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Discussion : Devenir polyamoureux ou la fin de l'amour
bonheur
le dimanche 04 avril 2021 à 14h55
Ca me fait penser à l'exemple utilisé par Damasio pour définir les "zones" du cerveau et leurs importances. Il donne le cas d'un homme très très intelligent qui était ingénieur pour une compagnie de chemin de fer (Etats-Unis à l'époque des premiers trains). Lors d'un dynamitage, il a un accident. Une barre de métal vient se loger dans son crâne. Etrange, il survit sans séquelles apparentes. Sauf qu'il perd la zone de son cerveau liée aux émotions. Il est toujours aussi intelligent intellectuellement, mais n'est plus sensible du tout. Il n'est plus capable d'introduire d'émotions dans ses prises de décision. Il est devenu inhumain et rate alors tout ce qu'il entreprend.
Après, les "pathologies", je suis méfiante sur ce terme. C'est un peu la porte ouverte à toutes justifications. Je suis sur ma réserve concernant ce mot et son emploi, surtout de la part d'un psychiatre qui en plus n'offre pas d'arguments à son propos. Un peu facile je trouve. A une époque, une femme qui se masturbait était "hystérique" et c'était de l'ordre du trouble, de la pathologie.
Après, le SMS est un mode de communication, écrit et qui peut être très court ou non. Moi j'envoie des SMS parfois long. Tout le monde ne peut exprimer verbalement. Je fais partie de ces personnes pour qui ça coince dans la gorge, version une boule qui bloque l'expression du flot de mes pensées, de mes émotions. Par écrit, j'évacue par les larmes et j'exprime. J'enrage toujours lorsque l'écrit est dévalorisé, réservé aux "lâches". Ce qui n'est pas apparent, n'existe pas ?
Pendant 20 ans j'ai mis de côté cette facette de moi, pourtant si importante, qui est ma polyaffectivité et ma sexualité à part. Cela veut dire que moi-même, je ne me connaissais pas. Donc, mon entourage ne me connaissais pas non plus. On découvre de soi constamment, les autres aussi. Ma mère m'a dit un jour où elle gémissait encore (oui, encore et encore) sur l'attitude de mon père à son égard "il n'était pas comme ça quand je l'ai connu, ça je peux te le jurer". Euh, oui, plus de 40 ans après, heureusement qu'il a évoluer. Mon père est un intellectuel, peu enclin à l'affect. Il ne comprend pas l'imbécilité des autres (qu'il rabaisse aisément) et renvoi du mépris constamment. C'est une évidence pour lui. Après, l'intellect est peut-être une pathologie, un trouble... ou juste une façon d'être dans laquelle l'individu se trouve, faute de mieux. Mon père n'offre aucune opportunité de transmettre sa faculté d'une façon conviviale et respectueuse. Ma mère est enlisée dans un conte de fée, enfin dans une désillusion. Elle a épousé le fils de .... qu'elle a admiré et aimé. Elle n'avait pas prévu la cage dorée et les désagréments. Elle ne vit pas sans lui, car elle n'existe qu'à travers lui. Elle n'a pas fait d'erreur, c'est l'autre qui a changé et est responsable de son mal-être. Quand à lui, il n'est pas bourreau, c'est de la faute de cette "conne" qui ne comprend rien, que c'est pour son bien, son instruction. Aucune remise en question. Ni de l'un, ni de l'autre.
Quand il y a désagrément dans une relation, ce n'est pas de la faute de l'un plus que de l'autre. Le "nous" est mis à mal et il faut interroger aussi bien le "je" que le "tu". Tant que l'autre devient le seul responsable, rien n'est possible.
Discussion : Relation longue A/S
bonheur
le dimanche 04 avril 2021 à 10h46
@nightparrot bonjour,
J'aimerai juste rebondir son le manque d'affect de ton compagnon. Ce n'est peut-être pas le cas, mais je prends mon exemple. Je ne suis pas super portée sur la sexualité, bien que jusqu'à ma ménopause, j'étais très ouverte, notamment à la nouveauté (à l'intérieur de mon couple). L'érotisme étais présent et c'était, je le sais aujourd'hui, mon déclencheur. Depuis ma ménopause, je ne ressens plus rien et l'érotisme c'est volatilisé. Du coup, il me reste la tendresse et je suis très friande, très câline. Sauf que quand on va dans des bras affectifs qui transforment systématiquement les actes en sexualité, on ressent de l'oppression. Quand câlin = sexe, ben câlin perd son sens. Il faut ensuite s'ouvrir à l'inverse. Sexe = câlin et retenir cette équation. Du coup, c'est difficile pour tout le monde. C'est dommage de devoir quémander du sexe pour le sexe et c'est dommage de devoir quémander de la tendresse pour la tendresse. Question d'équilibre. La communication offre l'avantage d'avoir conscience et d'offrir à soi, sans délaisser l'autre. Je ne pensais pas qu'un jour l'érotisme disparaitrait de notre vie, sauf que le constat est là.
Discussion : Je suis terrifiée alors que je lui celle qui "propose" le polyamour
bonheur
le dimanche 04 avril 2021 à 10h33
@E-Z parle de vision du polyamour. Mon message ci-dessus vise en effet à indiquer que le polyamour sort de la norme et des institutions. Je crois qu'il est impératif de tenir compte de la situation d'origine et de l'acceptable.
Il n'y a pas d'opposition, en matière de polyamour. Il y a des différences et de l'acceptabilité. Imposer un moule et des règles ? Surtout pas !
Chaque situation est unique et évolutive. En tout cas, c'est aujourd'hui ma perception de la vie. Vivre hors moule et les règles sont adaptables, car la vie n'est pas figée. Ne pas s'emprisonner, surtout pas. Je suis polyaffective à ma façon (j'en ai jamais rencontré d'autres) et mon chéri est monoamoureux à sa façon (puisque vivant heureux avec moi).
Discussion : Je suis terrifiée alors que je lui celle qui "propose" le polyamour
bonheur
le dimanche 04 avril 2021 à 10h24
Concernant le mariage, se faire sa propre opinion (la plus juste possible, surtout avant) est essentielle.
Je me suis à la base mariée par amour. Sauf que Monsieur le Maire a lu un texte du Code Civil et c'est tout. Le mariage a juste pour objectif de régir la future vie commune, en termes de lois. C'est l'objectif du mariage. Et la société en a une autre vision qui rejoint le Code Civil. L'exclusivité y est mentionnée. Autrement dit, vouloir vivre en qualité de polyamoureux et se marier, est un non-sens. Se marier par amour est un non-sens. On peut réaliser un contrat à soi, avec le respect de ce contrat. On peut lire ce contrat devant un parterre d'invités, pour officialiser son engagement. En revanche, une fois que c'est signé, c'est signé.
Les personnes qui nous aiment se réjouiront de cette fête non conventionnelles autant que d'une fête institutionnelle. Car une loi relève de l'institution. Pour reprendre @E-Z, je suis d'accord pour le sens que le couple veut lui donner, au sein du couple lui-même. Sauf que voilà, la société et l'institution sont là, qu'on le veuille ou non. Le jour où, un couple marié fait un pied de nez à cela, le retour de bâton est présent. Quand on sait, avant l'acte, la particularité de l'engagement, je trouve que l'on se doit de le qualifier au plus proche de l'aspiration. C'est une question d'honnêteté aussi bien envers soi-même qu'envers l'entourage, surtout s'il nous est cher.
En résumé : a-t-on besoin de légiférer pour donner sens à des vœux d'avenir, pour s'engager et se faire des promesses ?
@E-Z. J'avais une grand-mère merveilleuse et ça l'a réjouit d'être présente à notre mariage. J'ai appris par la suite, qu'à la mort de mon grand-père (mes grands-parents s'adoraient vraiment), celle-ci a renoué le contact avec un ex-amoureux avec lequel elle n'avait pas pu se fiancer (en 1939 ou 40 ?). J'ai eu, par hasard cet homme au téléphone et il m'a parlé de ma grand-mère, etc... Il était comme un gosse, revivant de magnifiques souvenirs. Il avait appelé ma grand-mère (dans l'annuaire, avec l'adresse de l'avis de décès), étant veuf lui-même depuis peu. Une anecdote au passage et ça ne date pas d'hier (ma discussion avec cet homme date de 1990)
Discussion : Devenir polyamoureux ou la fin de l'amour
bonheur
le samedi 03 avril 2021 à 19h56
J'invite aussi à chercher (dire que ça se rejoint ???) du côté de Sapiens et de nos "restes" d'hominidés que certains disent archaïques. Perso j'ai lu des livres sérieux sur Néandertal et je m'y reconnais. J'avais aussi bouquiner, avec mon niveau de compréhension Antonio R. DAMASIO.
Ceci expliquerait le pourquoi du comment... j'avoue que ça me dépasse. Je ne suis en rien une scientifique.
Mon constat, qui lui est simple, nous sommes différents les uns des autres. Mon second constat consiste à penser que la tolérance, bienveillance, compréhension sont indispensables à l'acceptation des différences.
Discussion : MST Questionnaire
bonheur
le vendredi 02 avril 2021 à 12h16
Belle initiative @Aladin.
Je ne répond pas à ton questionnaire car je suis exclusive en matière de sexualité, pour des raisons personnelles.
En revanche, j'ai déjà été amené à prévenir mes partenaires hors couple de cet herpès buccal qui revient parfois et que je ne désire pas transmettre. Certes, ce n'est pas de la gravité de certaines maladies sexuellement transmissibles. Toutefois, quand on choppe cette saloperie, elle élit domicile à vie et si sa présence n'est pas permanente, je peux confirmer que ça pourrit la vie et les baisers, qui me sont pourtant si chers.
Discussion : Je suis terrifiée alors que je lui celle qui "propose" le polyamour
bonheur
le vendredi 02 avril 2021 à 11h08
Bonjour Onsyessaie,
Tous ces questionnements sont légitimes. En te lisant la question que je me pose serait plus interne à ton couple initial. Pourquoi un mariage ? Personnellement, je devais décider de nouveau, alors qu'à l'époque à laquelle j'ai décidé (en commun évidemment) de nous marier, je ne le referai pas. Il faut savoir que deux personnes qui se marient se font approprier leur mariage par la communauté. En faisant cela, soit tu indiques justement ton souhait d'exclusivité. Et ceci dans tous les domaines : sexualité, amour, enfants, vie commune...
Que vous apportera ce mariage ? Je trouve, pour que votre projet aboutisse, que votre désir d'ouverture soit connu et explicité dès le départ (donc dès à présent, au plus tard l'exprimer je jour J). C'est mon opinion et elle n'engage que moi. Le polyamour, et surtout si justement tu désires faire entrer une nouvelle personne dans ta vie, et ceci ouvertement, vos actes doivent être en adéquation avec votre volonté.
Pour ce qui est de la prévisibilité de votre épanouissement, personne n'offrira de réponses. Aussi, cette personne, sait-elle ? Qu'en pense-t-elle ? Son avis ? Sa réaction ? Elle est l'objet de ton discours. En revanche, elle me semble exclue de ton discours.
Tu as peur ? Logique ! En décidant ainsi, toi, ton compagnon d'avenir et cette personne (compagne d'avenir ?), vous faites le choix de sortir du commun alors que deux de ces trois personnes désirent ardemment s'instituer dans un acte qui relève du commun. C'est faisable. Réinventer ce qui existe est gage d'évolution. Toutefois, toutes les mentalités n'évoluent pas dans ce sens.
Pour exemple, je me suis enfin (et le mot est faible) reconnue comme polyaffective en 2007. Je me suis enfin (idem) identifiée et assumée en 2011/12. Notre mariage a eu lieu en 1989, important de le souligner. Mes parents ont eu une réaction vive à mon encontre. Je me suis depuis beaucoup éloignée d'eux. Etre poly, c'est être "différent".
Est-ce obligatoire de vivre publiquement son polyamour ? Non, évidemment. Sauf que tout se sait un jour ou l'autre. Et ce jour-là, le mot mariage et son impératif, que j'ai expliqué ci-dessus, revient en pleine face et ce retour de bâton peut-être violent.
Je suis désolée si j'amène de nouveaux questionnements à ceux qui existaient. De nouvelles peurs, aux existantes. Pour moi, il n'y a pas d'erreur. L'amour, les émotions, les ressentis, les sentiments, ne sont pas des erreurs. La vision de votre avenir remet en question et là encore, pas d'erreur. Par contre, votre différence à assumer, ça oui.
La notion de risque pour votre couple. Ben c'est génial de l'aborder avant un quelconque engagement tel que celui du mariage. Regarde autour de toi, la résultante de cet engagement à vie et sans concession aucune, sans erreur aucune.
Discussion : Questionnements par rapport au polyamour
bonheur
le vendredi 02 avril 2021 à 10h42
Mon vécu, en guise d'exemple et seulement cela. J'ai eu trois grossesses hyper merdiques. Trois césariennes et une ligature au bout du compte. J'ai fait du diabète gestationnel à chaque grossesse et aujourd'hui, à la ménopause, celui-ci est revenu. J'ai un utérus rétroversé et un taux faible de corps jaune. Autrement dit, ado on m'avait annoncé la possibilité de ne jamais avoir d'enfants. Il n'en fallait pas plus pour que j'en veuille (lol). Aujourd'hui, je me dis que les enfants c'est comme le mariage et les antibiotiques, c'est pas obligatoire. Sur trois, les deux plus jeunes (23 et 25 ans) sont encore à la maison dont le plus jeune complètement encore dépendant de ses parents. J'envisageais pas ça au départ. Les voyants grandir, je pensais qu'en 2020 au plus tard, nous serions enfin à vivre à deux. Sauf que non, et la crise sanitaire n'y est pour rien. Je ne me suis jamais sentie "mère" telle que j'entends parfois des mères s'exprimer. J'ai élevé mes enfants malgré tout à ma façon et seuls eux peuvent parler de leurs éducations (à deux).
Les enfants c'est un engagement a très long terme, surtout quand ils ne se décident pas à quitter le foyer. Toutefois, confondre l'engagement envers ses enfants et l'engagement envers l'autre parent ? Confondre le rôle de parent avec celui d'amoureux-se ? Evidemment, l'enfant ou les enfants impactent. Au même titre qu'une relation hors couple initial impacte ce dernier. Sauf qu'il ne faut pas se tromper de bouc émissaire. S'extraire de la surcharge d'être mère peut se faire autrement qu'en prenant des amants (avec ou sans amour d'ailleurs). On peut se trouver une activité en lien avec une passion, tout simplement. Pour moi, si le constat peu s'avérer être un tout, éviter de rejeter sur un point précis l'inconfort vécu. Et puis qu'est-ce qui empêche E-Z de se trouver une activité et de mettre sa compagne de vie, mère de ses enfants, au pied du mur et à devoir aussi assumer son rôle de mère pendant que monsieur se prend une bouffée d'oxygène à l'extérieur (ne serait-ce qu'un jogging, une rando ou autre plaisir simple). Le danger dans la formation d'une famille, c'est croire que l'on se doit d'être toujours parfait et surtout que l'on devrait s'oublier au profit du commun. Cessons de vouloir être des super-mamans, des super-papas, des super-mamies, des super-papis, des super-ainés... Etre soudé, ne signifie pas être dépendant.
Discussion : Comment devenir zen !
bonheur
le mardi 30 mars 2021 à 19h46
Je t'invite à lire ici /discussion/-cga-/Le-Deuil/
Le fait que tu parles de "normalisation" m'a rappeler que mon chéri était passé par toutes les étapes du deuil. Celui de ses rêves, illusions, croyances. J'ignore si cela pourra t'aider. Le déni de l'autre, de ce tiers qui est la source apparente des "problèmes", alors que non.
Discussion : Comment devenir zen !
bonheur
le mardi 30 mars 2021 à 16h31
Peut-être as-tu simplement "une dent contre elle" ? Tu ne veux pas t'en prendre à l'homme que tu aimes, alors c'est l'image que tu ne veux pas te faire d'elle qui fait surface.
D'autre part, je relève une incohérence : indiquer comment elle est, sans jamais l'avoir rencontré ou même avoir été en contact avec elle ? Tu as donc une idée tronquée de qui elle est, d'après moi. Tu as entendu parler d'elle, c'est tout. En matière d'humains, rien ne vaut sa propre impression d'autrui.
Que tu n'arrives pas à le faire, c'est un point clé, je trouve. A méditer sur le pourquoi, etc (questions existentielles)
Discussion : Comment devenir zen !
bonheur
le mardi 30 mars 2021 à 10h41
Bonjour Cel,
L'expérience des autres n'a pas vraiment de valeurs. Ce serait plus des exemples que des modèles. Ce n'est pas parce qu'une personne ressent d'une façon, que d'autres personnes pourront ressentir de la même façon.
Donc, juste pour l'exemple. Mon chéri de vie (mari, sauf qu'on n'utilise plus ce terme) a eu une période où il était extrêmement tendu avant mes rendez-vous. Quand je rentrerais, tellement heureux que je rentre, même si je lui disais que je rentrerais, il était comme un jeune chiot tout foufou. Seulement voilà, c'était répétitif. Ca dépassait le stade de la transition. Un jour j'en ai eu ras le bol et à mon retour, il a vu que je n'étais pas heureuse. Je n'avais en effet pas pu savourer mon tête à tête avec mon amoureux (et du coup, mon amoureux non plus). Quand il est venu à moi tout foufou, j'étais sous tension à mon tour. J'ai exprimé pourquoi et mon chéri a pensé qu'avec un pardon, ça passerait. Si j'avais accepté, la fois d'après, il aurait recommencé. Alors je lui ai prié de bien vouloir présenter également ses excuses à mon amoureux, qui avait subit à travers mon mal-être (on ne se voyait pas souvent). Mon chéri n'a rien fait sur l'instant, pensant que ça me passerait. Sauf que ça coinçait vraiment pour moi. J'étais à la limite de les envoyer sur les roses tous les deux et de partir. J'y ai clairement pensé.
Un jour, mon amoureux me téléphone. Il me dit que je suis folle. Mon chéri l'avait appelé juste avant. Ils se sont parlés, tous les deux, sans moi. Ensuite, l'équilibre fut présent. La communication entre métamour a été salvatrice.
J'ignore si mon chéri est "passé par là", voici mon témoignage, qui n'a de valeur que pour ce vécu.
Connais-tu ta métamour ? Si oui, parle avec elle ! C'est ce qui ressort de mon "expérience".
Discussion : Questionnements par rapport au polyamour
bonheur
le lundi 29 mars 2021 à 10h30
E-Z
Là, elle m'a dit que non, ce n'était pas comme cela qu'elle voyait les choses. Si elle est avec quelqu'un d'autre, elle ne me dirait rien, et je devrais faire pareil si ça arrivait de mon côté.
Euh ? Elle parle de polyamour ta compagne ? J'ignore ce qu'elle a lu ou entendu dire, mais cette phrase n'entre pas dans la philosophie polyamoureuse. Pas dans la mienne en tout cas.
E-Z
Comment vivre correctement ce poly amour forcé pour lequel je n'ai rien à dire et pour lequel je ne saurai jamais rien ?
Forcé pour définir le polyamour ? Ce n'est pas du polyamour. Tu serais polyacceptant et je t'admire pour cela. Sauf que ce n'est pas du polyamour. Ce n'est même pas ce que l'on nomme "couple libre" ou "couple ouvert", car là aussi, la notion d'acceptation est requise. En fait, elle veut une liberté d'action et s'absenter à sa guise. Je suppose qu'elle serait bien au sein d'un couple ouvert. En revanche, toi, tu serais mieux si elle était poly et qu'elle te confiais ce qui se passe dans sa vie.
De ce que je lis, je trouve que vos aspirations divergent. Sont-elles "compatibles" ? Seuls toi et ta compagne peuvent le savoir.
E-Z
J'ai été voir une psychologue. J'ai essayé de prendre sur moi. J'arrive à nier les faits, mais ponctuellement, je sombre. La vision de mon épouse c'est que quand on n'arrive pas à changer les choses, il faut alors s'en accommoder. En gros, selon elle, je n'ai rien à dire, et il n'y a pas à discuter. Mais cela me rend malheureux.
Prendre sur toi ? Admettons, sauf que sans pouvoir exprimer, cela me parait compliqué.
Nier les faits ? C'est une psy qui te recommande cela ? C'est une question, simplement.
La vision de ta compagne me parait assez directive. Enfin, c'est ce que je ressens en lisant tes mots. D'autre part, si elle avait fait un coming out (vraiment fait), tu pourrais en parler librement. Car c'est ça, faire un coming out. On s'assume tel que l'on est et l'on considère n'avoir rien à cacher.
Quelles sont les livres que vous avez lu ? Je pose cette question pour connaitre vos références en la matière. Ainsi, nous parlerons le même langage.
E-Z
Je n'ose en parler avec personne, alors je me dis que j'allais poser mon histoire (fortement résumée), ici. Qu'en pensez vous ?
En résumé, tu serais polyacceptant. Tu as fait une démarche inutile car on t'a induit en erreur. Ta compagne ne se sent pas polyamoureuse. Chercher du côté du polyamour est inutile. Au mieux, tu trouveras des pistes. Peut-être plus lire sur le couple libre ou sur "l'infidélité". Toi, tu t'es trouvé dans le polyamour. Elle doit se chercher ailleurs.
Le fait de mettre tout ceci sur la table, comme tu l'as fait ici, mais en couple, pourrait vous permettre de trouver chacun-e votre "personnalité" profonde en la matière. Vous êtes comme souvent, vous avez construit une base classique, ce pour laquelle la société en général, malgré les nombreux échecs, nous pousse. Un commun qui finalement convient à peu de personnes. Un jour, on se réveille et on remet en question. Si l'on est célibataire et libre comme l'air, on se réinvente à sa guise. Si ce n'est pas le cas, la réalité nous transforme.
Il est rare que l'on soit dans la même optique toute sa vie. Si c'est le cas, alors il y a une notion soit de manque de réflexions, soit de volonté de rester figé. Ou alors, la base nous convient (ça arrive, mon chéri de vie par exemple). Le miroir de nous-mêmes est voilé. Il nous est caché, impossible de le trouver, alors on s'enlise dans la seule option mise à notre disposition. On s'enfonce doucement et on se met en mode survie. On ne réfléchit pas, c'est instinctif. Vous sortez de ce mode survie, sauf que différemment. A vous de concilier maintenant.
Ce que j'en pense ? Continue à te questionner, mais pour toi-même. Trouve toi !
Un point pour les personnes qui me titillent avec l'utilisation du "on".
https://fr.wikipedia.org/wiki/On_(pronom)
Message modifié par son auteur il y a 5 ans.
Discussion : Ouvrir une relation monogame (avec qq complications) : des conseils ?
bonheur
le mercredi 24 mars 2021 à 08h20
Je rejoins Diomedea, que je salue au passage :-)
Ce temps de réflexion à prendre à deux... sans délaisser la tierce personne mais en l'incluant à un rythme judicieux. C'est aussi pour elle, pour son inclusion, qu'il faut prendre ce temps.
Je parle souvent d'apprivoisement, lorsqu'un amour extérieur à mon couple historique empli mon coeur. La précipitation ne me correspond pas.
Demander du temps ne signifie pas mettre de côté, mais prendre le temps. C'est différent. On ne délaisse pas, on prend le temps nécessaire à bien faire. J'évoquerai la différence entre la fabrication à la chaine et l'artisan d'art qui muri la fabrication de cet objet unique.
Discussion : Ouvrir une relation monogame (avec qq complications) : des conseils ?
bonheur
le mardi 23 mars 2021 à 14h31
Bravo Elliptic ! J'admire ta vision de l'humain. Et oui, il est essentiel que le mot adultère soit posé, avant d'évoluer (quelque soit l'évolution).
Sur la communication, vous pouvez vous aider aussi de livres : "cessez d'être gentil, soyez vrai !" de Thomas d'Ansembourg. Il existe en deux versions. La version illustrée est vraiment excellente car l'humour allège. N'hésitez pas à entrer dans l'humour, tant que celui-ci apaise et rend la douleur viable.
Je vais travailler, désolée de devoir interrompre.
Je reviendrai lire bientôt et d'ici là, tu auras certainement d'autres réactions.
Discussion : Ouvrir une relation monogame (avec qq complications) : des conseils ?
bonheur
le mardi 23 mars 2021 à 14h00
Bonjour EMlliptoc.
Je ne suis pas la mieux placée pour intervenir. Ce qui m'a mené au polyamour étant justement le non mensonge. Je suis ainsi.
Parler de polyamour alors qu'il y a adultère, ben chez moi ça coince. Ca c'est pour le passé et la vision que j'en ai.
Pour votre avenir, je crois vous avez en effet tous les deux un chemin compliqué à entreprendre. Si vous en avez la volonté, celui-ci vous mènera... quelque part. Et je pense que dans l'immédiat ce quelque part n'est pas à définir. Déjà travailler à la communication me semble un premier point.
EMlliptoc
Avez-vous quelques conseils à me donner pour lui permettre d'avancer dans sa réflexion ?
Je trouve que c'est à elle de demander. Pour votre évolution, si le polyamour est un objectif, voici un lien intéressant (si vous lisez l'un comme l'autre)
/discussion/-bRf-/-Livre-elaboration-d-une-Bibliog...
EMlliptoc
Dois-je ne pas trop lui en demander concernant les marques d'affection, les messages, etc?
C'est à elle, je trouve, de savoir comment te conforter dans votre relation. C'est à toi de dialoguer, sans entrer dans les reproches, pour l'encourager à te communiquer ce qui convient à votre équilibre relationnel.
EMlliptoc
Je crois que nous croyons tous les deux dans le polyamour et notre relation a survécu à toutes ces épreuves, donc je nous crois capables d'y arriver.
Ne pensez-vous pas que vous devez déjà faire la clarté sur le passé, avant d'avancer. Le boomerang qui revient en pleine face sans crier gare, ça arrive. Communiquez, communiquez, communiquez et aimez-vous !
Tu sais désormais qu'elle peut te mentir. Lorsque l'on ment ce peut être -entre autres- pour deux raisons : ne pas arriver à exprimer la vérité et donc être confronté à ses peurs ; penser qu'autrui n'est pas capable d'entendre la vérité.
Elle sait désormais que la vérité, tu es en capacité de l'entendre (qu'il faille du temps pour digérer, c'est logique). Ses peurs, tes peurs... nous avons tous des peurs et seul l'expression permet de les affronter. A deux, à trois... dans une unité de compréhension, c'est jouable.
Discussion : Dispute grave entre amoureux et métamour
bonheur
le lundi 15 mars 2021 à 19h03
Bien que nettement moins "motivée", toujours présente si nécessaire. Je suppose en effet que la clarté est au rendez-vous aujourd'hui et que tu appréhendes différemment :-) .
Beau chemin !
Discussion : Dispute grave entre amoureux et métamour
bonheur
le dimanche 14 mars 2021 à 16h44
Bonjour EdK. Désolée que tu reviennes écrire ici dans une situation évidemment difficile. Avec mon soutien.
Discussion : Cherche discussion avec Polyamoureux/reuses sur Grenoble
bonheur
le dimanche 07 mars 2021 à 17h47
Bonjour Peres38,
Avec les obligations liées à la condition sanitaire du moment, je doute qu'il y ai quelque chose. Il y a deux évènements pour l'instant en visio.
Discussion : Après coup
bonheur
le mercredi 03 mars 2021 à 20h50
Mon chéri de vie ne désire pas devenir poly. Un choix à respecter. En revanche, il en aurait la possibilité.
Discussion : Différence entre amour et sexe ; négligence dans la relation
bonheur
le mercredi 03 mars 2021 à 19h05
@Caoline. De mémoire je ne crois pas exprimer ceci concernant le mari d'Hélène, puisque je ne sais rien de lui. J'indiquais une possibilité en général car j'ai lu sur le sujet et aussi vu des reportages-témoignages. Il existe des couples qui durent en sachant que l'autre à eu, peut-être des histoires extérieures à celle officielle, et justement, ils ne veulent pas savoir. Ce n'est pas parce que j'ai un rapport au mensonge dans le sens que celui-ci m'insupporte, qu'autrui est à mon image. Autrui c'est justement les personnes qui ne sont pas comme moi. J'ai mis longtemps, très longtemps à comprendre le sujet du mensonge comme pouvant être positivé (pas par moi c'est certain) que je détiens une vérité. Ce que je sais de moi et de mes limites réduites en lien avec le mensonge, n'est pas universel.
D'autre part, quand je constate de certaines réactions lambdas en lien avec le mot polyamour, je doute que celui-ci soit "doux". Il est pour beaucoup plus honteux (désolée, je l'ai déjà ressenti ainsi) que si je disais que j'étais adultère. Je me suis déjà entendu indiquer "tu as quelqu'un d'autre que ton mari et en plus tu le dis" sur un ton offusqué, très offusqué.
Il y a un effet de mode sur le mot "liberté" "couple ouvert" "polyamour" que je trouve dommage. Car une mode, c'est éphémère et en plus, si c'est de l'ordre de faire comme tout le monde, c'est idiot, je trouve. Après, tant mieux si cette mode passe vite, le plus vite possible, pour laisser place à une philosophie de vie réfléchie et aboutie. Ca demande du temps, de toute façon.