Participation aux discussions
Discussion : Connaissiez-vous ?
Discussion : Peut on vraiment parler de polyamour dans cette situation ?
bonheur
le samedi 28 septembre 2019 à 15h55
Il faut croire que tout ceci n'est pas très claire pour nous. Peut-être parce que la communication de auw3 avec son compagnon n'est pas assez "profonde". Je crois que si elle a voulu remettre le sujet à plus tard (et c'est son droit, d'autant que c'est justifié) c'est parce que rien n'était défini de son côté à elle. Il y a une différence entre entendre un message théorique et être dans la situation. A la base, la "pratique", avec un accord vraiment discuter a-t-il eu lieu. Et puis, passer d'un classique au polyamour, demande du temps, de l'énergie, de la communication en profondeur.
D'autre part, ce qui m'a interpellé aussi, mais c'est sans doute juste une façon de dire, c'est qu'il dit avoir une dépendance affective. Cela fait 6 mois qu'ils sont ensemble. Alors, je me suis dite qu'il ne connaissait pas le polyamour à leur début. Je sais, 6 mois, c'est à la fois court et à la fois long. Du coup, pour moi, la chronologie n'est pas claire :-/
Discussion : Peut on vraiment parler de polyamour dans cette situation ?
bonheur
le samedi 28 septembre 2019 à 14h42
Une autre "facette" qui m'est revenue après. Il parle d'une femme polyamoureuse. Qui est-elle vraiment ? Je crois que SA perception du polyamour influera énormément, à la fois sur lui, à la fois sur le type relationnel.
Après, d'après ce que j'ai compris, c'est cette femme qui a déclenché. Que pense-t-elle de tout ça ? Se préoccupe-t-elle des métamours ?
Elle a sa part de responsabilité et un rôle important dans cette histoire.
Discussion : Peut on vraiment parler de polyamour dans cette situation ?
bonheur
le samedi 28 septembre 2019 à 13h39
auw3
Deux jours plus tard, il couche avec la femme qui lui faisait des avances cet été (elle-même polyamoureuse). Il m'avait parlé d'elle et du fait qu'elle l'avait draguer. Il m'avait assuré n'y avoir aucune ambiguïté de son côté, m'avouant plus tard qu'elle avait quelque chose qui l'intriguait mais toujours sans ambiguïté.
Euh ! Ce n'est pas mentir, ça ! Elle fait une tête de 3m de long PARCE QU'elle découvre la supercherie et le mensonge. Elle désire reporter la discussion. Lui a juste abordé le sujet parce qu'il est déjà dedans. Avant de rencontrer et apparemment couché avec cette autre femme, savait-il que le polyamour existe ?
Je me trompe peut-être dans la chronologie, mais j'ai compris qu'il a abordé le sujet après coup. D'ailleurs, qu'elle perception a-t-il du polyamour ?
Discussion : Une polyamoureuse ne mérite pas le respect ?
bonheur
le samedi 28 septembre 2019 à 13h32
Bonjour écoeurée,
Le polyamour est souvent mal compris. L'image indique "je suis libre", alors que les polys ne font pas dans la totale liberté. Ceci c'est pour les raisons que tu ne comprends pas aux mensonges. Pourquoi faire l'effort de l'honnêteté et de la transparence, puisque ça devrait passer comme une lettre à la poste. C'est oublié le côté communication indispensable.
L'investissement ? Ben les sites de rencontres sont-ils le meilleur endroit pour cela. C'est une façon de dire que l'on existe. S'investir avec une personne déjà engagée, sonne faux à de nombreuses oreilles. Comme s'il y avait incompatibilité. Prendre ce qu'il y a à prendre et délaisser dès que ça devient sérieux. C'est plus un questionnement, une réflexion, qu'autre chose.
Du coup, se "sentir" (c'est le bon terme, je crois) inadapté, est logique. Ton attente est peu commune, donc tu es mal interprété.
Comme tu n'es pas exclusive, tu es considérée comme libre et sans engagement, sans s'investir.
J'espère avoir tort !
Discussion : Accepter ses différentes relations
bonheur
le samedi 28 septembre 2019 à 11h34
La place dans la ligne du temps ? Lorsque j'ai dit à mon chéri de vie, la première fois, que j'étais amoureuse d'un autre homme, il a été anéanti. Et puis, dans nos discussions, est revenu l'amour que j'avais toujours pour un "ex", coup de foudre datant de 1985, et là mon chéri me dit qu'il comprend cet amour. Pourquoi ? Juste parce que ce coup de foudre je l'avais eu avant le début de notre idylle avec mon chéri de vie. En soit, c'est absurde, de se sentir malmené par un amour nouveau, alors que l'on considère comme "normal" un précédent amour.
Donc, je peux dire en conclusion de part cette expérience : la place dans la ligne du temps compte, enfin peut compter. Un ancien amour est légitime, il s'intègre dans la relation que l'on construit. Un nouvel amour bouscule et est perçu comme dérangeant.
Discussion : Peut on vraiment parler de polyamour dans cette situation ?
bonheur
le samedi 28 septembre 2019 à 11h23
Bonjour Auw03,
Le titre : peut-on vraiment parler de polyamour dans cette situation ?
Si on prend la philosophie qui se dégage du polyamour, à savoir l'honnêteté, la transparence (un minimum), la sincérité et j'y ajouterai l'authenticité, ma réponse serait non.
Un avenir n'a pas été discuté du tout et c'est plus une mise au pied du mur qu'autre chose. Tu voulais remettre à plus tard une discussion alors que les actes, au moins en pensée, étaient déjà présents. De ton côté, tu n'avais pas les cartes en main. Comme l'indique @Katouchka, rien d'explicite. C'est dommage.
"Contre le passé, y a rien à faire" dit la chanson. C'est vrai. Le polyamour se vit bien lorsque l'on perçoit et l'on ressent la joie et la beauté de l'amour en soi. C'est mon avis en tout cas.
Je conçois l'amour (avec une sexualité liée ou non) comme étant une émotion forte, on ne peut l'ignorer. Et puis, cette émotion se renouvelle et on se rapproche de la personne, inévitablement. Un rapprochement s'opère, le lien est présent, l'attachement s'opère et la relation nait. Pour moi, l'amour est expansible. Une nouvelle émotion n'altère en rien ce qui est déjà ancré en nous. La "capacité à aimer" a pris un volume intérieurement et on aime au plurielle. La légitimité d'un amour par rapport à un autre ? Il faut relativiser ce point. Je ne parle pas en terme de projet : un nouvel amour demandera une disponibilité et ça se transforme en gestion d'un agenda. Je parle du ressenti. Il survient à un moment, un instant T (celui de la rencontre), sur la ligne du temps. Là est la seule différence. Tu étais là "avant" et il l'a connu "après". C'est un fait, un constat.
Le polyamour ne consiste à renier les ambitions d'un précédent amour. Evidemment, intégrer (inclusion d'une nouvelle personne) quelqu'un dans sa vie, signifie lui consacrer du temps, de l'attention, de l'affection. Et ça se vit bien lorsque tout le monde y met du sien. Aussi, ne pas mettre une croix sur la volonté du passé mais adapté dans un avenir différent.
Le livre "compersion" de Hypatia From Space peut t'aider si tu fais le choix du polyamour. Je le recommande.
Bonne réflexion :-)
Discussion : Dire je t’aime
bonheur
le vendredi 27 septembre 2019 à 13h07
Il existe toujours un livre :-)
"Osez dire je t'aime (le secret des couples épanouis)" de Sarah MOSTREL
Discussion : Dire je t’aime
bonheur
le vendredi 27 septembre 2019 à 08h37
Après, on peut opter pour des "variantes" comme reprendre des paroles de chansons : "Et ça brille dans mon cœur !"
Discussion : Dire je t’aime
bonheur
le jeudi 26 septembre 2019 à 19h51
Il m'arrive de verbaliser : "si tu savais comme je t'aime !" L'autre ne sait pas, il ne lit pas en nous. Suivant si l'on est empathe, hypersensible, on peut au mieux imaginer, mais c'est quelque chose que je regretterai toujours : ne pas savoir comment autrui m'aime. Aucun mot, aucun geste ne peut me le faire ressentir. Après, il y a des "unisson" (je ne trouve pas d'autres mots), des instants magiques. J'avais lu ce descriptif dans "l'ultime secret" de Bernard Werber. Ca reste l'exception malgré tout.
Discussion : Fluctuation du désir
bonheur
le jeudi 26 septembre 2019 à 07h56
@PointG (+)
Oui, et on peut toujours partagé des moments qui sont beaux. Et puis, s'il y a perte d'un côté, les échanges continuent tout de même. Juste l'hormonale ne reçoit plus les signaux de l'autre, donc aucun déclencheur. Cela ne veut pas dire qu'il ne se passe plus rien. Et si dans faire l'amour, on ne conçoit que la sexualité, alors je ne sais pas faire l'amour. Là encore, je sais recevoir. Et aussi, modifier sa sexualité. Pour moi, ça aide :-D
Discussion : Dire je t’aime
bonheur
le jeudi 26 septembre 2019 à 07h52
Recevoir est tellement beau ! Tant pis pour Victor Hugo. Dans quel contexte inscrit-il ceci ?
Discussion : (Hors sujet) juste envie d’ecrire.
Discussion : [Texte] L’Amour romantique : une construction patriarcale, Elisende Coladan, sept 2019
bonheur
le mercredi 25 septembre 2019 à 12h53
En vitesse, faut que je file.
Je n'ai rien contre la vision individualiste. Etant donné que personne n'est moi, c'est juste naturel. Aussi, je n'aimerai pas que "qui je suis" devienne un modèle et encore moins un dictat. Surtout pas.
Passif. Non, car souvent, il suffit d'un petit quelque chose pour susciter la réflexion. Après, je laisse libre autrui de réfléchir ou non. Soit je passe pour une utopiste, une idéaliste et tant pis. Soit je sème juste ce qu'il faut pour qu'autrui entre volontairement dans une réflexion autre. Et puis, j'ignore pourquoi, mais mes idées suscitent souvent un certain intérêt et on vient à ma rencontre pour ça. Je laisse venir à moi, en fait. C'est tout.
Discussion : Dire je t’aime
bonheur
le mercredi 25 septembre 2019 à 12h48
Oui, comme je crois que je l'avais déjà expliquer, je n'ai pas préciser. Je et je dis bien JE considère que le fait d'être aimé est un cadeau. C'est spontané et ça me fait plaisir de l'être, de recevoir et j'insiste sur cette notion de RECEVOIR. Oui, c'est vrai qu'un sourire indique que ça fait plaisir. Mais j'aime que les mots accompagnent. Je suis ainsi.
Parfois, ce plaisir vient compléter ce que je ressentais déjà, mais pas encore exprimé. J'ai tendance à trop verbaliser, parfois. Alors, je ne verbalise pas systématiquement. Du coup, le "je t'aime" que je reçois légitimise le non exprimer. Alors, dans ce cas, un "moi aussi" sortira naturellement.
Non que je ne comprenne pas intellectuellement la difficulté à exprimer, j'ai parfois un blocage, une boule dans la gorge quand je dois dire quelque chose qui sera "sensible". Après, j'avoue que "je t'aime", chez moi, sort plutôt aisément. C'est libérateur, en fait. C'est comme offrir, faire la surprise de l'instant. Aussi un effet boule de neige d'une situation, d'un instant vécu particulièrement beau. J'associe "je t'aime" à la beauté de l'amour et la joie de recevoir. C'est en lien avec la gratitude. Après tout, se réjouir c'est quand même beau. L'instant est beau. L'amour, son émotion, est à l'origine de ce beau et par conséquent, je me sens en beauté (pas physique) de moi. Un élan aussi, de part la spontanéité. L'allégresse et la légèreté liée.
Faut que je parte, désolée :-/
Discussion : Dire je t’aime
bonheur
le mercredi 25 septembre 2019 à 12h15
Pour moi "je t'aime" est au contraire l'expression de mon émotion. Et remercier quand on reçoit, je trouve cela le minimum.
Discussion : [Texte] L’Amour romantique : une construction patriarcale, Elisende Coladan, sept 2019
bonheur
le mercredi 25 septembre 2019 à 12h12
L'idéalisation des autres importe ? Ne vaut-il pas mieux nous exprimer en notre nom personnel et faire découvrir, quitte à prendre le contre-pied, plutôt que de vouloir dénoncer ce qui est de toute façon ancré. On peut susciter un intérêt différent par notre vocabulaire hors du commun, mais je pense qu'ici, la déconstruction est faite, enfin souvent faite, ou en cours, ou en prise de conscience. Le simple fait d'atterrir ici suppose que l'on s'est interroger en dehors des constructions du commun. Au début c'est flou parfois.
Je veux dire, que des auteurs qui ont ce rôle le fasse, c'est bien. Mais ici, des personnes affectives comme moi, peuvent prendre comme étant désagréable ces propos. Considérer le romantisme comme un idéal mythologique, c'est à dire non concret ? Il faut faire attention. Moi je crois comprendre, bien que je ne vois pas où ça dérange. JE ressens de façon INTENSE. Je continue à ressentir bien au-delà de la passion. C'est ainsi : je n'oublie pas car j'ai une excellente mémoire émotionnelle. Mon émotionnel influe sur mon physique et mon physiologique : ben oui, c'est humain. Je garde à mon couple originel une situation centrale, par volonté et par choix. Je ne me sens pas dominée : mon chéri a toujours fait les courses, organisé les repas…Ce n'était pas la cas ni chez mes parents, ni chez les siens. Le schéma parental ne se reproduit pas nécessairement.
El regard du partenaire est important. On n'est obligé non plus de se travestir pour être celui ou celle que l'autre désire. On n'a pas à se valoriser ni se tirer vers le haut ou vers le bas. Etre soi est déjà un enjeu en soi. Etre en dynamique commune également.
Dans un soucis de ne pas jeter la pierre, faisons à notre niveau. Notre croyance est individuelle et personnelle. On s'exprime, puisque nous avons eu cet intérêt de déconstruire, suivant qui l'on est. Le mieux étant peut être de ne pas se placer en similitude ou en comparaison avec le commun et les constructions. Utiliser notre vocabulaire propre, une fois celui-ci trouvé. Utiliser aussi des métaphores sans lien avec le commun, mais compréhensible par tous. Et puis, si l'on est incompris, et bien tant pis, on aura essayé. On n'a pas d'obligation de réussite.
Je m'excuse par avance si je suis hors sujet. Je ne suis d'ailleurs pas certaine d'être dans le vif du sujet. :-/
Discussion : [Texte] L’Amour romantique : une construction patriarcale, Elisende Coladan, sept 2019
bonheur
le mercredi 25 septembre 2019 à 10h37
Je crois que c'est juste un mot pour qualifier un état. Et c'est certainement cela qui dérange. Une personne hyperémotive (terme que l'on peut remettre en question) fera une différence entre l'amour qui active la sexualité ET l'amour intérieur autre. Les deux sont intenses, mais différents. Juste, à une époque, on a nommé et accordé du crédit à un constat. Celui que je fais également. Ca ne me choque donc pas que l'on nomme "amour romantique". Juste on fait un distinguo entre deux types d'amour et on qualifie celui que l'on ressent. Et si les deux s'entremêlent, on indique celui privilégié.
Et puis, si on veut s'exprimer correctement, il faut bien qualifier. Moi, je précise en plus que ce n'est pas sexuel. Je suis obligée de le faire, faute d'être mal comprise. Et puis, les normes de la "courtoisie" ? Il s'agit juste de clarifié. A la base, le terme polyaffective me convient et se suffit à lui-même, sauf que comme pas grand monde connait…
Je me moque des périodes, à la fois de l'histoire, à la fois des NRE. Quand j'aime, et bien j'aime. Sauf que quand je m'implique dans une relation que je veux durable (donc au-delà de la NRE), et bien je me dois d'être honnête, sincère et authentique. Donc, m'exprimer de la façon la plus adaptée pour autrui.
Après, tu crois ou pas que l'on puisse conserver la passion de l'amour en soi. Je suppose qu'admettre les différences, si on ne les conçoit même pas, est compliqué. Tout comme l'amour sans sexualité partagée.
Discussion : Fluctuation du désir
Discussion : Dire je t’aime
bonheur
le mardi 24 septembre 2019 à 20h22
Je comprend que tu mélanges l'instant présent et son émotion ET l'attachement, l'apprivoisement, la connaissance qui découle d'une relation durable.
L'amour est chez moi un état. Il est fluctuant évidemment. Sinon, je serai dans l'obnubilation. Il est intense dans l'instant, parfois mais toujours ancré en moi. D'ailleurs, un regard peut dire "je t'aime", un geste, un sourire, un soupir aussi…
Pour moi, ça sonne vrai si c'est authentique, si c'est l'extériorisation d'une émotion intérieure. Mais oui, dire "je t'aime" pour la forme, ben aucun intérêt. Sur ce, je suis d'accord.
Vive la JOIE !!!