Participation aux discussions
Discussion : Le Deuil
bonheur
le mardi 12 novembre 2019 à 17h40
4ème étape : le marchandage
Il s'agit de transactions internes.
"Oui, mon ami est mort, mais ce n'est pas de ma faute. Je n'y suis pour rien. Je n'étais pas là. Je lui donnais toujours de bons conseils…"
Dans cette étape, nous reprenons contact avec des attitudes que nous avions dans l'enfance lorsque nous voulions différer un moment redouté comme celui du coucher, de la nuit, de la peur du noir. Alors nous posions pleins de questions toutes aussi importantes les unes que les autres. Ou nous faisions le coup de "encore cinq minutes". En bref, nous jouions la montre pour différer le moment redouté de la séparation.
Cette étape est donc tout aussi importante que les précédentes. Elle doit être respectée mais non prolongée arbitrairement. Chacun de nous, dans cette phase, est vulnérable. Le piège consiste à nous nourrir de faux espoirs
…
Cette phase, si elle n'est pas contrariée, doit naturellement nous amener à l'étape suivante, le moment que nous redoutons depuis le début.
Discussion : Le Deuil
bonheur
le mardi 12 novembre 2019 à 17h39
3ème étape : la peur
Petit à petit, nous intégrons la réalité, nous prenons conscience de la perte et, là, nous pouvons ressentir de la peur, du doute, un sentiment d'incertitude, de l'inquiétude, de la panique même.
…
Dans le cas de mon ami : "Comment vais-je vivre sans lui ?" Cela vient toucher ma peur profonde d'être seul et abandonné. Et puis moi, je prends régulièrement la route et donc, je risque aussi d'être rayé de la liste des vivants par un chauffard inconscient.
…
Cette phase est importante et souvenons-nous qu'une peur ne se rationalise pas. Il faut mettre des protections pour passer à la phase suivante
Discussion : Le Deuil
bonheur
le mardi 12 novembre 2019 à 17h39
2ème étape : la révolte, la colère, la protestation
"Pourquoi est-ce à moi que ça arrive ? Ce n'est pas juste ! Qu'ai-je fait ? Que n'ai-je pas fait ?"
Et nous avons beaucoup de ressentiments contre la terre entière et même les cieux. "S'il existait un dieu, il ne laisserait pas faire des choses pareilles"
…
Cette deuxième étape du deuil est donc importante car elle nous fait vérifier si l'on peut ou non faire revenir l'objet perdu. Et plus l'attachement est fort, plus la colère sera intense.
Les soignants dans les hôpitaux connaissent bien cette phase au cours de laquelle les malades sont furieux contre les infirmières, les médecins, le cuisinier… Cette étape doit être respectée. En même temps, là encore, il ne faut pas alimenter, car nous devons ensuite passer à l'étape suivante.
Si je reprends l'exemple de mon ami, le fait d'être en colère contre la terre entière ne le faisait pas revenir.
Discussion : Le Deuil
bonheur
le mardi 12 novembre 2019 à 17h38
extrait du petit livre "gérer ses émotions - des réactions indispensables" de Olivier Nunge et Simone Mortera (préface de Vincent Lenhardt) [ISBN 978-2-88953-014-4 N°29 prix 4,95€ éditions "les Pratiques Jouvence". page 48 à 57
1ère étape du deuil : le déni
"Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas vrai !"
...
J'ai connu cet état de déni lorsque l'on m'a informé qu'un chauffard, brûlant un stop, venait de tuer un de mes amis. J'ai eu du mal à intégrer cette triste nouvelle. J'ai passé une sale nuit et j'ai mis du temps le lendemain matin pour reprendre contact avec cette nouvelle réalité qui ne me convenait pas. Je me souviens qu'inlassablement dans ma tête tournait cette phrase "Ce n'est pas possible, pas lui… ce n'est pas possible, pas lui…"
Le déni est donc une résistance à la réalité. Nous faisons pour un moment comme si la perte n'existait pas.
Cette étape est importante et très utile car elle sert d'amortisseur par rapport à l'impact d'une dure réalité. Elle sert de fusible pour supporter l'intensité d'une perte soudaine.
Devant toute perte et séparations inconfortable ou douloureuse, nous avons tendance à puiser dans ce réflexe de déni, et cela peut durer quelques minutes, quelques mois, quelques années… Certains ne dépassent jamais ce stade.
Cette phase est donc importante à respecter, ce qui ne signifie pas qu'il faut l'encourager, la perpétuer, car dans ce cas nous bloquerions l'accession à l'étape suivante. Car nous avons beau dire "Ce n'est pas vrai", la réalité est là. Dans le cas de mon ami, il était mort. Je n'avais pas le pouvoir de changer cette réalité
Discussion : La honte est-elle un frein?
bonheur
le mardi 12 novembre 2019 à 17h15
Ouch ! Ben là, je ne peux pas t'aider. J'ai un peu été confronté à cela mais j'ai l'opportunité d'avoir un autodidacte à la maison pour me tirer de toutes ces mauvaises situations. Bon courage pour tout redéfinir.
Ton mail est bien arrivé. Je m'y consacrerais plus tard (mon gouter + C'à dire + C'dans l'air)
Discussion : Rassurer mon chéri
bonheur
le mardi 12 novembre 2019 à 16h19
Bonjour LN,
Je vais faire preuve d'optimiste, en lien avec mon vécu. Voici ma perception de ton récit.
Avoir la présence d'esprit de dire avant de se mettre en délicate situation est un bienfait. Tout à fait l'optique d'une volonté d'exprimer et c'est difficile. Surtout lors des discussions initiales.
Ton chéri passe par toutes les étapes du deuil. La tristesse, puis une forme de déni, puis la culpabilité… Tu es présente, tu le soutien, tu le RASSURE et je dirais que tu fais exactement ce qu'il faut. Je ne vois pas ce que tu peux faire de plus. Etre présente, encore et toujours. Répondre sincèrement et authentiquement sans l'incriminer.
Les failles, elles sont révélées par les blessures. Ce n'est pas mauvais. C'est douloureux, ça oui.
Je me retrouve pas mal dans ta description de toi. Beaucoup même. Je n'ai pas de "conseils" à communiquer.
De mon vécu, quand je me mets en sommeil, je m'éteins et je deviens gourd (engourdi, non réactive, non réceptive, passive, sans rayonnement). M'offrir le loisir de reconnaître l'amour quand il survient et me transforme est une étape en soi. Ne pas considérer comme honteux ce que je ressens en est une autre. Dire mes émotions, ressentis universellement est la suivante. Avoir un entourage qui m'appréciera (ou m'aimera) achève mon éclosion.
Ton chéri a toutes les facultés de compersion. Et en plus, sa culpabilité est une opportunité d'éclosion de son côté. Je ne parle pas qu'il devienne poly. Ce n'est pas obligatoire du tout. Qu'il comprenne et devienne complice de ton polyamour (ou polyaffectivité), permettra sa compersion. S'il devient heureux que tu sois heureuse, ce qui parait être le cas.
Se donner du temps ? Oui, une transition de cette ampleur demande d'y consacrer beaucoup de temps et que les étapes ne soient pas sous-estimées. Donc ta vision de l'avenir à court terme est juste. Malgré tout, aller dans le sens "je n'ai personne donc on stagne" serait, pour moi, peu judicieux. Lui, comme toi, devez évoluer ensemble et garder à l'esprit que l'amour se présente sans annonce préalable.
Offrez-vous le loisir d'avoir envisager au-préalable, serait ma conclusion.
Discussion : Sommes nous prêts ?
bonheur
le mardi 12 novembre 2019 à 16h02
Je ne perçois pas l'adultère comme ceci. Pour moi l'adultère, c'est mentir, tromper, tricher. Si vous avez entre vous un accord préalable, l'acte est en concertation du "Don't ask Don't tell". Vous en discutez, justement. Vous posez des bases et formulez un questionnement d'avenir.
Après, un accord est soumis et si les parties prenantes ne sont pas en adéquation, alors l'accord est… Je suppose que tu en es là.
De ce que je comprend, c'est justement ce "système de valeurs d'honnêteté" qui n'est pas partagé. C'est évident que si pour toi Jrmyl, c'est primordiale alors que pour elle c'est exclus. Il y a un dilemme.
Toutefois, est-ce que cela s'oppose obligatoirement ? Est-ce que ce sera conflictuel ? L'orientation du questionnement est-il celui-ci ?
Elle dit qu'elle vit la même chose et je la crois. C'est sur l'acte en retour du ressenti que vous divergez. Sur la façon d'appréhender ce qui, je suppose, sera inévitablement une nouvelle étape de votre vie, à l'un comme à l'autre.
Est-ce que tu peux plaire ? Ben tu plais déjà, sinon elle aurait tourné les talons. Je sais j'extrapole une attitude. C'est ainsi que je perçois en tout cas. Pour plaire en dehors de ton couple, il faut être dans l'ouverture, justement. En tout cas, je comprend ta vision d'une non ouverture, des ressorts qui font que tu ne te lances pas à l'aveuglette dans l'aventure. Tu as conscience que la démarche n'impactera pas seulement ton couple et tu te préoccupes du tiers. Bravo !
Décanter est une bonne idée. Le tout étant peut-être de l'exprimer afin qu'elle n'interprète pas ton attitude comme étant autre.
J'aurai tendance à penser que c'est une période propice pour vous retrouver ensemble dans une réinvention de votre osmose, de votre complicité, etc...
Discussion : La honte est-elle un frein?
bonheur
le mardi 12 novembre 2019 à 15h02
@Sophie72 : A ma connaissance, les mp ne sont accessibles uniquement via la boite mail associée. Une solution peut-être pour résoudre la difficulté présente : tu m'envoies un moyen de te joindre directement, via la mienne qui fonctionne. Je t'enverrai alors un copier-coller :-)
Les opérateurs sont parfois pénibles à remettre en question les sécurités en place et en les renforçant, l'utilisateur peut rencontrer des difficultés, au lieu d'avoir la fluidité attendue. Je me suis déjà mise en pétard plus d'une fois à cause de cela. C'est rageant !
Discussion : La honte est-elle un frein?
bonheur
le mardi 12 novembre 2019 à 13h47
Bonjour Sophie72,
Je t'avais adressé un mp par le biais de ton pseudo en date du 7 novembre dernier.
Discussion : Sommes nous prêts ?
bonheur
le mardi 12 novembre 2019 à 12h28
Sophie72
La crise de la quarantaine chez une femme, je crois que souvent c'est s'autoriser à être soi-même. Je crois qu'elle n'en est qu'au tout début.
"la crise de la quarantaine" a été pour moi l'explication TROP facile à cette révélation d'une partie de moi. Et oui, la résultante est de s'autoriser à être soi. Si on réfléchit un peu, quand on a entre 35 et 45 ans, on se situe proche de 40 ans… Et il existe la crise de la trentaine, les cinquantenaires qui se libèrent… Je pense que cette notion de "crise" qui se devrait être passagère (c'est le principe à la base d'une crise), est la première explication qui vient à l'esprit. Une sorte de tiroir fourre-tout, en attendant un rangement plus adapté. Mon opinion est qu'il ne faut pas se focaliser sur cette notion de crise ponctuelle, qui a juste pour objet d'offrir l'opportunité d'une transition (un révélateur). Le temps de déconstruire, de se chercher, de découvrir de soi. Si une crise n'amène pas à des compréhensions de soi et aux modifications attenantes, alors je suppose que l'on passe à côté de soi.
Donc oui, je rejoins Sophie72. Je désirais développer quelque peu si qui, de part mon vécu, ressemble à cela. Faire un échange d'expérience.
Jrmyl
J'aurais aimé qu'elle se sente assez en confiance pour le dire si elle rencontre quelqu'un, mais elle aurait l'impression que j'exerce un contrôle sur elle. En gros, si l'un de nous rencontrer quelqu'un (sans chercher à ce que cela se produise), elle souhaite que l'autre ne sache rien.
Cela correspondrait à la vision que je me fais du couple libre. Ne pas "mentir" (dans le sens cacher, tromper) mais ne pas être dans la communication et encore moins dans la transparence.
Pourquoi associer cette démarche à un manque de confiance en l'autre ?
Discussion : Polyamoureux et surdoués?!
bonheur
le vendredi 08 novembre 2019 à 11h26
Livre "la puissance de la spontanéité - retrouver son authenticité pour mieux vivre" de Sylvaine Messica et de Philippe-Elie Kassabi (Eyrolles)
Partie 3 : se dépasser et se réaliser grâce à la spontanéité. chapitre 7 : transformez votre sensibilité en force d'affirmation. page 173... citation d'une anecdote :
Les Beatles sont en conférence de presse à Hambourg, le 26 juin 1966. Ils sont souriants et, tout à coup, cette question manquant de bienveillance est posée par une journaliste : "pourquoi vous êtes affreusement snobs ?"
Paul Mc Cartney : On n'est pas snob !
La journaliste : mais si !
Paul Mc Cartney : C'est votre impression.
Georges Harrison : C'est votre perception.
Paul Mc Cartney : Parce qu'on ne vous flatte pas. Vous attendez des réponses sympathiques à toutes les questions mais vos questions ne sont pas sympathiques, alors elles n'ont pas de réponses sympa. Si nos réponses ne sont pas sympathiques, ce n'est pas parce qu'on est snob, c'est juste parce que nous sommes spontanés.
Discussion : Une philosophie de vie
bonheur
le vendredi 08 novembre 2019 à 11h03
merveilleux, magnifique, humble, authentique et sincère je n'en doute pas <3
Discussion : Hypersensibilité
bonheur
le vendredi 08 novembre 2019 à 11h03
Un autre livre qui parle de l'hypersensibilité d'une façon que je trouve juste :
Livre "la puissance de la spontanéité - retrouver son authenticité pour mieux vivre" de Sylvaine Messica et Philippe-Elie Kassabi (Eyrolles)
Extrait de la partie 3 : se dépasser et se réaliser grâce à la spontanéité - chapitre 7 : transformez votre sensibilité en force d'affirmation (p 166-167)
"La sensibilité, cette âme de l'âme qui en anime toutes les facultés" Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre
LA SENSIBILITE COMME FORCE : L'INTELLIGENCE EMOTIONNELLE
La sensibilité, qui est plutôt mal vue dans notre société, peut s'avérer une arme fatale face à une situation difficile. Il s'agit de la transformer en intelligence émotionnelle et de faire attention à ne pas basculer dans l'émotivité. Notre société admet peu la sensibilité, sauf dans un cadre bien précis comme l'art, le sport ou le cadre familial, et encore pas toujours, car quand vous êtes sensible et que vous le montrez, cela "peut perturber l'ordre des choses". Pourquoi le terme "sensibilité" est-il plutôt péjoratif ? Parce que certaines personnes la combattent chez elles et chez les autres afin d'être dans le contrôle…
Et vous, vous autorisez-vous à être sensible ? Vous cachez-vous pour pleurer devant un film ou assumez-vous ? Quelle a été votre éducation sur ce point ?
La sensibilité est l'intelligence émotionnelle qui permet la création ; auteurs, poètes, artistes en sont dotés et l'utilisent pour créer. Elle n'est cependant pas réservée aux artistes, qui la revendiquent et l'assument, elle est nécessaire à la vie de décupler la créativité.
Lorsque les situations sont tendues, notre sensibilité peut être à fleur de peau et nous sommes dominés par nos émotions ce qui transforme la spontanéité positive en réactivité émotionnelle. Pourtant, vous avez souvent vécu des situations difficiles en regrettant de ne pas avoir eu la bonne répartie spontanée et intelligente émotionnellement !
La sensibilité est une force car elle vous aide à ressentir l'émotion facilement et vous donne une indication pour agir, vous protéger ou vous inspirer. Vouloir se protéger de cette sensibilité revient à porter une carapace qui peut vous rendre inaccessible et froid. Osez montrer votre sensibilité, lâchez prise avec les croyances limitantes de la "faiblesse" que la sensibilité peut représenter. La sensibilité est un cadeau et les personnes dotées de hauts potentiels ont une hypersensibilité qui doit être automanagée ou accompagnée. L'affirmation de soi est une vraie réponse solide pour développer une sensibilité forte qui deviendra un charisme spontané puissant et renforcera l'estime de soi."
Discussion : Une philosophie de vie
bonheur
le jeudi 07 novembre 2019 à 12h11
Pour moi, le polyamour mène à cela. Je trouve les deux intrinsèquement liés.
https://www.youtube.com/watch?v=sY1324yf-Eo&featur...
Je répondrai aux intervenants en mp. Ne pas m'en tenir rigueur, svp.
Discussion : Polyamour et monogamie, est-il possible d'envisager quelquechose de différent ?
bonheur
le lundi 04 novembre 2019 à 15h48
@Ash : je préfère intervenir en message privé. Rien à craindre de moi :-) . Mon chéri de vie est mono et moi polyaffective. Notre expérience peut éventuellement aidé.
Surveillez la boite mail associé à votre profil.
Discussion : Polyamoureux et surdoués?!
bonheur
le jeudi 31 octobre 2019 à 12h25
Je me permet ici une anecdote qui remonte à hier.
Mon chéri reçoit un collègue. Ils ont en commun une passion. Ce collègue, aussi avec un autre, on se voyait parfois, il y a quelques années. Les deux autres hommes, plus jeunes que nous, étaient tous les deux sur le point de se marier. Nous avions été invité au mariage du premier (en date) car en fait on se voyait quand même souvent. J'avais donc parler avec franchise, indiqué ma vision de la non-monogamie et surtout celle du mariage. Ceci pour ne pas que l'on m'en veuille de décliner l'invitation et surtout expliquer. La future mariée avait assez mal pris mon refus. Du coup, j'avais fait l'impasse sur une éventuelle amitié alors qu'elle était naissante. Mon chéri y est allé sans moi et je pensais que c'était réglé. Ensuite, j'ai accompagné mon chéri a une invitation professionnelle (inauguration). Elles étaient là également. Contente de les voir, je vais les saluer. Et j'entend (ah oui, j'ai aussi une ouïe hors norme, désolée) "planque ton mari, y a Gxxxxx qui arrive". Du coup, je savais désormais le fond de leurs pensées. J'ai laissé courir et j'en ai parlé ensuite avec mon chéri. Nous avons convenu que je délaisserai désormais ces personnes.
C'était il y a quelques années. Récemment, j'ai appris que le collègue en question avait divorcé, celui dont la femme avait tenu ces propos. Sans que je demande hier, lors de sa visite (seul), il m'indique que son ex-femme était "allé voir ailleurs" et que c'était à l'origine de leur divorce.
Je vous laisse penser ce que vous désirez de cette histoire.
Discussion : Polyamoureux et surdoués?!
bonheur
le jeudi 31 octobre 2019 à 11h58
(+) c'est tout à fait cela !
Et si j'ajoute que je mesure 1m495 (donc même pas 1m50), je flatte encore plus mon égo, ou je met en évidence des difficultés de vie.
J'avais bien aimé une expérience scientifique, qui consistait à mettre des adultes en situation d'être un enfant. Une pièce avec un mobilier spécifique, à la taille hors norme, pour mettre les visiteurs dans l'environnement des enfants. J'avais trouvé cela très intéressant.
On vit avec sa nature, mais on vit encore mieux quand on découvre ses particularités et quand on peut les expliquer, les exprimer. Le relationnel est important pour un profil comme le mien, alors oui, décrire qui je suis et me faire accepter telle que je suis est essentiel. C'est juste "vitale" ! Et je ne vois pas ce que le narcissisme vient faire là-dedans. C'est des personnes qui se sentent malmenées par qui je suis, qui m'attribue un égo démesuré, pas ceux qui désirent me découvrir. Bon après, ici on ne fait que lire : c'est différent en face à face, car il y a d'autres langages qui s'expriment.
Etre HP n'est pas une étiquette, mais une réalité.
Discussion : Polyamoureux et surdoués?!
bonheur
le jeudi 31 octobre 2019 à 10h54
Je me demande si ce que tu mets en avant n'est pas le tien, de problème, @ourscalin. Tu confond la personnalité (qui fait de l'individu qui il est) et l'égo.
Je t'explique que par exemple une personne hypersensible aura tendance à être attirée par les métiers du commerce, puisqu'en lien avec autrui… ce qui convient à ce profil en apparence. Après, pour ne pas que ça tourne autour de ma petite personne, voici un lien :
https://www.blog-emploi.com/hypersensibilite-entre...
Où est l'égo là-dedans ? Je me suis retrouvée perso en arrêt maladie à cause de lumières (rivière de guirlandes clignotantes au moment des fêtes) mises sous mon nez en permanence et impossible d'y échapper durant de nombreuses heures de travail et ceci quotidiennement. J'ai été plusieurs jours à vivre chez moi dans le noir, ne pas pouvoir regarder un écran et avoir des "lucioles" devant les yeux, y compris dans le noir. Euh ? Il est où l'égo là-dedans ?
Ce n'est pas parce que l'on dit être hyper que l'on parle de son égo. Je suis hyper et ça n'a pas QUE des avantages. Dans ce cas, une personne qui se dirait normale placerait son égo en avant. Dans les deux cas c'est à mon sens stupide et surtout c'est tout mélangé.
Les autres sont de passage ? Ben quand on est dans un milieu pro, les autres ne sont pas de passage justement. Quand une personne entre dans la sphère privée, elle n'y sera pas de passage. Le type à qui je souris dans la rue, oui.
Chercher à s'affirmer par rapport à autrui ? Ben non. C'est déjà assez compliqué de se découvrir, s'accepter et s'assumer sans faire de comparaison. La comparaison ne peut que servir d'outil éventuel de compréhension, et encore. Par exemple, j'ai des collègues qui sont heureuses de travailler en musique, alors que moi ça m'épuise (fatigue supplémentaire).
Après, je conçois que mes interventions te dérangent (pourquoi ?). Mais ne renversent pas mes propos, ne les détournent pas, stp. Moi aussi, les personnes de passage je m'en fous. Par contre, j'ai un soucis profond de l'injustice. C'est l'une de mes caractéristiques. Alors quand en plus elle est dirigée contre moi, je ne peux laisser courir.
Tu perçois du narcissique là où il n'y en a pas. Et puis, comme les intervenants ici ne composent pas des personnes intégrées à ta vie, tu devrais t'en moquer !
Discussion : Polyamoureux et surdoués?!
bonheur
le mercredi 30 octobre 2019 à 19h16
Je me permets cette réponse à @ourscalin, qui est faite à chaud, sur l'instant.
Je répond sur mon cas personnel. J'ai été considérée comme à part depuis petite. Pas comme meilleure, mais comme inadaptée et mauvaise. Pas mauvaise dans le sens méchante mais mauvaise dans le sens socialement anormale. Aujourd'hui, les personnes hors normes peuvent dire qu'elles sont normales… enfin se qualifier dans leurs différences et avant tout rétablir le fait qu'elles peuvent vivre et s'adapter.
Si pour toi, accueillir autrui tel qu'iel est te parait courant, tant mieux. Moi je peux témoigner que grandir, et même une fois adulte, avec un environnement que te montre du doigt, quoi que tu fasses, quoi que tu dises, quelque soit ta légitime (puisque naturelle) réaction, n'est pas aisé. On ne peut se trouver dans de telles conditions.
C'est comme être handicapé sans que ça se voit. Une personne en fauteuil roulant se verra prioritaire lors d'un passage en caisse. Une personne qui souffre (dos ou autres) mais que ça ne se voit pas, devra justifié en sortant sa carte de personne handicapée.
Bon ok, le QI, le QE, ne semble pas à devoir indiquer à première vue… sauf que si. Notre caractéristique impacte tous les aspects de notre vie. Un exemple tout simple : je suis depuis un peu plus de dix ans dans la grande distribution. Et bien, je clame aujourd'hui haut et fort "toute personne hyper ou ultrasensible, ne vous orientez pas dans ce secteur, vous y serez malheureuse ". Après, c'est bien comme alerte. Le tout étant de savoir qui est hyper ou ultrasensible. Je me suis faite piégée et aspire à ce que mon expérience serve.
Comme pour ma polyaffectivité, certainement également liée à tout cet hyper qui est en moi (émotivité, sensibilité, etc). Si j'avais pu mettre cela en évidence toute jeune, je ne me serai jamais mariée et j'aurai pu jouer carte sur table dès le départ cette facette de moi qui impacte énormément mon quotidien aujourd'hui.
Après, je ne vois où est le narcissisme là-dedans. Les hypers voir les ultras ont des caractéristiques naturelles aujourd'hui identifiables et surtout ils désirent (enfin moi) que être audible, reconnu, pour que justement on les acceptent tels qu'ils sont. Ce n'est pas du narcissisme. Et souvent ils préfèrent le terme différents que hyper. Moi toute ma vie, on m'a qualifié de trop et je l'ai mal vécu. Pourquoi, parce que ça ramenait à la norme.
Se placer en société, qu'est-ce que c'est ? Avoir sa JUSTE place ? Si hyper est une étiquette, alors la plus assimilable des étiquettes, serait "normale". Tu sais, comme on DOIT être. Une personne hyper ne peut être normale, même avec une aliénation programmée.
Tu sais, je m'étais inscrite il y a peu sur un site en lien avec les personnalités atypique. J'avais fait une recherche par critère MBTI. Sur l'ensemble des membres, nous étions (dans un univers atypique donc) que trois à avoir ce profil. Est-ce que je me suis sentie supérieure pour autant ? Euh ben non, en fait ça m'effraie. Cela implique que même dans un univers différent, je suis peu commune. Et bien tu vois, étiquette, je m'en fous. Mais dans la transition professionnelle, j'ai conscience que non seulement je devrai faire le job d'apprendre à devenir une bonne professionnelle, mais aussi, que je ne pourrai pas travailler n'importe où, n'importe comment… Hors de question que je me réengage dans un secteur non propice à mes particularités et aussi non propice à mes valeurs. Je pars confiante, mais je doute que le chemin sera aisé. Sauf que je saurai désormais exprimer d'une façon la plus juste possible.
Un chiffre permet une "mesure" et donc de se situer. Qu'elles sont mes possibilités ? Qu'elles sont mes opportunités ? Suis-je capable de… (limites) ?
Aussi, ce n'est aucunement je crois une excuse pour dire "vous ne pouvez pas me comprendre", mais au contraire pour dire "vous pouvez désormais me comprendre !"
Discussion : Jalousie alors que c'est moi qui ai ouvert mon couple - je suis déroutée
bonheur
le mercredi 30 octobre 2019 à 12h46
Heu ! désolée, mais c'est une option comme une autre. Ca reste parfois l'ultime option. Il n'y a rien de mal à cela. Toutes les possibilités sont dans la nature. Après, on fait sienne ou non, aucune obligation.