Participation aux discussions
Discussion : Soirée discussion autour des amours plurielles dans le Doubs. Partage d'expériences.
bonheur
le samedi 17 décembre 2016 à 14h14
Rebutée par certaines expériences passées, je ne participe plus aux évènements. Toutefois, cette présentation m'aurait séduite si ce n'était les kilomètres et le fait que je suis amenée à travailler souvent les week-end :-/
Bravo pour cette initiative et j'espère que les participants ne sortiront pas du cadre décrit (+) :-)
Discussion : Je découvre le polyamour
bonheur
le dimanche 11 décembre 2016 à 10h36
J'ajouterai simplement au discours pertinent et vrai, également à mes yeux d'Enora, qu'il est important de profiter de cette dynamique pour aller à la rencontre de soi... de cet être intérieur qui fait partie de chacun d'entre nous et qui occupe l'espace en profondeur et en authenticité.
A vous de renforcer tous les sentiments amoureux qui vous animent et d'entrer dans une spirale que l'amour offre aisément... un amour en conforte un autre.
Faire attention à ce que l'on peut appeler des "limites" (de l'invivable) viscérales. Si un maillon de vos chaines amoureuses en ressent, il faut absolument l'indiquer et mettre le débat sur la table. Aucun humain n'est parfait et l'amour doit rendre heureux, l'amour doit être constructeur. Si la négation, et pire la destruction, s'invite, il faut absolument réagir. C'est également valable dans les relations et toutes formes de relations humaines.
Discussion : Des limites ingérables
bonheur
le vendredi 09 décembre 2016 à 10h33
A Enora. Si tu désires continuer cette discussion avec moi, je le ferai désormais volontiers en messages privés :-D
Discussion : Monogamie, je ne suis plus moi-même
bonheur
le vendredi 09 décembre 2016 à 10h30
L'amour et les incompatibilités ! Le célibat permet en effet de ne pas dépendre d'autrui et des incompatibilités. Malheureusement, dans une relation, il y a toujours des concessions à faire. Il ne faut toutefois pas tomber dans la perte de soi.
Personne ne peut prendre de décisions à la place des autres, donc les "conseils" seront ce qu'ils seront, des regards extérieurs que tu ne seras pas obligée de suivre, surtout pas.
Je trouve ton analyse pertinente. Aucun détail est inutile et parfois, écrire pour autrui permet d'écrire pour soi. Poser ses propres pensées n'est pas anodin. Donc bravo pour ta démarche (et puis c'est structuré et facile à lire).
A ta question, je dirai personnellement, mais ce n'est que mon point de vue, mon ressenti, que l'on ne peut pas être une autre et que l'on doit être aimé pour qui l'on est. Enfin, si, on peut, à condition d'accepter de s'éteindre. Une sorte de mort intérieure. l'adaptation et les concessions ont des limites et tu en es là, je crois, à faire la découverte de tes limites.
Discussion : Des limites ingérables
bonheur
le mercredi 07 décembre 2016 à 12h12
Homme_partit reprend exactement ce que je voulais exprimer. De toute façon, personne ne peut nous "interdire" quoi que ce soit, à par nous.
Il ne faut pas confondre autoritarisme et consensus.
Discussion : Mes presque 50 ans, ses presque 30, il suffirait de presque rien
bonheur
le mercredi 07 décembre 2016 à 12h07
Je crois en effet que plus que la différence d'âge, c'est le fait que l'un des deux a déjà une vie de faite (les enfants, etc) et l'autre a une vie à faire.
Je pense être dans un cas différent, puisque je suis mariée et que mes enfants sont aujourd'hui tous majeurs. Toujours est-il que je commence une peut-être relation avec un homme jeune (j'ai également 48 ans). Ce n'est pas la première fois, et à chaque fois j'ai été mal perçue par les femmes qui devaient devenir leur relations principales. Chaque fois, j'ai quitté pour céder la place.
Aussi, cette toute nouvelle relation que j'appréhende actuellement, sera également certainement un jour interrompue pour laisser la place. J'ai savouré ces hommes et j'en garde aujourd'hui le meilleur. Pour ce qui est de cette peut être nouvelle relation, l'avenir sera ce qu'il sera. Je n'interfère pas dans les choix existentiels. Je me place en qualité de relation secondaire, ce que je serai toujours.
J'ignore si ça t'aide. Moi, ton témoignage m'indique que je ne suis pas seule dans cette situation et dans ce type de questionnement.
Discussion : Des limites ingérables
bonheur
le lundi 05 décembre 2016 à 11h28
Aucun poly, enfin je crois, ne dira que sa vie est simple. L'amour impact l'individu au plus profond de lui. Le polyamour oblige à une découverte beaucoup plus poussée de soi et oblige également les tierces personnes concernées à cette démarche.
Plus libre ? Si on parle de la liberté intérieure, alors oui, nous sommes plus libre, car au moins on s'exprime librement, et sur des sujets que beaucoup ne veulent même pas abordé. Plus libre dans les actes... on s'ocrtoye autant que possible, dans la concertation et le respect. L'histoire de ce fil de discussion en est un parfait exemple.
Plus simple ? Par nature, l'amour est compliqué, puisqu'il est l'interaction émotionnelle, affective, sentimentale de deux personnes distinctes et donc différentes. Une relation amoureuse a pour challenge d'accepter l'autre tel qu'il est (et donc avec ses limites), avec ses points de similitude et ses points de différences, avec ses capacités d'évolution également. Une relation amoureuse est un perpétuel équilibre à maintenir, un lien à entretenir, à enrichir. Déjà ainsi, ce n'est pas simple, alors une situation de polyamour !!!
Pour avoir la liberté et la simplicité, mieux vaut ne s'aimer que soi... et encore, même ainsi, on finirait par ne pas être tout seul dans sa tête. On ne se connait, je pense, jamais réellement (autrui est un excellent révélateur).
Discussion : Des limites ingérables
bonheur
le dimanche 04 décembre 2016 à 21h05
Pour rebondir sur la mort dont fait état Juliejonquille, lorsque j'ai annoncé à mon mari l'amour que je ressentais pour un autre homme, il m'a dit que j'avais cassé quelque chose en lui. Ce fut certainement son instant de mort. Le mien, je pense l'avoir vécu un peu avant, lors de la prise de conscience de cet état de fait et surtout de la raison brutale et inattendue qui m'y a conduit.
La peur, la douleur intérieure. Il faut croire que parfois c'est nécessaire de s'y confronté pour avancer. Cette mort peut donner place à une renaissance et heureusement
Discussion : Des limites ingérables
bonheur
le dimanche 04 décembre 2016 à 21h00
Pour reconstruire, il faut déconstruire. Chacun-e sa méthode.
Je crois que l'on peut souhaiter à quiconque la reconstruction, sachant qu'il faut auparavant en passer par la déconstruction, période souvent désagréable. Dans un couple, surtout avec un passé important, la démarche me semble opportune si elle se fait ensemble (côte à côte). J'aime le terme de réinventer, il me semble parlant, car en fait, on ne connait pas le point d'arrivée, on part pour le hasard et tout est à créer. Quand en plus, la tierce personne respecte cela voir s'intègre dans cette dynamique, je trouve cela merveilleux.
C'est en tout cas ma vision de l'évolution d'un couple traditionnel vers un couple où l'un, voir les deux, s'épanouissent dans le polyamour (affection et/ou sexuel)
Discussion : Des limites ingérables
bonheur
le dimanche 04 décembre 2016 à 16h19
Attention, quand l'éloignement permet à certain d'y voir clair, il faut tenir compte que pour d'autre c'est nuisible. Je fais partie de ces personnes. Si on s'éloigne de moi, on me quitte, on me fait ses adieux et je n'y reviens jamais.
Je n'indique pas cela pour contredire le témoignage de Juliejonquille (puisqu'au fond il n'y a pas eu éloignement, mais plutôt une redécouverte), mais pour indiquer que ce n'est pas nécessairement une solution. Je dirai plutôt que c'est une arme à double tranchant, d'autant que ça peut revenir à tout moment frapper en pleine figure.
Ce qui convient à certain-e-s, est destructeur pour d'autres. Prendre une décision a à mon sens un caractère définitif à s'y tenir (ou alors la décision a été mal prise)
Discussion : Des limites ingérables
bonheur
le dimanche 04 décembre 2016 à 10h38
Pour ce côté "ado" que j'ai, peut être est-il explicable par un vécu durant ma période de construction (enfance, adolescence). Ayant toujours été une personne de contacts (très très tactile) et de ressentis (hyperémotive), j'ai très tôt reconnu le sentiment amoureux.
J'étais encore au collège lorsque j'ai passé ma vraie première nuit d'amour... sans sexe du tout (alors que un peu plus âgé, je suppose qu'il y aurait eu possibilité). Cette nuit là restera gravée à jamais en moi, beaucoup plus que le jour où j'ai senti pour la première fois, l'introduction d'un sexe masculin en moi, quelques années plus tard (lycée).
Ma première nuit d'amour était avec un homme que j'aimais, ça c'est trouvé comme ça et c'était merveilleux. La première expérience sexuelle avec un homme suffisamment proche mais pas trop, très mature (un adulte) et surtout c'était choisi et prémédité. Fallait que ça se fasse un jour et c'était le bon moment et la bonne personne (très bonne expérience et sans sentiment, ce qu'il me fallait). Un étape indispensable à franchir dans ma vie sexuelle en partage avec un homme. Il aurait été hors de question que je mélange sexe "douloureux" et sentiment pour cette première fois.
D'autres ici ont peut être un vécu proche ou similaire. Faire l'amour sans sexe, c'est merveilleux également. Cela n'indique pas que l'on soit incapable de partager un amour sexué avec fougue et entrain. Juste c'est différent et la tendresse marque certaines personnes plus que le sexe.
Discussion : Des limites ingérables
bonheur
le dimanche 04 décembre 2016 à 10h22
Dans le terme limite, il y a en effet "restriction". Savoir si c'est une restriction morale ou si c'est une restriction du type "je ne peux pas vivre cela". Je pense qu'il faut différencié les deux. Dans le cas d'Enora, enfin son mari, je suppose que c'est la seconde option. C'est l'aveu d'une impossibilité, d'une incapacité (et non d'une peur directe, je pense). Evidemment, trouver la raison serait opportun, et ceci pour tout le monde. En attendant, pour la personne qui le ressent, l'inacceptable, l'invivable, reste ainsi et est plus de l'ordre du ressenti que de l'ordre de vouloir régir la vie de l'autre.
Il faut trouver un équilibre. Aussi je rejoins qu'un accord, quand il est bien vécu par les deux, ne vaut que le fait que l'on est abordé le sujet. C'est déjà beaucoup. Nous infligeons tous des blessures et nous en recevons. D'ailleurs, je pense que si Enora, qui ressent cette contrainte comme une blessure, ne franchi pas le pas pourtant tellement désiré afin de ne pas infligé à son tour une blessure. Cela prouve qu'elle respecte autrui et c'est bien.
Discussion : Des limites ingérables
bonheur
le samedi 03 décembre 2016 à 20h22
Personnellement, j'adore l'amour version collège. Faire le choix de l'honnêteté c'est aussi faire le choix de l'acceptation de limites. La valeur des limites d'autrui est à considérer avec conscience...
Discussion : Relation "polyamoureuse" passagère
bonheur
le dimanche 20 novembre 2016 à 19h39
L'éthique, celle qui doit être valable, est celle qui est pertinente et viable pour toi. L'éthique ne doit pas tenir compte des codes et d'autrui.
Le fait d'aimer deux personnes est pour moi normale et je dirais même sain. Tu envisages pourtant Benjamin comme du non concret, plutôt de l'expérimental (je l'ai compris ainsi). A mes yeux, j'aurai tendance à dire attention, car cet homme est un humain, avec des émotions... Est-il au courant de cette volonté d'éphémère ? Ne risques tu pas également de te faire du mal ? Ce sont des questions, pas des affirmation.
Ce qui mine les relations amoureuses, comme toutes relations humaines, c'est souvent l'implicite. Comme si autrui avait la faculté d'être en nous et de nous lire.
D'expérience, je peux te dire que tout se sait toujours un jour ou l'autre.
Je t'encourage à te découvrir, mais pas à travers les autres (y compris les personnes que l'on aime), à travers tes facultés d'apprendre à te connaitre. Lorsque l'on est jeune, et aussi après, puisque l'on évolue en permanence, il me parait nécessaire de toujours s'amener à une démarche intérieure. Ne pas vivre pour les autres, mais en tenant compte des autres.
Comme l'indique Lagenta, les solutions sont mouvantes et elles ne sont ailleurs qu'en toi.
Discussion : Polyamour à trois
bonheur
le dimanche 20 novembre 2016 à 15h46
L'obligation n'amène jamais rien de bon. Si cette femme désire une solitude-liberté, c'est qu'elle sait que ça lui convient.
J'ai des difficultés à chaque fois que l'on estime qu'amour équivaut au vieilles notions de "vie commune"...
Réfléchir à : comment se voir plus souvent et profiter d'instants communs : me parait plus essentiel.
En lisant le post de Jeannepatou, on dirait que l'avenir de votre couple dépend de cette décision (c'est pour moi ce qui ressort, je peux me tromper).
Et puis, j'ai aussi cette désagréable impression que si elle emménage avec vous, elle ne devra vivre que par vous et que pour vous. Là aussi, je peux me tromper, mais les poly que je connais sont plus dans l'ouverture vers autrui et de nouvelles personnes que dans l'enfermement.
Discussion : Que faire quand ça vous tombe dessus ?
Discussion : En parler?
bonheur
le dimanche 13 novembre 2016 à 11h01
moriarty1859, tu parles dans ton profil d'observation et d'apprivoisement. Seules les personnes qui nous apprivoisent (voir livre "le Petit Prince" d'Antoine de Saint-Exupéry") arrivent à nous comprendre, et encore, partiellement.
Pour qu'autrui nous comprenne réellement, qu'autrui découvre ce qui nous habite intérieurement, il faut du temps, de la volonté réciproque, de la franchise, de la sincérité, de l'honnêteté et de l'authenticité.
Discussion : En parler?
bonheur
le dimanche 13 novembre 2016 à 10h55
En ce qui me concerne, j'ai fait du tri dans mon entourage relationnel. Je ne cherche pas à revendiquer ni à être "comprise" (bcp de poly ne me comprenant pas de toute façon, alors demander à l'individu lambda).
Par contre, je ne nie pas, je ne nierai jamais, car je suis qui je suis. Je m'éloigne instinctivement des personnes incapables de me comprendre. J'ai toutefois un bon tissu relationnel, en tout cas je ne suis pas en souffrance et je ne me sens pas exclue. Exprimer le côté des émotions et non le côté intellectuel.
Ma patronne ne sait rien de précis (ce n'est qu'un exemple) mais a compris qu'il ne fallait me coller dans aucune case car aucune ne me convenait... et pas seulement dans ma vie sentimentale.
Pour assumer d'être un individu "à part", il faut accepter intérieur notre vraie nature. Il faut avant tout être en accord avec soi-même, quant aux autres... ce sont les autres.
J'ai remarqué également que le fait d'évoquer un sujet, de faire un constat, amenait autrui à émettre un jugement... sauf que souvent ce sont les personnes qui "se mettent à la place"... et pensent bien faire...
Personne ne régit ma vie, j'ai déjà suffisamment à faire avec moi-même, sans parasites.
Discussion : Incompréhension
bonheur
le mercredi 09 novembre 2016 à 20h56
C'est bien d'avoir fait la démarche de franchise envers ta petite amie. Difficile de donner des conseils car une situation amoureuse dépend de deux, et plus parfois, personnes. Des personnes uniques et qui réagissent suivant leurs valeurs, leurs humeurs et leurs maturités du moment... qui évolueront.
Qu'est-ce qui te fait penser que tu es poly ? (si ce n'est pas indiscret, évidemment)
Discussion : Que faire quand ça vous tombe dessus ?
bonheur
le mercredi 09 novembre 2016 à 20h52
Je te rejoins Belette, entre amitié et amour c'est une "dimension" différente (l'expression me séduit assez). Cette "dimension" est intérieure et peut difficilement être comprise si elle n'a jamais été ressentie.
Ta décision de mettre le sujet à plat au sein de ton couple, sera irréversible, mais vous permettra avec ta femme, d'avancer d'une manière commune, ainsi que dans le temps. Evoluer ensemble évite que l'un avance et l'autre stagne ou s'éloigne.
Je te souhaite que ton épouse t'écoute, reconnaisse ton ressenti à sa juste valeur, qu'elle ne se sentira pas en insécurité dans sa place qui lui revient et que tu ne désires pas altérer (c'est important je crois).
Courage, ce ne sera sans doute pas facile... l'amour est compliqué mais tellement merveilleux.