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Polyamour.info

bonheur

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Discussion : Polyamour, adultère, et pardon

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bonheur

le vendredi 26 juillet 2019 à 07h49

@Menthe : je suis ouverte, et même favorable aux discussions en mp. Le climat y est nettement plus tempéré et supportable et surtout les variations plus douces. Il te suffira de cliquer sur mon pseudo pour mon profil puis l'option pour laisser un message. Attention, ma réponse arrivera directement sur ton mail mais peut se loger dans les spams ou autres.

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Discussion : Polyamour imposé

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bonheur

le jeudi 25 juillet 2019 à 12h31

Je souhaite que si vous décidez de vous séparer, vous le ferez dans de bonnes conditions, sans rancune (par exemple).

Aussi, pour l'avenir, savoir que l'exclusivité n'est pas une obligation et qu'il ne faut pas assimiler mensonges à non-exclusivité. L'un n'entraine pas l'autre. Les deux peuvent se concilier.

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Discussion : Polyamour imposé

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bonheur

le jeudi 25 juillet 2019 à 11h26

C'est à ton compagnon de gérer la communication, avec elle, avec toi. Il doit être franc avec elle comme avec toi. Il disait ici-même qu'il renonçait au polyamour. Il avouait ici qu'il s'y était mal pris et expliquait sa démarche.

Personne ici ne te dira que faire, que dire. Nous n'avons pas toutes les informations et pas du tout leur version, à lui comme à elle. Nous ne vivons pas cette situation précise, unique.

Il est désormais tiraillé, je suppose. Oui il a "chier dans la colle" et le reconnait. Mais à présent, tout le monde a toutes les cartes en main…

Toi seule sait de quoi tu es capable. Par contre, je n'aime parler de partage en amour. Le temps de présence se partage, mais pas l'amour.

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Discussion : Polyamour imposé

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bonheur

le jeudi 25 juillet 2019 à 10h38

@Aurore. Tu es venu ici pour en apprendre plus sur le polyamour. Et je dirais que tu en sais désormais nettement plus.

La situation n'évolue par contre pas en ce sens, à ce que je lis de ton récit.

On ne peut obliger personne. Il semble que la communication n'est pas été présente dès le départ et elle est mauvaise actuellement.

Pour ce qui est de pleurer, je sais que moi ça me libère. Je pleure volontiers et me moque des regards extérieurs. On vit malheureusement dans l'idée que pleurer est pour les personnes faibles ou fragiles. C'est complétement con. Pleurer est naturel. C'est une réaction physiologique qui a un rôle. Si dans le cas présent, ça te soulage de tout ce poids accumulé à l'intérieur, alors pleure -en cachette si tu veux- mais surtout ne te formalise pas pour cela. Je veux dire ne t'en veux pas de cela, surtout pas. Ne rajoute pas un poids à ce que tu endosses actuellement. Les larmes sont au contraire là pour libérer, extraire. Si tu les considère ainsi, elles ne pourront être que bénéfiques.

Je t'envoie énergie et n'oublie pas qui tu es… celle qui a tenté d'apprendre, de communiquer… Prend soin de toi, pour toi avant tout.

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Discussion : Style d'attachement et polyamour

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bonheur

le mercredi 24 juillet 2019 à 18h56

Ah non, c'est Nonconform qui l'a. Ca concerne les types d'attachements. Je vais tenter de le mettre en lien direct :

https://psy-resilience.com/

Personnellement, je lis un bouquin qui aborde ce sujet mais je ne suis pas à l'aise avec l'auteur. Avoir un type d'attachement défini par notre enfance et blablabla.

Je pense comme Nonconform que ce n'est pas figé et surtout que dans l'évolution d'un individu, on ne sort certainement pas figé à la fin de l'enfance. Etre adulte, c'est justement se découvrir en dehors du moule de la famille. Je sais que je ne désire pas que mes enfants soient comme je les ai élevé. Aujourd'hui adultes, ils doivent sortir du modèle dans lequel ils ont grandi pour se trouver. Et puis, je crois énormément à l'apprentissage par la négative. En cela, si tu ne sais pas encore qui tu es, interroge toi sur qui tu ne veux surtout pas être. Je considère que s'exclure consiste aussi à s'identifier.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Discussion : Polyamour, adultère, et pardon

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bonheur

le mercredi 24 juillet 2019 à 18h49

J'ai aussi cette impression extrêmement désagréable, comme Ourscalin. Ne pas utiliser un pseudo connu mais un compte invité.

J'ai également cette sensation que cette histoire touche Nowone (ou qui que ce soit) d'une façon directe. Presque comme si tu étais impliqué.

Parfois on se reconnais dans des histoires, mais elles ne sont pas nôtres. Ca m'est déjà arrivé et difficile de ne pas réagir avec son émotionnel.

C'est à Menthe de savoir comment il prend tout ça.

Par contre, être poly n'indique pas faire tout ce que l'on veut. Même si souvent on fait plutôt ce que l'on peut. Ne pas être un couple exclusif n'implique pas de ne pas tenir compte de l'autre. En cela, je suis d'accord avec ta remarque Nowone. Aussi, le manque de préoccupation des répercussions des actes. Quant à "s'oublier" alors que l'on est en permanence en plein chaos, et cela Menthe l'exprime également (il faut en tenir compte), je ne vois pas où est le mal. Je trouve cela sain. La façon de s'oublier est par contre en effet particulière.

Tout cela relève de Menthe et de sa compagne. Ils sont grands et trouveront la suite à cette histoire, tous les deux. J'espère que communication il y aura.

Menthe
j'aimerais savoir votre point de vue vis-à-vis du concept d'infidélité dans le cadre d'un couple poly, et si vous avez des expériences, comment avez-vous réussi à pardonner et à passer à autre chose ?

Pour répondre, il faut reprendre la question d'origine.

Menthe considère qu'il y a infidélité et sa compagne ne semble pas se sentir comme infidèle puisqu'en couple poly. Pour ma part, je dirais que c'est oublier que dans le polyamour, la transparence est de mise. Avertir qu'une situation change en direct, c'est mieux qu'après coup. Le consensus aussi compte, je crois.

Le pardon. Personnellement si c'est version "confession obligatoire" pour obtenir le soulagement et reprendre sa vie sans tenir compte, c'est à dire ce que je nomme "manger du chocolat en douce", ben je dirais alors que c'est de la connerie. Quand j'étais gosse, fallait que j'aille me confesser. Comme je partais du principe que je n'avais pas besoin de Mr le curé pour avoir une conscience, ben je balançais tout le temps la même chose et basta. Ca ne choquait pas le curé de pardonner pour le même "péché". Autrement dit, tout le monde s'en fout, sauf l'individu lui-même et sa conscience. C'est mon expérience, et sans doute pas le meilleur exemple. D'ailleurs aujourd'hui, le chocolat m'est interdit, ironie du sort :-D sauf une sorte avec modération. Par contre, une fois sorti du giron de mes parents, fini les interdictions et je n'avais plus besoin de cacher, car plus de reproches.

J'en arrive à cela : on cache par peur des reproches. Le pardon, en dehors de celui que l'on peut éventuellement s'octroyer pour comprendre à quel point on a été con et aller de l'avant… Une prise de conscience de notre défaillance individuelle. Et je pense que le cœur du problème pour Menthe, il est là. Pour l'un il y a eu défaillance et pour l'autre non. Est-ce que ça peut mettre en colère ? Oui.

Désormais Menthe, tu sais que ta compagne ne considère pas comme défaillant de ne pas exprimer les évolutions et qu'elle se considère comme libre. Toi seul peut savoir ce que va faire de cette nouveauté.

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Discussion : Poly et mono, cela marche-t-il vraiment ?

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bonheur

le mercredi 24 juillet 2019 à 16h44

Aina
je voudrais que tu comprennes que rien n’est figé, et que si tout le monde accepte que tout est tout le temps en mouvement, on peut, oui je suis sûre qu’on peut, danser ensemble. Poly et mono y compris.

(+) oh oui, alors, dansons ensemble !!! Image magnifique :-D

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Discussion : Poly et mono, cela marche-t-il vraiment ?

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bonheur

le mercredi 24 juillet 2019 à 15h13

L'imaginaire. On en a tous un, plus ou moins impactant. Je peux répondre car je me projette beaucoup. Je rêve aussi beaucoup. Par contre, j'ai appris à faire la part de projection désirée (réalité non réalisable à 100%) et la possible réalité, qui de toute façon, ne dépend pas que de moi.

Autrement, conforte tes rêves pour ce qu'ils sont mais évite de les assimiler à la réalité.

Il y a quelques mois, en juin (c'est pas vieux), j'ai fait un bilan de compétences perso comme pro avec une psychologue du travail. Jusqu'à récemment mon expérience des psy était mauvaise (une manie de ma mère de m'y trainer contre mon gré). Et là j'ai découvert une merveilleuse personne et une super professionnelle.

Bref, j'ai abordé le fait que j'arrive parfois à avoir un "regard extérieur" sur ma vie et que souvent on me répondait que c'était juste impossible. Elle ne m'a pas tenu ce discours. Pour elle, si c'est possible si on a suffisamment travaillé sur soi et si on a beaucoup observer l'humain.

Donc, je t'invite à tenter l'expérience de te voir avec, non pas un regard qui n'est pas le tien, mais sans l'implication direct, tout en conservant cet atout majeur de la connaissance en profondeur de ton émotionnel.

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Discussion : Polyamour, adultère, et pardon

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bonheur

le mercredi 24 juillet 2019 à 15h06

Ce n'est pas pour atténuer mais il est vrai que parfois on est soi-même dépassé par les évènements et dépasser. Et c'est justement parce qu'elle avait tenu ce discours peu de temps avant qu'elle l'a été. Après, il faut faire la lucidité avec soi avant des actes. Je ne dis pas que l'on ne doit pas se laisser porter, au contraire. Toutefois, avoir été aveugle n'implique pas se jeter dans la situation quand elle se déclenche. Je sais qu'aujourd'hui, pour moi, la notion d'apprivoisement est importante dans toute nouvelle relation.

Après, la chanson de Daniel Balavoine -ouin !- disait "contre le passé y a rien à faire". C'est assez juste.

Ce qui est fait est fait. Ton incompréhension est légitime Menthe. Si mon mari me trompait alors qu'il sait que notre couple repose justement sur l'acceptation des situations, je lui en voudrais je crois. Elle pouvait te parler ? Expliquer l'évolution de la situation ? Et puis, je sais mon chéri a parfois compris plus clairement que moi certains de mes liens, juste en m'observant. Quand moi je suis en cheminement, lui a déjà fait la lumière. C'est peut-être ce qui s'est passé pour vous ? Tu as été plus lucide qu'elle, qui étant impliquée, n'a rien vu venir.

Après, le coup du "vice de procédure"... je crois que je n'aurai pas bien digéré d'entendre cela. Je te comprend et je crois aussi qu'elle est pas mal paumée, d'où les incohérences. Après vouloir s'échapper de sa vie ainsi, je pense qu'il y a d'autres moyens, mais je ne suis pas elle.

Il va vraiment falloir que vous communiquiez mais attention, la rancune est l'ennemi des discussions. J'aurai tendance à conseiller une digestion avant d'entamer cette démarche d'éclaircissement.

C'est mon ressenti et il n'est que mien.

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Discussion : Polyamour, adultère, et pardon

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bonheur

le mercredi 24 juillet 2019 à 11h31

Nous n'avons pas tous le même attachement aux "règles". Pour certaines personnes en établir et que celles-ci soient respectées est essentiel à la confiance. Pour d'autres, non.

Par contre, le fait de changer d'avis aurait impliquer justement une communication. Même un sms façon : " je suis avec X que je découvre sous un jour nouveau. Je pense que l'amour s'invite et je ne suis plus certain-e de l'avenir que je vais porter à cette relation. Nous discuterons à mon retour "

Prévenir fait partie du "prendre soin de l'autre".

Après, je ne me mêle pas de l'histoire en elle-même. J'interviens pour indiquer que quand une situation change, il faut l'exprimer. C'est difficile d'être poly et avoir les "bons réflexes". Pour les personnes qui n'aiment pas le sms pour les choses importantes, je le comprend, mais il vaut mieux un sms car ça n'interfèrera pas autant sur l'instant présent et surtout, la discussion étant entamée à deux (couple d'origine), elle n'a pas à indisposer l'instant présent et son vécu.

Dire que l'on prend le temps, le peu de temps, pour donner des nouvelles à la nouvelle relation, personnellement, je ne vois pas où est le problème. Je trouve cela sain.

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Discussion : Poly et mono, cela marche-t-il vraiment ?

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bonheur

le mercredi 24 juillet 2019 à 11h21

/discussion/-bTu-/Mono-en-deconstruction/

/discussion/-cag-/Quel-bazar-dans-ma-tete/

Je suppose que le statut d'inviter empêche la réalisation de l'opération.

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Discussion : Poly et mono, cela marche-t-il vraiment ?

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bonheur

le mercredi 24 juillet 2019 à 10h20

ourscalin
Le bonheur c'est aussi s'accepter tel que l'on est.

Je n'aurai pas dit mieux. Je crois même qu'il ne peut commencer qu'avec ce constat : je suis qui je suis et je dois apprendre à me connaître. Je suis qui je suis et je me dois d'exprimer cela pour qu'autrui me considère, me respecte ainsi, la seule façon dont je puisse être heureux-se, digne et fier-e.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Discussion : Poly et mono, cela marche-t-il vraiment ?

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bonheur

le mardi 23 juillet 2019 à 23h08

Ginger
J'en viens à ma question... Je ne suis pas sûre d'être vraiment polyamoureuse (pour le moment, on ne sait pas comment on peut changer).
Certains d'entre vous ont ils déjà expérimenté une vraie relation poly-mono ? Est-ce "égalitaire" ? Souffrez-vous de cette situation ? Des retours me seraient appréciables... d'avance merci !

Bonjour,

Je réponds avec mon expérience et mon vécu. Si tu es poly pour rendre la pareil, ben tu réponds à la définition mais juste les motifs ne sont pas ceux de la philosophie poly.

Couple mono-poly, ben avec l'homme qui me connait depuis que j'ai 5 ans (et je vais en avoir 50), on vit ensemble depuis 1988 et on est ensemble officiellement amoureusement depuis 1986. J'ai aimé avant ce début, notamment un intense coup de foudre en 1985. Bref, l'amour a toujours fait partie de ma vie.

De 1986 à 2007, couple mono-mono, puisque je m'étais mis des œillères. Bref, en 2007, déclencheur et je me réveille. Depuis, je laisse l'amour prendre la place qui lui revient, aussi bien dans ma vie de famille avec mon chéri de vie qu'avec les personnes que j'aime et qui ressentent aussi pour moi.

Donc, je crois que oui, je vis depuis disons 2008 (il a fallu un an à mon chéri pour devenir acceptant) des situations de polyaffectivités. Mon chéri, lui, ne le désire pas. Un choix comme un autre. En tout cas, nous nous aimons, ça c'est ma certitude.

Est-ce égalitaire ? Non. D'ailleurs l'égalité n'a rien de bon. Par contre, nous faisons preuve d'équité. Un peu comme le commerce équitable. L'essentiel est que chacun vive sans se changer. Lui suivant sa volonté et ses convictions, les choix qui le rendent heureux et moi de même. Il n'y a pas de "déséquilibre" puisqu'il trouve son bonheur, moi le mien, et dans tous les cas, le nôtre.

La souffrance. Elle a été de diverses natures mais principalement au début. Bien qu'en pleine situation, je ne comprenais pas que je puisse aimer cet homme, alors que j'aimais mon mari. En fait, c'est la communication et beaucoup d'attentions réciproques… Mon chéri est sorti de ses doutes, ses peurs et il a fait le deuil de ces illusions d'exclusivité affective. La reconnaissance que l'amour doit être exprimé autant que possible, y compris s'il s'invite en dehors de notre couple.

Pour moi aussi, ce ne fut pas aisé. Je me suis longtemps sentie monstrueuse et anormale. Je ne savais que le polyamour existait et surtout que j'étais pas l'unique "cas bizarre" (comprendre hors normativité). En 2011, j'ai entendu ce mot et sa définition succincte. Alors j'ai pu enfin avancer, terminer ma déconstruction (mon chéri dans la même dynamique) et surtout nous avons réinventer notre avenir commun.

Nous savons aujourd'hui nos différences. L'acceptons et vivons plus sereinement. Nous avons toujours été un couple qui se complétait, ça a compter je crois.

Voili, voilà mon modeste retour d'expérience. Je suis désormais beaucoup dans le développement personnel et je me suis reconstruire en lisant. J'assume désormais être une personne atypique, à tout niveau d'ailleurs. Je ne peux plus être commune. J'ai transformé ma vie, celle de mes proches (aussi les enfants, aujourd'hui tous majeurs), pris dans ma spirale. Je me suis éloignée des personnes qui n'ont pas acceptées celle que je suis devenue (mes parents par exemple) et j'ai noué de nouveaux liens. Ca ne compense pas, c'est différent.

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Discussion : Polyamour imposé

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bonheur

le mardi 23 juillet 2019 à 18h59

De rien :-) Je n'ai pas précisé, mais je crois que "vertus du polyamour" n'existe plus en version papier (sauf occasion) mais en format Kindle (amazon).

Egalement, ne jamais penser que sous prétexte que l'on a besoin de lire un livre, on doit se sentir obligé de le surpayer. Le marché du livre d'occasion est parfois déroutant. Ne pas succomber, il y a moyen de se procurer à prix correct et pour moi, le maximum est le prix d'origine (éventuellement + frais de port) fixé par l'auteur suivant la loi en vigueur. Tout dépassement de ce prix est à mes yeux de l'arnaque (bien que légal ???).

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Discussion : Style d'attachement et polyamour

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bonheur

le mardi 23 juillet 2019 à 17h22

@Sevreen. J'ai envoyé un mp (message personnel). Ce fut dans le cadre d'une conversation personnelle, donc. Ce fut inhérent à la discussion, en réaction au premier post ci-dessus, mais personnel, donc privé. Pourquoi ?

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Discussion : Polyamour imposé

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bonheur

le mardi 23 juillet 2019 à 14h47

Je reviens pour le côté "lectures". Déjà, le polyamour amène au développement personnel. Donc tout livre (y compris roman style de ceux de Laurent Gounelle) lié au développement personne est bon. Souvent, il suffit de laisser son instinct faire le choix. On peut trouver de bons livres partout. J'en avais trouvé un dans un magasin bio, c'est pour dire.

Pour une transition mono-mono en mono-poly, je conseille souvent trois ouvrages de Yves-Alexandre Thalmann. Déjà parce que cet auteur s'adresse simplement au lecteur. Ensuite les livres sont peu volumineux et pas encombrés de tas d'exemples. Egalement, il n'entrera pas dans les considérations des grandes théories psy et aussi, étant à la base un scientifique, il a un double regard.

Le premier livre s'adresse à tout public et consiste à invite à une déconstruction. Ce livre s'appelle "les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple". L'auteur interpelle sur ces évidences, qui n'en sont pas.

Le second livre s'adresse aussi à tout public et consiste à renforcer l'amour. Il est important, dans une transition, pour faire comprendre que l'amour peut durer et que si dans un couple, un des deux aime à nouveau, le couple originel peut s'occuper de lui parallèlement. C'est l'objet de ce livre qui s'appelle "garder intact le plaisir d'être ensemble - prévenir le désamour".

Le troisième livre est consacré au polyamour et complète les deux autres. Déjà parce qu'il aborde la déconstruction et cette fois-ci d'une façon évidemment plus ciblée. Ensuite parce qu'il indique clairement que l'amour est compatible avec l'amour. Du coup, ces trois livres s'imbriquent. On lit dans l'ordre que l'on veut. C'est comme une boucle, que l'on s'y intègre à n'importe quel endroit… Ce livre s'appelle "vertus du polyamour - la magie des amours multiples"

Je dirais après, sur la jalousie mais aussi sur de nombreuses opportunités de réponses en matière de polyamour, il existe "compersion - transcender la jalousie dans le polyamour" d'Hypatia From Space.

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Discussion : Quel bazar dans ma tête.

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bonheur

le mardi 23 juillet 2019 à 14h28

Même si je vais paraitre impérieuse au yeux de certains, j'indiquarai à l'affirmative, puisque je parle de mon expérience. Avec mon mari, devenu mon chéri de vie, nous avons au départ beaucoup déballé. La situation curieusement nous a amené principalement à cela : faire le point.

Le fait est que nous n'avions pas de difficultés de couple, justement. Nous avons vraiment chercher à comprendre ce qui n'allait pas, réflexe d'un couple classique qui n'a jamais réfléchi à rien et s'est laissé porter par le mouvement de la vie, cette "prédestination". Et non, nous n'avons rien trouvé. Nous nous sommes toujours aimés. Sans doute une certaine routine, mais pas un ennui. Pas de conflits, tout juste des "prises de bec". Par contre, oui, une mauvaise communication et des claquages de portes de ma part, du fait que je n'arrivai pas à me sentir autrement que monstrueuse, anormale… Sur l'instant, on a invoqué la crise de la quarantaine, alors que ça n'avait rien à voir. Sinon, cela voudrait dire que j'ai franchi celle-ci et entamé dans la continuité celle de la cinquantaine. Absurde.

J'ai été l'élément en transition poly, et en aucun cas c'était parce que notre couple allait mal. D'ailleurs, personnellement je ne vois pas comment l'intervention d'un tiers, la complication supplémentaire, peut venir au secours d'un couple qui doit se ressouder.

En fait, le point positif de tout ça, c'est que nous avons dû œuvrer ensemble pour déconstruire, nous réinventer et cela nous a rapprocher grâce à l'authenticité. Pouvoir tout se dire et pouvoir tout entendre. Ce que tout couple, toutes personnes qui s'aiment devraient faire. Ce devrait même être un socle solide. Il faut croire que nous avions, et c'est très mauvais, je pense, "épargner" l'autre. Ou simplement, et c'est pire à mes yeux, on se met des œillères, on se ment à soi-même, comme je l'ai fait pendant 20 ans. Pourquoi ? Parce qu'une fois casé, ça ne se fait pas, alors on enfouit pour être bien comme il faut. Je sais c'est très construit et c'est hyper con. On agit ainsi d'une façon sournoise car on ne s'interroge même pas. On devient presque "par défaut".

Après, il y a le caractère individuel. Si j'avais été mal dans mon couple initial, j'aurai pas entrepris la démarche de transparence, allant à l'inverse de ce passé. Je me serai barrée et basta. Je ne suis pas quelqu'un qui résonne en matière de "conséquences" ou très peu. C'est aussi pour cela que j'ai eu la "stupidité" de sortir -sans en avoir conscience- du bien comme il faut. Mes œillères sont brutalement tombées, et bim !

@dede : le sentiment d'échec. C'est justement sur ce point, qu'il faut être deux. Pour le deuil, nous ne sommes, d'après mes lectures, pas tous égaux. Mais oui, il faut faire un deuil. Et idem quand une relation prend fin, y compris si on ne vivait pas ensemble. Dans le deuil, il y a la notion d'injustice : je n'avais pas demandé de perdre la personne à laquelle je tenais (et on peut faire le deuil d'une personne encore en vie). On ne choisi pas toujours, dans la vie. Et là, ça nous tombe dessus. Et c'est pareil quand on comprend qu'une situation ne sera jamais heureuse à l'avenir.

Aussi, en tant que poly, je n'ai jamais eu à faire autant de deuil et ça fatigue. La dernière fois, fut éprouvante, sans doute pour cela que je n'indique à ce jour plus mon amour, même si j'aime. Je n'ai pas l'énergie.

Ce qui me frappe dans ton discours, c'est que tu penses que tu dois te déconnecter de tes émotions pour vivre. Alors oui, je confirme que du coup, tout ça n'est pas vrai. Quand je te lis, je me dis que même si ça m'a fait mal, vraiment, le fait que le tiers m'est tourné le dos alors que nous étions auparavant inséparable, aura été un acte facilitateur. Et pourtant, mon chéri l'avait contacté, invité (à séjourner chez nous). Je ne le savais même pas, il voulait me faire la surprise pour mon anniversaire. Et comme ce tiers cherchait du boulot, mon chéri avait indiqué qu'il pouvait loger dans un premier temps à la maison, le temps de se poser (période d'essai, trouver un logement…).

Donc, j'ignore si c'est moi qui suis impérieuse ou impérative, mais une transition peut se faire. Aucune ne se ressemble. Je ne m'exprime qu'avec mon vécu, mes lectures, et ne peut tenir un discours différents. En tout les cas, dede, reste connecté à tes émotions et vis du vrai.

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Discussion : Polyamour imposé

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bonheur

le mardi 23 juillet 2019 à 08h20

Je vais m'exprimer à l'affirmatif, de par mon parcours et celui de mon couple. Parce qu'aujourd'hui, je peux parfaitement affirmer (ce qui ne revient pas à indiquer que c'est de la vérité absolue, n'est-ce pas !).

En 2007, j'avais un super-ami-aimant. Nous étions régulièrement séparé et il était très pris durant ces périodes donc j'avais des nouvelles éparses. Bref, un matin, retour à une période où nous devions nous retrouver, j'apprends qu'il sera en arrêt pour une durée indéterminée, suite à une bagarre de rue (sachant qu'il résidait dans une "cité hyper-sensible"). Mon sang n'a fait qu'un tour. Je me suis vraiment, mal alors vraiment vraiment sentie hyper hyper mal.

Il y aura l'avant cet instant et l'après. Comme une "seconde naissance" après une "gestation" de 20 ans de vie de couple traditionnelle, où ni moi, ni mon chéri ne nous posions de question. Toutefois, avant il y avait eu des prémices, de nombreuses situations où je passais pour la salope de service puisque j'aimais et j'aimais. Mon chéri m'avait connu d'ailleurs ainsi, puisque nous nous connaissons depuis toujours.

Bref, revenons à l'instant où j'ai cru perdre la raison, au sens concret du terme. Comment je pouvais aimer cet homme, car c'est ce que "l'incident" (pas trop grave et j'en suis heureuse, juste un manque d'informations qui m'a fait paniquer) a révélé. J'avais fait passer ce qui était de l'amour pour une "amitié". N'importe quoi ! Pour être franche, j'ai subi un sacré triple-choc à cet instant-là. Déjà, comment va-t-il ? Ensuite, cette révélation de la nature émotionnelle ET enfin, comment je peux aimer cet ami alors que j'aime mon mari ?

Ce qui me venait naturellement enfant et ado, me semblait inconcevable désormais. J'ai encaisser, enfin aussi bien que possible, tout en continuant à vivre et dans la solitude de mes questionnements intérieurs. Et puis, lors d'une nouvelle période de séparation, j'ai envoyé ce mail, à cet homme. Je ne pouvais faire autrement que d'exprimer mon amour pour lui. Dans le même temps, je ne savais que faire de ça vis-à-vis de mon chéri (mon mari), alors comme je ne pouvais extraire verbalement, j'ai écrit également.

Mon chéri a pris un réel coup de masse et ce fut le début d'une vie différente. Cet homme m'a tourné le dos, au regard de la situation je suppose (panique ?). Avec mon chéri, nous avons avancé avec ce constat. Polyamour nous ne connaissions pas. Un an plus tard, je prenais contact avec un "ex", en accord avec mon chéri. En fait, l'amour pour cet ex avait été dans la discussion depuis le début, j'avais juste fait une démarche personnelle et dans notre couple pour en arriver là.

Polyamour, c'est un terme dont j'ai eu connaissance en 2011, bien après. J'ai alors pu quitter le costume du monstre de service anormal et nous avons pu construire, réinventer notre couple. Donc je rejoins qu'il faut le temps et une bonne communication. Etre présent l'un pour l'autre compte vraiment beaucoup. Faire un travail personnel compte tout autant.

Pour les références de livres, plus tard dans la journée, je dois partir travailler.

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Discussion : Quel bazar dans ma tête.

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bonheur

le lundi 22 juillet 2019 à 08h13

dede
Mais je pense qu'il y a une illusion d'optique dans une discussion de forum où la thématique est toujours la crise d'une relation, c'est-à-dire le désamour.

La crise relationnelle qui reflète un désamour ? Déjà, le mot crise indique que "l'heure est grave" et que "ça s'envenime". Je crois qu'il est préférable de communiquer avant d'en arriver là. Ne pas laisser s'installer la crise. Après, je n'y vois pas de liens avec le désamour. Ce n'est pas parce que la relation va mal que le lien n'est plus authentique et que l'amour n'existe plus.

J'ai peut-être mal compris.

Aussi, la communication sert à justement ne pas tomber en désamour, c'est à dire ne pas en vouloir à l'autre, de ce qui nous arrive. Et puis, en polyamour on discute justement de ce qui fera que l'on ne pourra plus aimer. Je parle de lien affectif (pas de libido, ça je ne connais pas, je serai mal placée).

La communication doit servir justement à ne pas tomber dans l'enfermement ou dans des extrêmes.

Je me suis plutôt individualiste, mais évidemment que le bonheur interagit sur notre entourage (ce qui est différent d'interdépendant). Le bonheur mutuel, le bonheur commun, est un curseur qui est mouvant.

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Discussion : Polyamour imposé

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bonheur

le dimanche 21 juillet 2019 à 22h47

Alors, mon avis extérieur, qui n'est que mien, au regard de tout ceci, est que dans un cas comme dans l'autre, ça craint.

Peut-être à l'avenir faire preuve d'honnêteté et ne plus dissimuler pour ne pas faire souffrir, car tôt ou tard, on souffre de toute façon.

Je vous souhaite une avancée, ensemble, de soigner les blessures. On peut sortir grandi d'une blessure, il faut en avoir conscience.

Le polyamour s'est introduit dans votre vie, enfin l'optique que ça existe. N'en rester pas là, faites l'évolution y compris sans personne d'autres, sans tierce personne. Garder tous les deux à l'esprit que oui, l'amour nous tombe dessus et qu'il n'implique pas que l'on n'aime déjà ou pas.

Il va falloir je suppose du temps. L'amour est compliqué, ça c'est ma leçon de vie. Elle ne concerne que moi mais je crois peut aisément se partager. Comment faire place à l'amour quand il s'invite, à l'improviste ? Peut-être votre questionnement du futur !

Bonne nuit, étant donné l'heure :-D .

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