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Discussion : Inclusion

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bonheur

le mardi 18 mai 2021 à 19h27

Le lien est déjà obsolète. C'était un témoignage de Willow Smith qui se trouve facilement.

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bonheur

le mardi 18 mai 2021 à 18h52

Mes parents sont des cathos, ce qui n'a pas fait de moi une adepte. Les chiens font... pas toujours d'autres chiens.

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Discussion : Inclusion

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bonheur

le mardi 18 mai 2021 à 15h52

Je viens de découvrir ceci :
https://www.public.fr/Toutes-les-photos/La-fille-d...

Est-ce un coup de pub (tube de l'été ?) ou cette jeune femme a trouvé un sens différent à sa vie (intrinsèque) ? RDV dans 10 ans :-D

En tout cas, il me semble, je peux me tromper, qu'elle s'est cherchée avant d'affirmer. Je le lui souhaite (+)

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Discussion : Inclusion

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bonheur

le mardi 18 mai 2021 à 15h36

Charlotte
Tu ne te trompes pas pour ce qui est de ma pensée. Oui je pense que le polyamour, mais plus largement la façon de voir le monde, est intrinsèque.
Et il m'appartient de ne pas vouloir en faire un sujet de prosélytisme. J'ai envie qu'une société inclusive soit une société où chacun vit avec sa vision du monde sans essayer de convaincre l'autre que la sienne est meilleure. :)

J'espère ne pas te vexer en réduisant ton pseudo, je n'arrive pas à le retenir dans sa globalité :-/ .

Un choix personnel ne peut devenir du prosélytisme. C'est ce que j'aime dans la philosophie qui englobe ma vision du polyamour. La diversité y a sa place, si elle le désire et si chacun peut s'y sentir bien. Je crois pouvoir affirmer que je te rejoins. Il ne faut pas nier malgré tout que ce sujet était très confidentiel il y a encore dix ans lorsque j'ai entendu parler de polyamour alors que je le vivais finalement (à ma façon) depuis déjà 4 ans. Ce qui me hante un peu, ce n'est pas que ça se démocratise aujourd'hui, mais plutôt que ça se passe comme Kill le décrit :

Kill
D'un côté, les polyamoureux convaincus, qui perçoivent le polyamour comme l'aboutissement d'un parcours personnel long et complexe, et qui vivent leurs relations en pleine conscience (ou, au moins, ils essaient).
De l'autre côté, les masses, qui vivent le polyamour (ou, plus précisément, une forme de libertinage) comme un moyen de faire fonctionner les relations sur le long terme sans trop se prendre la tête.
(bien sûr, je fais partie de la masse)

Et là, je suis presque sûr qu'on va avoir une explosion des relations ouvertes ces prochaines années. Par contre, la plupart des personnes qui vont s'y mettre ne feront pas tout le parcours sentimental que la plupart des polyamoureux confirmés ont fait.

J'observe également ceci. Certes je fais au contraire de Kill partie des personnes avec un long et complexe (inachevé ?) parcours personnel et je crois pouvoir affirmer être en pleine conscience. Toutefois, il m'apparait que nombre de nouvelles personnes poly ne sont pas inclusives et veulent une forme impérative de ce qu'elles conçoivent comme être du polyamour et comme seule forme dite "ouverture" ou "libre" et qui n'aborde pas nécessairement justement ce long travail de soi. L'intrinsèque ne figure pas obligatoirement. Le polyamour de cette façon impose, voir rejette.

bidi
Mhm...
Il faut une explosion et une stabilisation. Parce que si c'est un an puis plus rien, c'est juste un tube de l'été.
Actuellement, on en est au stade où ça apparaît dans les médias. Mais dès que ça va devenir un peu sérieux, on va avoir le revers de la monogamie avec son fer de lance l'Amour avec un grand A, et je pense que le polyamour va repartir dans ses pénates pendant encore quelques décennies.
Mais bon, on verra. Si on est encore ici en 2030 on pourra en reparler. M'est avis qu'on aura encore pas le même avis :-D

Justement, le polyamour qui n'a pas de valeur intrinsèque, se vivra comme un tube de l'été. D'ailleurs, depuis que Laurent Delahousse offrir un regard désastreux des amours plurielles en commentant à tort une situation poly qui n'était autre qu'un tube de l'été (reportage dit sur de jeunes poly plus libertins que poly), je regarde cet homme avec prudence et je dirais même méfiance. Une très vilaine image d'une version non polyamoureuse du polyamour (pas une critique, juste le mot libertinage était plus approprié). Et oui, ce reportage marquait au final plus d'intention avec l'amour exclusif et ce présentateur avait renvoyé sans ménagement, alors que ce n'était pas son rôle de porter un jugement (sa conclusion : aimer soi-disant plusieurs personnes n'est pas possible). C'était il y a quelques années et les "ouvertures" du couple dit "libre" continuent d'évoluer. Alors les pénates pendant encore quelques décennies ? Peut-être pas ! Du polyamour version court terme, certainement, je suppose.

Dans 10 ans... je suppose que nombre des membres ici seront encore en vie. Combien seront encore dans la philosophie polyamoureuse ?

Je rebondis aussi sur le fait de ne pas se prendre la tête. Intéressant, sauf que je conçois difficilement le polyamour sans communication. Et comme chaque individu est unique, je suppose que l'on se prend suffisamment la tête pour avancer ensemble (inclusion) avec la patience liée à la volonté de conciliation. Sans un minimum de prise de tête, rien de possible. Enfin moi, je resterai célibataire, du coup.

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Discussion : Inclusion

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bonheur

le mardi 18 mai 2021 à 07h40

@Kill : Je te connais et je sais que tu as des capacités (de recherches, d'observations, d'analyses...). Toutefois, le terme absolue est fort, je trouve. En revanche, je ne doute aucunement du travail.

On s'éloigne du sujet (inclusion), sauf que vos échanges me refont penser au livre de Catherine Ternaux "la polygamie, pourquoi pas ?" (elle exclue la polygamie subie). Le hic avec ce livre, c'est que personnellement je ne conçois pas l'institution (le mariage) comme engagement dans l'amour. L'amour se suffit à lui-même, et ma philosophie.

Je crois qu'au-delà de l'inclusion, le sujet de l'intrinsèque est posé. Je risque de me tromper. Charlotte perçoit (?) le polyamour comme intrinsèque et Kill comme le champ d'expérience qui a eu une portée positive (?) et donc possible. Me l'indiquer si je fais erreur. L'échelle diverge alors. On passe du soi unique à la volonté de définir le monde du futur.

Pour moi, et ce n'est que mon champ d'observation individuel et personnel, la diversité devrait être le futur et l'acceptation des autres, comme on désire être accepté soi.

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Discussion : Inclusion

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bonheur

le lundi 17 mai 2021 à 20h34

Charlotte
Je suis un peu gênée par l'idée que le polyamour serait une évolution (au sens sociétal j'entends).
Pour moi, c'est une évolution individuelle et personnelle. Mais d'autres ne seront jamais polyamoureux, n'en ressentiront jamais ni l'envie ni le besoin.
Une société inclusive pour moi ce serait que les poly comme les mono vivent ensemble sans discrimination, sans mejuger de la façon d'être des uns et des autres. Ça m'embête autant de me dire que le polyamour est une évolution logique que d'entendre que le polyamour "n'est qu'une passade".
Je suis peut être un peu hors sujet la :)
Une vision de société inclusive est ce que ce n'est pas aussi le rejet de la norme "telle qu'elle est établie aujourd'hui"? Ou la disparition totale de la norme? La notion de "norme" peut elle disparaitre totalement ou bien est ce que dans l'absolu, la société inclusive ce serait "une nouvelle norme" qu' on tacherait d'appeler autrement a cause du bagage péjoratif que traîne le mot "norme"? Bonheur ta question ouvre sur tellement d'autres!

Oui, pour moi aussi c'est individuel et personnel. Et oui, d'autres que moi n'en ressentiront jamais ni l'envie ni le besoin ni quoi que ce soit. C'est justement en cela que je pose la question de l'inclusion ou du rejet. Vivre selon soi, sans discrimination et aucun jugement des uns et des autres. Je l'entendais justement ainsi. Faire disparaitre la notion de norme serait en effet mon idéal.
Je comprends que cette question s'ouvre à d'autres... :-D .

Pour reprendre certains propos, je ne conçois pas le divorce comme autre chose qu'une continuation dans un sens autre que celui évoqué en commun au départ. J'ai des difficultés (sauf que sans avoir jamais été concerné... je ne suis pas la mieux placée pour en parler) à le percevoir comme négatif. C'est une décision qui permet de percevoir un autre avenir.

J'ai peut-être eu tort d'aborder ce sujet sous l'angle de l'évolution. Seul l'avenir m'intéresse, pas le passé finalement. Et oui, je sais, notre avenir est obligatoirement impacté par notre passé. Doit-on en revanche endosser l'héritage sociétal et/ou religieux ? Doit-on s'opposer à autrui, au lieu de relationner avec nos différences ? Au final, c'était peut-être plus ma question d'origine.

Gtk
En tout cas pour ma part le polyamour s'est imposé comme une évidence dans ma vie. Je suis capable d'aimer plusieurs personnes différentes à la fois, et j'ai besoin de pouvoir vivre ces amours de façon libre et consentis. Constat personnelle que j'ai fait selon mon vécu et qui m'a amené à emprunter le chemin du polyamour.

Mes réflexions sur la société et ses normes à propos de l'amour et du couple sont venus après

Je pense que mon évolution individuelle s'est forgée aussi à partir de ce constat également. Dire que le débat de société est venu ensuite ? Je crois que pour ma part, il était certainement sous-jacent. Je crois que le sens de ma phrase était bien compris.

Je pose la question de ce vécu en incluant tout le monde, pour que justement le polyamour ne devienne surtout pas une nouvelle norme. En tout cas ça me chagrinerait énormément, qu'une évolution se fasse dans l'exclusion.

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Discussion : Inclusion

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bonheur

le lundi 17 mai 2021 à 08h35

Merci Kill pour ce point de vue très pertinent. Oui, le livre de Jacques Attali va en ce sens. Le polyamour sera une évolution (lente comme toute évolution) logique.

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Discussion : Inclusion

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bonheur

le dimanche 16 mai 2021 à 20h17

Je me pose la question de savoir si le polyamour, quelque soit sa forme, s'impose à vous dans une forme inclusive ou si c'est un rejet d'une forme classique et normée ? Je pose cette question suite aux formes de rejets que je lis depuis quelques temps. Je classe donc cette discussion dans le thème "social", car c'est un sujet de société que l'exclusion et l'inclusion (j'entends par inclusion la discussion avec toute personne bienveillante et tolérante, sans exclusion de la nature de cette personne). Je souhaite que la bienveillance règne sur ce fil, merci.

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Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?

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bonheur

le dimanche 09 mai 2021 à 18h08

Je pleure encore plus ! Désolée d'avoir perturbé cette discussion en tentant... je ne sais pas quoi finalement. Je ne partage pas, c'est certain et c'est ce que je retiens. Ferme ta gueule ! Alors oui, je n'entrerai pas dans un conflit qui de toute façon n'est pas le mien. Navrant est mon seul terme approprié, qui me vient.

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Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?

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bonheur

le dimanche 09 mai 2021 à 14h11

:-( Je pleurs de lire tout ceci. On ne choisi pas sa naissance. On ne choisi rien en fait. Moi qui ne suit pas une femme cis et pas non plus un homme... Je lis cette opposition femme-homme et je pleurs de me sentir des deux côtés et finalement nul part.

Le monde est inacceptable, je peux comprendre et faire ce constat également. S'isoler est une solution, évidemment. Vivre en accord avec soi-même, au milieu de ce monde avec des différences, en est une également.

Courage aux cis de tous genres et vivons au mieux tous ensemble, sans exclusion ni confrontation !

Quant à la violence, curieusement, je recueille des témoignages d'hommes qui subissent. Il faut croire que certaines révoltes se construisent dans le retour de bâton. Est-ce mieux ? La vengeance est-elle conseillère ? Nombreux sont les personnes, hommes comme femmes, qui font du mal avec répétition. S'en aperçoivent-ils (ou elles) ? Une personne, homme ou femme, est-elle bien ou mal.

Mon côté mec me fait prendre le large, chaque qu'une femme se dit féministe, car tranchée et peut-être également formatée en mode revanche à prendre. Le manque de nuances m'assombrit et me fait fuir. Je regrette les désillusions qui mènent à cela. C'est en échangeant, en communiquant avec autrui, que l'on peut exprimer d'une façon juste, et non dans l'exclusion systématique.

Voilà mon opinion et mon constat.

Sihna
Je crois qu’il me reste encore à me défaire de ce besoin de reconnaissance pour peut-être trouver mon salut et surtout pour ne pas reproduire de violence à mon tour.

Seul toi peut t'offrir ce dont tu as besoin, si une reconnaissance te fait du bien. Courage dans cette démarche et oui, ne pas tomber dans l'escalade à la violence. Tous les hommes ne sont pas mauvais. Apprendre à les écouter, sans apriori, sans se vexer au premier mot exprimé. La femme doit permettre à l'homme de bonne volonté l'opportunité de devenir respectueux, en s'ouvrant.

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Discussion : Mon amoureuse a fait une rencontre, mais la personne rencontrée souhaiterait une relation exclusive.

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bonheur

le samedi 08 mai 2021 à 13h39

@EndOfAmnesia.

Je crois que la "stabilité" est un trait de personnalité comme un autre. Et je ne pense pas que ce soit un signe de la peur de l'engagement, contrairement ce que j'ai très souvent entendu.

Le sexe peut en effet devenir une "drogue". Et je comprends ta crainte. Après, cela ne devient malsain uniquement quand on impose ou quand on se force. Consentement et liberté (la sienne, sans nuire à autrui) sont salvateur. J'ai un peu côtoyé le milieu libertin et celui-ci offre de nombreuses possibilité d'expression de soi autre que sexuelle, bien qu'en lien avec la sexualité. J'ai découvert énormément de moi. Je ne développerai pas ici. Le voyeurisme, l'exhibition, le BDSM, le candaulisme, le genre, ... Je sais que moi, ce serait plutôt l'érotisme qui me manque.

Pour répondre à ton interrogation, évidemment que la notion de blocage peut survenir. Après, la nature de l'individu ne doit pas s'oublier. Personnellement, je pense plus que c'est naturel chez moi de ne pouvoir être polysexuelle. Peut-être parce que c'est finalement plus facile à concevoir. Le fait est que je ne m'interroge pas plus que cela, alors que je suis philocognitive. Ca fait partie de moi, et voilà. Je ne suis pas envieuse, j'ai eu mes périodes d'euphories et de sublimations. J'ai lu sur la sexualité féminie et finalement, je considère avoir eu une très belle vie sexuelle.

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Discussion : Mon amoureuse a fait une rencontre, mais la personne rencontrée souhaiterait une relation exclusive.

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bonheur

le vendredi 07 mai 2021 à 08h14

Je crois @EndOfAmnesia que tu as compris ce que je voulais exprimer.

Il faut du temps pour se trouver et comprendre une personne non conventionnelle. L'intellect et l'expérience... la tête et les tripes... Un vieux débat qui n'a pas de réponse(s).

Il existe des personnes qui dans leur vie professionnelle font facilement de l'intérim, changent d'employeur, tentent l'expérience de devenir indépendant et la nouveauté les font avancer. D'autres auront le même employeur durant jusqu'à la retraite. Moi, j'achève en juin prochain un contrat de bientôt 7 années et ce fut le plus long que j'ai vécu. Bien que désigné comme "sénior", je m'en fous, je pars de nouveau à l'aventure. Mon chéri travaille pour le même employeur depuis 1988. La stabilité le rassure, moi pas. Je n'ai pas cet effet là. C'est dans ma personnalité et lui a la sienne. La seule stabilité que je vis, c'est notre couple, notre maison... un socle qui nous est commun, tout comme notre amour réciproque. En effet, je ne me lasse pas d'aimer et j'aime à vie. Mes ex, s'ils sont des ex, c'est que je n'ai pu être moi-même et me sentir bien. Cela ne signifie pas que l'amour ne perdure pas.

Peut-être EndOfAmnesia qu'il ne faut rien forcer pour toi-même. S'obliger, dans un sens comme dans l'autre, serait peu agréable, pour toi-même. Et puis si une rencontre te chamboule et que l'opportunité d'aimer au plurielle se présente, alors devient polyamoureux. Aussi, l'amour n'est pas obligatoirement sexuel. C'est mon cas. Je suis polyaffective et non polysexuelle. Ca se vit bien également. Je n'imagine pas non plus une sexualité plurielle. Aimer, pour moi, c'est émotionnel avant tout et l'intimité a plus un caractère de tendresse, en dehors de mon couple originel. Je n'ai pas besoin de sexe pour que la personne prenne une place importante dans mon coeur, dans ma vie...

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Discussion : Relation libre

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bonheur

le jeudi 06 mai 2021 à 19h50

Bonjour Liloumalou,

Je crois que je ne te serai pas d'un bon soutien, au contraire. Je suis sujette aux coups de foudre et en est connu plusieurs au cours de ma vie (déjà longue, j'ai 52 ans). Oui, c'est très particulier et surtout très transformateur comme forme d'amour, je le confirme :-D .

Belle continuation à toi, j'encourage toujours les personnes qui remettent en question (+) .

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Discussion : Mon amoureuse a fait une rencontre, mais la personne rencontrée souhaiterait une relation exclusive.

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bonheur

le lundi 03 mai 2021 à 19h55

Les polyacceptants existent. Je ressens des difficultés à chaque fois que mono et poly s'opposent. Cela déforme l'individualité et cette déformation me dérange beaucoup. Penser qu'une évolution serait immédiate me dérange également. Toute évolution demande des mois et même des années, parfois. C'est, comme toujours, une opinion qui n'engage que moi et aucunement une généralité. Je vis avec un mono-polyacceptant, et ? L'essentiel c'est justement d'avoir déconstruit pour redonner une place juste aux individualités. On a le droit d'être mono, si on le désire.

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Discussion : Je suis polyamoureuse mais je ne veux pas l'être

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bonheur

le mercredi 28 avril 2021 à 12h18

Je te répondrai volontiers ici, sauf qu'un forum n'est pas fait pour les discussions personnelles entre deux personnes. En réponse "générale", je dis souvent qu'une transition prend le temps nécessaire. Que ce soit d'ordre sociétal version coming out, que ce soit professionnel... Il faut laisser le temps au temps. Je doute qu'il y ai des bons moments et sache que je suis désolée que ta compagne n'est pas fait preuve de franchise dès le départ. Oui, on peut ne pas dire par crainte (peur même) de la réaction d'autrui, peur de perdre... Je suppose qu'anonyme en est à ce stade.

Bravo d'avoir écouter, réfléchi. Je crois que personnellement je t'admire, car pour moi la non communication, la non honnêteté est impardonnable. J'aspire que mon chéri de vie et mes amoureux me disent. Je peux, je crois, tout accueillir comme propos. Je me sens suffisamment déconstruite et ouverte. Sauf le mensonge. Il faut du courage pour exprimer, il faut aussi du courage pour entendre. La vie n'est pas un long fleuve tranquille et aucune route est toute droite, toute tracée, bien définie. C'est mon point de vue en tout cas. Les virages obligent à ralentir, les orages et tempêtes occasionnent une mauvaise visibilité. Parfois, la route est coupée et on prend un chemin de traverse (de travers, parfois, aussi :-D ).

Tu as encore besoin de "cases". Un jour, il te sautera peut-être aux yeux que certaines personnes sont à elles seules une case unique. De formes bizarroïdes, ces personnes ont été obligées, parfois à leurs dépens, de s'adapter. Cela devient une seconde nature et c'est dommage, car elles deviennent des chamallows. Elles sont malaxées en permanence, déformées, pour entrer dans des cases où elles ne se sentent pas bien. Seul un coming out total permet finalement de ne plus se laisser contraindre. Et cela ne se fait pas du jour au lendemain. Surtout, il faut que l'entourage proche ne déserte pas. En cela, je te dis bravo d'être dans la volonté d'accompagnement.

En revanche, tu ne dois pas penser que le polyamour fera aussi ton bonheur. Mon chéri de vie (l'exemple que je connais le mieux) n'a jamais désiré devenir poly. Il a gagné en liberté intérieure et en individualité. Il ne sent plus obligé de rien. Sauf qu'il vivrait mal des amours plurielles, y compris uniquement affectifs et tendres comme je le vis. Contrairement à ta compagne, je ne mêle pas sexualité et amour. La sexualité n'entre pas dans ma définition hors dictionnaire du mot amour. J'ai d'ailleurs parfois ressenti du désir sexuel pour des personnes que je n'aimais pas d'amour.

Un jour, en café poly, une participante que nous avions côtoyés et qui nous connaissait quelque peu a dit (mots exacts ?) : Si un jour bonheur se jette en Saône (rivière locale), son chéri n'ira pas la secourir. En revanche, il serait capable de boire toute l'eau pour qu'elle boive seulement la tasse. Autrement dit, se jeter aussi à l'eau et prendre le risque d'une double noyade... Il vaut mieux être présent et accompagner afin que l'autre ne se noie pas. On ne peut pas empêcher la chute, on peut adoucir les conséquences. Souvent, une présence, une écoute, des bras accueillants suffisent. Et ça tombe bien, car quand on prend une personne dans ses bras, cette personne peut aussi nous envelopper des siens :-) <3 .

bonheur : née femme, se sent genderfluid plutôt mec, relativement déconstruite et enfin elle-même. Accompagne volontiers tout humain désireux de déconstruire. :-D :-D :-D

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Discussion : Je suis polyamoureuse mais je ne veux pas l'être

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bonheur

le mercredi 28 avril 2021 à 10h49

FraisDoux
... mettre des mots est beaucoup plus important qu'on ne croit...

Oui, je crois aussi qu'il faut savoir mettre des mots sur ses émotions. Faire attention de ne pas qualifier les émotions des autres. C'est ce point que je voulais énoncé.

Il a déjà été ici question du sens du mot amour, à maintes reprises. Et oui, il a un sens différent à chaque fois qu'on le ressent. Pour moi, l'amour ne revêt jamais la même forme. Chaque instant est différent. Dans mes "constantes" il y a la finalité d'une évidence. Cette société judéo-chrétienne justement, avait réussi à me faire avoir des œillères, celle du mariage. Et un jour, parce que ce jour devait arrivé (mon passé avait des prémices), j'ai été dans cette situation de cette évidence que j'étais amoureuse d'un tiers, tout en étant toujours amoureuse à n'en pas douter, de mon mari (que je nomme aujourd'hui "chéri de vie").

Ce tiers a rejeté mon amour et j'en ai affreusement souffert. D'où ma compréhension des propos de @anonyme123456789. Moi qui avait mis en péril ma relation historique, juste pour lui dire mon amour, me retrouvait dans cette souffrance du rejet. L'amour non partagé est une souffrance et en plus si des petits cons de service découvrent les faits, la femme que je suis à endosser le rôle de la salope et a été montrée du doigt. A 40 ans, j'en ai un peu eu rien à foutre de cela, mais c'est venu malgré tout accentuer la souffrance du rejet.

J'ignore s'il a voulu fuir une situation compliquée ou alors s'il ne m'aimait pas, alors que nous étions extrêmement proche auparavant. La question n'est pas là, la souffrance était en moi et j'étais désemparée. J'ai ce bonheur d'avoir un chéri de vie merveilleux. Il a très mal accusé le coup, lui aussi, pourtant il a compris ma souffrance et a été présent pour moi, malgré ce qu'il vivait. Il faut dire j'étais aussi là pour lui, bien que j'étais très mal et que j'étais à l'origine de ce que l'on aurait pu qualifier sur l'instant de gâchis.

C'était en 2007, et aujourd'hui je sais qu'au contraire ce fut la meilleure des décisions de ma vie. J'ai tombé les œillères. Le mot mariage n'a plus de sens, en tout cas pas celui (mot du dictionnaire et de la législation) de la société française, et ni lui ni moi ne portons désormais d'alliances. Seul l'amour nous offre, et non les dictats. On peut s'en défaire, avec le temps.

fredou
... tu es attiré et obsédé par lui.

L'attraction survient d'elle-même. Je doute qu'elle soit voulue. Quelque soit le rapprochement, il existe. Rien de malsain que deux individus se rapprochent, bien au contraire. L'obsession vient peut-être du fait que l'incompréhension existe. Etre rejeté est une chose, ne pas savoir pourquoi en est une autre. L'absence de communication est vraiment invivable, surtout si l'on désire comprendre, savoir. Je ne dis pas que c'est le cas d'anonyme. Si c'est le cas, je comprends sa réaction. Moi, j'ai fait mon deuil, après coup, de ce que je ne vivrai jamais avec cet homme. Si je pense à lui, aujourd'hui je souris, face finalement ce merveilleux que j'ai partagé avec lui. Je conserve cet amour, cette tendresse, la beauté des souvenirs. Je prends cette "mésaventure" comme un cadeau de la vie. Je suis sortie des stéréotypes et suis enfin moi. Une libération, dans la douleur initiale, avec cette chance d'en sortir grandie et mon chéri aussi.

La souffrance n'est pas négative. Elle engendre des émotions qui sont à vivre. Là encore, c'est la société qui qualifie les émotions de "positives" ou "négatives". Une émotion est... à vivre !
C'est ma philosophie en tout cas. Une émotion est fluctuante. Elle peut revenir, régulièrement parfois. Une émotion qui s'installe n'est plus une émotion. On en revient à l'obsession.

Je crois, mais ce n'est que ma réflexion avec le peu de mots d'anonyme, que la souffrance vient aussi de la difficulté d'aborder le polyamour avec son compagnon de vie. Car la situation, et je crois que anonyme en est consciente, resurgira. Le passé, le présent et l'avenir. Si elle doit prendre un nouveau départ avec son compagnon, la franchise, l'honnêteté, la sincérité et l'authentique de ce qu'elle ressent intérieurement (polyamour) est soit discuté, soit dissimulé pour toujours. La question, flou peut-être, est-elle dois-je caché ou exprimé ?

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Discussion : Je suis polyamoureuse mais je ne veux pas l'être

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bonheur

le mardi 27 avril 2021 à 15h02

Bonjour @anonyme123456789,

L'amour est une émotion, un ressenti et seule la personne qui éprouve sait. En revanche, le polyamour se "débarrasse" des cachoteries, secrets... Et c'est sans doute ce qui te mine (peut-être ?).

Ton amour non "officiel" est ce qu'il est. Je ne pense pas que l'amour offre uniquement du bonheur. On peut souffrir, affreusement, par amour. Je dirai surtout si l'amour est présent. Pour moi, et je peux me tromper, la souffrance engendrée par l'amour est un excellent baromètre sentimental. Après, il y a le système cognitif et il peut se nourrir de ce que l'on n'a pas. D'ailleurs, avec ton premier amour vous avez fait une pause, le mot séparation est même indiqué. Pour ma part, dans les épreuves, j'ai encore plus besoin de mes amours, de leur soutien. Autrement dit, si on part du principe que l'amour n'est que facilité, alors tu n'aimes ni l'un ni l'autre.

Ceci dit, ne laisse personne supposé de ce que tu éprouves. Qui es-tu @fredou, pour mettre l'étiquette amour, là où toi tu l'impose ? Les sentiments sont une succession d'émotions et varient, tous comme les émotions. Dans le cas où un amoureux me place dans une situation où je me sens dans un état qualifié de négatif, alors je cesse de l'aimer ? J'invite à la réflexion.

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Discussion : Devenir polyamoureux ou la fin de l'amour

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bonheur

le samedi 24 avril 2021 à 18h54

@Monosaccharide.

Je ne pense pas avoir pris ta sincérité pour de l'ironie et merci de me le préciser. Sache que je me moque de l'identité de telle ou telle personne. Nous sommes tous des humains et faisons de notre mieux pour vivre, dans une société comme la nôtre.

On ne peut se forcer, en matière de polyamour. La relation de couple ? Qu'entendre par là ? On peut aimer sans se sentir en couple. Le dégoût est une émotion, un ressenti extrêmement intense. Cesse de t'obliger. Vis ce que tu vis bien et délaisse ce que tu vis mal. Parfois, les "contradictions" surviennent et en matière d'amour(s) elles sont fréquentes. Parfois on peut passer outre, mais si ce n'est pas le cas, il faut tirer à soi l'enseignement de l'expérience vécue et quitter.

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Discussion : Devenir polyamoureux ou la fin de l'amour

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bonheur

le samedi 24 avril 2021 à 09h25

@Monosaccharide.

Je prend pour principe que l'on ne connait jamais personne vraiment. D'ailleurs, on ne se connait pas soi-même vraiment. Autant je considère que chaque individu a un socle de personnalité intrinsèque qui lui est propre, autant nos réactions et attitudes ne sont que le fruit de convergences. Il y a ce socle, il y a l'état (fatigue, angoisses, santé à la fois physique et morale), il y a les circonstances, il y a tellement de facteurs différents. Il faut aussi tenir compte de cette variabilité chez l'entourage, qui y est sujet également. Tout ceci mène à la construction de situations et de réactions aux situations unique. C'est cela vivre en interaction avec autrui.

Je t'invite à lire le petit livre illustré (un peu comme une BD et avec de l'humour) "Cessez d'être gentil, soyez vrai !" de Thomas ANSEMBOURG. Je t'invite à cela pour que tu te fasses ton opinion. Tout ce qu'indique autrui, ici, tes amis, des psy... sont des regards extérieurs avec un avis, une méthode (les analystes) et autres. En revanche, ils ne peuvent percevoir à travers toi. Personne n'est en toi et personne ne peut comprendre. D'ailleurs même toi tu es paumé et sache que c'est une bonne chose, enfin d'après moi.

Si tu es venu ici, c'est que tu désires mettre de l'ordre dans tout cela. Tout ce confus et comme tu l'indiques, cela t'a retourné le crâne. Retrace l'histoire du point de vue que pouvait être le sien. Tu ne pourras pas te mettre à sa place, personne ne le peut. Mais imagine être elle et comment vis tu cette histoire ? Si cela peut t'aider, relis vos échanges, etc... Tente de ne pas vouloir l'intégrer dans un moule ou une pathologie quelconque, juste un vécu.

Et puis, une personne froide peut être une personne qui met une cuirasse. Elle n'est pas obligatoirement sans sensibilité, bien au contraire. Elle vit intérieurement cette sensibilité, sauf que rien ne transparait extérieurement. Cela arrive lorsque les personnes très sensibles n'apprécient pas que l'on lisent en elles comme facilement. Elles se sentent à la merci des autres qui pourraient les utiliser. A force d'être froide extérieurement, elle le devienne aussi intérieurement, malgré elles. Par moment, elles laissent entrer en elles quelqu'un et tombent un peu la cuirasse. Sauf que c'est universel, et elles se rendent de nouveau vulnérables. Ce doit être très difficile à vivre et l'entourage pense que la personne sujette à cela est inconstante, sauf que non.

Nous sommes je crois tous un peu sujet à cela. Nous sommes tous avec des instants plus ouverts que d'autres. Chez certaines personnes la différence est flagrante, chez d'autres tout juste perceptible. Mais inconstant, je suis persuadée que nous le sommes tous.

D'ailleurs, si ma mémoire est exacte (???) vous êtes à distance. Elle le vit peut-être mal et comme c'est de son fait, s'en veut. Qui dit qu'elle vit bien tout ceci et que ce n'est pas simplement un réflexe d'auto-défense.

Tu ne me dérange pas avec ton histoire. Simplement il est vrai que l'antipathie se ressent aussi à distance, dans des mots. Et ton incompréhension étant rejeté sur le polyamour, comment en tant que poly ne pas se sentir au moins "malmené". Difficile d'être bienveillant envers une personne agressive. Tu es malheureux, ça aussi c'était perceptible. Je ne cherche jamais à persuader que le polyamour (ou polyaffectivité dans mon cas) est bien ou mal. Sache seulement que les polyamoureux peuvent être de grands sentimentaux et que mener plusieurs vies sentimentales intenses simultanément n'est pas de tout repos. Cela amène à vivre des instants wahoo et aussi se faire "caillasser" (au sens figuré) par le reste de la société. Alors se faire malmener par des professionnels comme des psy, qui au contraire devrait être dans la compréhension humaine (et l'amour c'est humain) et non dans la stigmatisation systémique.

Il y encore pas si longtemps, une femme qui avait une vie sexuelle épanouie était une hystérique et pouvait, au bon vouloir de l'homme se faire enfermée. Alors, pour ma part, la psy... je la fuis et je me fais mon opinion sur l'humain sans croire à des analyses trop bien construites.

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Discussion : Attendre quelqu'un, aimer en parallèle

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bonheur

le lundi 19 avril 2021 à 14h17

Bonjour @Alternative,

Les ex, de l'expérience que j'en ai, sont des ex. En cela, je veux dire que les incompatibilités (et les démons intérieurs en font partie, pour moi), demeurent. C'est l'expérience que j'en ai.

On évolue, sauf que ce qui a fait défaut est souvent travesti derrière des considérations idéologiques. Une personne qui n'a pas affronté la réalité pour donner "substance" à l'amour, n'affrontera pas d'autres situations, aussi réelles et aussi différentes soient-elles. J'ai été trop longtemps confrontée à cela. Aujourd'hui, je fais le deuil à chaque fois que nécessaire. Je ne laisse plus revenir dans ma vie, du moins pas avec l'amour et finalement l'amitié ne pouvant être belle si j'aime... L'attentisme comme base d'avancement ? Pourquoi pas ? Moi ça me laisse perplexe, sauf que tout à chacun-e n'est pas moi.

Tu n'es pas en phase, encore avec toi même, alors tu t'interroges. Une chose malgré tout, désires-tu faire preuve ou non de transparence à l'avenir avec tes amours ? Si oui, tu as conscience d'un possible retour d'un ex (ou une ?) alors la question serait plutôt : ferai-je preuve de franchise ?

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