !
Après, considéré qu'un article n'offre pas une contribution... :-/
Je ne regrouperai pas tes idéaux dans un article, car ils sont à 1000 lieues d'être miens. Du coup, ce serait foireux. Je préfère en effet les discussions.
Après, je n'avais pas compris que comme j'avais mes propres convictions et attitudes. Je ne vais pas à l'encontre de toi d'ailleurs, malgré les divergences. Tu penses de moi ce que bon te semble. Il faut qu'un I au lieu d'un E t'est vraiment resté en travers de la gorge et j'en suis désolée. Je saurai désormais que tu as une susceptibilité par rapport à moi et je tenterai d'en tenir compte au mieux.
Discussion : Résultats de l'étude sur les formes d'attachement dans le polyamour, mai 2019
Discussion : Résultats de l'étude sur les formes d'attachement dans le polyamour, mai 2019
bonheur
le jeudi 09 mai 2019 à 10h28
Merci beaucoup pour ce retour ! J'aimerais beaucoup lire, mais...
LNJ
je vous joins l'étude elle-même,
... un oubli sans doute !
Discussion : Lexique
bonheur
le jeudi 09 mai 2019 à 09h37
Déjà, l'affect n'apparait pas, alors qu'il est quand à l'essentiel de l'amour (pour moi, très, mais alors infime petite case). Oui, on s'y perd. Tout ce que je lis, que superficiellement tellement c'est alourdi, me parait d'un compliqué. Il n'y en a que pour le sexe (non que je sois contre, mais l'amour c'est beaucoup plus que cela)
Et puis, un dico, il y en a déjà un avec le livre de de Daniel Welzer-Lang "les nouvelles hétérosexualités"... qui n'est qu'un parmi certainement d'autres.
D'autre part, pour ce qui est du féminin, masculin, il existe "ul" qui est à mes yeux un neutre pas suffisamment employé.
Aussi, aucune relation, aucun amour ne se ressemble, alors oui, il faudrait créer plein de toutes petites cases...
Le polyamour n'est-il pas de l'ouverture ? Là on s'enferme je trouve. La définition du site est explicite, simple et vrai, je trouve. Après, on peut y adjoindre celle donner par les porte-paroles du polyamour (Thalmann, Simpère...). Et ceux qui veulent vraiment savoir, font comme nous, ils bouquinent les livres si justement listé dans un fil dédié.
Ces derniers temps, je trouve que ça part dans tous les sens avec une quantité de fils de discussions et de liens, en lien avec le lien, issu du lien... Perso, je trouve cela très lourd et plutôt fatigant. Artichaut, tu devrais regroupé tout cela pour faire un-des article-s cohérent-s. Ce serait moins épuisant.
Voilà mon ressenti en tout cas.
Discussion : Questionnement
bonheur
le jeudi 09 mai 2019 à 09h08
Bonjour Papper,
Euh ? Tu sais, la polyaffectivité existe, si ce n'est que le sexe qui préoccupe. Et puis, l'amour et le sexe, sont à différencier.
Ce n'est pas parce que l'on a un ébat sexuel que l'on est amoureux ET ce n'est pas parce que l'on aime que l'on a une obligation de se jeter sexuellement sur l'autre.
Le couple libre et le polyamour, c'est différent ! Tu as peur d'être en couple libre (c'est assez à la mode) ou tu as peur qu'elle soit polyamoureuse ?
Dans les deux cas, je comprend que tu te fasses du soucis. Après, la franchise, l'honnêteté, dans un couple, en amour, c'est essentiel. Donc bravo déjà de s'interroger sur le sujet (+)
Discussion : Lexique
bonheur
le lundi 06 mai 2019 à 08h21
artichaut
Commencer à envisager une relation non-exclusive sans sexe, c'est il me semble, commencer à se diriger vers d'autres sphères justement
Bon ben finalement, extraterrestre me défini alors... Il parait que l'on va aller vivre sur Titan :-/ .
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le dimanche 05 mai 2019 à 20h56
artichaut
Et à minima, il ne me semble ni souhaitable, ni d'ailleurs vraiment possible, de cacher notre caractère poly, à des personnes habitants sous le même toit.
J'ai vécu ainsi pendant 4 ans, si c'est possible, mais du moment que l'on décide d'assumer pleinement, ça devient nécessaire, indispensable. Il faut dire que pendant ces 4 années, je ne savais pas moi même qui j'étais, alors partager cela. Pour ce faire, il faut vraiment être bien dans ses baskets et dans sa peau de poly.
Mais je confirme que ça permet de faire le tri des gens qui sont là pour nous tel que nous sommes et des autres.
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le dimanche 05 mai 2019 à 20h52
J'ai bien insisté sur le "pour moi". Après, je ne vais pas m'excuser d'aimer mon chéri et de n'avoir jamais su ce que vivait une personne séparée et qui doit devenir le "super parent" aux yeux de la société, comme s'il y avait à se racheter... "une conduite irréprochable". Ce n'est pas une critique de ma part, mais c'est ainsi que je ressens les personnes qui justement se pose la question de l'image qu'il faut renvoyer. Moi, la mienne, d'image, et bien, juste je m'en moque complètement.
Après, dire que + FACILE... ben j'ai pris d'énorme distance, en particulier avec mes parents et c'est directement lié au polyamour. Je peux facilement relativiser. Aussi, mon chéri invite de son côté en mon absence, car je suis incompatible ou alors il sent très vite que les discours commun me saturent rapidement... Egalement, aujourd'hui, quand il sort, il le fait sans moi. C'est bien car ainsi, on est ensemble en ayant chaun-e notre partie de vie. Mais même moi, quand je suis invitée, je me sens peu à ma place et me lasse vite de l'ordinaire, que je trouve juste "superficiel".
C'est comme dans toute situation particulière, j'ai découvert des "avantages" et des "inconvénients". Je me sens moins aisément et communément en osmose, en harmonie (par exemple) et souvent je passe mon chemin, inutile que j'ouvre la bouche, je créerai polémique.
Mon univers à moi, peu de personnes y entrent réellement. Une qualité a contrario d'un monde où la quantité prime souvent.
Discussion : Faut-il tout dire à ses enfants et ses amis?
bonheur
le dimanche 05 mai 2019 à 18h30
Un poly, n'est pas QUE poly, mais tout de même, ça défini beaucoup l'individu. Du coup, l'entourage...
Après, il faut comprendre que certaines personnes ne veuillent pas tout révolutionner. Moi, j'ai tout révolutionner et chaque nouvelle qui s'inscrit dans mon paysage de vie, doit être informée ! C'est désormais ma vie et elle est à prendre ainsi.
Je veux être moi, partout et en toutes circonstances. Juste je suis et voilà. Comme l'indique Caoline, c'est simple, naturel et inimaginable de faire autrement pour moi. Il faut insister sur le "pour moi".
Discussion : (Chap1) - Notre histoire...
bonheur
le dimanche 05 mai 2019 à 18h26
trioberlue
..., je suis certaine que quand on est capable d'écrire ça, on avance :-).
(+) je ne dirais pas mieux :-)
Il est là, le polyamour, dans notre façon d'exprimer et surtout cette notion si souvent endormie, d'avancer, d'oser avancer. Moi c'est une avancée que j'ai toujours perçu de cette histoire, qui aboutira à ce que l'on perçoit, ou pas.
Discussion : La monogamie ne marche pas
bonheur
le samedi 04 mai 2019 à 19h17
Caoline
D'accord, donc il veut dire si tu avais vécu tes autres amours sans lui en parler et qu'il s'en aperçoive vous auriez divorcé ?
Ben, tout à fait. D'ailleurs j'aurai été d'accord avec ça et sans doute j'aurai fait la démarche personnelle.
Caoline
C'est le cas chez nous et en même temps ça me semble tellement impossible entre nous, tellement contraire à ce que nous sommes et aux bases de notre relation que cette solution là je ne l'ai même pas envisagée. Je dis parfois et ça choque souvent si j'apprenais qu'il m'a trompée ne serait-ce qu'une fois il y a 20 ans, je pense vraiment que ça mettrait fin à notre relation. Dans le sens inverse probablement pas car il est moins radical que moi mais ça l’abîmerait sans aucun doute. Ça rejoint l'autre discussion, la base de notre relation c'est qu'on se dit tout.
Chez nous aussi, ce serait contraire à qui nous sommes... sinon on n'en serait pas là aujourd'hui, je suppose. Nous avons fait cette évolution sans aide et sans "autre norme" puisque nous ne connaissions pas le polyamour et encore moins la polyaffectivité.
J'ai un grand jardin personnel. Je ne dis pas tout, seulement ce qui impacte. Si j'ai un coup de coeur qui n'occasionne aucune influence sur ma vie, je garde mon bonheur à l'intérieur. Je fais beaucoup de rencontres, peu aboutisse à une amitié ou même une reconnaissance d'un amour quelconque. Alors, je préserve soigneusement mes émotions, heureuse de les vivre et c'est tout. D'ailleurs, je suis de moins en moins encline à dépasser ce stade.
Discussion : Jeune fille de 24 sa besoin d’aide et de réponses Polysexualité
bonheur
le samedi 04 mai 2019 à 19h09
Je suis heureuse de lire que tu fasses une différence entre polyamour et polysexualité sans affect (+) :-) .