Participation aux discussions
Discussion : Fidélité/exclusivité legislation
bonheur
le dimanche 09 août 2015 à 13h21
L'amour est-il à hiérarchiser ? Non. Par contre, la manière de vivre chaque amour amène à faire des choix personnels. Ces choix ne doivent, à mon sens (ET JE DIS BIEN A MON SENS... IL EST PENIBLE DE DEVOIR TOUJOURS PRECISER CECI SANS PASSER POUR UNE PERSONNE MECHANTE ET VILAINE QUI JUGE AUTRUI... CA C'EST VRAIMENT AGACANT !!!) répondre à notre vie et aux conclusions personnelles que l'on en retire. Ainsi, si l'on me dit "je suis heureux-se" mais je veux autre chose. Tout naturellement, je m'interroge.
En ce qui me concerne, je ne crois pas que le polyamour, ou même la polyaffectivité, correspondent au bonheur de chacun-e. Il n'y a donc, sortant de ma bouche, aucun vanité à me reconnaitre poly, c'est juste que je suis heureuse ainsi (et d'ailleurs, je me suis arrangée, après coup, avec mon état de femme mariée, sur le papier en tout cas). Chacun a sa recette miracle, et donc à chacun de la trouver.
Le polyamour existe depuis que l'être humain est doté de sentiments, donc pour moi, la nouveauté consiste simplement à assumer publiquement ce qui me rend heureuse.
Egalement, si cette discussion a été ouverte, ce n'est certainement pas sans raison. Les membres de ce site vivent à leur guise et n'ont aucun compte à rendre. Celui ou celle qui désire se marier a tout le loisir d'agir suivant ses choix. La question est peut être ici... ou pas...
Discussion : Fidélité/exclusivité legislation
bonheur
le samedi 08 août 2015 à 22h19
Je crois qu'il ne faut pas prendre ombrage. Je pense en particulier aux remarques de Mélissandre qui est adulte et fait ses choix suivant sa volonté et sa conscience. Evidemment, tu agis selon tes voeux et tu n'as besoin de personne, et surtout pas d'inconnu comme moi.
Personnellement, je désire simplement attiré l'attention sur l'aspect inutile de cette démarche mais aussi penser qu'une fois mariés, tout restera comme avant... c'est je crois n'avoir jamais vécu le mariage. Peu de couples mariés sont heureux après des dizaines d'années. Là, ce n'est pas moi qui invente. Se figurer que l'on fera mieux que les autres ???
Je te souhaite, et à tous ceux qui désirent se marier du bonheur. Je dis seulement que ce n'est pas un évènement nécessaire et minimiser les répercussions est illusoire.
JE suis mariée et je suis heureuse dans mon couple (voir discussion : réveil, évolution, je relève mes manches ???), sauf qu'aujourd'hui, à mes yeux, ce n'est pas le fait d'avoir apposé ma signature en bas d'un contrat qui fait que je sois heureuse ou non. D'ailleurs, par conviction, si je pouvais divorcer (c'est à dire annuler cette signature, y compris si c'est par une autre), je le ferai immédiatement, mais seulement si je garde ma vie actuelle. Sauf que là également, penser que cela n'aurait pas d'impacts serait illusoire.
Le mariage engage au-delà de ce que l'on imagine, car il engage aux yeux d'une société conditionnée (et pas seulement l'entourage proche). Par exemple, personnellement, je ne met pas d'alliance et je dois parfois m'expliquer. Ce "symbole" qui devrait passer complètement inaperçu a son importance, même s'il n'y a aucune obligation ni morale ni juridique a cela. Je suis persuadée que si j'avais une alliance, beaucoup de personnes agiraient différemment avec moi (les hommes notamment) et seraient moins "extraverties".
Pour avoir mis des années à assumer pleinement qui je suis, je peux dire que mariage et polyamour n'est pas incompatible mais les idées reçues ont vraiment la vie dure. J'ai d'ailleurs pris une importante distance avec mes propres parents et un certains nombres d'amis. J'ai complètement remis à jour mon relationnel personnel et mon mari a fait de même (heureusement, nous sommes dans une dynamique commune de ce point de vue)
Discussion : Fidélité/exclusivité legislation
bonheur
le samedi 08 août 2015 à 21h08
pour une fois, je rejoins lulutine.
Et puis, mes enfants ont des parents qui sont mariés et en plus leurs parents s'aiment encore... et ben y a pas plus ringard !!! C'est presque la honte !!! Aujourd'hui, ce sont ceux là qui sont "hors normes" et obligés presque de "justifier"
Se marier, c'est, à mes yeux, inutile et uniquement se compliquer l'existence. Par contre, fêter l'amour et le bonheur d'une vie commune en organisant une cérémonie, je trouve cela plus que pertinent (et y inviter les amoureux-ses pour les "officialiser", ce serait pertinent également à mon sens).
Discussion : Fidélité/exclusivité legislation
bonheur
le samedi 08 août 2015 à 13h24
Je rejoins Katouchka. Je ne comprend pas non plus. Pourquoi vouloir aller droit dans le mur, alors que l'on sait que l'on y ira (à 90% je pense) ? Comportement suicidaire ? S'infliger un défi ?
Je suppose que les raisons de chacun-e sont personnelles.
D'ailleurs, je ne comprend pas que l'on ne puisse pas divorcer sans rien changer (sauf que l'on ne soit plus marié).
Discussion : Fidélité/exclusivité legislation
bonheur
le jeudi 06 août 2015 à 12h14
Perso, ton mariage t'en fait ce que tu en veux. Par contre, si tu sais d'avance que ta part du contrat ne pourra pas être respectée (dans tous les esprits, pour le mariage, fidélité = tu ne regardes même plus d'autres personnes), pourquoi s'engager ???
On peut vivre heureux sans se marier.
Bon ok, je suis mal placée, je suis mariée. Toutefois, mes enfants qui sont aujourd'hui adultes, je ne leur conseille pas le mariage pour leur avenir. Après, ils feront ce que bon leur semble, évidemment.
Discussion : [Texte] Article dans les Inrocks du 29 juillet 2015 : Les polyamoureux réinventent l’amour pluriel
bonheur
le mercredi 05 août 2015 à 19h22
Chatfleuri
Car qu'est-ce que l'amour (et par là, le polyamour!)? tout simplement une bonne tranche de bonheur et de plaisir!
(+)
Discussion : Polyamoureux et surdoués?!
bonheur
le mercredi 05 août 2015 à 19h19
Je suis d'accord avec tes deux points Chatfleuri : oui, conserver un esprit critique car toute lecture n'est pas adaptée à notre personnalité du moment. Aussi, je m'efforce en général de commander plusieurs livres d'auteurs différents afin en effet de ne pas suivre "aveuglément" un "enseignement" (ou une théorie, je ne trouve pas de mot adéquat) trop rectiligne et trop conceptuel.
Pour reprendre également la remarque faite à Lulutine, mais évidemment pas seulement je suppose, il est important de non seulement diversifier ses sources surtout sur des sujets aussi sensibles que le développement personnel, mais de lire avec son instinct, son sixième sens et non d'une manière intellectuelle. Ce qui parait bien et logique, nous ne le vivrons pas forcément bien si cela ne nous correspond pas. En général, il y a un truc en nous qui nous interpelle et nous indique que ça ne colle pas. Chaque individu doit vivre suivant ses particularités du moment T en fonction de ce qui lui parait être le mieux. Et puis, personne n'est parfait, aussi faut il accepter ses faiblesses et ses erreurs.
Je suis persuadée que nous avons tous un instinct qui peut nous dicter la toxicité ou l'impertinence de la matière que nous avons entre les mains. Récemment j'ai délaissé un livre au bout de quelques pages seulement. Un trop grand malaise en lisant même que le début et la présentation. Oui, on ne connait le contenu du livre qu'une fois celui-ci terminé. C'est vrai.
Discussion : Réveil, évolution, je relève mes manches ????
bonheur
le mercredi 05 août 2015 à 19h04
Tout d'abord merci à ceux qui ont lu jusqu'au bout ! Je m'aperçois que ça fait deux posts assez longs.
Sympa Athelas, la petite blague... savoir si l'on désire un professionnel pour changer l'ampoule ou si on accepte de monter sur le tabouret au risque de se retrouver à la fois blessé et dans le noir. Mais oui, savoir changer une ampoule, c'est possible et le risque est minime.
Athelas
Choix inconscient peut être au départ, mais qui se révèle, se construit au fur et à mesure de l'avancée.
Etre ensemble par choix, par amour, non par convention...
Je suppose qu'il y avait aussi beaucoup de cela. C'est presque certain. Ca a fait de nous de bons amateurs en changement d'ampoules, je suppose. Et puis à deux, on minimise les risques : l'autre peut tenir le tabouret et s'assurer que le courant n'est plus un danger (au pire appelé le SAMU en cas d'électrocution)
Discussion : Réveil, évolution, je relève mes manches ????
bonheur
le mercredi 05 août 2015 à 11h28
Je me suis souvent interrogée sur le fait que mon couple ai perduré, et d'une façon encore plus belle qu'auparavant, je veux dire lorsque nous étions mono-mono (enfin dans les faits).
Mon réveil a été brutal, soudain et extrêmement douloureux. Pour mon conjoint, d'apprendre que j'aimais aussi quelqu'un d'autre a provoqué une douleur intense. De son propre aveu, quelque chose en lui s'était cassé... et d'une certaine manière en moi aussi, je sentais cette notion de rupture.
La rupture, la souffrance, nous l'avons pris a bras le corps, chacun à sa façon mais toujours avec l'appui et le soutien de l'autre. "inquiétant", le terme est faible lorsque l'on se retrouve confronté à une réalité qui nous dépasse, lorsque l'on avance dans un épais brouillard et que fatalement on se cogne constamment.
En lisant ce chapitre, je me dis que notre "réussite" est liée certainement au fait que c'était mon heure et que sans doute, ce fut celle de mon conjoint. Nous avons fait les découvertes ensemble. Nous avons évoluer séparément mais toujours dans le sillage de l'évolution de l'autre. Nous avons avancer en intégrant les nouveautés et les évolutions de l'autre.
Nous avons pris le temps. Réveil en 2007 et connaissance du terme polyamour (et de sa définition générale) en 2011. Donc déclencheur qui a permis de trouver les outils (beaucoup plus dans les livres qu'ailleurs) afin de donner un sens et une identité à mon évolution. Mon partenaire de vie a modifier également son optique et ses "habitudes" afin que l'harmonie et l'équilibre perdure et ceci par choix, par volonté mais je dirais que ça c'est fait naturellement.
Aujourd'hui, je suis qui je suis et je m'aime ainsi. Il est comme il est et je le trouve merveilleux ainsi. Personne ne se force, ni moi dans ma polyaffectivité, ni lui dans son optique. D'ailleurs, il a développé beaucoup de talents, jusqu'alors caché et s'est trouvé individuellement.
Rester uni dans la douleur et dans l'évolution, sans parasitage "bienveillant", c'est peut être cela qui permet a un couple mono-poly de perdurer d'une belle façon et au final de s'assumer et s'aimer suivant qui l'on est.
Discussion : Réveil, évolution, je relève mes manches ????
bonheur
le mercredi 05 août 2015 à 11h06
Susanna Mc Mahon : « le psy de poche – nous disposons tous des ressources nécessaires pour donner un sens à notre existence » - poche Marabout psy – 9782501084857 à 5,99 €
Partie III : Questions individuelles
Chapitre 43 : J’ai toujours été comme ça, pourquoi changer ?
« Parce que ça ne va plus. Nous ne changeons pas quand tout nous sourit, nous changeons quand quelque chose ne va pas. Le problème avec le modèle activiste, c’est qu’il fonctionne… quelques temps. Quand il se grippe, nous avons tendance à croire que c’est de notre faute, et non de la faute du modèle. En général, tant que nous nous sentons bien dans notre peau et à l’aise dans notre vie, nous ne tentons pas de changer. Quand nous cherchons des réponses nouvelles, c’est que quelque chose s’est bloqué et qu’un changement est nécessaire.
Le tout, c’est de le faire au bon moment, chacun à son heure. Nous éprouvons le besoin de changer quand le moment est venu pour nous de le faire. Quand nous éprouverons de la douleur, nous saurons que notre heure est arrivée : nous serons alors disposés à tester des solutions neuves pour soulager notre souffrance. Si nous n’agissons pas talonnés par la souffrance, mais par simple curiosité d’apprendre le modèle ontologique, il y a toutes les chances pour que nous ne changions pas. La curiosité, à la différence de la douleur, n’est pas un moteur efficace du changement.
Si le temps n’est pas venu pour vous de changer, prenez-en acte et aimez-vous tel que vous êtes. Si au contraire ce temps est venu, sachez que ce changement sera douloureux mais que les douleurs du changement sont purificatrices et résolutoires : elles permettent de grandir, de croître et de se développer ; quand on se développe, on abandonne des habitudes qui ont prouvé leur utilité dans le passé mais qui sont désormais caduques. Se développer, cela consiste à apprendre des choses nouvelles, inconnues, voire inquiétantes. Ne vous reprochez pas de ne plus pouvoir fonctionner de la même façon que précédemment.
Nul ne peut décider du moment propice pour changer. Ce qu’il y a de sûr, c’est que vous changerez ; les nouveaux outils dont vous aurez besoin ne révéleront leur utilité que le moment venu. Vous aurez peut-être l’impression momentanée d’être bloqué, cloué sur place ; vous désirerez changer, vous vous sentirez prêt mais rien ne se passera. Dans un moment pareil, il est facile de se décourager et de retomber dans les habitudes précédentes ; vous avez peut-être coutume de penser en termes d’objectifs, et de vous considérer comme un raté si vos tentatives de changement se soldent par des échecs. Le changement est inévitable mais vous ne sauriez le maîtriser en totalité, pas plus que le temps qu’il vous faut pour changer. Quand vous êtes bloqué et que vous ne comprenez pas pourquoi, la meilleure chose à faire est de vous accepter tel que vous êtes dans l’instant présent, c’est-à-dire bloqué ; entrainez-vous alors à vous aimer tel que vous êtes dans cette position nouvelle. Ce n’est pas facile mais ça marche ; en fin de compte, tout finira par se débloquer : vous irez de l’avant, vous évoluerez.
Evitez également de tomber dans l’erreur qui consiste à vous reprocher d’avoir mis si longtemps à changer. Le fait de vous faire des reproches à propos de quelque chose que vous ne maîtrisez pas vous fait retomber tout droit dans le moi faible. Souvenez-vous : ce n’est pas un concours, vous n’avez pas de concurrent. Peu importe à quelle vitesse vous changez, personne ne mesure l’amour que vous avez pour vous-même : le modèle ontologique n’est pas quantitatif. Vous en êtes là où vous en êtes : vous changez en permanence, mais vous n’êtes pas maître du calendrier. Vous pouvez maîtriser la façon dont vous évoluez : ne perdrez pas votre temps à vous reprocher de ne pas avoir changé plus tôt, ni à vous demander pourquoi vous vous sentez bloqué pour le moment. Acceptez le rythme de votre changement, tout comme vous avez appris à vous accepter vous-même. Si tout marche pour vous, tant mieux. Si rien ne marche, tant mieux aussi : le moment de votre changement est d’autant plus proche."
Discussion : Polyamoureux et surdoués?!
bonheur
le mercredi 05 août 2015 à 10h18
Je crois qu'en général, lorsque je donne une référence bibliographique, et ça m'arrive souvent, dans le sens où je lis beaucoup, cela n'oblige personne : ni à acheter l'ouvrage cité, ni à le lire.
Je reconnais que certains relève leurs manches et trouvent de quoi subvenir à leur évolution en lisant et en réalisant donc tout un travail personnel seul-e. D'autres trouveront d'autres sources d'informations. J'avais un amoureux qui collectionnaient les vidéos (comme "oui, mais..." ou "nos amis terriens", ce ne sont que deux petits exemples). Pour certains, qui ne peuvent pas se prendre en charge seul, ou qui n'ont pas trouvé comment le faire, il y a des professionnels du "je vais bien, tout va bien" (qui sont aussi ceux qui écrivent les livres). L'important étant l'information communiquée, le livre n'est qu'un support, un moyen.
Bref, la lecture d'un roman, dans mon cas, m'amène toujours à me poser des questions car pour moi c'est comme du témoignage fictif. Les livres amènent toujours de l'émotion car on reconnait toujours une petite part de soi, même minime.
Discussion : Polyamoureux et surdoués?!
bonheur
le mardi 04 août 2015 à 20h07
D'après ce que j'ai lu, ce n'est pas si simple. Nous avons au sein du même cerveau, différents types de circuit suivant les situations et ce que nous vivons ou désirons comme "résultats". Nous sommes de toute façon tous unique à ce niveau là.
Perso, j'ai constaté que j'avais un émotionnel en "court-circuit" (ou nommé aussi circuit primitif, c'est à dire que l'intellect n'entre pas en ligne de compte). J'ai une mémoire des situations mais pas des noms ou des visages (mémoire des émotions, des odeurs, autres sens). Autrement au niveau des pensées (flux d'info), j'ai un cerveau en noeud d'autoroute avec une circulation dense... qui ne s'arrête jamais. Il parait que quand je dors mes paupières et mon visage n'est pas mobile.
Perso, mon QI je m'en fous comme de ma première couche. Par contre, oui, lire des livres sur ce sujet permet de se comprendre sous des angles différents. (on m'a aussi déjà dit pour cette histoire d'arborescence, je me reconnais mieux dans le noeud d'autoroute)
Je crois que c'est dans le livre sur l'intelligence émotionnelle que l'auteur se sert d'images (comme le court circuit ou le noeud d'autoroute) compréhensible par tous afin de se comprendre mais aussi évidemment s'expliquer. Les remarques de notre entourage, je parle des personnes qui nous connaissent vraiment bien, peuvent venir corroborer ce dont nous ne sommes pas certains.
Discussion : Bonjour
bonheur
le lundi 03 août 2015 à 23h02
Y a OVS pour les activités.
Pour ce qui est de la compersion, les polys (même moi, c'est pour dire) comprennent car nous en vivons les bienfaits.
Discussion : Polyamoureux et surdoués?!
bonheur
le lundi 03 août 2015 à 22h59
On descend du singe, pas du mouton... c'est ce que j'ai l'habitude de dire.
Moi, professionnellement, j'ai fait l'effet inverse. Boulot pèpère, que je fais les doigts dans le nez et qui m'offre tellement question relationnel (je vois des centaines de personnes quotidiennement). Cela me permet de me consacrer pleinement à ma vie perso sans soucis financier.
Discussion : [Texte] Article dans les Inrocks du 29 juillet 2015 : Les polyamoureux réinventent l’amour pluriel
bonheur
le lundi 03 août 2015 à 18h58
Lulutine
C'est à mon sens un bon point, on commence justement (je trouve, et depuis un moment) à sortir des éternels articles qui présentent le polyamour comme un phénomène-de-mode-hippie-baba-cool, et de ce point de vue le texte n'est pas si mal.
Ai-je parlé de hippie-baba-cool ??? Pas à ma connaissance. Je parle d'un phénomène actuel, pas de reliques du passé (même si les vrais hippies avaient trouvé leur mode de vie et quelques uns l'ont gardé avec bonheur).
Discussion : Polyamoureux et surdoués?!
bonheur
le lundi 03 août 2015 à 18h55
Il est intéressant en effet de s'intéresser à la fois au QI (perso, je ne m'y reconnais pas) et au QE. Malheureusement les études sur le QE sont peu valorisées, sauf pour les quelques individus qui se sentent concernés. Il y a aussi les différents types de structures de cerveau qui font de nous l'individu unique que nous sommes et les systèmes de mémoires qui aussi nous sont propres.
Je recommande également le livre de Petitcollin. Egalement l'intelligence du coeur d'Isabelle Filliozat et l'intelligence émotionnelle (je ne sais plus le nom de l'auteur). Yves Alexandre Thalmann a également écrit le livre "le décodeur des émotions - développez votre intelligence émotionnelle".
Enfin, ces livres concernent tous ceux qui désirent s'intéresser aux émotions avant tout. C'est un sujet d'étude qui s'ouvre de plus en plus au grand public, tout comme l'hyperémotivité, l'hypersensibilité, et tant mieux.
Concernant le lien avec le polyamour, il me parait évident qu'une personne qui ressent plus intensément ses émotions aura plus de difficultés à ne pas reconnaitre l'amour affectif lorsque celui-ci s'invite en lui-elle.
Discussion : Re-bonjour
bonheur
le dimanche 02 août 2015 à 21h51
Si tu le désires, Christelle, tu peux me contacter par le biais de messages personnels qui arriveront directement sur ma boite mail personnelle. Pour ce faire, tu cliques sur mon pseudo et hop, le tour est joué. Je te conseille tout de même de cocher la case (garder une copie de mon message) afin d'avoir un double de ton message qui arrivera directement sur ta boite mail : celle que tu as indiqué lors de ton inscription. Attention, en général les mails arrivent dans les spams ou les indésirables.
Discussion : Re-bonjour
bonheur
le dimanche 02 août 2015 à 21h48
Exprimer un ressenti ! Il n'y a rien de plus délicat, alors c'est normal. J'aurai tendance à dire que l'amour viendra s'intégrer le moment venu mais pas spécifiquement pour vous deux simultanément et avec la même personne. Toutefois, l'expérience m'a montré que l'amour externe au couple de l'un entraine un relationnel avec l'autre membre du couple (pas nécessairement amoureux). Aussi, il est important que chacun-e se sente concerné par le bonheur de chacun-e. C'est une question d'équilibre. Apprendre à connaitre la tierce personne (toi à ta manière, ton partenaire quotidien à sa manière).
Egalement, intégrer un nouvel amour n'implique pas intégrer cette personne chez soi. Je veux dire qu'aimer n'entraine pas nécessairement vivre ensemble (à trois, on appellerai cela un trouple).
D'ailleurs, personnellement, mon mari est monoamoureux et monosexuel (il agi selon son libre choix) et moi je suis polyamoureuse (dans le sens lien amoureux affectif important) et monosexuelle. J'ai des échanges intenses et importants (de magnifiques moments de complicité et d'intimité) avec mes amoureux et cela suffit à nous combler.
Il faut être prudent car être en accord sur le "principe" et vivre sa concrétisation, il y a tout les facteurs humains qui entrent en ligne de compte. D'ailleurs, aujourd'hui, avec l'expérience, j'aspire à restreindre mes élans intérieurs afin d'échanger avec les tierces personnes qui me chamboulent durant au minimum deux ans et seulement après je laisse place à toute la dimension de l'amour. C'est à mon sens le délai minimum afin d'apprendre à connaitre réellement cette personne et percevoir si le lien sera pérenne. J'aurai tendance à affirmer aujourd'hui que l'amour a besoin de temps pour s'installer réellement et sérieusement.
La précipitation peut être l'ennemi du lien. Vouloir sauter les "préliminaires" affectifs, c'est pas bon.
Discussion : Re-bonjour
bonheur
le dimanche 02 août 2015 à 20h26
En ce qui me concerne, je pense que l'amour ne se cherche pas. Je dirais plutôt que c'est lui qui s'invite en nous, souvent à notre insu. Chaque amour est unique mais peut revêtir des formes d'existences tellement différentes dans l'échange, dans le lien.
Je pense que ce qui obscurcit la notion de polyamour (en ce qui me concerne, puisque Christelle ne me connait pas, je parle d'émotions, de ressentis, de sentiments et non de système hormonal et de sexe) c'est le simple fait que l'on veuille intellectualiser ce qui justement relève de l'affectif, de ce que l'on a à l'intérieur. Notre société moderne française, pour différentes raisons, fait que nous devrions vivre de manière à brider nos sentiments dès que nous aimons. On autorise aujourd'hui le remplacement d'un amour par un autre, mais l'on ne conçoit pas qu'un nouvel amour vienne prendre une place en nous alors que l'on aime déjà.
Aussi, dans ton précédent fil de discussion, j'avais la sensation que vous désiriez un amour commun au sein de votre couple avec en plus un critère précis (une femme obligatoirement). Pour moi, cela relève déjà de l'intellectualisation d'une volonté d'essayer un concept. Bien que pas impossible, une femme pourrait combler votre couple en vous aimant tous les deux. Toutefois, vous devez avoir conscience que le fait d'aimer l'un de vous deux, n'entrainera pas d'aimer l'autre. L'amour ne répond à aucun schéma préconstruit, il faut en avoir conscience.
Le fait d'en parler sainement et sereinement dans votre couple démontre que vous désirez vous ouvrir, retrouver votre capacité à aimer, y compris en dehors de votre entité existante. Aussi, le conseil que je pourrai formuler, c'est de ne pas concevoir de schéma idéalisé. Laissez vous simplement porter par vos sentiments et continuer à être sincère et honnête, en premier lieu avec soi-même. Intégrer un nouvel amour, lorsque l'on vit en couple, c'est également intégrer une nouvelle personne qui impactera tout l'équilibre établi (cette personne aura sa vie et sa personnalité propre). En tenir compte également, je pense.
Si vous désirez qu'aucun sentiment, autre que ceux existants, ne s'intègre à votre couple et simplement de nouvelles expériences sexuelles, le milieu libertin vous accueillera. Ce ne sont pas les pervers que l'on peut imaginer.
Si vous désirez en savoir plus, je peux recommander "vertus du polyamour" de YA Thalmann afin de comprendre le polyamour (ce livre, dans le sens où vous êtes en couple monogame à la base me semble le plus pertinent) ainsi que "osez le libertinage" de Pierre Des Esseintes afin de comprendre ce que pourrait vous apporter ce milieu.
Dans tous les cas, pour développer votre couple dans la perspective de ton discours ci-dessus, je recommande "les 10 plus gros mensonges de l'amour et la vie de couple" ainsi que "garder intact le plaisir d'être ensemble (prévenir le désamour)" de YA Thalmann.
Discussion : [Texte] Article dans les Inrocks du 29 juillet 2015 : Les polyamoureux réinventent l’amour pluriel
bonheur
le dimanche 02 août 2015 à 14h38
Je n'ai rien lu car je rejoins l'avis de perdue-75. Je plussoie complètement ce qu'elle avance.
Quand à la recherche individuelle, il existe un nombre impressionnant de livres sur le développement personnel, ouvrages dans lesquels on trouve toutes les infos aussi nombreuses que diversifiées. L'on s'y reconnait, ou pas, l'important étant de savoir ce qui nous convient personnellement et ce qui convient à autrui (y compris aux personnes pour qui le coeur chavire, pour qui l'intérieur se trouve irrémédiablement chamboulé, enfin l'amour je veux dire). Aimer une personne totalement différente de soi est fabuleux et permet une ouverture extraordinaire.
Est-il nécessaire en effet que la notion d'amours plurielles (comme l'a indiqué Coquelicot dans un autre fil, tout dépend ce que l'on place derrière "histoire" et derrière "amour" - j'espère qu'elle ne m'en voudra pas de la citer) devienne un concept et qu'on l'intellectualise. Est-il nécessaire que ce soit aborder comme étant un nouveau phénomène de mode car j'ai l'impression que ça devient le cas.
Le polyamour est une évidence de vie (à mes yeux, je parle ici pour mon cas perso) car je ne veux justement pas brider l'amour affectif et l'enfermer dans des concepts intellectualiser. Ce sont mes émotions qui parlent, lorsque j'aime. Evidemment parfois, le lien ne trouve pas sa juste place dans mon environnement de vie et c'est regrettable. Cela ne terni en rien la beauté et la richesse de mes sentiments. C'est le paradoxe de l'amour : à la fois simple et naturel et à la fois compliqué dans la réalité.
Ces derniers mois, beaucoup veulent devenir poly car intellectellement ça parait génial. Ces personnes ne cherchent pas à savoir la place de l'amour dans leur vie, c'est juste une question de concept (d'où des "recherches" type site de rencontre). Ca fait bien de se dire poly et c'est tout. On est dans le vent, on surf sur la vague de la mode. Perso, je me sens très éloignée de tout ceci.
Par contre, dans ma vie, l'optimisme !!! D'ailleurs, le poly est à vivre, tout simplement et c'est à l'entourage de faire le choix d'être en harmonie ou non avec notre vie.