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Discussion : Le polyamour… liberté ou inconscience ?
bonheur
le mercredi 28 août 2019 à 10h46
A titre personnel, je ne suis pas fan de mariages. D'ailleurs, je décline les invitations à chaque fois désormais : je ne cautionne plus cette festivité. Le mariage est un acte d'état civil qui régit les vies et les biens. L'amour n'a pas de place là-dedeans.
Mais bon admettons que l'on parle de polygamie. Je ne vois pas en quoi elle serait mauvaise. J'invite à lire "la polygamie, pourquoi pas ?" de Catherine TERNAUX. Elle distingue d'entrée la polygamie de tradition et subie à la polygamie choisie et volontaire. Enfin, s'ils sont des accrocs de mariage.
En tout cas j'ignore ce qu'a vécu Juliettebleuciel, mais cela ne l'a pas rendue heureuse :-/ . Je crois qu'elle a cru à une forme d'allégresse devant anéantir toutes les difficultés et émotionnel difficile… et ce ne fut pas le miracle annoncé. :-(
Discussion : Rencontrer ou pas l'autre amoureux / se ?
Discussion : Le polyamour… liberté ou inconscience ?
bonheur
le mardi 27 août 2019 à 14h26
Je crois que Ourscalin ironisait et mettait justement en évidence le fait d'avoir comme tu l'indiques "lâcher une bombe dans un environnement bienveillant puis de laisser les membres du dit environnement la gérer".
Juliettebleuciel avait à cœur de vouloir démontrer que les poly sont mauvais et en nous écharpant, elle y arrive.
J'avais compris justement qu'Ourscalin indiquait le manque de courage de Juliettebleuciel de venir exprimer plus clairement, de n'indiquer en fait qu'une argumentation relevant d'une expérience désastreuse et signifiant que tous les polys sont comme les personnes dont elle a croisé le chemin.
Ca met surtout en évidence que nombre de personnes pensent être "comme tout le monde" alors que nous sommes tous unique. Elle l'a mal vécu, donc le polyamour est mauvais, donc elle met en garde contre le polyamour. Ca tiendrait la route si on était des robots programmés : attention à tel virus dans votre système d'exploitation. D'ailleurs, la façon dont Juliettebleuciel résume son opinion du polyamour m'inviterait en effet à ne pas me projeter ainsi. Elle est sans doute convaincue de la pertinence de sa bombe (euh, une bombette, facilement désamorçable quand même) et il est là le danger : c'est le discours qu'elle va répandre et il n'est pas réaliste de la philosophie polyamoureuse. Elle va répandre la mauvaise nouvelle !
Discussion : Réparer
bonheur
le mardi 27 août 2019 à 14h15
intermittent
"J'avoue m'être souvent posé la question de ton opinion du polyamour. "
Ni pour, ni contre, bien au contraire ....
Croyant, mais pas pratiquant ...
Je vais poser différemment : je me demande quel est ton lien avec le polyamour ? Pas pratiquant ne signifie pas que tu n'a jamais eu un lien avec le polyamour (acceptant, tentative d'acceptation). Il est rare, pas impossible, qu'une personne non concernée du tout, s'investisse. Quand c'est le cas, la personne ne résonne qu'en terme de concept et je trouve cela dangereux d'avoir des idées arrêtées dans ce cas là, surtout dans un tel domaine où le vécu, les ressentis en particulier, sont la base.
Discussion : Rencontrer ou pas l'autre amoureux / se ?
bonheur
le lundi 26 août 2019 à 20h54
Moi je suis heureuse de lire tes mots ci-dessus. Ca réchauffe le cœur au contraire que des histoires parlent de bonheur, de communication saine entre métamour :-D voir d'amitié.
Je vous souhaite une pérennisation de ce bonheur (+)
Discussion : Réparer
bonheur
le lundi 26 août 2019 à 12h54
ourscalin
Le sexe est bon dans un couple qui s'aime, mais l'absence de sexe, ne prouve absolument pas que le couple s'éteind.
Les femmes et hommes ne fonctionnent biologiquement et psychologiquement pas pareil. Une femme peut avoir une baisse de libido sans pour autant qu'elle aimerait moins don conjoint. A celui ci de le comprendre et de l'accepter sans imaginer du desamour.
Aucun couple ne dure des années avec la même intensité sexuelle.
La femme doit elle se soumettre pour garder l'amour de son conjoint ? Non bien sur, à lui de comprendre et de l'écouter.
Lorsque le sexe est moins ou plus présent, un couple communiquant découvre d'autres choses bien plus puissante.
Un couple est parfois dépendant de la valeur de la sexualité. Mais certainement que le ressenti libidonal est fluctuant. Je n'ai pas cette vision, mais cela ne veut pas dire qu'elle n'a pas un impact important sur certains couples.
Après, la baisse de libido peut venir de l'homme, ça arrive. Donc, je vais éviter une étiquette de genre. Si l'on conçoit comme une marque de désamour un potentiel sexuel moins enthousiasme, alors soit. Il faut dans ce cas rompre. Ce fut mon cas récemment, et encore aujourd'hui. Par contre, je tiens compte du fait que mon chéri, lui, a toujours un ressenti important à ce niveau-là. Il a le tact de me remercier lorsque je tente de m'impliquer plus que ce que la nature m'impose. Egalement, quand on fait l'amour, la personne qui ressent peu sa libido, a l'opportunité de savourer de son côté la chaleur, l'affection, les regards, la complicité… Du coup, l'échange se fait et chaque protagoniste le perçoit suivant ce qui lui importe.
Je n'oublie pas l'avant, la période où j'avais une libido qui comptait pour moi. Je sais que je ne peux me mettre à la place de mon chéri, mais je peux imaginer quelque peu.
Après le hic, c'est le côté pulsionnel dont peut faire preuve celui qui a garder intact ses envies. Il y a manière et manière de faire sentir sa volonté. Ne pas comprendre que sous prétexte que l'on désire, l'autre doit aussi désirer, puisqu'il nous aime… c'est malsain. Et puis, penser que l'appétit vient en mangeant :-/ . Je suis un peu dubitative. Oui, si l'autre a une fatigue passagère, des soucis ponctuels qui l'accaparent… mais pas si c'est physiologique… et donc sur la durée.
Voilà ce que j'en pense, alors que je suis dedans. Mon cas, mon ressenti est évidemment isolé. Mes propos sont la résultante de cela.
Discussion : Réparer
bonheur
le lundi 26 août 2019 à 10h19
@intermittent
J'avoue m'être souvent posé la question de ton opinion du polyamour. Et puis, ta volonté d'être en invité. Cela ne me dérange pas vraiment, puisque l'on sait au final qui tu es, car toujours la même dénomination. Malgré tout, intervenir aussi régulièrement et garder une statut d'invité, est-ce parce que tu aimerais t'impliquer sans t'impliquer.
Qu'elle est ton lien avec le polyamour ? N'est-ce pas facile d'être brut (je le suis aussi parfois) sans justification ? Qui a dit ici que le polyamour servait à résoudre une problématique de couple ? Au contraire, pour que le polyamour puisse s'inviter dans une relation existante sans réflexion de base, il faut que ce couple soit solide.
Je trouve malsain, quand on est deux dans la même galère (parce que c'est aussi la cata pour la personne se découvrant poly), de penser qu'il faut obligatoirement que l'un ou l'autre dicte sa loi, et que l'un profite au détriment de l'autre.
Je crois avoir assez souvent parlé d'équité et non d'égalité. A savoir que tout le monde prenne un nouveau départ, une fois le choc passé et la digestion suffisamment entamée, pour réinventer. Ca se fait à deux, en communication, en adhésion et en accord. C'est un départ vers une nouvelle façon de vivre et dans l'élan d'une philosophie nouvelle, pas avec une dictature comme tu sembles l'imaginer. Je ne peux évidemment parler qu'en lien avec mon vécu, c'est à dire sans l'obsession de la sexualité à tout prix et sans adultère à l'origine.
J'aurai souvent eu envie de communiquer plus sincèrement avec toi, @intermittent, mais ton statut d'invité l'empêche. C'est dommage !
Discussion : Réparer
bonheur
le lundi 26 août 2019 à 00h09
penseTrop
Ouch. :-) encore que selon moi la crise de la quarantaine n'est pas une crise de folie passagère, je la vois comme une envie de se débarrasser de tout ce qu'on s'impose qui ne nous correspond pas, et se rapprocher de qui on est vraiment devenu. La majorité de l'âge adulte quoi.
Alors là, je n'aurai pas dit mieux. J'ai vécu exactement la même chose à 38 ans (m'en fous de l'âge) et je te souhaite sincèrement une belle découverte de toi. Moi ça fait 12 ans et tu vois, je regrette presque que pour mes 50 ans, rien d'exceptionnel ne me soit arrivé :-D
En tout cas, chez moi, rien de passager et je m'aime tellement désormais. Ca demande réflexion, temps pour soi, énergie, cogitation (je suis aussi de ceux-celles qui pense trop).
Devient qui tu dois devenir et délaisse ce qui doit l'être !
Discussion : Relation poly avec un couple - gestion de la ruture
bonheur
le dimanche 25 août 2019 à 16h52
Bonjour missebene,
Je n'ai aucune expérience de trouple. Toutefois, il s'avère qu'en amour parfois les débuts sont wahoo et qu'ensuite, ça s'étiole. Enfin la relation s'étiole, pas obligatoirement l'amour.
On n'a pas de possibilités de se protéger, je crois. Savoir que ça peut arriver est la seule aide. D'ailleurs si je comprend bien, il n'y a pas rupture, enfin pas explicitement. Il y aurait plutôt éloignement.
Faire la différence entre des polyamoureux qui rechercheraient des liens profonds et pérennes, et des personnes qui profitent de la vie (ce n'est critique, on profite tous de la vie) d'une façon passagère ? Là encore, je pense qu'il n'y a pas de signes anonciateurs… surtout s'il y a une belle implication à l'origine. Savoir également que ça arrive.
Après, ils ont peut-être des préoccupations inattendues dans leur vie, ou autres. Ce n'est peut-être pas dans l'intention de te laisser tomber. Et puis, il arrive qu'un message n'arrive pas à destination, qu'il soit important ou non.
Je n'ai pas de conseils à te donner. Par contre j'ai vécu il y a un an (un peu plus) la disparition d'un amoureux dont j'ai appris plusieurs semaines après qu'elle était volontaire. Plusieurs mois après, j'ai cru comprendre que les circonstances avaient favorisé le manque de nouvelles de sa part. Mais malgré tout, il avait des solutions pour me joindre si besoin, par le biais de ce site par exemple. Il ne l'a pas fait. J'ai été inquiète pour lui durant des semaines, de longues semaines. Bref, c'est du passé. Du coup, cette expérience fait que je comprends. Quand on veut cesser une relation, même si l'on ne peut clairement se justifier, au moins l'indiquer. Ca aide la personne que l'on a aimé à savoir où elle va et ce qu'il en est.
Message modifié par son auteur il y a 6 ans.
Discussion : Je nous jette à l'eau
bonheur
le mardi 20 août 2019 à 15h02
Mon avis n'est que mien. Personnellement, je distingue l'amour que j'ai dans le cœur, et qui est non hiérarchisé ET la place que je peux octroyer à des relations que je nomme secondaire car sans vie commune.
C'est à mon sens utopiste de penser qu'un autre amour n'impacterai pas le "reste" de ta vie et se cantonnerait à devenir un passe-temps en solo. Je ne dis pas que ce n'est pas possible. Juste moi, j'ignore si c'est possible.
Ce qui fait que j'ai une vie de famille et commune avec mon chéri (de vie), c'est que nous avions construit ensemble à la fois notre famille, à la fois notre nid… Mes autres amours, qui sont uniquement affectif (moi j'exclus la possibilité de relations sexuelles rapprochées avec plusieurs partenaires), prennent part dans ma vie. Je reçois, je suis invitée (avec ou sans mon chéri de vie). Je fête mes anniversaires avec tout le monde. Je conçois un "tous ensemble" et celui-ci complique parfois. Mes amours et moi sont là les uns pour moi et je suis là pour eux. Et puis, ils peuvent même être là pour mon chéri. C'est déjà arrivé. Je veux dire par là, penser exclure une personne que l'on aime de l'entièreté de sa vie ?
Je répète, c'est ma vision suivant qui je suis et suivant mon vécu.
Qu'est-ce que l'amour ? Ben d'un amour à l'autre c'est différent. L'évolution fait également que notre amour évolue. Et puis, la vie est mouvance dans sa globalité et en particulier dans son émotionnel. Même avec la même personne, nos émotions varient, alors du coup, … Chercher à définir l'amour me semble impossible. Peut-être qu'une chose : la certitude d'être amoureux-se.
Discussion : Je nous jette à l'eau
bonheur
le mardi 20 août 2019 à 14h13
Je suppose que ton compagnon est confronté au fait que tu réalises son ambition. Enfin, si j'ai bien compris, à la base c'était plutôt lui qui était ouvert à des relations plurielles. Si j'ai posé cette question, c'est parce que c'est important, je crois.
Qu'elle était à la base sa conception d'amour libre ? S'offrir des escapades sexuelles ?
Si c'est le cas, il s'aperçoit que son idéal est non seulement faux, puisque ce n'est pas ton optique, mais qu'en plus il va devoir affronter une peur inenvisagée par lui, celle que tu aimes. On va supprimer la majuscule et ne pas lui donner de sens "moral" si tu veux bien.
J'ai fréquenté un certain milieu libertin et je n'y ai rencontré aucune mauvaise personne. Juste, tu dois savoir si tu vas intégrer tes amours extra-conjugaux dans ta vie ou non. Quand on ne se voit qu'une fois pour se faire plaisir sexuellement, l'impact est différent de concevoir un lien affectif important et sur la durée avec la même personne.
Discussion : Je nous jette à l'eau
bonheur
le mardi 20 août 2019 à 13h17
Bonjour Personne,
Tu ressens quoi pour ces personnes que tu rencontres ? Il y a uniquement de la sexualité ou tu es amoureux ?
C'est juste un questionnement qui permettra de mieux comprendre ce que tu nommes amour libre.
Discussion : Jalousie
bonheur
le mardi 20 août 2019 à 13h11
J'en suis là dans ma lecture. J'ignore si en fin d'ouvrage l'auteure abordera le thème du polyamour ou non.
Toutefois, j'indique que tout ceci me parle. Il FAUT affronter sa jalousie et se REMETTRE EN QUESTION également. Attention, pas se culpabiliser. Mais admettre pour les polyamoureux que l'amour ne remet pas en question, justement. En tout cas, pas l'amour existant.
Il faut en effet être présent, pour soi, pour l'être aimé, pour sortir grandi, ensemble. Si l'on n'insuffle pas une dynamique commune lorsque le fracas tombe sur soi, sur la personne que l'on aime, alors prendre acte que l'amour ne peut perdurer et affronter cette réalité.
Prendre le temps, avoir la patience, oui. Laisser parfois l'opportunité du silence, tout en étant présent.
L'amour et la jalousie ont ce point commun qu'ils nous tombent dessus. Le fracas est différent, mais il est en tout cas révélateur, déclencheur. Autre constat : ce ne sera plus comme avant ! C'est la raison pour laquelle les poly peuvent parler de réinventer le couple. Comprendre une nouvelle naissance et naître est souvent douloureux.
Discussion : Jalousie
bonheur
le mardi 20 août 2019 à 13h03
Je lis actuellement un ouvrage sur la jalousie et en voici un extrait :
TROISIEME PARTIE : COMMENT EN SORTIR ?
"Le fracas jaloux génère une douleur particulièrement obnubilante. Dans cette partie, nous allons explorer des pistes pour en sortir. Une précision de taille s'impose s'impose ici : en sortir n'est pas la fuir. Quand on cherche à fuir une douleur psychique, une pensée envahissante, une émotion pénible, on la renforce. On prend aussi le risque de répéter encore et encore les mêmes mouvements psychiques et relationnels, les mêmes choix, car les mêmes causes conduisent aux mêmes effets. Le mouvement juste est d'accueillir la souffrance sans la refuser, de l'observer, de la comprendre, de regarder dans quoi elle plonge ses racines et de quoi elle se nourrit pour pouvoir modifier notre dynamique vers plus de joie, de paix, de bonheur, à terme. En un mot, il s'agit de transformer la catastrophe en opportunité. Notre croissance psychique se nourrit de bonnes choses, mais aussi des mauvaises ; tout peut faire "engrais". Cette attitude est l'un des fondements de la résilience devant l'adversité. Face aux difficultés, dont est forcément tissée chaque toile de vie, nous n'avons parfois qu'une possibilité : décider de la façon de les accueillir, de s'en servir. On peut confirmer des croyances scénaristiques, dans l'amertume, la peine et la colère, ou décider d'observer ce qui se passe pour gagner en conscience et en liberté.
Bien que la douleur se situe, ou semble se situer, dans une relation, la première étape consiste, autant que possible, à s'occuper de soi. Je crains que mon exhortation ne soit un peu illusoire tant la tentation est forte, en l'occurrence, d'aller chercher les réponses chez l'autre, estimant que c'est lui le "mauvais", le "méchant", le "traitre", lui qui a posé des actes, lui qui doit changer, voire expier et payer sa "faute". Nous avons décrit, dans la première partie, le fracas de la douleur jalouse ; il est tellement intense qu'il nous rend impulsifs, nerveux, dans un élan semblable à celui qui peut nous pousser à prendre trop d'antalgiques lors d'une intense rage de dents. Pourtant, agir sans discernement en étant poussés par une souffrance nous amène souvent dans une impasse et nous fait renforcer les nœuds dans lesquels nous sommes pris. Pour démêler un écheveau de laine, il faut de la patience ; c'est la même qui est requise ici. Il s'agit donc, pour sortir le mieux possible du fracas, de remettre tout dialogue profond avec l'autre à plus tard, de manière à identifier le plus possible nos biais de lecture des événements, et… notre part de responsabilité dans ce qui est arrivé. C'est pénible à admettre peut-être, mais nous sommes toujours coresponsables de ce qui se joue dans une relation. Qui plus est, la seule chose que nous puissions modifier et infléchir dans un sens qui nous convient mieux, c'est nous-mêmes. Ce qui peut sembler injuste au premier abord ("Mais c'est lui qui a commis la "faute" !") est en fait la clé de notre liberté.
Chercher à faire changer l'autre - en particulier quand il s'agit de modifier le passé et de demander à cet autre de ne pas avoir fait ce qu'il a fait -, c'est un peu comme dans cette blague où un homme qui veut retrouver ses clés les cherche dans le champ lumineux d'un réverbère alors qu'il les a perdues plus loin, dans le noir : ça ne risque pas d'arriver… Personne ne change sous une impulsion externe, ou alors par adaptation, obéissance ou crainte. Cela ne tient alors pas longtemps, et au fond c'est tant mieux.
Voici donc des pistes qui s'ouvrent pour commencer à comprendre et à traverser la souffrance du fracas jaloux, en amitié avec soi-même."
Références de ce livre, à lire en entier pour en tirer toute la substance : "La jalousie amoureuse : une effroyable opportunité qui vous fait grandir" de Anne Clotilde ZIEGLER
Discussion : Il est poly et moi je suis perdue
bonheur
le lundi 19 août 2019 à 08h37
@Laiel : on a des opportunités dans la vie et on fait ses choix. Jack est à une période charnière de sa vie amoureuse, d'où certainement cette philosophie de savoir ce qui lui convient. C'est une réalité pour lui, qui n'impliquera pas qu'il n'évoluera pas ensuite. Je le lui souhaite en tout cas, sinon plus de découvertes :-/
Il désire vivre en trouple, ce qui n'implique pas la configuration : un homme, deux femmes. Aussi, vous pouvez rester ensemble sans obligatoirement une vie commune mais en faisant à votre guise. Et puis, le polyamour n'implique pas que l'on doive aimer (apprécier est idéal) l'amour de l'autre. Quand ça arrive, je suppose que c'est wahoo, mais il faudrait vraiment une sacrée coïncidence pour que tu tombes amoureuse de la même personne que lui. Si cela revient à "sacrifier" par amour, ce n'est pas bon.
Discussion : Il est poly et moi je suis perdue
bonheur
le dimanche 18 août 2019 à 13h10
Bonjour Laiel,
Suivant mon expérience, quand j'avais 20 ans (j'en ai 50 aujourd'hui), j'ai accepté avec un immense bonheur, une joie qui m'a tiré les larmes, de me fiancer. Sauf que voilà, quelques instants plus tard, mes larmes étaient celles d'une douleur bien aussi immense. Je devais écrire à un homme, qui était loin à ce moment-là, pour lui annoncer cette grande nouvelle, dont je savais qu'elle lui percerait le cœur. Elle perçait le mien également, finalement.
Ce jour-là, de 1988, époque où polyamour était inconnu, où je ne connaissais qu'un unique "schéma", j'ai écouté l'élan de mon cœur dans un premier temps puis écouté la détresse de mon cœur ensuite. Mon futur mari savait à quel point j'aimais cet autre homme. Cet autre homme pensait que j'avais cette relation en l'attendant. Sauf que voilà, cet autre homme ne savait pas dire qu'il m'aimait et d'ailleurs il ne le désirait pas. Cet autre homme pensait comme un évidence que je n'aimerais jamais que lui, sans que lui se donne la peine de signifier son amour. Et à chaque fois qu'il devait plus ou moins s'engager, il s'éloignait. Le pourquoi ? Il ne s'en ai jamais expliqué. Toujours est-il que je me suis lancée dans une vie amoureuse classique dans ces conditions.
Pas surprenant que 20 ans plus tard, un nouvel homme me fasse sortir de ma zone de confort et "m'oblige" à lui dire que je l'aime et à dire à mon mari que je suis de nouveau amoureuse.
Autrement dit, Jack a l'opportunité d'indiquer ce que moi j'aurai dû faire en 1988 : que l'amour ne pourra jamais être exclusif pour moi. Qu'aimer n'implique pas ne plus aimer et qu'un nouvel amour n'implique pas que je n'aime plus le-s ancien-s. Moi, j'admire cette connaissance de soi et surtout d'assumer ainsi, aussi jeune.
Message modifié par son auteur il y a 6 ans.
Discussion : Interrogations
bonheur
le samedi 17 août 2019 à 19h06
Bonjour Scab,
Ici, il y a de nombreux poly… (ahahah quel humour) qui sont tous très différents. C'est là que ça devient moins drôle. Je connais un peu le parcours et la sensibilité de ourscalin et il ne pouvait faire une autre réponse. Je suis différentes, alors je vais aborder tes craintes et questionnements sous un autre angle.
Je rejoins Gsync. Il ne faut pas accepter par amour pour elle. Il faut accepter parce que tu en as envie, toi. Tout ce que l'on s'oblige à faire, à dire, par amour n'en n'est plus, de l'amour, mais du "sacrifice" à plus ou moins grande échelle.
Je rejoins Ourscalin dans sa dernière phrase : "être bien avec les autres, c'est déjà être bien avec soi-même". Sache que le polyamour est souvent un déclencheur de révélateur individuel. Sortir des sentiers tous tracés, c'est faire en quelque sorte du hors piste. On n'a plus de balisages, plus de fléchages. Donc, si tu n'es pas un tout petit peu aventurier, c'est à dire acceptant de sortir de ta zone de confort, tu ne deviendras jamais polyacceptant.
Et c'est là que mon discours va différencier. Devenir polyacceptant n'implique pas à devenir polyamoureux soi. Et je ne conçois pas de déséquilibre dans une relation amoureuse. Je préfère parler d'équité et de bonheur. Par exemple, dans mon couple, mon chéri de vie (je n'intègre plus pour moi la notion de mariage, bien que nous n'ayons jamais divorcés) n'a pas envie d'autres amours. Par contre, il passe beaucoup de son temps libre, en ma compagnie ou non, à des activités importantes pour lui et qu'il aime faire. Bon moi, je suis sur mon temps libre une grande relationnelle, et pas qu'ici.
L'essentiel étant de s'épanouir. Parfois, je l'assiste dans ses activités, parfois il m'aide en me donnant son avis ou autres. Et puis, parfois j'organise à la maison des café poly et il contribue. Ayant, à ses yeux, fait le tour du sujet, il participe en offrant à l'assemblée une collation conviviale. Pendant que nous causons, il s'affaire et c'est génial car la cuisine est ouverte sur l'espace de rassemblement, ainsi il écoute et s'il a au passage à intervenir, il le fait.
A chaque fois on passe ensemble un bon moment. Lui qui aime offrir ses préparations culinaires et moi qui ai apporté au débat.
Ce n'est qu'un exemple pour illustrer mes propos.
Scab
Je pense à moi, j'ai besoin de temps.
En réalité, j'ai peur de la perdre
Heureuse que tu penses à toi. Si ce n'était pas le cas, tu ne serais pas venu confier ton parcours ici.
Tu as besoin de temps et ça je le comprend. Par contre, elle est dans cette enthousiasme amoureux, celui des débuts qui provoque justement l'élan de la découverte de l'autre. Autrement dit, vous devez vous confier l'un à l'autre. Et aussi sur cette peur, bien légitime. Cette peur, puisqu'elle te dit qu'elle ne remet pas en question votre relation, est "irrationnelle" (ce qui ne veut pas dire irréelle).
Mon chéri, bien que la tierce personne qui m'avait fait sortir de ma zone de trop grand confort, m'ai tourné le dos (femme mariée), mon chéri et moi avons énormément discutés. En quelque sorte, on n'est pas retourné dans notre zone de confort qu'est le mariage. On a débroussaillé et on a confectionné un nouveau chemin, armé désormais pour le hors piste. Au début c'est difficile, on est total improvisation, surtout que l'on a connu le terme polyamour uniquement au bout de 4 ans. Lui aussi, pensait que j'allais demandé le divorce, etc... Il s'était fait des films très éloignés de ma façon de concevoir l'amour en dehors de notre couple.
Nos peurs aiment s'alimenter de notre imaginaire et empire notre vision de la situation. C'est une tendance que l'on peut "inverser". Je sais que j'aime imaginer, mais je me met en posture heureuse au-préalable. Un état d'esprit "positif" m'importe pour appréhender l'inconnu. Car c'est parce qu'il y a inconnu que l'on ne peut se positionner positivement.
Dans tous les cas, quelque soit l'avenir, la peur n'évite pas le danger. La peur est une émotion présente pour t'avertir que tu n'auras plus de balisages, pas qu'elle ne t'aime plus. Replace celle-ci là où il faut, afin de pouvoir l'affronter et lui dire que ok, tu as compris. Que tu ne l'as néglige pas, mais que tu dois continuer à vivre, y compris avec elle. Accepte donc tes émotions, tes ressentis. Les éviter, reviendrait à les négliger. Donc écoute les mais ne te laisse pas "dominer" par elles. D'autant qu'une émotion, même si elle peut parfois être invasive, n'est de toute façon que passagère.
Message modifié par son auteur il y a 6 ans.
Discussion : Je suis poly et le manque de communication m'a rendu toxique
bonheur
le jeudi 15 août 2019 à 19h43
Bonjour @F.l.o.u.,
Opérer une relation mono classique en polyacceptant + polyaffectif (amour reconnu, vécu avec tendresse mais ne mêlant pas nécessairement une sexualité avec toutes les relations) est possible. C'est mon cas.
Moi aussi, j'ai annoncé. Par contre, mon chéri de vie ne s'est pas senti sali. Mal oui, car il a cru que je le quitterais, que je remettais tout en question. Il avait placé, imaginé des intentions que je n'avais pas. Toujours est-il qu'il a eu mal, ça oui. Un énorme coup de massue pour lui. Un gros choc. Et puis curieusement, ça nous a obligé à énormément communiqué. Nous non plus nous n'avions aucune anicroche jusque là. Et puis patatra !
Je dis souvent qu'il y a eu ma vie avant, et une renaissance à partir de cet instant. Et une naissance se fait souvent dans la douleur. Sa douleur, je l'ai entendu, écouté. J'ai été vraiment dans le soutien, tout en étant dans la déconstruction de tout cet imaginaire catastrophique qu'il avait ressenti. C'était en 2007. On en rirait presque aujourd'hui, enfin, avec un humour particulier.
Cette renaissance, pour lui comme pour moi, a donné lieu à un rapprochement en profondeur. Nous sommes aujourd'hui à cœur ouvert et dans l'authenticité. Notre complicité est désormais juste, même si elle a toujours été omniprésente. On peut parler sans tabous. On peut être soi, avec ce que l'on recèle de plus profond.
Les larmes, on l'oublie souvent, sont un phénomène physiologique naturel. Elles aident à extérioriser, à évacuer. C'est bien qu'elles ne tentent pas de les refouler. Je sais que chez moi, qui suis une "pleureuse" (devant la TV…), elles peuvent s'associer à une surcharge émotionnelle. Quand j'ai de nombreuses émotions qui se superposent, je pleure… ça m'aide. Je ne suis pas obligatoirement malheureuse, mais c'est ainsi. J'assume tout ça et mon entourage sait désormais cette fonction utile. J'ai à cœur qu'autrui n'endosse pas mes larmes comme étant de sa faute. Mon émotion et la façon de la vivre est mienne. C'est ma philosophie actuelle.
Ce type d'annonce nécessite souvent un temps de digestion, plus ou moins long. Tu sais le polyamour, relève beaucoup du "en même temps" (ou du "et"). Alors je crois que tu devrais modifié, dans ton intellect, cette phrase :
F.l.o.u.
...on a pris la décision d'essayer de continuer ensemble, mais qu'elle me laisse vivre mon histoire en parallèle avec ce garçon.
… on a pris la décision d'essayer de continuer ensemble, ET je pourrai vivre autant que possible mon amour en parallèle.
L'amour n'a pas besoin d'autorisation, de permission. Sinon, on tombe dans l'amour impossible et non plus dans le polyamour. Par contre, qu'elle sache, qu'elle soit dans une démarche d'acceptation, je lui dis bravo (+) . J'espère que ce sera dans l'approbation de l'amour :-D . Je vous souhaite une richesse commune dans votre continuation, et ceci à tous les trois.
Si tu le désires et si la lecture ne te rebute pas (également pour tes deux amours), je pourrai t'offrir des références bibliographiques d'ouvrages sur le développement personnel liés à la déconstruction de l'amour exclusif et sur la compréhension du polyamour.
Discussion : Détresse amoureuse
bonheur
le jeudi 15 août 2019 à 19h17
J'ignore où tu en est @Maizee de ton développement personnel. Moi je me suis prise en charge en allant le plus dans le sens de ce qui me vient naturellement. C'est à dire que je me refuse désormais d'être intérieurement autrement que comme je suis. Egalement, je tente d'être le plus possible en adéquation extérieure avec ce qui naturel intérieurement. Je tente d'éviter les "décalages" et tout ce qui oblige à se renier. Donc, je ne peux plus être autrement que comme je suis.
Pour ce qui est de la compréhension et l'acceptation de soi, je ne nage pas à contre-courant, mais je me laisse porter par moi-même pour influencer le courant. J'ai lu dans les livres, des "bribes" de moi. Des moments où j'ai cette réaction naturelle de me retrouver, comme si l'auteur-e me décrit. Et là, je sais… je suis ainsi. Et quand je lis un livre dans lequel je ne me retrouve pas, là je sais… je ne suis pas ainsi. J'ai appris tout d'abord à me définir par la négative, du moins dans tous ces aspects atypiques de moi. Savoir que l'on n'est pas ça ou que l'on ne veut pas être comme ça, c'est déjà une grande avancée. Souvent, au cours de ma vie, on me disait que je ne savais pas ce que je voulais. D'une certaine façon c'était vrai. Mais j'ai toujours su ce que je ne serai pas, et c'est déjà bien.
Parfois, la recherche de soi amène à des ressentis instinctifs étranges. J'ai 50 ans. Quand j'étais enfant, à l'école, on apprenait sur Néandertal des "vérités" que je ressentais comme fausses et profondément injustes. Et puis, depuis quelques années, les professionnels qui aujourd'hui mêlent des domaines scientifiques pour plus de justesse dans l'analyse des hominidés, ont fait des découvertes importantes mais surtout ils offrent aujourd'hui un portrait de Néandertal tellement différents. En complément des documentaires TV, j'ai lu le livre de Silvana Condemi et François Savatier (Néandertal mon frère (300 000 ans d'histoire de l'homme) - Néandertal n'a jamais disparu). Et bien, à de nombreux égards, je me sens vraiment proche de cet hominidé. Son "physique", sa "spiritualité", son système cognitif reconnu comme différent… Evidemment, l'évolution a fait de moi une sapiens mais mon côté Néandertal est présent aussi, authentique, j'en suis persuadée. On se moque de ce paragraphe (ou pas), mais ça fait du bien de reconnaitre qui l'on est et de s'identifier. D'ailleurs, même les signes "négatifs" comme la résultante de diabète de type 2 et du diabète gestationnel, je les aime au final. Non que je sois heureuse d'avoir cette maladie, mais c'est l'aléa, à mes yeux, d'un ancien héritage. Autrement dit, j'en prend tous les aspects comme partie intégrante de qui je suis.
Tu vois, @Maizee, on se découvre à tout âge et de toutes les manières. Ecoute ton cœur, écoute ton instinct et considère l'amour comme une émotion, un 7ème sens. Enfin, pas d'impératif évidemment. En tout cas autorise toi.
Ce festival, si tu n'y vas pas, tu le regretteras et tu rateras ce que tu as à vivre. Ne force pas le "destin" et laisse toi porter. Et puis, cet homme, peut-être que tu le trouveras génial et que fasse à eux, tu te diras simplement qu'ils sont mignons ensemble. Une chose que j'ai réussi à intégrer : la vie est imprévisible et impermanence. La vie est comme une aventure, aussi on a peur car elle sera inconnue. Sauf que l'inconnu est découvertes :-D
Discussion : Détresse amoureuse
bonheur
le jeudi 15 août 2019 à 17h51
@Maizee : je vois que tu as une capacité, comme moi, de projection. Et aussi, ce mental qui s'interroge constamment, alors qu'il n'existe pas de réponses exactes. Je ne peux savoir si qui est mieux ou moins bien. Personne ne le peut. Aimer une personne, et même si le temps a fait qu'on la connaisse bien, n'implique pas que l'on anticipera d'une façon juste les réactions.
Tu vois, cette non volonté d'être un "poids" (j'aurai même tendance à enlever les guillemets et parler carrément de boulet, de fardeau) et ça me m'oblige à freiner mon entrain, parfois ça s'avère positif et d'autres fois, nettement moins. Tout dépend des personnes, des situations…
Il y a tellement de paramètres mouvants que c'est impossible. Autrement il faut à chaque fois tenter de saisir les opportunités visant à ce qui convient à soi. Aborder le sujet du polyamour intellectuellement est bien. Vivre une situation polyamoureuse ou de polyacceptance en est une autre.
Tu pourrais être un révélateur, un déclencheur, comme la source de souffrances. Tu peux permettre à cette femme, comme à l'homme qu'elle a rencontré une découverte de soi immensément riche OU pas.
Oui, si votre relation se développe d'une façon amoureuse, alors que cet homme pense entamer une relation classique avec cette femme que tu aimes, alors, le terme biaisé est le bon.
Tout ce qui tourne dans ta tête est au cœur de votre futur. Sauf que ce futur sera influencé par elle, par lui, aussi par ta compagne historique. Je comprends ton mental envahissant, j'en ai un aussi. C'est la raison pour laquelle je lis beaucoup sur le développement personnel. J'alimente ce mental qui en a besoin.
Evidemment je peux me tromper, mais si tu as cette impression de non déconnexion permanente, je t'invite aussi à lire "je pense trop - comment canaliser ce mental envahissant" de Christel Petitcollin. J'avais beaucoup découvert sur moi lors de cette lecture.
Désolée de ne pouvoir offrir d'exactitudes :-/
Fais suivant toi et ce sera déjà beaucoup.