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Discussion : Besoin de conseils très pratiques
Voonx
le mardi 20 janvier 2015 à 13h27
Bonjour à tous,
Je reviens vers vous, presque un mois plus tard, pour vous livrer un message plein de bonheur (et vous remercier encore de vos réponses).
Ces dernières semaines, j'ai lâché prise sur la plupart de mes interrogations. Je ne dis pas que je n'aurai plus jamais peur de la perdre, elle, mais je n'y pense pas tellement en fait. Sauf pour me faire peur, je sais pas. Je profite de la vie, et de mon amoureuse, et du fait que je l'aime (et ça c'est une chance).
Il fallait, je pense, passer par cette étape difficile. Et ça n'est pas terminé, c'est un travail de déconstruction que je commence à peine. Mais je commence à en sentir les effets... Cet espèce de relâchement, et de bonheur simple, choisi.
Je sens, je sais qu'il y a encore pas mal de chemin, et en fait je m'aperçois que c'est ce qui m'intéresse. Je ne veux pas que les sentiments soient figés, je veux les voir vivre. Si ça passe par d'autres rencontres, d'autres amours, ou non, c'est comme ça.
La seule chose qui compte, c'est le fait de continuer à aimer, et à se battre parfois. Le jeu en vaut la chandelle !
Discussion : Besoin de conseils très pratiques
Voonx
le samedi 27 décembre 2014 à 15h06
Pour la petite histoire, hier soir, comme je n'avais pas vraiment le temps d'appliquer les idées de l'ami Phoenix sur l'hypnose, je suis simplement allé manger chez une amie. Et puis nous avons passé la nuit ensemble. Je n'avais jamais fait ça depuis le début de ma relation. Je ne le regrette pas une seconde, même si j'ai senti que je n'étais pas toujours "dans le coup".
De son côté, ma douce était rentrée dormir après s'être bien amusée - elle a dormi seule du coup. Finalement, c'est donc moi qui ai découché. Je n'en ai tiré aucune culpabilité, et je suis d'ailleurs rentré au petit matin pour me réveiller avec elle. C'était super.
aimerplusieurshommes
durant des années, je me suis toujours débrouillée, même si je me sentais hyper bien avec un amoureux, pour rentrer le matin à temps pour petit-déjeuner à la maison. Parce que "nos" petits-déjeuners étaient un moment privilégié que nous aimions beaucoup, et qu'en lui montrant que j'aimais ces moments, je lui montrais que je l'aimais. OK, ça "attentait" à ma liberté de découcher, mais cela valait la peine de le faire, le temps que mon cher et tendre soit tranquillisé sur l'amour que je lui portais. C'est arrivé, et un jour, ça ne lui a plus posé de problèmes que je loupe un petit déjeuner. Et réciproquement quand il avait une amoureuse.
Super intéressant. Effectivement, le petit déjeuner est un truc assez important pour moi (c'est amusant, avant je détestais ça). Un café, une clope, une discussion, c'est là que je mets l'intimité, la mienne. Peut-être que ça évoluera, et c'est sûrement aussi ça qui est beau dans une relation. Je ne veux juste pas avoir la sensation de "perdre" quelque chose, de sacrifier un élément important de mes petits rituels affectifs, aussi puérils peuvent ils paraître.
C'est important de procéder par étapes, de ne pas croire qu'être libre, c'est faire à 100% ce qu'on veut tout de suite. On peut se fixer un objectif de liberté, mais imaginer des étapes pour y parvenir avec un but : qu'aucune étape ne soit douloureuse, ou en tout cas qu'elle le soit le moins possible. Et peu à peu, à chaque étape franchie, on s'aperçoit que finalement ce n'était pas si difficile, alors que si on va trop vite, on risque de se faire du mal. C'est comme le sport : si on force trop au début, on risque le claquage, alors que si on s'entraîne progressivement, tout se passe bien.
Je commence à véritablement comprendre que tout ça est une question d'ajustements.
Le problème est que je suis un cérébral jusqu'au boutiste. Je veux tout contrôler, tout agencer théoriquement. Et puis soudain, je me jette à l'eau, et oui je vais un peu vite. L'expérience que je racontais dans mon premier message était clairement un petit "claquage". Ce que j'ai vécu avec ma chérie hier soir et cette nuit était juste une confirmation que, certes, on ne s'engage pas dans la voie la plus simple (surtout pour moi), mais que c'est un beau chemin qu'on emprunte tous les deux.
Je crois que le travail qui suivra ne concerne que moi et moi seul... J'ai besoin de beaucoup parler, et je crois que c'est une bonne chose. Mais je maîtrise trop mon verbe pour ne pas en faire quelque-chose de "dangereux" par moments. Je parle beaucoup plus avec ma tête qu'avec mes tripes en ce moment, et je sens que ça l'affecte, qu'elle ne comprend pas toujours où je veux en venir, et qu'elle voudrait juste que j'arrête de tout vouloir anticiper, contrôler, mesurer.
Marie-Georges
Et tu as raison. Je ne connais pas de meilleur ciment que la bienveillance. Maintenant, il n'y a pas de mauvaise réaction tant qu'il n'y a pas d'attaque dedans. (Quand ça va mal, pense à commencer tes phrases par "je", votre volonté de dialogue fera le reste.)
Amen à la bienveillance. C'est mon cap, et c'est pour ça que je suis confiant. Je sais que je ne lui en veux jamais.
Je lui ai parlé ce matin, je lui ai dit que j'avais besoin de parler, mais que moi-même ça m'usait. Je ne me sens plus fonctionnel pour le reste des évènements de mon existence... Je crois qu'effectivement elle se sent un peu impuissante face à mon labyrinthe de sensations et d'émotions. Il faut que je trouve un moyen de l'en préserver (pour partie du moins), sans m'éloigner de nous.
yola
Souvent il y a un truc qui marche pour moi, je ne sais pas si ça t'aidera, mais c'est de noter à chaque fois mes pensées négatives et de m'écrire à la place des messages à moi même du genre "ne pas oublier ça, et ça". ça m'aide à redevenir lucide et à pas me laisser aller.
Je trouve l'idée géniale. Je vais essayer d'appliquer ça, merci ! Si ça peut éviter quelques boucles cérébrales bien fatigantes...
Désolé pour le pavé, je trouve ça juste énorme de pouvoir parler de tout ça sans se sentir jugé. J'ai essayé d'en parler à un ou deux ami-e-s, c'est souvent frustrant - on te fait comprendre que tu dois faire attention, que tout ça est dangereux, etc. Bref. Merci, merci, merci infiniment pour vos réponses.
Message modifié par son auteur il y a 11 ans.
Discussion : Besoin de conseils très pratiques
Voonx
le vendredi 26 décembre 2014 à 13h33
Bonjour à tous,
J'ai lu pas mal de discussions, d'articles, etc., sur ce site qui est une mine d'or, et une véritable invitation à raconter son histoire sans être jugé. Dont acte.
Je suis avec quelqu'un de formidable depuis quelques mois et je suis profondément amoureux d'elle, pour ne rien gâcher. Tous deux sortons de relations longues où nous nous sommes enfermés. Alors comme pierre d'angle à notre histoire, nous avons posé une idée simple : "sois libre, je t'aimerai exactement comme ça".
Là où le bas blesse, c'est que même si je suis absolument et complètement convaincu de cette maxime, je peine encore à retenir certaines angoisses. Je veux qu'elle puisse être avec moi en étant libre, je veux être son choix et non pas une nécessité. Mais j'ai du mal à vivre simplement l'idée qu'elle puisse tomber amoureuse d'un autre.
Nous avons vécu des choses à trois (toujours avec d'autres garçons), et il y a quelques nuits, j'ai carrément balisé. D'un seul coup, la peur qu'elle le préfère, lui, m'a étouffé, et je n'ai pas pu continuer.
Nous parlons beaucoup, et elle sait que je ne suis pas un jaloux concernant notre sexualité. Je ne lui en veux pas, jamais. Mais elle commence à comprendre que je suis un angoissé affectif. En fait, je le comprends en même temps qu'elle, parce que n'ayant jamais vécu une rencontre aussi forte, je ne m'étais jamais véritablement mis en "danger".
J'ai pas mal de choses à régler de mon côté, ça prendra du temps, et ça passera certainement par une thérapie. Je commence à comprendre ma peur de l'abandon, j'y travaille, et ça avance. Seulement, j'ai cette crainte terrible aujourd'hui qui est de mal réagir, de lui faire du mal. Malgré moi.
Ce soir, elle rencontre un garçon croisé en ligne. Je n'ai pas peur qu'ils s'amusent elle et lui, tant mieux pour elle. Ce qui m'enterre vivant, c'est qu'elle veuille rester avec lui au petit matin, continuer à partager une intimité tendre et… amoureuse. Sans moi.
Certains d'entre vous sont peut être déjà passés par des phases comme celle-ci ? Pensez-vous qu'il existe des astuces pour gérer l'incendie sans que ça pèse sur son partenaire ?
Merci :>
Message modifié par son auteur il y a 11 ans.