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Discussion : Polyamour à distance
bonheur
le dimanche 04 juin 2017 à 10h23
J'aime quand ça se passe bien :-D (+)
Je vous souhaite beaucoup de bonheur, en présence comme à distance, à vivre donc...
Discussion : Accéder à sa boite de reception
bonheur
le dimanche 04 juin 2017 à 10h21
Je ne saurai te répondre, c'est le seul moyen que je connaisse. La bureautique ça ma parle mais l'informatique pur, à part une vague notion de langage binaire en 1986, je n'y connais fichtre rien.
Discussion : Accepter malgré tout son engagement ?
bonheur
le samedi 03 juin 2017 à 23h34
Le platonique reste une relation amoureuse asexuée... ce qui correspond à un adultère affectif. Savoir que tout se sait un jour.
Etre poly, c'est être franc honnête et sincère avec toutes ses relations. La définition succincte est indiquée sur la page de garde de ce site en haut à gauche.
Etre poly, c'est "à la fois" (enfin quasi, vu que c'est impossible à part réunir les deux pour annoncer la nouvelle) indiquer que l'on aime quelqu'un d'autre à sa ou ses relations existantes, et indiquer au nouvel amour qu'on l'aime. Quand ça se dit dans la foulée, on passe d'un couple mono-mono qui transite à un couple mono-poly. Cette transition demande beaucoup, énormément et n'aboutit pas toujours à quelque chose de constructif, mais ça arrive. On peut prendre conscience de la situation et justement en informé son conjoint, qui est un partenaire de vie envers lequel (ou laquelle) on s'est justement engagé. Prendre son courage par la main et faire ce qu'il faut. Après, je ne dis pas que c'est facile, pour aucune des trois personnes. Mais être poly, c'est au final pouvoir s'assoir les trois autour de la même table.
On n'essaie pas le polyamour, c'est parce que l'on se retrouve à aimer deux personnes que l'on devient poly, mais l'expérience vient en vivant, pas en provoquant pour voir ce que ça fait. C'est mon avis en tout cas et que le mien.
Je suis polyaffective, et bien que sans sexe, mes relations sont amoureuses et considérées et gérées comme telles. Le cul n'est pas un facteur culpabilisant, c'est un moyen d'expression avec le corps (la tendresse aussi d'ailleurs) que l'on choisi de vivre ou non. Une relation amoureuse asexuée offre énormément de bienfait car elle laisse place à d'autres découvertes également merveilleuses, que chaque couple concerné installe naturellement.
Mon "bonheur" réside dans le naturel de l'émotionnel, l'expression de mes ressentis et surtout ne jamais mentir aux personnes que l'on aime. le bonheur est un état, enfin, une succession d'états... et même quand ça va pas (séparations ou autres), ça va quand même parce que mes amours auront eu des échanges cette liberté d'être non cachés. J'espère Phila que tu puisses t'offrir cela, sincèrement. Jouer la carte de la transparence après avoir menti une première fois... ta partenaire de vie aura ensuite des difficultés, car tu lui aura caché et étant donné que tu en as été capable sans état d'âmes perturbant, tu pourras recommencer. Ce ne serait pas idiot de penser cela.
Autre point, durant cette expérience tu auras évoluer. Ta compagne non. Comme le dirait un autre membre, si elle veut te rejoindre, elle devra faire un grand écart.
Aussi, je reprend ton dernier propos. Tu devines la connaître et ce qu'elle pense. J'aurai dit à la base exactement la même chose de mon mari, sauf que j'ai eu tort, car, bien que restant mono par choix, il s'exprime beaucoup mieux que moi sur cette notion de polyaffectivité que je vis. C'est lui qui a expliqué à nos enfants (ados à l'époque), il m'a soutenu face à la désapprobation de ma mère, il m'a accompagné à des week-end et des vacances chez mes amoureux... Il a accepté de s'assoir autour de la table.
Par contre, il reconnait que je ne lui ai pas caché que j'avais indiqué mon amour pour cet homme (mail alors qu'il était loin, je n'aurai pu le faire en présence), parce que je ne peux trahir et me regarder dans la glace comme si de rien n'était, ni regarder mon mari en face comme si de rien n'était.
Si je suis nouvellement amoureuse, désormais, mon mari est le premier informé, et autrui ensuite. j'ai même le dilemme, si ce nouvel amour vit déjà avec quelqu'un, de m'exprimer auprès de cette personne avant l'intéressé.
S'assoir autour de la table :-D La clarté, la vérité, sont à mon sens salvatrices (même si on exprime être dans un flou le plus complet) et ça évite la frustration émotionnelle
Message modifié par son auteur il y a 9 ans.
Discussion : Un pas en avant et un en arrière
Discussion : Accéder à sa boite de reception
bonheur
le samedi 03 juin 2017 à 23h00
A ma connaissance, il n'y a pas de liste de mp. Ceux qui te sont envoyés arrivent sur la boite mail que tu as rattaché à ton profil sous la dénomination "message envoyé à + pseudo" et tu ne peux y répondre qu'en cliquant sur le profil (soit dans une discussion, soit dans l'annuaire des membres) du correspondant que tu veux joindre, qui recevra à son tour un mail sous la dénomination "message reçu de + pseudo". Donc, tu as le détail sur ta boite mail et non quelque part sur le site.
Discussion : Accepter malgré tout son engagement ?
bonheur
le vendredi 02 juin 2017 à 22h09
Adultère et poly ??? Un débat qui en est un pour moi, mais dans cette histoire, on parle d'adultère.
Pour répondre à la question du titre de la discussion, oui, on peut accepter et respecter son engagement tout en devenant poly. D'ailleurs le/la conjoint-e ne devient pas nécessairement poly pour autant. On parle alors de couple mono-poly et s'il ne vivait pas cette situation dès le départ, on parle de transition d'un couple mono-mono en mono-poly. Ca demande de la communication et du temps. Ca demande de l'honnêteté, de la transparence, de la sincérité vraie et de l'authenticité. Ca demande que les deux membres du couple (et tierce-s personne-s si nécessaire) apprenne à se connaitre, à se définir au plus près de son soi intérieur... C'est des efforts et du boulot
phila
D'autres fois, je me dis que je pourrais me contenter d'amours éphémères et passagers mais le tout en cachette pour ne pas la décevoir.
Des amours éphémères et passagers en cachette... on est loin du poly (mais c'est vrai qu'il s'agit là d'une option intellectualisée). Attention, ces personnes sont des humains avec des émotions, des sentiments. Il ne s'agit pas d'utiliser pour une consommation personnelle quand tu en ressens le besoin. Etre le "nin-nin" que l'on ressort du placard quand ça arrange, c'est de la manipulation (à différents degrés mais de la manipulation malgré tout), sauf si l'autre est averti et consentant. Mais moi, je n'aime pas du tout cette idée. Je n'aimerai pas avoir un coup de coeur pour toi :-/
Discussion : Suis-je une polyamoureuse ou une libertine
bonheur
le jeudi 01 juin 2017 à 20h39
Quand on me pose cette question, je réponds généralement de découvrir les deux par des livres différents :
-"vertus du polyamour" de Yves Alexandre Thalmann
-"osez le libertinage" de Pierre des Esseintes
C'est uniquement pour comprendre qu'il y a des valeurs propres mais dans ton cas, elle ne semblent pas "s'opposer". Evidemment, je suis pas la mieux placée pour répondre puisque les personnes que j'ai côtoyées quelque peu dans le milieu libertin, je n'en suis jamais tombée amoureuse (sauf un mais la vraie découverte de l'autre c'est faite hors milieu libertin). Et puis, tout ça sans sexe et sans volonté de découchage, donc rien à voir en terme de vécu.
Discussion : Un pas en avant et un en arrière
bonheur
le jeudi 01 juin 2017 à 13h17
Ciryon, je peux te proposer de t'envoyer, à l'attention de ta compagne, mes coordonnées perso en mp afin que je dialogue avec elle. Je vis avec un mono et je n'oppose pas les deux car à mes yeux il n'y a pas d'incompatibilité. Il te suffit de me répondre par un oui et comme je ne travaille pas aujourd'hui, j'aurai le temps de lui parvenir un message par le biais de ton pseudo. Au fond, c'est elle qui doit approuver ou non mon initiative.
Discussion : Moquons nous avec bienveillance des "mono de mauvaise foi"
bonheur
le jeudi 01 juin 2017 à 13h14
Je crois justement que si les personnes poly ne font pas l'effort d'expliquer la différence, étant donné que c'est une notion injustement mal identifiée, qui le fera ? Après, oui, c'est pénible de devoir se justifier... mais là serait un autre débat.
Discussion : Polyamour à distance
bonheur
le jeudi 01 juin 2017 à 11h43
Je dirai par expérience, mais qui n'est que la mienne, que seule une réelle volonté réciproque peut permettre que ça tienne (en terme de communication et en terme de déplacement réciproque). Autre point, la nature franche sincère honnête de la communication. Egalement, dire "je t'aime" avec un amour intérieur réel des deux côtés, sinon ce sera la déception. Les mots sont puissants, et quand ils viennent de l'intérieur, il faut les exprimer... ce qui est souvent difficile, je le reconnais.
Les pensées, c'est elles qui font beaucoup. Heureuse que tu es les deux pieds dans l'état amoureux. Tu fais au maximum ce qui te semble juste et pertinent, et ce qui te convient... et oui, tu ne peux rien imposer et surtout rien forcer.
Les astuces, c'est d'être toi, et de te laisser porter par le vent et tes émotions :-D . La rencontre en réel, rien d'autre peut remplacer cette accroche, cette force intérieure qui nait spontanément malgré nous. Peu de chance pour que ça marche autrement.
L'amour à distance coûte en argent (les déplacements, recevoir) et est sans doute celui qui est le plus aléatoire en terme de durée, mais il faut y croire pour qu'il perdure.
Attention au décalage d'expression, si tu communiques beaucoup par écrit et qu'elle y est moins à l'aise.
Discussion : Moquons nous avec bienveillance des "mono de mauvaise foi"
bonheur
le mardi 30 mai 2017 à 21h33
Pour Toinou, bien reçu mais plutôt jeudi avec des mots construits car là je suis ko et demain j'aurai pas la disponibilité.
Discussion : Moquons nous avec bienveillance des "mono de mauvaise foi"
bonheur
le mardi 30 mai 2017 à 21h31
Etrendil
Et c'est vrai que rien ne remplace le sourire d'une personne heureuse de la vie qu'elle parcours jour apres jour. Cela se traduit par une sensation d'aisance, de légèreté vraiment séduisant chez homme comme femme et ce genre d'aura est souvent projeté quand on est vraiment bien dans sa peau.
L'un de mes amours chantait merveilleusement "savoir aimer" de Florent Pagny et ces paroles me touchent :
"Savoir sourire,
A une inconnue qui passe,
N'en garder aucune trace,
Sinon celle du plaisir
Savoir aimer
Sans rien attendre en retour,
Ni égard, ni grand amour,
Pas même l'espoir d'être aimé,
..."
On ne peut sourire aux autres si l'on ne prend pas plaisir à sourire à soi même. Croiser quelqu'un dans la rue (ou autres), c'est vrai et réel.
Discussion : Moquons nous avec bienveillance des "mono de mauvaise foi"
bonheur
le mardi 30 mai 2017 à 14h51
Et encore, Toinou, là j'ai fait preuve de patience et politesse. Ma mauvaise foi, qui n'en n'ai pas une, te reviens façon cadeau. La vieille pour laquelle tu as voulu me faire passer à tort (ce n'est pas parce que l'on ne s'engouffre pas dans la spirale de "il faut être vu ici, sinon on est ringard" que l'on est réellement ringard). Relis toi sérieusement, avec un regard extérieur, et indique après où était qui prend qui de haut et qui cherche à donner une image dégradante de l'autre ?
D'autre part, nous avons eu quelques échanges, mais sur une telle courte durée qu'ils ne m'ont pas marqués comme étant ceux de créations d'un réel échange avec une quelconque amitié qui pourrait y être associée.
Par contre, je confirme, les échanges en mp sont toujours plus constructifs. J'ai d'ailleurs toujours fait preuve d'ouverture sur ce point, enfin je crois, non ?
Discussion : Moquons nous avec bienveillance des "mono de mauvaise foi"
bonheur
le mardi 30 mai 2017 à 14h05
MonoMaisEncore
Faux. Il aime certaines partenaires plus de d'autres, il y a hiérarchie des sentiments.
C'est là où je bloque, où je montre mes limites.
Curieusement ou pas, ce n'est pas la multiplicité qui pose problème.!
Le mono aime ou n'aime pas, mais aimer différemment, il connaît pas.
Ce sujet est beaucoup plus passionnant.
Une hiérarchie des sentiments ? J'aimerai savoir si c'est une hiérarchie dans le temps et l'attention que ton amoureux te consacre ou alors si ça touche vraiment directement les sentiments, sachant que ceux-ci sont intérieurs à autrui.
Si je prends mon cas perso (ce n'est qu'un exemple, alors pas d'agression merci), j'ai des ressentis qui ne sont pas fixes mais qui sont variables avec tous. Déjà les débuts, il est vrai que c'est de l'ordre de l'obnubilation alors difficile de faire dans l'équité. Après, si je vis un instant merveilleux, je peux évidemment vivre pleinement l'instant. Aussi, on ne peut être en permanence dans l'amoureux, on vit aussi des instants sans cet amour caractéristique.
Pour ce qui est de la hiérarchisation, elle serait plutôt dans la vie et son organisation. J'ai toujours privilégié ma vie de couple (je suis mariée) car j'ai intégré mes nouveaux amours à une situation existante. J'ai toujours pris soin de préserver cette situation préexistante et donc, oui, je hiérarchise et place mon mari en prem's. Par contre, je ne néglige pas mes autres amours pour autant simplement ils savent dès le départ que j'ai certaines limites (en concertation avec mon mari) et je m'efforce que ce ne soit pas contraignants pour l'avenir de la relation.
J'ai réduit mon train de vie (moins d'heures de travail et un salaire moindre) pour avoir du temps à moi. Aussi bien pour me consacrer à mon développement qu'à mes amours (y compris mon couple). D'ailleurs, mon mari m'a suivi pour se consacrer à des passions et des projets perso qui lui tenaient à coeur. En fait, on devrait vivre moins bien sauf qu'on vit mieux. Ce qui peut paraitre contradictoire ne l'est pas forcément.
Je pense qu'un blocage vient en effet du fait que ta limite est d'être l'élément central. Tu n'as pas une place "légitime" dans l'équation. La place qui devrait, ou plutôt que tu désires, ne t'es pas accordée. Je reconnais que si tu te sens négligé, tu le vive mal. Après, avec un poly, c'est un sujet qui est abordable sans crainte, en théorie en tout cas.
Le "différemment" de l'amour tient largement du temps, des circonstances et des personnalités différentes que du fait d'aimer, enfin c'est mon avis.
Je suppose que tu n'as pas aimer que cette personne ? Tu as aimé toujours pareil, tout au long de ta vie ? Ces deux questions ne sont pas des reproches... la poly que je suis peut apprendre d'autrui :-) L'humain est unique, donc toi et moi ne vivons pas les situations pareillement.
Discussion : Moquons nous avec bienveillance des "mono de mauvaise foi"
bonheur
le mardi 30 mai 2017 à 13h44
Pfff ! j'ai été assistante de direction et j'ai utilisé les premières machines à traitement de texte en 1987, lors de mes études. J'ai connu le DOS et les premières versions de windows. Tu as aussi des aprioris à ce que je constate. Puis j'ai évidemment suivie l'évolution du net professionnellement (et perso puisqu'ensuite j'ai gérer une entreprise, donc internet à la maison : de 1989 à 2003), ce qui fait que je ne vois pas le rapport avec la choucroute. D'autre part quand j'indique que l'on a plusieurs âges c'est justement pour différencier la façon dont on est en rapport avec soi, avec autrui et avec son environnement. Je suis née en 1968 et mon frère était un passionné d'informatique. J'ai donc été dès mes années collèges à baigner plus ou moins dedans. Toutefois, je ne vois pas le rapport avec la choucroute (j'adore ça). Mon avis, et j'ai indiqué dès le départ, est mon avis. Il est tout à fait pertinent qu'il soit tranché. Toutefois cette discussion m'a permis d'avoir des contacts constructifs sur le sujet (en mp évidemment). heureusement. Je sais Toinou que tu ne m'apprécies pas mais tu n'es pas obligé de venir contrecarré systématiquement tous mes propos. On croirait que tu as une vengeance à mener envers moi et ça ne regarde que toi. Si j'ai un avis tranché, j'ai un avis tranché. Ce n'est pas parce que l'on utilise internet que l'on doit avoir un compte face de bouc et s'inscrire sur tous les sites de rencontre sous prétexte que l'on est poly. D'ailleurs, il y a une "case asexuel"... (puisque ça doit parler au plus grand nombre, y compris les minorités) ?
Discussion : Maltraitance, manipulation, abus et violences dans les relations alternatives à la monogamie.
bonheur
le lundi 29 mai 2017 à 22h56
Nous avons tous eu des situations désagréables à gérer. Certaines sont plus infligent es que d'autres mais ne pas croire que nous sommes tous en souffrance et surtout pas sur le long terme. On peut tous nous faire passer pour ce que l'on ne vit pas. Je considère n'avoir jamais été cabossée à un point trop mortifère intérieurement. Cela ne veut pas dire que l'on doit me retourner la situation lorsque je peux avoir une once d'empathie pour quiconque. On peut avoir été malmené et sans remettre parfaitement sans devenir malmeneur à son tour.
Si je me sens agressée, l'état d'esprit de l'agresseur est rarement à me considéré comme son psy et à vouloir "parler". Et puis, parfois, les secondes chances, il est préférable de les compter que jusqu'à deux. A deux, on se barre et on laisse derrière soi.
Discussion : Moquons nous avec bienveillance des "mono de mauvaise foi"
bonheur
le lundi 29 mai 2017 à 22h48
Désolée Etrendil, nous avons du poster simultanément. Trop crevée à cette heure pour répondre, je passais juste faire un tour.
Pour acajou : être au boulot ne signifie pas que je doive quoi que ce soit à qui ce soit à part à la base faire mon job. Je n'ai rien envie d'entreprendre et surtout pas avec cette personne (en l'état en tout cas). Je suis à mon boulot pour bosser et certainement pas pour rentrer dans un jeu morbide que je détesterais, car le faux semblant c'est pas mon truc.
Mon bien être dépend de moi et de personne d'autre. D'ailleurs je viens de voir un film d'animation se nommant "les trolls" et ça parlerait notamment à Etrendil. Ca m'a rappelé l'histoire des chaudoudous (livre pour "enfants"). Le bonheur est en nous, c'est la conclusion de ce film, parfois il suffit de pas grand chose pour nous aider à le trouver, enfin pour ceux qui se donnent la peine de le vouloir réellement. Surtout inutile d'être dans le paraitre, mais être soi avant être avec autrui. Pour distribuer, il faut avoir en soi et pour recevoir il faut être dans l'ouverture et la reconnaissance mutuelle, vraies.
Discussion : Moquons nous avec bienveillance des "mono de mauvaise foi"
bonheur
le lundi 29 mai 2017 à 19h41
En parlant d'aide (entraide), je garde toujours à l'esprit cette petite nouvelle découverte dans l'un de mes livres :
Livre « le psy de poche – nous disposons tous des ressources nécessaires pour donner un sens à notre existence » de Susanna Mc Mahon. Marabout poche psy 9782501084857 à 5,99 €
Partie III : questions relationnelles
Chapitre 75 : comment savoir jusqu’où je dois aider les autres ?
D’abord, assurez-vous que l’autre a envie de ce que vous lui donnez. Ne partez pas de l’hypothèse qu’il a besoin de vos bons offices et ne donnez rien tant que vous vous sentez vous-même frustré. Cela se retournerait contre vous. Fuyez comme la peste le besoin d’être nécessaire aux autres. C’est un piège dans lequel il est facile de tomber. Vérifiez et contrôlez que ce dont vous faites cadeau – votre temps, votre énergie, vos services, votre sacrifice – est donné de bon cœur et sans la moindre arrière-pensée de votre part. Quand on vous demande de donner quelque chose, que vous n’en avez nulle envie mais que vous vous y sentez contraint, prenez toutes les mesures pour que cet état de chose ne perdure pas ; entourez-vous de garanties dès le départ. Sachez jusqu’où vous irez et où vous vous arrêtez. Si vous êtes incapable de faire cela, mieux vaut à long terme ne rien donner de vous-même. Si vous vous trouvez coincé dans une position où vous avez l’impression de devoir donner trop, jusqu’à en concevoir de l’amertume et de la colère, cessez de donner. Nul don à autrui ne vaut la peine de vous détruire. Si vous avez commencé à donner, nulle loi ne vous oblige à continuer. Méfiez-vous des gens qui attendent toujours quelque chose de vous. Ils manquent d’estime d’eux-mêmes, ils ne vous encourageront jamais à vous prendre en charge.
La fable qui suit est un bon exemple pour illustrer le danger qu’il y a à trop donner.
Dans une sombre forêt végétait un marécage en état de dépression chronique, profondément insatisfait de son sort. Par une belle journée ensoleillée, un tracteur frais émoulu de la chaîne de montagne partit se promener dans la forêt. Le tracteur sifflotant et chantonnant, heureux de vivre comme personne, tomba au détour du chemin sur le marécage :
- Bonjour ! lança-t-il au marécage. Quelle belle journée !
- Beurk, répondit le marécage. Tu parles ! Moi, je suis condamné à vivre dans ces sous-bois sombres où je ne vois jamais un rayon de soleil. J’en ai assez d’être un vieux marécage glauque.
- Mon pauvre marécage ! s’exclama innocemment le tracteur. Que pourrais-je bien faire pour t’aider ?
Le marais prit un instant de réflexion :
- Eh bien, si tu désires véritablement me rendre service, tu pourrais aller me chercher de la terre jusqu’à me remblayer complètement : ainsi, je cesserais d’être un marécage.
- Qu’elle bonne idée ! acquiesça le tracteur. Je serai enchanté de t’aider.
Et voilà notre tracteur qui se met à pelleter de la terre pour combler ce pauvre marécage. Il se donne du mal et charrie des tonnes de terre, des heures durant. Mais le marais, dépité par les maigres résultats de tant d’efforts, commence à maugréer :
- Je ne crois pas qu’à ce train-là, tu parviennes à changer grand-chose.
- D’accord, acquiesça de nouveau le tracteur, je vais faire plus vite.
La journée s’écoule et, au soir, le petit tracteur est épuisé. Hélas, le marécage n’a guère changé depuis le matin. Et le voilà qui se met en colère :
- Si tu m’aimais vraiment, ça se verrait. Je n’ai pas l’impression que tu y mettes beaucoup de bonne volonté.
Après avoir œuvré toute la journée pour aider son ami, le tracteur prend encore plus à cœur son rôle salvateur : il doit faire tout ce qu’il peut pour changer son ami. Malgré la fatigue, il redouble d’efforts, pelletant toute la nuit, tandis que le marais dort à poings fermés ; le jour suivant, il poursuit inlassablement son travail. Mais le marais s’obstine à ronchonner et ne cesse de se plaindre : de si piètres résultats prouvent bien que le tracteur manque vraiment de cœur. A bout de forces, le tracteur se tue à la tâche, puis s’enfonce lentement dans la vase gluante du marécage. Il disparaît, ne laissant derrière lui aucune trace de son passage. Le marécage est toujours marécage, il attend l’arrivée du prochain tracteur pour lui demander de le sauver de lui-même.
Qu’aurait dû faire le tracteur ? S’il avait appris l’estime de soi – la façon dont on peut se prendre en charge -, il aurait demandé au marécage ce que ce dernier était disposé à faire pour changer. Il aurait également pu passer à côté du marécage et se rendre compte qu’il constituait un piège dangereux. Ou, s’il était un tracteur bien intégré socialement, il aurait peut-être offert au marécage une aide momentanée. Ensuite, comprenant que sa contribution était inutile, il aurait passé son chemin, content d’avoir essayé, même si le marécage était toujours marécage. Dans tous les cas, si ce tracteur avait appris l’estime de soi, il n’aurait jamais donné sa vie pour le marécage.
Il y a des gens qui sont nés tracteurs (les donneurs) et ils sont attirés par ceux qui sont nés marécages (les preneurs). Pour que l’histoire se termine bien, il faut que tous les marécages et tous les tracteurs du monde apprennent, individuellement, à se prendre en charge. Les marécages doivent apprendre à s’occuper d’eux-mêmes et les tracteurs doivent apprendre à les laisser faire. Il faut que les tracteurs laissent les marécages continuer à être marécages. En payant de sa personne, le donneur met le receveur en position d’infériorité, en position de victime ; une victime qui tend à en vouloir à son soi-disant sauveur, voire à le haïr. On comprend aisément le rôle destructeur des preneurs, mais il y a également un grand pouvoir de destruction dans le fait de trop donner. L’objectif du donneur – se sentir bien et s’attribuer le mérite du changement – risque de dépasser largement les besoins du preneur.
Souvenez-vous du symbole de la bonbonnière : commencez par remplir la vôtre, puis vous pourrez penser à celle des autres. Donnez votre superflu, non votre nécessaire ; donnez quand votre bonbonnière à vous est pleine, donnez quand vous êtes sûr que ce dont n’est pas, pour vous, une privation. Sacrifiez-vous pour les autres tant que vous voulez, à condition de ne pas avoir l’impression de sacrifier quoi que ce soit. Dès que vous sentez que ce sacrifice vous coûte, cessez de donner et défendez vos propres intérêts.
Discussion : Moquons nous avec bienveillance des "mono de mauvaise foi"
bonheur
le lundi 29 mai 2017 à 19h38
Acajou
C'est très simple, il faut faire comme lui, par imitation. Tu lui fais des clins d'oeil, tu le touches et tu lui fais des sourires grossiers et faux... Il en sera tout retourné.
Heu ! Je suis au travail moi, pas lui. C'est d'ailleurs pour cela que j'en ai parlé à ma directrice (et non à ma supérieure), pour indiquer que si je le remettais à sa place verbalement, ça risquait de faire un peu de bruit et de volume sonore s'il avait l'audace d'user de son statut de client. C'est alors qu'elle m'a dit que ce ne serait pas à moi à hausser le ton mais à elle. C'est alors que, à sa demande, elle a voulu savoir si c'était qu'avec moi (il avait un béguin) ou avec toutes mes collègues femmes.
Acajou
Pour avoir été ce type de personne (voire même pire), j'ai pleinement conscience que ça peut être mal vécu, seulement ce n'est pas toujours le cas, j'ai aussi rencontré des personnes qui abusaient de mes difficultés, pour toujours, exclure, rejeter, voire même me violenter..
J'ai bien essayé d'être naturel, mais c'est pas simple, il y a de tels blocages que je peux rester des heures sans parler.
Je ne veux rien abuser de personne. On ne peut agir ainsi avec des personnes qui de toutes façons sont sur leur lieu de travail et ne sont pas en position de résoudre à ce type de cas (sauf comme moi). J'ai une collègue de boulot qui désormais, ferme son espace de travail et quitte son poste dès qu'elle l'aperçoit... au risque d'avoir des problèmes car ce comportement est inadmissible, surtout en heures et/ou jours d'affluence. Je lui ai donné la marche à suivre mais elle est très jeune et n'ose pas en parler à notre directrice. J'ai mis les pieds dans le plat pour qu'elle n'est pas de soucis mais c'est aussi à elle à l'affronter. Enfin pas simple.
Face à nos réactions, il devrait prendre conscience de ce qu'il fait, mais même pas. Ca frise pourtant l'explicite.
Je n'ai rien contre ce type mais qu'il arrête. Je ne vais quand même pas lui offrir un bouquin de psychologie !
Acajou
Après tout dépend de l'énergie que tu es prête à mettre, à lui de faire des efforts aussi, mais crois-moi ce sont souvent des gens en souffrance, qui peuvent aussi être d'une grande humanité. Comme toi d'ailleurs, tu passes ton temps à aider les autres et je ne sais même pas si lui a conscience que tu t'es questionnée sur lui..
Tu as raison, on ne peut aider qu'une personne qui le désire réellement. Dans l'état actuel des choses, non je ne suis pas prête à l'aider. D'abord parce que sur mon lieu de travail c'est possible que sur des petites choses de positivité. Lui, c'est un cas. D'autre part, les clients défilent et je ne peux consacrer de temps à une aide réelle (ce que je peux faire en mp pour les poly ou non poly qui me sollicitent). Ca demande du temps et une écoute réelle, pas un bref échange interrompu pour cause de boulot (téléphone, autre client qui s'impatiente...)
Je me questionne beaucoup en effet. L'humain et ces caractéristiques m'interpellent tellement. D'ailleurs je ne considère jamais une aide sans retour, car l'entraide est seule bienveillante.
Discussion : Maltraitance, manipulation, abus et violences dans les relations alternatives à la monogamie.
bonheur
le lundi 29 mai 2017 à 19h19
Pour Acajou : je ne bannis pas mais je considère que chacun-e a le devoir de se protéger. Je suis prête à en reparler avec toi en mp si tu le désires.