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Discussion : Evolution d'une relation secondaire
bonheur
le dimanche 16 août 2015 à 18h33
Je crois que quelque soit la relation (primaire, secondaire, trouple, double-vie, vie en communauté...) l'équilibre et la "sécurité" de la place de chacun-e est nécessaire. Pour être bien dans sa peau, pour se sentir intégrer dans l'univers commun.
Par contre, oui, certaines personnes vivent sans soucis du lendemain. Où vivent au jour le jour sans se préoccuper de rien du moment que rien ne vient parasiter leur projet de vie initial. C'est mon cas, d'une certaine manière, même je ne conçois l'amour que sur la durée qui prendra fin avec ma mort. Sauf que je sais cela et que je l'indique rapidement : ne pas me demander de s'initier dans mon couple, ne pas me demander une vie commune, ne pas me demander ce que je vivrai très mal.
nikos69 a un regard extérieur mais parfaitement juste (à mon sens).
Discussion : Notion d'inconscient
bonheur
le dimanche 16 août 2015 à 14h06
Pour Bodhicitta8 : est-ce la première fois que ton ours t'apporte un doute ou une incompréhension ? Tu dis avoir passé beaucoup de temps en discussions et explications, mais en vain...
Bien que différemment et pour d'autres raisons que l'existence ou non de l'inconscient, j'ai eu par la passé à tenter, essayer de faire qu'une tierce personne surpasse l'aspect non normatif obligatoire à notre relation. Je crois que de son côté, son mal-être (et je le ressentais) était qualifié de "rien d'insurmontable", donc aurait pu perdurer ainsi éternellement. Evidemment, de mon côté, la situation de plus en plus difficile à vivre, et j'ai fini par mettre un terme définitif à notre relation.
Qu'ai-je gagné ? Dans un premier temps un gros coup de blues (ce qui ne serait plus le cas aujourd'hui) puis un énorme soulagement. Car, l'individu, quel qu'il soit, vit l'amour avant tout intérieurement. Donc, il n'a pas nécessairement "besoin" d'un lien pour aimer. Ca c'est le côté positif. Le côté négatif c'est que nos échanges sont réduit à 0 et que je n'ai plus rien à apprendre de lui.
D'ailleurs, de ce point de vue, l'échange était à sens unique : je lui ai fait découvrir mon univers, avec beaucoup d'honnêteté et de transparence... et lui ne m'a jamais ouvert aucun porte. Peut être voulait-il se préserver de mon optique de la vie et de mon optique concernant les lien humain... tout en bénéficiant des avantages (puisqu'il ne répondait présent uniquement quand il en ressentait lui l'importance pour lui, et le reste du temps je n'existait pas). Mais, notre cas était particulier et sans doute presque unique. C'est juste à titre d'exemple.
Discussion : Evolution d'une relation secondaire
bonheur
le samedi 15 août 2015 à 21h12
Personnellement, je dirai que ce n'est pas à toi de vouloir changer les règles établies dans leur couple. Peut-être, en effet, devrais tu en discuter avec lui et avec sa compagne. Je crois que certain-e-s poly ont "plusieurs vies" (c'est à dire une semaine chez l'un, une semaine chez l'autre - ou alors tous les lundi et jeudi...) donc tout est possible.
Personnellement, je suis mariée et j'ai des amours affectifs que je vois ponctuellement. Aussi, il nous est arrivé de passer des vacances tous ensemble (donc de recevoir ou d'être invité pour plusieurs jours). Par contre, la dernière fois que l'on m'a demandé de divorcer, le "non" a été sec et tranchant. Il ne faut pas vouloir toucher à mon couple et à ma vie.
Je ne me suis jamais retrouvé exactement dans ta situation. Par contre, je sais qu'une relation, si je ne la vis plus d'une manière positive, aujourd'hui je ne me pose pas deux fois la question : je coupe la lien. Si après avoir concrétiser cette décision, tu te sens soulagée, alors c'est que tu as fait le bon choix.
Rompre ne signifie pas "ne plus aimer" mais plutôt "ne plus subir". L'amour il restera en soi, juste on ne le vit plus conjointement. Garder précieusement les bons moments et le bonheur ET s'offrir le luxe de la liberté de redevenir soi. Moi, quand mon instinct me dit de fuir, je fuis. Il n'y a rien à rationaliser dans un tel comportement, juste à vivre heureux.
Autre point, s'il est poly, il t'offre la liberté de concrétiser des voeux (vie commune - enfants) avec une tierce personne. Tu n'as que 24 ans !
Discussion : Hello, nouvelle arrivée sur le site, je me présente!
bonheur
le samedi 15 août 2015 à 09h56
Pour moi l'amour et le bonheur vont de paire. A chacun-e de définir où est son bonheur et avec il-elle est heureux. Après je reconnais que si l'on n'apprécie pas la ou le co-amoureux, il faut prendre ses distances. Donc, si elle le vit mal, c'est à elle de prendre la décision qui s'impose.
Aussi Bochicitta a raison : une bonne communication est importante, dans sa quantité mais surtout dans sa qualité.
Discussion : Notion d'inconscient
bonheur
le vendredi 14 août 2015 à 14h01
L'inconscient n'a en effet rien de rationnel, comme nos émotions, nos ressentis, nos facultés innées ou acquises. Il reste que nous sommes un être à part, à un instant T, et qu'en matière d'irrationnel nous sommes tous au stade "d'apprentis". Il reste que nous continuerons à vivre et à évoluer.
Par contre, notre vrai nature (là encore, comment définirait-on cela ?) sera pérenne et nous caractérisera toujours. La découverte de soi, à travers n'importe quel biais (nos relationnels, nos lectures, nos découvertes diverses et nos introspections), reste le chemin le plus sûr pour bien vivre.
Au sein de notre intérieur, il y a des déclencheurs instantanés, disons que cela correspond à notre instinct, notre sixième sens, et que cela est à prendre en considération dans ses choix rationnels. En tout cas, personnellement, j'y suis très attentive. Donc, au delà de vouloir toujours tout comprendre, on peut suivre son instinct.
Discussion : Notion d'inconscient
bonheur
le vendredi 14 août 2015 à 09h24
Rien
D'abord, la vie en QI ce n'est pas une vie sans émotions, bien au contraire! Sauf que les émotions sont liées à l'intérieur de la personne, pas à la relation de couple. Un QI peut être heureux soit quand il est célibataire,soit quand il est en couple.
Pour QE, les émotions sont évidemment avant tout liées à l'intérieur de la personne. On ressent et ensuite on offre pour partager ce que Bodhicitta8 a très bien décrit.
QE aussi peut être heureux en couple ou en célibataire...
QE, contrairement à QI, n'a pas besoin de rationaliser, de trouver une fonction, une utilité à ses émotions... et encore moins à les expliquer car un ressenti ne s'explique pas, il se vit. QE entretien son émotionnel d'une manière naturelle. Il ne songe même pas à l'exploiter (une année je plante du maïs et l'année d'après du soja ; pour QE, poussera ce qui poussera, au hasard des graines qui viennent se semer naturellement)
Discussion : Notion d'inconscient
bonheur
le vendredi 14 août 2015 à 09h10
Oui, le chewing-gum qui perd du goût et dont on n'ose pas se débarrasser. Alors, on le maltraite jusqu'à ce que ce ce soit lui qui se sauve (pour heureusement retrouvé sa saveur). QI ne rompt pas, ce ne serait pas une solution pertinente, ce serait un échec.
Pour en revenir à Bodhicitta8. On peut être un QI et ne pas suivre les normes ou les remettre en cause. Peut être que ton ours ne sait pas comment faire suite à cette perte de saveur ? Ne pas oublier que lui, il a des problèmes à résoudre, pendant que toi tu vis...
Après, un couple mono-poly est viable et un couple QI - QE est viable, si la volonté de chacun-e et la dynamique commune est là. Si l'apprentissage et la connaissance de l'autre va dans le sens de la durée relationnelle, si QI ne prend pas les autres pour un terrain d'étude mais pour des personnes qui offrent et à qui l'on offre du bonheur. Dans la vie, tout est viable.
Discussion : Notion d'inconscient
bonheur
le jeudi 13 août 2015 à 13h12
Pour info, j'ai par hasard eu une discussion avec un jeune en école d'ingénieur. Nous nous sommes mis à parler des différentes types de structures de cerveau, des différentes particularités personnelles et il m'a indiqué que maintenant (ça a été rajouté depuis peu), ces étudiants apprennent à différencier les personnalités, je dirais qu'intellectuellement ils étudient tous ces aspects de QI, de QE, etc... les comportements et la nature humaine. J'ai trouvé cela génial !
Discussion : Notion d'inconscient
bonheur
le jeudi 13 août 2015 à 13h07
Dans mon exemple (concret malheureusement) QI a été ramené à sa fonction d'intellectualisation... sauf que tout le monde à un QE, reste à QI de s'en préoccuper et de l'utiliser, s'il le désire réellement (sauf que l'amour affectif, peu ressenti ne sera pas un moteur suffisant)
Aussi QE, avec ou sans BAC (les diplômes ne font pas l'intelligence), a un système intellectuel et donc n'est pas complètement concon.
Donc, oui, nous avons tous à évoluer, et heureusement. Ce qui entraine que nous avons tous à continuer à découvrir. Aussi faut-il le vouloir !
QE est hors système, hors normes, donc il s'est toujours senti à part et met instinctivement à profit son intelligence afin d'étudier à la fois sa personne mais aussi, comme il est lié aux autres par des ressentis, l'intégralité de son environnement et de ses congénères.
QI lui est dans le système. Pourquoi s'intéresserait-il à découvrir son QE ? D'ailleurs, à ses yeux, les émotions de QE sont considérées (pas toujours je pense, ne pas généraliser) comme handicapantes et comme la création d'une dépendance envers ses émotions. QI ne comprend pas le bienfait que l'on puisse être ainsi : "Je suis à l'écoute et l'entretien de mes émotions (par moments c'est tellement bon de les vivre ces émotions que ça vaut le coup)". Donc, il ne veut surtout pas partager cela, ce qu'il considère comme une intrusion sur laquelle il n'aurait pas de contrôle. Et oui, on ne contrôle pas ses émotions, on les ressent !!!
La question pour ton ours est peut être : désire-t-il aller à la rencontre de ses émotions ? (il en a, il est humain)
Message modifié par son auteur il y a 10 ans.
Discussion : Polyamoureux mais monogame par choix
Discussion : Polyamoureux mais monogame par choix
bonheur
le jeudi 13 août 2015 à 09h21
Jak, je t'ai fait parvenir un message personnel suite à ce post. Il doit être dans ta messagerie personnelle (éventuellement dans les spams ou les indésirables).
Discussion : Notion d'inconscient
bonheur
le jeudi 13 août 2015 à 09h17
Jak
Je vous avoue avoir relu plusieurs fois vos échanges sans avoir forcément saisi le sens de la réflexion.
Parce que l'on essai ici d'intellectualiser ce qui relève de l'irrationnel. L'individu très émotionnel ne place aucun mot sur l'inconscient, il le comprend tout simplement. L'individu très intellectuel, lui va vouloir trouver des mots, souvent compliqués car il en a besoin.
J'ai essayé de trouver un exemple et de m'exprimer au mieux, avec mon intellect dont la ligne de flottaison permet d'avoir pied :-D (auto-ironie évidemment)
Discussion : Notion d'inconscient
bonheur
le jeudi 13 août 2015 à 09h12
Je dirai que l'on a tous un système émotionnel, un système intellectuel, un système hormonal... sauf que l'on n'est pas tous pareil dans notre développement individuel.
Une personne qui a un QE très important attirera une personne qui a un QI important d'une manière que je qualifierai de mimétisme. En tout cas, j'en ai fait l'expérience :
QI est curieux, alors lorsqu'il rencontre une personne qui s'intéresse à lui autrement que dans un échange intellectuel, il répond présent. C'est pour QI l'occasion d'étudier une nouveauté. Question comportement, comme il n'a pas d'attitude personnelle propre, il agi suivant le comportement de QE.
Puis comme QI n'entretient pas réellement une dynamique, un élan émotionnel, QE prend en charge l'intégralité du potentiel émotionnel, de l'un et de l'autre. Et comme QI est un miroir, il renvoie malgré tout quelque chose. Au fil du temps, QI n'a pas les réponses à ses questions intellectuelles ? Qu'est-ce que l'amour ? qu'est-ce que ces émotions, ces sentiments dont l'autre parle ? Alors il demande des explications, des justifications. Evidemment QE fait de son mieux. Il tente d'expliquer et se perd dans l'impossible.
Au final, QI se lasse. Au final, QE se perd. La conclusion va de soi...
QE n'a pas les capacités, les particularités individuelles pour répondre aux exigences de QI. De son côté, QI n'a pas les capacités, les particularités individuelles pour s'épanouir dans une relation émotionnelle où il va s'ennuyer, puisque ce n'était à la base qu'une étude intellectuelle... une fois que le tour du sujet a été fait, il n'y a plus rien à découvrir. Le déséquilibre est là et s'inscrira dans la durée : d'où un malaise dans la relation même avec des efforts parfois de part et d'autre.
QI peut être poly, car s'il est surdoué, il peut étudier plusieurs personnes différentes. Au contraire, c'est même encore mieux, il va pouvoir faire des recoupements d'informations.
QE peut être poly, car émotionnellement parlant, il a cette facilité de trouver son bonheur dans l'irrationnel et a un système émotionnel permettant de ne pas se concentrer sur un seul bonheur à la fois.
Est-ce que cette histoire te parle bodhicitta8 ?
Discussion : Contribution sur le site du NouvelObs
bonheur
le mardi 11 août 2015 à 17h50
J'ai retenu surtout deux choses dans les commentaires : d'abord "ils font ce qu'ils veulent tant qu'ils ne viennent pas semer la merde dans les couples monogames" (autrement dit tant que je garde tout pouvoir sur ma "moitié", tant que celle-ci continue à m'appartenir à moi et rien qu'à moi) et donc impliquer que le bonheur de l'autre dépend de nous.
Le bonheur est en soi et chez personne d'autre. Là où je rejoins l'article, c'est que si l'on ne peut trouver son bonheur personnel tout en restant en lien avec l'autre, alors il vaut mieux se séparer. bonheur a ceci de complémentaire aujourd'hui, s'octroyer la liberté de prendre ses décisions malgré ses sentiments et ne plus subir une relation (primaire comme secondaire).
Aussi que l'article montre que vouloir être poly (affectif ou amoureux) juste parce que le concept semble sympa, on s'y casse les dents. Dernière remarque et pas la moindre, le fait que les médias transforment le polyamour comme un concept nouveau et phénomène de mode. Après je reconnais que l'article explique que nous ne sommes pas tous amenés à pouvoir vivre ainsi (enfin, sauf que chacun arrange sa vie à sa sauce).
L'auteur explique que sur les faits, c'est à dire que tant que l'épouse n'était confrontée concrètement à la réalité des autres amours de son mari, ça allait (intellectuellement parlant elle digérait) mais que dans les faits, rassembler tout le monde était destructeur.
Deux personnes ici, sur ce site ont émis des doutes sur le bonheur qui règne dans mon couple. Et bien le simple fait que mon mari, pourtant mono, rencontre les autres personnes que j'aime et n'entrave en rien, au contraire, ses rapprochements, devraient comprendre le bien vécu de ma situation au sein de mon couple. D'ailleurs, consacrer des jours de vacances à passer du temps en commun, faire 600 km aller-retour, pour que je puisse passer du temps avec un autre (et avec lui) peut aiguiller à revoir cette idée que j'ai des "menottes". D'ailleurs en insinuant cela, c'est mon mari qui est insulté, puisque l'on dit quasiment qu'il m'empêche d'évoluer comme je le devrais et qu'il ne me respecte pas en tant que personne.
J'ai toujours eu à coeur que chacun-e se connaisse et j'organise ma vie afin de composer avec chacun-e. D'ailleurs, quand il y a un grain de sable dans le rouage et que ce dernier persiste, c'est moi qui rompt (comme l'a fait l'homme cité dans l'article) car une relation qui vire au conflit n'a plus rien d'amoureuse ni d'heureuse. Si un jour je dois divorcer, je le ferai... et ça ne regardera que moi et mon mari. Nous sommes heureux et ce n'est pas à l'ordre du jour.
Désolée Jak de concilier cet intéressant fil de discussion avec des explications et justifications que je n'aurai jamais du devoir fournir. Il est fort dommage d'en arriver là !
Discussion : Fidélité/exclusivité legislation
Discussion : Fidélité/exclusivité legislation
bonheur
le mardi 11 août 2015 à 12h46
Non Nicolas0207, je me fais mal comprendre. Le mariage, et tu le découvriras, est ce que les autres pensent et j'ai eu des difficultés avec ceci. Celles ci sont aujourd'hui résolues, j'ai éjecté de mon entourage les personnes trop "bienveillantes". Le hic du fait d'être marié n'est pas ce que l'on conçoit au sein même du couple, c'est ce que autrui conçoit.
En fait, ton "résonnement" et le mien sont très proches... enfin si tu comprends réellement ce que j'exprime (c'est peut être moi qui m'exprime mal, c'est possible).
Mon couple est la relation la plus stable et la plus pérenne que j'ai vécu au cours de ma vie. Elle est le ciment de mon bonheur. Je ne sais comment expliquer ! Je ne suis pas du tout enfermée, très loin de là. Si c'était le cas, j'aurai déjà divorcé, et ceci depuis quelques années.
Un exemple tout con : je suis actuellement ce que certains appellent en pleine NRE. Sauf que voilà, à ton avis, Nicolas0207, comment cette personne interprétera que je sois mariée ? J'ai eu une relation qui n'a rencontré mon mari qu'une fois et ensuite, il culpabilisait tellement, qu'il fuyait la simple idée de se retrouver de nouveau en face de mon mari. Tout bêtement, il ne pouvait pas le regarder en face. Ca peut sembler con, mais ça a beaucoup nuit à notre relation (ça parait évident). D'autre part, mon mari interprétait cela comme une volonté commune de dissimulation. Aux yeux de cette tierce personne, le mariage est sacré... alors comment m'aimer dans ces conditions. Bon ok, désolée, ça fait deux exemples tout cons.
Le terme "mariée" me colle à la peau et oui, il m'empêche de vivre libre... sauf que ce n'est pas à l'intérieur de mon couple que l'effet d'enfermement s'immisce. Tu es marié, tu es étiqueté dans ton comportement, c'est ainsi. Si tu vis en "union libre", les exigences sociales ne seront pas les mêmes. C'est l'étiquette qui pèse (si tu vas au bout de ton projet de mariage, tu comprendras certainement assez vite), pas ma manière de vivre à l'intérieur de mon couple.
Discussion : Notion d'inconscient
bonheur
le mardi 11 août 2015 à 10h35
Inconscient, instinct... nous en disposons tous. Ce sont des "notions" inexplicables. Enfin je crois. Par contre, cela s'exprime à travers nos actes, nos paroles et nos attitudes. Donc, sans intellectualiser, on peut comprendre si une tierce personne nous indispose dans son relationnel ou non. Si l'indisposition que l'on ressent est directement lié à la nature même de la personne avec laquelle nous sommes en lien, il vaut mieux se poser la question : ai-je envie de vivre encore avec cette indisposition que je reconnais maintenant.
C'est un peu pour cela que je dis qu'il faut au minimum deux ans pour vraiment se sentir entier dans une relation et avoir appris à bien connaitre l'autre. C'est mon point de vue actuel.
Discussion : Polyamoureux mais monogame par choix
bonheur
le mardi 11 août 2015 à 10h27
Oui, être avec soi-même et être avec l'autre, il faut arriver à cela. Surtout il faut la volonté de dynamique commune qui ne laisse pas de place à l'implicite. Dès que l'on remet en doute l'amour, celui-ci s'altère d'une manière irrémédiable. Je le constate avec les relations secondaires que j'ai eu (la dernière personne que j'ai quitté pensait qu'il était nécessaire de me mettre à l'épreuve en étant désagréable avec moi volontairement). Je peux comprendre et accepter bien des choses, mais rien ne m'oblige à subir les comportements destructeurs des autres. Je préfère en garder le bon et partir
Aujourd'hui, j'aspire donc à vraiment bien connaître la personne (je crois que deux ans est appréciable). Je ne dis pas qu'il ne faut pas que l'amour ne s'exprime pas, sinon nous serions des prisonniers idiots mais ne pas trop rapidement corps au relationnel lui-même, passer par un stade intermédiaire. Le hic, pour moi en tout cas, c'est que j'ai cela à découvrir et j'avoue que ça m'effraie un peu. Je pense que la perception des premiers signes sera importante. L'évolution aussi et pour les relations à distance ne pas prendre pour argent comptant ce qui est exprimé par écrit.
Discussion : Fidélité/exclusivité legislation
bonheur
le mardi 11 août 2015 à 10h11
Cette vidéo répond à une question que je me posais : y a t il "faute" quand il n'y a pas de sexe... si j'ai bien suivi : oui.
Donc, il n'y a pas que les parties intimes qui doivent rester introverties, les regards, les sourires, les baisers et les caresses aussi. Même les messages affectueux amoureux sont bannis.
Discussion : Polyamoureux mais monogame par choix
bonheur
le dimanche 09 août 2015 à 18h18
Pour Lagentda et Jak. Je ne connaissais pas ce terme de congruence et je ne sais pas si je le comprend vraiment. J'ai toujours du mal avec les définitions nouvelles si elle ne me parle pas directement.
Je pense en effet qu'il y a un gouffre énorme entre comprendre un concept et vivre une situation. D'ailleurs, dans mon cas, je n'ai pas cherchée à imposer ma polyaffectivité dans un couple plutôt classique à la base. C'est mon amour pour une tierce personne qui est venu chambouler ma vie et par conséquence celle de mon conjoint.
Par contre, j'écoutais à une époque une chanson qui n'avait rien de spécial en soi mais qui me revenait souvent. Aujourd'hui, elle me parle d'une manière tellement concrète. Sans doute qu'elle avait déjà un sens particulier lorsque j'étais pré-adulte (et donc à l'époque de mes prises de décisions pour construire ma vie), mais, malgré un coeur qui souffrait déjà à l'idée d'annoncer mes fiançailles à un homme que j'aimais pourtant tellement, je n'ai pas percutée. C'est très con. Par la suite, j'ai fait des rencontres qui m'avaient permis de partager avec de tierce personne un lien proche. Et pourtant là encore, je n'avais pas percutée.
Est-ce la peur que cette tierce personne décède qui a enfin fait office de percuteur ? Etait-ce juste le moment venu pour moi de me regarder enfin en face ? Un amalgame des deux, je crois. Et sans doute aussi d'autres facteurs. Suite à la discussion "réveil, évolution, je relève mes manches ???", je pense de plus en plus que la reconnaissance de sa vrai nature ne peut se faire que dans la douleur. La douleur est un moteur puissant pour se découvrir et s'obliger à faire la connaissance de soi.
Sans cette démarche, sans ce "processus", on peut passer éternellement à côté de soi, sans se reconnaitre.