Participation aux discussions
Discussion : Découverte...
bonheur
le lundi 26 septembre 2016 à 12h47
Voici un autre exemple
Extrait de "Que se passe-t-il en moi ? Mieux vivre ses émotions au quotidien" d'Isabelle Filliozat (Poche marabout psy) p 246-247
Chapitre 12
Fidèle ? Infidèle
"Dans un couple il ne s'agit pas d'avoir mais d'être. Dire qu'une personne n'a pas tout, signifie que l'autre est considéré comme un objet dans la relation, objet de satisfaction de différentes parties de soi. Les femmes (les hommes) ne sont peut-être pas des poupées à collectionner.
Dans une quête d'Avoir, dans un amour pour un objet, l'infidélité est logique... et le clivage est tel qu'on peut très bien penser que ça n'a rien à voir avec la nature de la relations "officielle".
Un couple fondé sur l'être ensemble va fonctionner totalement différemment. La question n'est plus "comment puis-je avoir tout ce que je désire ?" Mais, "comment puis-je être heureux avec ma/mon compagne/on", c'est à dire comment grandir ensemble, se frotter l'un à l'autre dans nos différences pour évoluer, cesser de projeter nos manques sur l'autre et en guérir les blessures en soi.
En terme de fidélité, il est important que chacun s'engage envers lui-même. S'engager vis-à-vis du partenaire engendre d'inutiles (et glissants) sentiments de contrainte, de frustration, de manque de liberté.
Je suis fidèle parce que je me le suis promis, parce que je décide d'investir toute mon énergie amoureuse dans une même relation.
Si je suis fidèle parce que je l'ai promis à mon partenaire, ou parce que je ne veux pas faire souffrir l'autre... D'une part cette fidélité risque de me peser. D'autre part, si mon partenaire ne l'apprend pas..."
Discussion : Incompréhension et questionnement
bonheur
le lundi 26 septembre 2016 à 12h13
Edk
Et puis suffire ça veux dire quoi ?
:-D :-D Je me pose la même question !!!
Surtout que les mêmes auteurs indiquent bien que l'on a besoin d'affection, sinon on ne peut se sentir bien (et là, je continue à virer bredin)
En fait, on n'a pas besoin des autres qui nous sont pourtant indispensables.
Moi, je pense que l'amour (quelque soit sa forme) est une offrande. Celle-ci nécessite-t-elle qu'elle doive interdire d'offrir à d'autres. Mettre "toute son énergie" à aimer une personne. Je ne nie pas que cette offrande ne nécessite pas de l'énergie (et du temps), mais quelqu'un qui n'arrive pas à avoir assez d'énergie en lui pour offrir à toutes les personnes pour qui il ressent de l'amour ??? Et puis dans ce cas, pourquoi offrir à X et délaissé complètement Y.
Après, je suis d'accord sur le fait que lorsque l'on a pris un engagement, on doit l'accepter, avec les contraintes, ou alors rompre cet engagement. Mais tuer ces émotions parce que l'on aime déjà (avec ou sans engagement).
Ce que j'ai lu, d'une même auteure, qui considère l'amour comme une émotion (euréka !!!) et qui dans le même ouvrage indique que l'infidélité est liée au fait que l'on ne s'auto-satisfasse pas. Bredin, bredin, bredin...
Discussion : Incompréhension et questionnement
bonheur
le lundi 26 septembre 2016 à 11h24
Tout à fait.
Aussi, et je dirais qu'intellectuellement ma polyaffectivité repose sur le constat que pourquoi un amour est-il plus pertinent (intellectuellement parlé, en raisonnement logique) qu'un autre ? Si à chaque que je ressentais de l'amour pour quelqu'un, je devais délaissé les autres... Je serai une instable compulsive.
Alors d'un côté, l'amour est un bienfait et d'un autre on doit s'abstenir ? Y a de quoi virer bredin
Discussion : Incompréhension et questionnement
bonheur
le lundi 26 septembre 2016 à 10h53
Voilà, je suis face à une incompréhension.
Je lis beaucoup d'ouvrages sur le développement personnel et sur les relations amoureuses (sans me concentrer sur le polyamour). Là, je n'apprend rien à personne.
Nombreux sont les auteur-e-s qui indiquent que, lorsqu'il y a plus d'un partenaire amoureux, c'est parce que l'on ne s'auto-suffit pas. En gros, si l'on est bien avec soi-même, un seul amour convient, puisque l'on n'a besoin de personne d'autre que soi pour être heureux (c'est schématisé, je résume évidemment).
Ma question alors est : ne devrions nous pas tous être célibataire ? On s'emmerderait moins !
Discussion : Polyamour ou polygamie ?
bonheur
le lundi 26 septembre 2016 à 09h05
D'après Catherine Ternaux (dans son livre "la polygamie, pourquoi pas ?") il faut d'abord distinguer différents types de polyagamie. Il y a celle subie et celle désirée.
La polygamie implique le mariage, le polyamour non.
En polyamour, personne n'est contraint.
Voilà en gros. Sans doute qu'il y aurait matière à développer.
Discussion : Découverte...
bonheur
le lundi 26 septembre 2016 à 09h00
Désolée, aero0683, tu as demandé un avis.
Le mien, et tu l'auras compris, est que je ne supporte pas l'adultère. Après, je suis certainement quotidiennement en contact avec de telles personnes... peut-être même que je suis mariée avec une telle personne. On ne connait jamais vraiment les gens.
Discussion : Découverte...
bonheur
le dimanche 25 septembre 2016 à 17h40
Si je comprend bien, ce serait comme une bombe à retardement que l'on enrichi à chaque mensonge. Le jour où elle te pète à la gueule, elle fait encore plus mal. Enfin, c'est juste un exemple comparatif afin de situer le discours de Siesta.
Discussion : Bouille de Sentiment
bonheur
le dimanche 25 septembre 2016 à 17h38
C'est la conséquence logique. Par contre, tu peux l'exprimer, mais imposer non. Ca revient à vivre une incompatibilité. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Ca aussi, tu peux l'exprimer. Le travail de réflexion et introspection, tu l'as commencé ici mais afin de ne pas créé de décalage, vous devez être trois à y réfléchir. Là encore s'ils le veulent bien et là encore, sans contrainte.
Ca devrait aller, vous êtes des personnes qui me paraissent intelligentes et censées. Surtout, crois en mon expérience, ne laisse pas couler en pensant que ça passera tout seul et que ce n'est qu'une mauvaise période (mais bon, ça ne vaut que mon expérience).
Discussion : Bouille de Sentiment
bonheur
le dimanche 25 septembre 2016 à 14h37
Oui, la volonté doit être commune, sinon ce sera vécu comme une contrainte. Et les contraintes, ce n'est pas sain.
Discussion : Découverte...
bonheur
le dimanche 25 septembre 2016 à 11h37
Je crois que celui qui parle le mieux de l'effet "grand écart", c'est homme_partit. Lui seul peut exprimer cela car il l'a vécu.
En résumé, cela consiste à expliquer que intellectuellement et psychologiquement, celui qui trompe depuis longtemps aura eu beaucoup de temps pour une cogitation intérieure (aussi extérieure pour ceux-celles qui viennent ici) et c'est devenu un acquis. Le hic, c'est que la personne trompée est mise brusquement, brutalement, devant une réalité non imaginée. Il y a un choc énorme et surtout un immense décalage entre l'état d'esprit de celui-celle qui exprime son adultère et celui qui reçoit cette annonce comme un coup de masse. j'espère homme_partit, ne pas me tromper.
Autrement dit, il est difficile de créer un renouveau, un départ, alors que l'un a un nombre incalculable de tours de piste d'avance. Pour repartir, même avec un décalage faible, il faut tout remettre à plat, que chacun-e vide l'intégralité de son sac (même si l'autre en prend plein la gueule et les deux devront encaissés de la façon la plus juste). Nous ne sommes pas des robots, nous sommes faits de terminaisons chimiques, nerveuse et d'émotions. Il n'y a donc pas de bases théoriques possibles si l'on veut rester soi-même... mais ça, c'est encore un autre débat (encore que ?)
Discussion : Bouille de Sentiment
bonheur
le dimanche 25 septembre 2016 à 11h26
Oui, en ce qui me concerne, je fais en sorte que chacun-e se connaisse un minimum. Ca empêche l'imaginaire de cogiter dans des sens inopportuns. Après, évidemment, il faut la bonne volonté de tous.
Discussion : Elle lui a demandé brutalement de choisir !
bonheur
le dimanche 25 septembre 2016 à 11h24
Je pense que lorsqu'un acte s'offre spontanément et qu'il est accueilli avec bonheur, surtout si cet acte devient la coutume, il prend une importance dans la relation. La question est : pourquoi n'est-il plus offert (ou accueilli) ?
Aussi, ne plus accueillir et dire qu'il n'y a pas modification dans la relation, j'appelle cela de l'hypocrisie. Je ne peux accepter une personne qui n'est pas honnête et franche.
Autrement dit, ce qui est important, ce sont les "acquis", les particularités liées à la relation elle-même. Si ces particularités se perdent, disparaissent, le lien est déconstruit de lui-même et devient problématique. Une perte, ça ne se remplace pas.
Discussion : Découverte...
bonheur
le dimanche 25 septembre 2016 à 10h12
Extrait du livre "Les Amours infidèles" de Willy Pasini (Odile Jacob poche 264) page141 :
chapitre X
L'après-trahison
Les conséquences d'une trahison dépendent de sa nature et de la personnalité de celui qui la subit. Il est en tout cas important qu'elle ne demeure pas une phase inutile ou destructrice, parce que tromper ou être trompé peut au contraire être une occasion, même si c'est douloureux, de grandir et d'opérer un changement personnel. Dans son livre consacré à l'infidélité, la psychologue Alexandra Choukroun invite ainsi les partenaires à considérer l'infidélité comme un facteur de "croissance" ou de "modification" pour le couple, et pas toujours - ou pas forcément - comme un évènement entraînant une lésion, un handicap, voire la fin de la relation. Cela dit, dans l'immense majorité des cas, l'après-trahison n'est pas vécue positivement, et les sentiments qui prennent le devant de la scène sont le plus souvent la colère, l'amertume, la honte et la douleur.
Discussion : Découverte...
bonheur
le dimanche 25 septembre 2016 à 10h00
Personne ne peut dire si tu as tort ou non. Surtout si cette situation est installée depuis longtemps. On ne peut exprimer qu'avec notre personnalité propre.
Pour moi, mentir à une personne que l'on dit aimer :-/
Personnellement les deux sont incompatibles. Il faut dire que je suis anti mensonge. Je ne supporte pas également le dénie (et là je l'apprend actuellement à mes dépends) et les personnes qui refusent d'assumer.
Discussion : Elle lui a demandé brutalement de choisir !
bonheur
le dimanche 25 septembre 2016 à 09h50
Nous, nous avions d'abord été amis puis il avait (enfin) fendu sa carapace et je pouvais me blottir contre lui (toutes mes relations secondaires sont asexuées). Toutefois, depuis quelques mois, je ne pouvais même plus le prendre la main (pour la caresser, l'embrasser) alors que c'était communément admis, sauf en public. Aujourd'hui, il dit que j'ai changé, qu'il ne me reconnait plus et blablabla et blablabla. Aussi, il espaçait beaucoup la communication et celle-ci s'est réduit à "peau de chagrin". Autrement dit, plus de complicité, plus de connivence et une évolution sans l'autre, qui devient un-e étranger-ère.
Je reconnais avoir eu tort de ne pas insister et de ne pas avoir fait du "rentre-dedans" lors de ces esquives et reculs dans ces geste. J'aurai mieux fait, car laisser s'installer une situation en pensant que "ça passera", ben c'est une connerie. Par contre, je n'apprécie pas qu'il soit dans le dénie et indique que, bien évidemment, tout est de ma responsabilité. Dommage, j'aurai aimé qu'il fasse preuve d'un minimum de sincérité et qu'il assume cette vérité.
Je crois qu'amant ou amis, l'important est l'alchimie qui se passe entre les deux personnes. Quand elle est perdue, elle est perdue ! (et dans mon cas, ce n'est pas hormonal ou sexuel)
Message modifié par son auteur il y a 9 ans.
Discussion : Découverte...
bonheur
le samedi 24 septembre 2016 à 16h42
Eventuellement, je redemanderai plus tard les coordonnées. J'ai déjà plusieurs ouvrages en attente. Mais oui, bien sûr, ce peut être intéressant
Ca s'écrit comme ça "Sallomon" ?
Discussion : Elle lui a demandé brutalement de choisir !
bonheur
le samedi 24 septembre 2016 à 16h38
Je viens d'envoyer un message pour dire adieu. J'avais laissé s'installer une situation au lieu de réagir rapidement et exprimer mes désagréments. Je suppose que pour cette rupture, je mettrai moins de temps. D'un côté, je me sens finalement autant soulagée que déçue. Ca peut paraitre bizarre mais il faut croire que se sont des émotions compatibles. Dans mon cas, ce fut un éloignement lent et progressif (enfin jusqu'à hier que je mette enfin les pieds dans le plat). Il n'y a pas manipulation malgré un dénie et un retour "d'accusations" dont je passe outre... je sais qui je suis et ce que je vaux. Une valeur qui s'est perdue réciproquement. Nous avions beaucoup fait l'un pour l'autre, sans compter les points (en apparence).
Dans tous les cas, la vie continue et l'important est soi-même.
Je suis heureuse que tes amis te comprennent et te soutiennent. Aussi ta relation principale qui est positive. C'est un grand réconfort !
Pour reprendre les propos de Swann (je me permettrai ce raccourci, ne pas s'en offusquer), une séparation n'est jamais agréable, quelque soit la situation, quelque soit le contexte, quelque soit la "perte". Nous sommes humains.
Discussion : Elle lui a demandé brutalement de choisir !
bonheur
le vendredi 23 septembre 2016 à 13h40
Le dénie de ce que l'on a vécu. Je crois que c'est le pire à supporter, en effet.
S'apercevoir que l'on été "utilisé" puis jeté. Ben ouais, ça arrive, souvent par les mêmes personnes.
Si j'étais à ta place (je n'y suis pas), je les aurai envoyé sur les roses beaucoup plus rapidement. Faire perdurer une situation dans laquelle on ne se reconnait plus, ce n'est pas sain. Après il faut se "désillusionner" afin de faire son deuil de la relation. Perso, un deuil dure environ un an.
Si j'étais à ta place, je me sentirais désormais libre et serai à l'avenir plus "prudente", ou du moins, sans réduire l'enthousiasme et la volonté (ce que je perd en période de deuil), je m'autoriserai à revivre, mais sur des bases avec différentes étapes successives et non négligeables (pour moi). D'abord, l'observation. Ensuite, l'approche. Puis, la prise de contact et enfin (puisque les 3 étapes précédentes, je les compte en mois), si tout me convient, j'exprime mes émotions. Autrement dit, j'apprivoise très très lentement.
L'apprivoisement ne signifie pas je dompte ou je possède. Bon évidemment, pour moi, cette démarche n'aboutira uniquement sur des relations dites secondaires. Aussi, je garde à l'esprit que rien n'est jamais acquis (relation principale également). Perso, griller les étapes et s'engouffrer dans une relation (que je désire sérieuse, reconnue, assumée et pérenne) rapidement... c'est fini.
Discussion : Découverte...
bonheur
le vendredi 23 septembre 2016 à 13h21
:-D :-D :-D
C'est un regard différent et surtout nettement plus approfondi sur la notion d'infidélité. J'avais lu précédemment un ouvrage de Maryse Vaillant sur ce thème, mais l'angle d'approche était différent et surtout l'étude était moins pointue.
Je n'ai pas encore lu "le Couple amoureux" (de W. Pasini) mais ce sera pour plus tard. J'apprécie d'alterner les lectures et au moins les auteurs.
Discussion : Découverte...
bonheur
le jeudi 22 septembre 2016 à 19h45
Sur les recommandations d'une membre de ce site, j'ai acheté et lu presque en intégralité (je n'ai pas terminé) le livre "Les Amours infidèles" de Willy Pasini. Peut être devrais tu lire ce livre très complet dans lequel tu pourrais te situer. Après, le polyamour n'est ni mensonges, ni tromperies, ni cachoteries... surtout pas !!!