Participation aux discussions
Discussion : Besoin de me confier
bonheur
le mercredi 08 avril 2020 à 19h58
Non ce n'est pas chelou du tout. Je comprends parfaitement. Moi aussi j'ai mon monde imaginaire et l'important est ce qu'il apporte : un sourire de ma compréhension de ce que tu exprimes. Les souvenirs, l'imaginaire sont à positiver. Il y a une différence entre croire à ses rêves au point de s'en obnubiler et systématiquement s'empêcher d'avoir un monde imaginaire. Entre les deux, il y a un équilibre heureux pour chacun-e :-D
J'ai eu une déclaration d'amour il y a quelques jours. Et bien ça fait sortir de sa situation de recul face à l'amour. En fait, il n'y a que l'amour d'autrui, aujourd'hui, qui me fait réagir autrement que dans mon moi introverti des ressentis que j'ai.
Discussion : J'aime 2 personnes, suis-je poly ?
bonheur
le dimanche 05 avril 2020 à 18h55
Bonjour loloyogi,
Est-ce que tu es poly ? Dans la définition, je dirais presque !
Tu seras poly, ton conjoint sera acceptant et S deviendra métamour lorsque vous serez en osmose tous les trois.
Opérer un transition pour devenir poly, surtout lorsqu'il y a monogamie à la base, il faut souvent du temps. Que chacun fasse le deuil de "sa vie d'avant". Aussi le deuil éventuel de ses "illusions" passées. L'important est que chacun soutienne les autres.
Si vous lisez, toi ou tes amours, voici un lien intéressant. Perso, ce sont les livres de YA Thalmann qui nous ont le plus aider, mon chéri et moi. J'en parle dans le second poste du lien ci-dessous.
Discussion : Cela faisait longtemps
bonheur
le samedi 04 avril 2020 à 17h41
J'aurai voulu placer cette discussion dans une rubrique qui ce serait nommer "épistolaire", seulement elle n'existe pas. Alors "bases" conviendra parfaitement.
Toutefois, c'est d'épistolaire dont je vais parler. Je suis peu sur les réseaux sociaux, sauf pour partager ma vision de l'humain à son travail. Bon, normal, faisant actuellement une transition pro dans l'objectif de devenir assistante en ressources humaines.
J'ai fait des échanges avec un jeune homme francophone, mais depuis un autre continent. Il parfait ses études, également dans le milieu des R.H. Je pense que c'est notre idéal de bienveillance (enfin la volonté) qui nous a rapproché. Je m'investissait à faire circuler son profil car il désire continuer ses études en France. Bref, nous sommes sortis du cadre du réseau dédié lui-même et échangeons par mail.
Etant donné le contexte actuel, de confinement lié au Covid-19, dans son pays comme ici, ben ses projets sont non seulement mis de côté (ponctuellement ?) mais devenu impossible pour l'instant. Toutefois, nous avons eu à cœur de continuer à nous écrire.
Nous étions passé au "tu". Aujourd'hui, alors que je demandais des nouvelles, il me répond avec le vouvoiement tout en finissant son message par "je vous aime, bisou".
L'épistolaire donne des ailes, mais j'ai suffisamment de "bouteille" pour savoir qu'il faut s'en méfier. On découvre ensuite la personne et ce que l'on avait imaginer d'elle, n'est pas la réalité. Je pense que à distance et en présence ne peuvent se concilier que si on a suffisamment d'ouverture pour ne pas craindre la présence et ne pas devenir quelqu'un d'autre. C'est à mon sens quasi impossible. Des témoignages viendront peut-être me prouver le contraire. Ce que je trouverai beau d'ailleurs :) .
J'ai trouvé avec difficulté les bons mots (le sont-ils) pour lui dire que je reconnais à leurs justes valeurs ses mots. Enfin, bref, j'ai répondu à ma façon, sans fermer, sans me lancer dans des "je t'aime", même si ce petit jeune (grosse différence d'âge, il pourrait être mon fils) est vraiment touchant. Je suppose que si j'ai maintenu un contact, c'est que mon émotionnel était impacté. Toutefois, de l'amour… je ne le pense pas. Et comme c'est à distance, je suis dans des conditions non favorables.
Tout ceci pour dire que "cela faisait longtemps" que quelqu'un me disait ces mots façon déclaration. Finalement, ça fait du bien !!!
Et j'en ai pondu une tartine, pour partager cet instant avec vous. Même en confinement, la vie continue. D'ailleurs, il s'ennuie beaucoup actuellement. J'espère occuper ses pensées d'une façon positive et opportune, sans idéalisation.
Message modifié par son auteur il y a 6 ans.
Discussion : Peut on parler de Polyamour dans cette situation ?
bonheur
le samedi 04 avril 2020 à 14h45
Je t'invite à relire de temps à autres ce fil de discussion. Tu imagines, tu l'avais initié le 30 mars, il y a à peine une semaine (+) .
Oui, l'épistolaire EST un moyen relationnel, comme un autre. Donc, si on peut parler de relation malgré tout. C'est mon opinion en tout cas.
Vous allez évoluer encore et sur des bases réellement discutées et partagées. Vous savez, je dirais, désormais que vous êtes capables ensemble de survivre à des discussions dérangeantes, qui se soldent par au final de l'arrangement :-D .
Heureuse pour toi, pour votre "nous" !
Discussion : Trouple, Avis et de témoignages ?
Discussion : Peut on parler de Polyamour dans cette situation ?
bonheur
le samedi 04 avril 2020 à 10h24
Si la communication provoque un soulagement, alors c'est qu'elle est profonde et bénéfique (pour toi).
J'ai vécu des relations à distance et elles n'en n'étaient pas moins vives intérieurement. D'autre part, certaines personnes pensent, et j'ai eu un amour qui pensait ainsi, que "sans coucherie, pas de soucis". Ben, dans ce cas, pourquoi est-ce qu'il ne parlait pas de moi à sa nouvelle compagne ?
Ceci pour expliquer que les notions d'impacts, d'intensité, de "gravité"... restent des notions qui ne sont pas universelles.
Bravo Lollipop pour avoir dénoué la situation et mis les pieds dans la plat. Il faut du courage pour ce faire. Super !
Discussion : Peut on parler de Polyamour dans cette situation ?
bonheur
le vendredi 03 avril 2020 à 13h31
Intermittent
</blockJe me demandais si son emménagement n'avait pas un peu, un caractère utilitairequote>Je dois avouer m'être aussi interrogé. Mais là, je trouve cela quand même gros comme attitude.
Je m'explique. J'ai eu un amoureux dans une situation vraiment difficile. Il a campé dans notre jardin quelques jours, avec son animal de compagnie. Et là, j'ai eu toutes ces remarques qu'il "profitait". Que ce soit vrai ou non, je n'ai pas aimé du tout ce jugement de valeurs possible, certes, mais non fondés.
Après, carrément une installation définitive ?!
Et puis, il vivait avant Lollipop, je suppose.
@Lollipop : Qu'elles sont vos ressources individuelles ? Les siennes dépendent-elles de toi ?
Discussion : Démarrage très compliqué en polyamour...
bonheur
le mercredi 01 avril 2020 à 16h14
Ours
L'autre personne est au courant.
Nous sommes partis avec la volonté de faire en sorte que chacun.e de nous trois se sente bien dans cette nouvelle configuration, et de perpétuer la communication et la transparence qu'on avait déjà elle et moi.
:-D (+) donc polyamour !
Pourquoi ne pas en parler à lui ? Avec les bonnes formulations, ne pas placer de rivalités ou hiérarchie…
Ours
Mais oui, j'ai bien l'impression d'être le doudou mis au placard parce qu'un nouveau jouet est là.
Lorsque je lui communique mon mal-être, elle ressens la culpabilité de m'aimer mal. Et ce n'est pas agréable pour elle, alors ses mécanismes de défenses se mettent en place et elle s'éloigne... Ce qui aggrave mon mal être.
Ben je dirais, là encore, que c'est à trois qu'il faut gérer cela. Mais bon, je ne suis peut-être pas objective. Lui aussi doit laisser l'opportunité de trouver un équilibre à votre relation.
Ours
Cela devrait être l'amour et c'est un casse-tête ! J'aimerais me projeter dans 6 mois pour savoir ce que cela va donner. En attendant je suis paumé...
Je comprends qu'elle s'investisse dans cette nouvelle relation qu'elle a rêvé et fantasmé pendant des mois où cela était impossible (c'était avant de me connaitre). Mais tout de même, il y a ce "et moi ?" qui résonne. Mais je ne peux pas être comptable et lui demander quoique ce soit parce qu'elle vit quelque chose avec P...
Se projeter. Cette démarche vise à se rassurer. J'ai l'impression qu'il n'y a pas que toi qui est paumé.
Une comparaison serait délicate. Je ne serais pas favorable. Sauf que sans compter le temps, rappeler que tu existes aussi… Evidemment, personne ne peut se couper en deux. Aussi, avec le confinement, c'est pas simple.
Après, cette question de : comment penses-tu que notre relation sera dans 6 mois ? Il vaut mieux se projeter, si besoin, ensemble.
Pardon de répondre cela, mais ENSEMBLE me paraît indispensable… sans accusation, sans nuisance d'autrui, mais avec constats et propositions.
C'est dans ces cas-là que des "règles" peuvent s'instituer. Elles aident à résoudre aux difficultés. Et puis, des mois plus tard, si un équilibre s'est créé, on laisse les règles tomber d'elles-mêmes dans l'oubli.
Une possibilité comme une autre et surtout pas à considérer comme la solution miracle. Des casse-têtes, vous en aurez encore ! L'amour parait simple et en soi l'est. Les liens, les relations, les interactions… moins.
Discussion : Démarrage très compliqué en polyamour...
bonheur
le mercredi 01 avril 2020 à 14h24
Bonjour Ours,
Est-ce du polyamour ? Qu'en pense l'homme qu'elle aime en dehors de toi ?
Ton récit me fait plus penser à un non-choix d'indécision, ayant précédemment évoluer plusieurs fois sur une monogamie séquentielle en version aller-retour qu'à du polyamour. Après, je peux me tromper.
Si tu le vis mal, dis-le lui. Les sms sont importants, mais si votre relation n'est pas à distance, c'est en effet limite. J'ai déjà eu ce type de liens, je les ai tous perdus, de mon fait ! Mais bon, je ne suis pas tout le monde alors il ne faut pas généraliser. Pour information, je me sentais comme un doudou de gosse, devenu inutile et à que l'on sort du fond du placard, sous les chaussettes et autres, quand on a besoin de réconfort ou d'une présence. Bon ok, le truc de hurler en cas de perte du doudou, c'est pas bon du tout. L'adulte a besoin d'autonomie. Mais bon, être le doudou vivant d'un adulte qui s'ennuie… c'était pas mon truc du tout.
Discussion : Peut on parler de Polyamour dans cette situation ?
bonheur
le mercredi 01 avril 2020 à 08h02
Actualité oblige, on pense que prendre soin de soi, que sa santé du corps est primordiale. Elle l'est. On ne se préoccupe pas suffisant de sa santé mentale, et du respect de soi.
Si tu désires des références de livres, demande-moi.
Aussi, j'accepte volontiers des échanges en personnel. En cliquant sur le pseudo d'un membre, tu peux entrer en contact avec lui-elle.
Tu vois, le hic, c'est justement les bases qui sont tronquées à l'origine. L'environnement y est pour plus qu'on ne l'imagine. Son impact est "sournois".
Discussion : Peut on parler de Polyamour dans cette situation ?
bonheur
le mardi 31 mars 2020 à 19h27
Tu sais, quelque soit la suite de ton histoire avec ton amoureux, sache que l'important est aussi de cheminer. Fais le pour toi avant tout. Tu es la personne que tu aimes le plus au monde. Surtout, ne te déconsidère jamais. Moi j'avais enfilé le costume d'un monstre pendant 4 ans. Même mon chéri me disait d'arrêté de me torturer, malgré son état aussi à lui. Situation de polyaffectivité en avril 2007 pour moi suite à un évènement lui-même traumatisant (j'avais eu peur pour la vie, la santé au mieux, de cet "ami" - ça m'a révélé la nature de vraie de ce que je ressentais vraiment). Avec mon chéri, nous avons eu connaissance fortuitement du mot polyamour (+succincte définition). Tu vois, 4 ans après, je découvrais que j'étais "normale". Certes pas conforme, mais pas monstrueuse. Wahoo le soulagement !
Et je confirme que le temps a joué un rôle. Après attendre (à ce jour, pas possible de faire autrement : présence des enfants) juste en passant le temps, ben c'est pas très profitable. Je suis certaine que vous avez une foultitude de malentendus à éclaircir et de nombreux points d'éclaircissement à faire.
Discussion : Peut on parler de Polyamour dans cette situation ?
bonheur
le mardi 31 mars 2020 à 17h19
Ah oui. Désolée. La communication nonviolente ne consiste pas à être non violent. C'est le nom qui est donné, pas par moi en tout cas. Du coup, confusion et j'en suis responsable. Quand on sait de quoi on parle, on pense trop souvent qu'autrui également.
Perso, je suis hyperémotive (je ressens mes émotions d'une façon amplifiée), hypersensible (je ressens les autres d'une façon amplifiée) et une "scorpion ascendant scorpion" digne de ce nom (de l'image que l'on peut en avoir). Donc, je suis vive et je peux piquer puissamment. Je suis ainsi et vois-tu, ce n'est que des atouts. Déjà, tout cela me permet de donner une place importante à l'émotion et aux ressentis. Le communication nonviolente consiste justement à ne pas nier mais au contraire à prendre conscience et exprimer. Par contre, c'est considérer qu'en tant qu'adulte, je prends mon destin en main et que personne n'est responsable de ce que je ressens. Certes, lorsque je souffre c'est désagréable. Mais j'impute cela à moi, et non à autrui, même si c'est une attitude ou un comportement externe à moi qui déclenche. Exprimer veut dire assumer d'indiquer "JE souffre de la situation" et non "TU (ou à cause de toi) me fais souffrir".
Autrement dit, ton histoire est désolidarisée de toutes les autres. Cela permet de donner sens à ses ressentis et émotions sans les imputer aux autres. Tu vois, par exemple quand ton chéri est heureux d'un amour extérieur, moi je suis super heureuse qu'il vive ce type d'instant de bonheur. Parce que tu vois, ce bonheur ponctuel il le laisse transparaitre, car je m'en réjouis aussi. Je ne dis pas que cela consiste à calquer son attitude sur la sienne. Juste que ce qui ne te convient pas, me conviendrait à moi. Je ne suis pas toi, tu n'es pas moi. Et ton chéri non plus, il n'est pas toi, tu n'es pas lui.
Bonne idée que les enfants ne subissent pas une discussion qui sera de toute façon difficile. Mais en effet, seul lui pourra t'apporter sa réponse, concernant les cachoteries.
Je t'invite à te procurer, si tu lis (?) ces trois livres :
La communication nonviolente au quotidien (CNV) de Marshall B. Rosenberg (Jouvence 4,95€)
Cessez d'être gentil soyez vrai ! Etre avec les autres en restant soi-même. (éditions de l'homme 20 €
Gérer ses émotions de Olivier Nunge et Simonne Mortera (Jouvence 4,95 €)
Discussion : Mono / Poly, un déséquilibre de pouvoirs ?
bonheur
le mardi 31 mars 2020 à 16h40
@ polyn :
En quoi une personne vivant sous le même toit qu'une personne poly serait-elle également poly ?
Pourquoi opposer mono et poly ?
Et oui, après 20 ans de relation de vie commune, avec enfants, maison… je suis tombée de nouveau amoureuse. Ce fut difficile (méconnaissance du polyamour => j'étais à mes yeux monstrueuse). J'ai souffert, mon chéri de vie aussi. Et l'évolution fut commune, dans une dynamique que chacun-e devait vivre aussi son bonheur, en dehors s'il le souhaite. Mon chéri se ferme à toute autre personne, c'est son choix. Par contre, il ne me contrôle pas et inversement.
Parfois, il fait des rencontres et il m'en parle. D'ailleurs souvent, ce n'est pas celui qui est chamboulé qui parle de cela. C'est l'autre, parce que l'on se connait si bien que l'on lit l'attitude de l'autre. Quand on ne cherche pas à dissimuler, l'amour se voit comme le nez au milieu de la figure. Aujourd'hui, on s'en amuse "iel est amoureux-se !"
A mon avis, le seul "compromis" (je déteste ce mot, mais je reprends le vocabulaire cité) c'est celui justement de non imposition de ce qui convient à l'un pour l'autre.
Discussion : Peut on parler de Polyamour dans cette situation ?
bonheur
le mardi 31 mars 2020 à 16h30
Lollipop
Il ne m'a pas dit qu' il était comme ça. Ou même qu'il ne savait pas s'il pourrait redevenir exclusif. D'ailleurs je ne lui demandais rien.
Ben il est peut-être là le non-déclencheur de son ouverture avec toi : tu ne demandes rien.
Lollipop
J'ai l'impression que ce n'est pas "nous" mais lui qui est aller consciemment trop vite.
Etais-tu obligée de "suivre" ?
Lollipop
Autre point, je ne le sens pas mal à l'aise. Du tout ! Il pourrait continuer ce non dit encore longtemps je crois...
Il retrouve sa vie "d'avant" dont il n'a pas honte. Pourquoi serait-ce le cas ?
Le hic, dans une relation, c'est que le point d'équilibre d'une personne ne correspond pas obligatoire au point d'équilibre de l'autre personne.
Lui as-tu dit ta peine et ta colère, ou alors tu prends le masque de la personne pour qui tout va bien. Ca aussi, c'est un piège. Et là, deux pièges qui se percutent !
Après, si tu veux que je dise qu'il agit mal, je ne suis pas juge. Pour lui, intérieurement, il pense sans doute que tout va bien. Il faut absolument abordé le sujet ouvertement. Avec les émotions qui vont avec. Elles doivent transparaitre et chacun doit supporter celle de l'autre. De mon expérience, c'est la seule solution pour s'extraire d'une situation de déséquilibre et de douleur. C'est la solution pour une dynamique commune.
Je ne sais comment exprimer, c'est difficile. La rancune, aussi, il faut l'exprimer, voir la cracher pour l'extraire et la libérer.
Avec mon chéri, pour "alléger" les discussions, on annonçait que ça allait être dur à entendre pour l'autre en commençant les phrases délicates par un mot "avertisseur" convenu. L'effet de surprise quand on doit "cracher son venin" (et à mes yeux il faut le faire), est la pire des choses. L'un mature ses mots, se prépare et l'autre reçoit un mur en pleine face.
Un questionnement : connais-tu la communication nonviolente ?
Discussion : Peut on parler de Polyamour dans cette situation ?
bonheur
le mardi 31 mars 2020 à 12h57
A te lire @Lollipop, on croirait qu'il a planifié. Très peu de personnes planifient. Concrètement, on se laisse souvent porter par la vie. Les constructions, les projets sont des décisions prises à un instant T en vivant une situation précise.
Cet instant T n'a pas valeur d'avenir ! Et d'ailleurs, remet-il en question votre vie commune ? Il a balbutié à tenter de devenir mono… et n'y réussi pas. C'est pour cela qu'il est mal à l'aise (si je comprends bien, je me plante peut-être). Il tient à votre construction ET EN MÊME TEMPS il ne peut se résoudre à une vie de monogame bien rangée.
Vous êtes allés trop vite. Je dis vous car je suppose que tu étais d'accord à la base pour vivre ensemble. Il ne t'a pas obligé, fait de chantage,... ?
En polyamour, le facteur temps est appréciable. Vous avez sauté des étapes, je trouve. Et aussi, j'ai déjà expliqué ci-dessus (relis moi) ce qui fait qu'il n'assume pas avec toi précisément.
Discussion : Peut on parler de Polyamour dans cette situation ?
bonheur
le mardi 31 mars 2020 à 07h59
Polyamoureux ou mono infidèle et menteur ? Il n'y a que lui et toi qui pouvez répondre à cette question.
La notion de "mensonges" est délicate à considérer. Quand on évolue dans un climat propice à la vérité, à son écoute (de la vérité), alors on ne dissimule rien. On en revient à ce cercle vicieux dont l'origine est dans le fait que l'on considère que l'autre n'a pas la possibilité d'entendre et d'appréhender la vérité. Alors on recule le plus possible le moment d'aborder le sujet. On pense que c'est une façon de protéger, à la fois soi, à la fois la personne à qui on doit parler (ou écrire).
Et, par mesure de protection, on transmet les aléas du mensonge.
Quant à qualifier le comportement d'une personne sans la connaitre, là je m'y refuse personnellement. Ta peine, je la ressens parfaitement dans tes écrits. Elle est bien présente. Je ressens aussi une forme de colère.
Je ne pense pas que ce soit la quantité de relations qui fasse l'objet de ton désarroi, mais plus sa réserve à ne pas affronter, à ton sens, la réalité de qui il est. A tes yeux, il n'assume pas. Parce qu'une personne poly assume. Si elle ne le fait pas publiquement, au moins assume-t-elle vis-à-vis de ses amours.
Le choix est par contre tentant de laisser le-a partenaire de vie dans le flou et l'ignorance si iel ne peut entendre avec suffisamment d'écoute.
Si j'ai bien compris, tu savais qu'il était poly, sauf qu'il t'avait indiqué qu'il avait souffert de cette situation… tu en avais conclu qu'il désirait désormais une relation traditionnelle mono, alors tu t'étais senti à l'abri de ce qui arrive aujourd'hui. Et moi je crois que c'est ça le hic actuellement. Il a pensé pouvoir devenir conformiste, sauf qu'il ne l'est pas. Et vous en êtes là. Lui à se dire qu'il est qui il est ET toi à te sentir trahie par son non changement de comportement.
Il faut m'indiquer si mon "analyse" de la situation est exacte ou non.
Discussion : Mono / Poly, un déséquilibre de pouvoirs ?
bonheur
le lundi 30 mars 2020 à 19h19
On peut se découvrir un passion pour la moto (ou autres choses) en cours de vie.
La vie est impermanence et s'imaginer qu'elle est immuable en l'état "d'origine" ne revient-il pas à se voiler la face ou à vouloir enfermer dans le passé ?
Un coup d'Etat ? Mais aucun poly ne désire prendre le pouvoir ou dicter sa loi. Pas dans l'esprit que j'en ai, en tout cas. Perso, si mon chéri de vie n'avait pas évoluer dans une dynamique positive commune, on aurait divorcer d'un commun accord. Le fait est que le bonheur se développe ensemble. Comme il l'a dit souvent : "je ne l'ai pas épousé pour la rendre malheureuse. Son bonheur fait le mien" et j'ajoute "Son bonheur fait le mien". Il n'est pas devenu poly, il est acceptant, mais sa période de d'inacceptation s'est muée en l'aspiration à une vie commune avec finalement plus d'indépendance.
Il y a eu respect, il y a eu énormément de communication, il y a eu des instants délicats et difficiles, il y a eu des larmes et des souffrances (elles font partie de la vie, aussi désagréables soient-elles) de sa part et de la mienne… puis il y a eu apaisement…
Le temps fait aussi son œuvre, comprendre que l'on continu l'existence et nous ne l'avons jamais stoppée. Nos projets sont restés intacts et surtout, surtout, notre amour réciproque infaillible, quoiqu'il arrive.
Au final, il a découvert à travers moi, mes expériences, ses contacts avec mes amours… la non perte de moi et la sérénité affective. Il a affronté ses peurs, les a débusquées et vis (différemment).
Ce n'est pas parce que l'on n'a pas réfléchi à ce mode de vie et que l'on s'est lancé sur la voie tracée par la société qu'un jour on est un monstre parce que l'on découvre aimer, tout en aimant déjà.
Mais oui, si on ne supporte pas, alors il faut soit revenir au passé (possible ?) soit réinventer sa vie (séparément si besoin).
Discussion : Peut on parler de Polyamour dans cette situation ?
bonheur
le lundi 30 mars 2020 à 19h05
Je te ramène en quelque sorte avec ce que j'avais dit précédemment
/discussion/-ckr-/Pourquoi-continue-t-il-a-mentir/...
Je m'aperçois qu'il n'y a aucune évolution (je me trompe peut-être).
Discussion : Parler à sa compagne ?
bonheur
le lundi 30 mars 2020 à 07h19
@ artichaut : c'est vrai, on a raté cet homme et moi, notre amour. A chaque fois (relation débutée en 1985, par épisodes), c'était chaotique. Je suppose que c'est justement à cause de cette communication très présente chez moi et toute autre pour lui.
En fait, dans cette histoire précise, le soulagement et la clarté ont résidé en ce petit mot, clair, net et précis : "adieu".
Oui, c'est libérateur de prendre une décision. Depuis, je suis au clair avec moi-même, en rapport à lui. (+)
Discussion : Parler à sa compagne ?
bonheur
le dimanche 29 mars 2020 à 17h34
Ce que je vais indiquer, résumé d'une expérience personnelle, qui n'a donc aucune valeur de généralité.
J'ai été à une époque en relation avec un tiers. De mon côté, cette "amitié" qui n'en n'avait jamais été une (je conçois essentiellement l'amour sans sexualité). Et cet homme a trouvé quelqu'un, puis a emménagé avec elle, puis s'est marié (en 1 ans seulement).
Quand il m'a annoncé qu'il avait "trouvé quelqu'un" j'ai été super heureuse. De mon côté, je vivais heureuse avec mon chéri de vie, alors qu'il soit heureux en plus, grâce à cette inconnue, m'avait comblée (aussi me lâcherait-il avec son incompréhension que je ne veuille pas divorcer). Je lui ai demandé qu'il parle de moi, aussi rapidement que possible. Il a répondu ne pas vouloir la "faire fuir". Alors, j'ai eu ce tort de continuer.
Un jour il m'annonce qu'ils allaient emménager ensemble. Cela m'a mis mal à l'aise, enfin encore plus. Mon amour pour lui m'aveuglait. Alors j'ai eu ce tort de continuer.
Et puis, il m'annonça, un mois après l'évènement qu'ils se sont mariés. Là je me suis vraiment sentie mal. J'ai insisté. Et même après avoir entendu "inutile de la faire souffrir" (euh ? inutile ? C'est moi, notre amour, l'inutile ?), j'ai eu cet immense tort de continuer.
Presque 3 ans après, Madame m'a téléphoné et toutes les deux on a discuté. Elle n'était pas idiote et avait bien compris que quelque chose se tramait, y compris sans sexualité, dans son dos.
Ce jour-là, j'ai intégré la notion de co-responsabilité d'adultère affectif. J'ai compris aussi, avec le recul, le sens du mot "inutile" qui me restait en travers de la gorge, d'une façon inexplicable, mais bien présente. Je me voilais la face, en me déresponsabilisant. Après tout, il était libre de faire à sa guise de son côté. Le hic, en fait, ce n'est sa liberté à lui, d'agir à sa guise. Le hic, c'était nos valeurs qui se percutaient.
Des mots comme "rien", "inutile"... ont un sens qu'il faut entendre et comprendre sans minimiser. C'est mon opinion aujourd'hui.
Message modifié par son auteur il y a 6 ans.