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Polyamour.info

Raphaelle

Raphaelle

Paris (France)

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Discussion : Compte-rendu du café poly du 28 octobre à la Cantada

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Raphaelle

le samedi 20 décembre 2014 à 18h43

J’avais envie de rebondir sur ce fil depuis un moment.

Autant je suis pour prendre au maximum conscience de ses sentiments, autant je ne suis pas pour leur acceptation totale ! Certains sentiments me semblent devoir être combattus et je crois pouvoir me passer d’exemple.
L’exemple des sentiments amoureux non partagés est délicat et, parfois, symptomatique d’une absence de prise en compte des sentiments de l’autre. Ne pas être responsable de nos sentiments ne signifie pas que nous devions nécessairement en faire part. La personne face à nous, qui ne partage pas notre sentiment amoureux, pourrait ne pas avoir envie d’entendre ce que nous souhaitons lui dire, ce qui serait tout aussi compréhensible que notre désir de lui dire. Pourquoi la question d’un potentiel déplacement du malaise n’est-elle quasiment jamais posée ?

A mon sens, le fait de vivre plusieurs relations en « solopoly » nécessite également de porter attention aux sentiments autres. Ce n’est pas parce qu’on ne vit pas avec eux (et leurs partenaires) et que les répercussions de nos actions nous serons souvent invisibles que nous ne devons pas essayer de les prendre en compte.

Cette discussions me donne envie de partager quelques notes prises à la volée en écoutant La Grande table, 2nde partie, du 17.12.14, « ce que nous enseigne la torture » (cf. ici).
Vers 14 minutes, Catherine Perret explique que les humains tentent de se défendre narcissiquement de tout ce qui peut constituer des dépendances. Selon elle, la civilisation occidentale, en particulier, à tout fait, à travers le Christianisme notamment, pour ériger l’idéal de l’individu purifié de ce qui le lie aux autres. La promotion de la solitude individuelle, de l’autonomie de l’individu, de sa responsabilité exclusive est la conséquence (ou peut-être un écho) d’une volonté d’oublier que nous ne sommes pas seuls, que nous sommes profondément dépendants des autres, de notre espèce.

Ca correspond bien à cette impression de déresponsabilisation générale que je perçois chaque jour à différents niveaux, parallèlement à la montée des pseudo-responsabilités individuelles que nous nous devons d’endosser sous peine d’être qualifié-e-s d’inciviques ou d’immoral-le-s.

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Discussion : Compte-rendu du café poly du 25 novembre 2014 à la Cantada.

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Raphaelle

le samedi 20 décembre 2014 à 17h14

Mes remarques persos, post-café, sont entre crochets.

1] La NRE (New Relationship Energy)

Il n’existe pas une NRE étalon mais autant de NRE que de manières de les vivre.
La NRE est une phase, passionnelle ou non, pouvant se déclencher avec une nouvelle relation.
Dans un cadre mono, une NRE aboutit fréquemment à une rupture (quasi-systématiquement dans les fictions télévisuelles et littéraires où la rupture est souvent présentée comme l’unique possibilité).
Dans un cadre poly, si une NRE n’est pas synonyme de rupture (mais peut aussi y conduire), une NRE n’est pas toujours facile à vivre (d’un côté comme de l’autre), notamment dans le cas où, pendant longtemps, deux personnes ont vécu ensemble sur un « contrat » poly sans vivre d’autre relation. Si passage de la théorie à la pratique peut s’avérer délicat, certaines personnes ont été aidées par une réflexion théorique préalable continuée sur le moment.

La NRE n’est une étape ni nécessaire ni systématique. Certaines relations ne connaîtront jamais de NRE [ce qui ne signifie absolument rien de positif ou de négatif en soi]. Si NRE il y a, celle-ci n’intervient pas toujours au tout début d’une nouvelle relation ; une NRE « à retardement », au bout de plusieurs mois, est possible (d’autant plus que, dans les relations poly, il est fréquent d’avoir une relation avec une personne depuis plusieurs mois en l’ayant très peu vue).

Une NRE partagée entre deux personnes peut être asymétrique et, s’il existe une relative symétrie il y a au départ, une asymétrie plus ou moins grande se développe fréquemment dans la durée.

Plusieurs personnes ont mentionné que voir l’un-e de ses partenaires vivre une NRE entraîne souvent une crise de confiance en eux-mêmes.
Une NRE peut-être un moment délicat à gérer vis-à-vis de sa/ses relation(s) préexistante(s). Une NRE ne devrait pas pouvoir servir à excuser des indélicatesses et une défense du type « je suis en NRE, débrouille toi avec tes sentiments. Comment ça tu ne comprends pas, toi qui est poly ! ».

Certain-e-s souhaitent être « emmené-e-s » par la NRE de leur partenaire. Dans ce cas, ils/elles éprouvent du plaisir à voir l’autre heureux [cf. compersion].
Ce qui n’empêche pas que la NRE soit déstabilisante si la nouvelle relation commence à prendre de la place [la NRE serait-elle, dans ce cas, un facteur accélérateur ?] et que les anciens équilibres sont, plus ou moins, réajustés. Plusieurs personnes ont conseillé de ne pas remettre en cause les projets antérieurs à l’arrivée de la nouvelle relation pendant un an, le temps que la nouvelle relation se stabilise [ici, NRE est synonyme de phase passionnelle]. Une manière de rassurer, si besoin il y a, ses autres partenaires est de leur consacrer le même temps et, dans la mesure du possible, la même attention qu’avant.

Lors de ce café, il a souvent été explicitement question de l’arrivée d’une nouvelle personne constituant la deuxième relation (par ordre d’arrivée). Alors qu’il pourrait s’agir de l’arrivée d’une 3e, d’une 4e, d’une 5e, etc. La situation de base, le nombre de relations préexistantes, est un facteur important qui mettra plus ou moins en exergue les restrictions temporelles [et, parfois, des luttes de territoires]. D’autre part, dans le cas de rencontres peu espacées dans le temps, il arrive qu’une NRE puisse en chasser une NRE, bien que plusieurs NRE puissent être vécues en même temps.
S’il semblerait logique que les relations les plus récentes soient plus sujettes à être déstabilisées, ce n’est pas forcément le cas. Une NRE peut être plus déstabilisante pour la relation préexistante qui peut ressentir le besoin d’un « contrat » peut pour que les engagements antérieurs soient tenus.

L’énergie de la NRE peut être négative ou positive. L’énergie positive peut rejaillir sur les autres partenaires.
La NRE de l’un de nos partenaires peut aussi être bénéfique pour nous en ce qu’elle va nous libérer du temps, ce qui peut être difficile à apprécier sur le moment.

Deux partenaires peuvent chacun avoir une NRE de leurs côtés.

Si la « NRE à répétition » n’est pas le privilège des grandes villes, force est de constater l’importance du géographique qui favorise ou défavorise l’émergence de NRE. [Pas spécifique à la NRE mais aux relations en général.]

Une NRE peut favoriser les rapprochements avec d’autres personnes [« rayonnement » personnel et « effet publicitaire » accru, qui favorisent les NRE en chaîne].

2] Inclusivité et compartimentalisme

[Ne cherchez pas « compartimentalisme » dans le dico, c’est un néologisme siestacortanien, l’antonyme « d’inclusivité ».]

Nous avons manqué de temps pour traiter ce second sujet dont nous avons déjà discuté en juillet (cf. le troisième sujet du compte-rendu ici).

Inclusivité :
- est situationnelle/contextuelle ;
- permet, sur certains points, de gagner du temps ;
- nécessite consensus collectif ;
- peut aboutir à la construction d’une « toile relationnelle ».

Pour certaines personnes, le compartimentalisme est un pis-aller.

HS
Les notions « relation primaire » et « relation secondaire » ne dépendrait pas des sentiments mais de ce qui est construit dans ces relations.

Pas de CR de ma part pour le café de décembre 2014.

Belles fins d’année.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Discussion : Papillons quand vous nous tenez... comment gérer le déséquilibre mono/poly

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Raphaelle

le mercredi 26 novembre 2014 à 01h48

@ Siesta : Je n'ai pas compris ta première phrase. Qu'as-tu envie qu'il arrive ?
Ne pas en vouloir à la personne mais prendre ses distances me fait penser à l'Eloge de la fuite de d'Henri Laborit.
Plutôt "qu'aime-moi moins", je me dis "qu'aime-moi différemment" serait plus juste.

Je ne suis pas idéaliste, vraiment pas. Dire d'une chose qu'elle est très fréquente ne signifie rien de plus qu'indiquer une probabilité élevée, au vu de l'expérience limité d'un observateur et d'un contexte restreint. Et, même quand il y a 90% de chance que quelque chose fonctionne, d'une certaine manière, il y a toujours une chance sur deux que, dans le cas en question, ça ne fonctionne pas. Rien de dramatique, juste un principe de notre réalité. Ce qui fait mal, c'est de se raccrocher aveuglement ou désespérément aux probabilités les plus élevées (et la chance n'a rien a voir là dedans).

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Discussion : Compte-rendu du café poly du 28 octobre à la Cantada

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Raphaelle

le mardi 25 novembre 2014 à 18h08

Merci pour le CR (+)

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Discussion : Papillons quand vous nous tenez... comment gérer le déséquilibre mono/poly

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Raphaelle

le mardi 25 novembre 2014 à 18h05

Caline
Mon compagnon depuis 6 ans marque une nette préférence pour sa nouvelle chérie.
J'envisage la rupture...

Nouvelle chérie, donc, probablement, ton compagnon vit une phase passionnelle qui, logiquement, a tendance à te mettre au second plan. Phénomène très souvent observé et qui est, très souvent, temporaire. Il est fort possible que passée cette phase, qui peut être très courte ou relativement longue, il marque, de nouveau, une nette préférence pour toi ou que les sentiments qu'il éprouve pour vous deux se "nivellent", "s'égalisent". Bon, il est aussi possible qu'il conserve une préférence pour sa nouvelle chérie, dans le cas où la relation dure.
Pourquoi envisages-tu la rupture ? Parce qu'actuellement il préfère une autre ou parce que sa manière de se comporter, du fait de sa "nette préférence", est indélicate et t'insécurises ?
En te lisant, j'ai pensé à cette phrase d'André Gide : "Pour moi, être aimé n'est rien, c'est être préféré que je désire." J'avais trouvé cette phrase pertinente, il y a dix ans. Maintenant, être préféré ne me semble pas essentiel, d'autant plus que la personne en face de nous n'a, à mon avis, pas de prise sur ses préférences. Dans un cas comme le tien, j'ai tendance, si cela fait sens (puisque avoir une préférence pour une autre ne change pas nécessairement l'intensité de ses sentiments à ton égard), à choisir cette citation : "aime-moi moins mais aime-moi plus longtemps".

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Discussion : Compte-rendu du café poly du 23 septembre 2014 à La Cantada

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Raphaelle

le mercredi 22 octobre 2014 à 12h57

LuLutine
Vaniel
Le libertinage peut être vécu dans un cadre possessif de non-exclusivité sentimentale.

Euh, je ne suis pas sûre de la formulation de cette phrase ?
C'est bien ce que tu voulais dire ?

Effectivement, il y a là un contre-sens que je vais corriger. Il fallait lire "exclusivité sentimentale" au lieu de "non-exclusivité sentimentale".

@ Choco : l'idée serait de faire un compte-rendu pour chaque café, si j'ai le temps. Comme je ne serais pas là à celui d'octobre et que personne ne s'est proposé, il faudra certainement attendre novembre pour le prochain CR.

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Discussion : [Le site] Appel à dons automne 2014

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Raphaelle

le vendredi 17 octobre 2014 à 20h05

J'ai passé un ordre de virement cet après-midi.

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Discussion : Compte-rendu du café poly du 23 septembre 2014 à La Cantada

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Raphaelle

le jeudi 16 octobre 2014 à 16h05

Rappel : je ne fais que retranscrire, dans une forme libre, les propos d’autres personnes. Malgré toutes mes précautions, il peut arriver que leurs propos soient déformés. Si c’est le cas, je m’en excuse.
Mes remarques personnelles sont indiquées, dans ce compte-rendu, par l’utilisation des parenthèses.

Par manque de temps, ce CR est moins structuré que les précédents.


1. Polyamour et libertinage

Il convient de prendre en compte que cette discussion a eu lieu dans le cadre d’un café poly où tous les participants ne connaissent pas forcément les subtilités du « milieu » libertin comme ils peuvent connaître celles du polyamour.
Les libertins ont aussi leurs cafés où ils discutent sans pratiquer. Une fois par mois, a lieu l’apéro libertin de M. Chapeau.

Il est indéniable que les frontières entre le polyamour et le libertinage sont poreuses. Les zones poreuses peuvent être différentes d’une personne à l’autre.

Le polyamour pourrait s’envisager comme un état d’esprit quand le libertinage désignerait des actes, des pratiques.

En Belgique, une distinction stricte est faite entre polyamour et libertinage. Pourtant, le polyamour peut inclure le libertinage qui est une forme de non-exclusivité sexuelle. Les deux sont potentiellement compatibles et, dans les tous les cas, ils sont censés se fonder sur un consensus.

Le libertinage peut être vécu dans un cadre possessif d'exclusivité sentimentale.

La multiplicité des relations vécues dans le polyamour permet la découverte de nouveaux « univers érotique ».
Le polyamour peut amener plus facilement au libertinage que le mono-amour par le fait de favoriser des sexualités de groupe (avec les partenaires de nos partenaires, par ex.) sans pour autant que coucher à plusieurs signifie coucher tous ensemble.

Le polyamour peut faire vivre des relations qui ne sortent pas d’un cadre libertin ; consentir à une rencontre sexuelle n’est pas nécessairement consentir à ce que la rencontre en question se développe sur d’autres plans. Cependant, une personne poly peut se laisser la possibilité de développer des sentiments. Dans l’absolu, elle ne colle pas d’étiquette indécollable sur une relation (mais elle peut le faire). Dans un cadre poly, l’idée de « responsabilité affective » occupera souvent une place importante même dans une relation libertine.

Le polyamour aura tendance à considérer une personne comme porteuse d’histoire. Le libertinage peut envisager une personne comme un corps avant tout (ce qui en soi n’est pas négatif).
Il ressort souvent que, dans le libertinage, tous les champs des possibles ne sont pas ouverts. Dans le polyamour, en théorie, ceux-ci sont complément ouverts.

Plusieurs personnes ont exprimé leur gêne par rapport au peu de déconstruction de la domination masculine dans les clubs qu’ils ont fréquentés (ce que ne signifie pas que tous les clubs fonctionnent ainsi).
Beaucoup de poly ne conçoivent pas le polyamour sans un rapport égalitaire entre les sexes.

Une relation amoureuse poly, du fait qu’elle soit construite comme une relation amoureuse peut parfois rendre difficile l’ouverture à des rapports libertins.

Le polyamour et le libertinage sont deux façons de résister aux normes. Parfois, la non-exclusivité sexuelle est un premier pas vers une non-exclusivité amoureuse.
Le libertinage serait-il devenu normatif ? Oui, sur certains points qu’il faudrait développer. Nulle opposition ici, puisqu’il existe aussi une « polynormativité ». Le polyamour est-il moins marqué par les normes ? (Possible mais il faudrait le démontrer.)
Le libertinage, pour certain-e-s, est considéré comme une manière « de contrôler l’infidélité ».

Le libertinage se vit à l’écart des regards quand le polyamour peut se vivre devant tous. Le polyamour reste moins connu, plus inhabituel, que le libertinage, ce qui lui vaut parfois d’être plus choquant/dérangeant.
Si le libertinage est concevable par les « autres », qu’au minimum ils en comprennent la théorie, le polyamour est souvent difficile à expliquer.

2. Polyamour et adultère

L’adultère est une norme avec un mode d’emploi facile à expliquer. On ne peut en dire autant du polyamour (ne serait-ce qu’à cause de la diversité des polyamours vécus qui chacun ont leur propre mode d’emploi).

Une position possible pour le poly est de dire : je suis d’accord pour avoir une relation avec toi qui caches notre relation mais tu te débrouilles, je ne me cacherai pas et je ne veux pas que tu annules nos rendez-vous. (Je vous laisse évaluer les chances que ce marché soit accepté par la personne en face de vous.)

Une des limitations à ne vouloir sortir qu’avec des poly est que, souvent, les poly sont moins disponibles qu’un homme marié infidèle.
Dépendre du planning de l’autre n’est en rien le propre d’une relation adultérine.

Une relation adultérine peut être vécue en dépit du fait que nous ne souhaitons pas nous engager dans ce type de relation quand « la NRE (New Relationship Energy) met sous silence la raison ».
Une relation adultérine peut aussi jouer sur l’excitation du caché.

Selon certain-e-s, une relation adultérine serait plus facile à vivre en tant que poly parce que le/la poly n’attend pas après une seule personne.

Il est souvent plus facile de vivre une relation adultérine si l’on ne connaît pas la personne à laquelle la relation est cachée.

Nous pouvons nous trouver dans une relation non cachée et se cacher, des parents ou des collègues par exemple.

La gestion de la protection vis-à-vis des IST est plus compliquée dans le cadre d’une relation adultérine.

Il peut arriver que tous/toutes les amant-e-s soient au courant des relations d’une personne dont la relation principale/racine ignore tout.

La société pousserait vers l’adultère comme seule échappatoire à la relation conjugale. Autrement dit, l’adultère serait pensé comme étant l’unique modalité de l’extra-conjugalité.

Dans l’ensemble, les relations de poly à poly seraient plus pratiques, moins risquées. Cependant, elles peuvent avoir d’autres inconvénients comme la gestion de partenaires qui ne s’entendraient pas, les complexités liées au partage du temps géré d’une manière transparente, etc.

L’adultère pourrait être un « mode transitoire dans une société majoritairement mono-exclusive ».
L’adultère peut être envisagé comme une « relation utilitaire/secondaire puissance 10 ». (Aux Etats-Unis, chez les poly, il existe souvent un très fort « privilège du couple » primaire/racine ; les relations poly secondaires sont souvent pensées comme aisément sacrifiables.)

« Le mensonge, c’est comme les caniches, plus c’est vieux, plus c’est fragile et méchant. » Ainsi parlait Siesta.

Le fait d’avoir soi-même une relation cachée peut faire penser (à tort ou à raison) à une autre de ses relations non cachées qu’elle est un plan B, celle/celui dont nous sommes « sûr » qu’elle/il reste si l’autre relation se termine.

Certain-e-s ont parlé de « complicité d’adultère », de la facilité qu’il y a à rejeter la responsabilité sur l’autre. Ils/elles préfèrent mettre en œuvre une « responsabilité extensive » partagée par tous/toutes.
Il y a différents degrés de responsabilité : envers la personne dans la relation adultérine et envers ses autres partenaires.

La personne adultère est-elle « responsable mais pas coupable » ? La réponse à cette question divise. Mais, il semble y avoir un consensus sur le fait que la responsabilité devrait être déconnectée de la culpabilité.

A été pointée la facilité avec laquelle les relations adultérines sont rejetées dans un milieu parisien/libéré où il existe plus de choix pour vivre des relations (ce qui, pour différentes raisons, n’est pas valable pour toutes les personnes qui résident à Paris ou à proximité).

Se refuser de vivre une relation adultérine pourrait être une manière de faire perdurer la morale, de respecter une injonction sociétale.
L’injonction de transparence exigée par certain-e-s poly n’est-elle pas trop importante ?

Le polyamour accorde à chaque partenaire son autonomie. Il pourrait donc aussi respecter l’adultère de l’autre en raison de son droit à être autonome.

L’adultère peut permettre d’avoir, à moindre risque, des satisfactions. L’adultère peut être une manière de conserver sa sécurité affective (au moins tant que la relation cachée n’est pas découverte).

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Discussion : Regards croisés sur l'érotisme et la sexualité tout au long de la vie ☺

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Raphaelle

le mardi 07 octobre 2014 à 21h01

Pour lire une critique sur les trois premières conférences sur billetreduc, cliquez ici . Et n'hésitez pas à donner la votre.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Discussion : Il (poly) treno...va... Sur le passage de quelques lutins à travers une assez courte période de temps

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Raphaelle

le mardi 07 octobre 2014 à 20h58

J'ai bien ri en lisant ton récit :-D

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Discussion : Trio ?

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Raphaelle

le mardi 07 octobre 2014 à 13h46

Tu es dans le fantasme. Chercher à faire partie d'un trio amoureux est un bon moyen pour ne jamais vivre au sein de cette configuration. Par contre, rencontrer des personnes en étant ouvert à l'idée d'un trio, en prenant en compte les aspirations et les désirs de chaque personne, peut mener à la réalisation de ton envie. Pour faire simple, faire partie d'un trio ne se cherche pas, ça te trouve, ça te "tombe dessus". Si tu vis avec des personnes que tu apprécies et qui s'apprécient, peut-être que ça se fera. Si tu leur exposes ton envie sans même les connaître, tu risques de biaiser les relations et de faire reposer un poids sur leurs épaules dont elles ne souhaitent peut-être pas assumer le portage.

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Discussion : [Paris] Goûter poly - 11 octobre

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Raphaelle

le mardi 07 octobre 2014 à 13h36

Il se passe que moi ou un autre habitué des goûters/cafés viendra pour te parler et te présenter à d'autres si tu le souhaites. Et ce sera facile de te reconnaître, tu seras "celle qui apporte des meringues" ;) .

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Discussion : Soirée poly « auberge espagnole » chez Lili et Fred à Avignon ☺

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Raphaelle

le lundi 29 septembre 2014 à 19h56

Je me suis inscrit ;) . Tu peux compter une personne en plus pour moi.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Discussion : Mardi, c'est Poly (octobre)

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Raphaelle

le vendredi 26 septembre 2014 à 13h58

Autre idée : Les attentes et désirs implicites dans les relations poly.
On dit souvent que la mise en place d'une relation mono comporte beaucoup d'implicite, notamment la fidélité mais pas que. Or, la mise en place d'une relation poly comporte aussi parfois/souvent/toujours des attentes non-dites, pensées comme allant de soi. Ex : dans une relation poly le champ des possibles est ouvert en grand... mais ce n'est pas toujours le cas et ce n'est pas toujours dit au départ. Une discussion qui ferait la part belle aux témoignages, aux expériences vécues, et qui pourrait faire émerger une variété d'attentes et de désirs implicites peut-être plus importante que nous pourrions le penser. Il serait question uniquement des attentes implicites spécifiques au cadre poly, quoique les autres pourraient être abordées aussi.

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Discussion : Mardi, c'est Poly (septembre)

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Raphaelle

le jeudi 25 septembre 2014 à 13h09

J'essaye de vous écrire le compte-rendu pour dimanche. Peut-être même ce soir si l'énergie est avec moi.

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Discussion : Mardi, c'est Poly (octobre)

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Raphaelle

le jeudi 25 septembre 2014 à 13h06

Une idée de thème pour le prochain café : "Dans quelle mesure sommes-nous responsable des sentiments de l'autre ?" (si on considère que nous le sommes, évidemment)

Il est souvent dit que "nous ne sommes pas responsable des sentiments de l'autre", ce qui me parait devoir être nuancé.
Mon avis condensé pour défendre ce sujet. Nous ne sommes pas entièrement responsable des sentiments de l'autre. Donc, dire que nous n'avons aucune responsabilité dans les sentiments de l'autre est une pirouette effectuée dans une logique de fuite. En effet, comment n'avoir aucune responsabilité dans une relation ? L'absence de responsabilité n'est possible qu'en l'absence de relation, non ? Dire que nous n'avons aucune responsabilité, c'est, il me semble, faire le choix de la facilité (qui n'est aucunement un problème à partir du moment où les deux personnes en relation ont choisi cette dynamique d'un commun accord), le choix d'un désengagement ou d'un non-engagement qui est le reflet d'une tendance de fond individualiste et d'une dynamique de désintérêt pour le politique.

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Discussion : Mardi, c'est Poly (septembre)

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Raphaelle

le mardi 23 septembre 2014 à 11h12

On pourra le traiter une prochaine fois, ce n'est que partie remise. D'autre part, je suis toujours partant pour en discuter de vive voix après les débats.

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Discussion : Informer son conjoint

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Raphaelle

le mardi 16 septembre 2014 à 17h12

Je me suis déjà retrouvé du côté de la personne qui n'était pas informée. J'ai fini par l'être et j'ai alors su que je ne l'avais pas été plus tôt parce que ma partenaire pensait que je n'étais pas prêt pour entendre qu'elle avait une autre relation amoureuse et/ou que ça aillait me faire du mal. Là dessus, elle a beaucoup projeté. Je m'explique. Je n'ai pas eu de soucis avec la non-exclusivité amoureuse, même si passer direct d'un embryon de théorie à la pratique fut un peu déroutant. Par contre, j'ai souffert du fait qu'elle ait décidé d'attendre pour m'en parler, au "prétexte" que je n'étais pas prêt. Je n'avais pas demandé à être "protégé". Tout ça pour dire que tu ne penses pas que ton mari soit prêt mais peut-être l'est-il. Dans tous les cas, il ne te revient pas de décider pour lui ce qu'il peut ou non entendre, sauf s'il t'a explicitement demander de ne pas lui dire certaines choses.

C'est souvent plus difficile à amener quand ça concerne déjà une relation existante et non désir d'ouverture qui reste à explorer et que deux partenaires peuvent discuter en l'absence d'asymétrie relationnelle.

Pour ma part, j'ai senti ma confiance mis à mal. Cependant, comme j'étais en train de choisir une dynamique d'ouverture, de faire le chemin théorique, ma confiance a pu se construire puisque je n'avais pu à faire confiance à ma partenaire sur ce point, la question de la fidélité se déplaçant ailleurs, le problème de la non-exclusivité amoureuse devant obsolète.

Il n'y a pas de recette miracle pour annoncer ce que tu souhaites. Je pense qu'il faut prendre soin de rassurer l'autre sur les sentiments qu'on lui porte, lui montrer que l'on ne lui enlève rien et être très tolérant envers les réactions qu'il peut avoir lors d'une première conversation sur le sujet. Ah, et je dirais qu'il faut éviter de présenter ses actions comme honteuses mais les amener comme quelque chose qu'on assume et que l'on souhaiterait partager (dans cette dynamique qui pousse à assumer).

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Discussion : Le polyamory est-il réservé aux ventres pleins ?

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Raphaelle

le mercredi 10 septembre 2014 à 18h39

Content que ce sujet inspire certains d'entre vous. Juste quelques remarques en attendant de pouvoir y consacrer du temps (et lire le post indiqué par Siesta... j'étais passé à côté).

Je confirme que l'anti-intellectualisme n'est pas absent en France et à tendance à se renforcer. :-/

Pourquoi faudrait-il éviter de parler politique ? Ce sujet est politique.

Je vous donne l'un des moteurs actuel de ma réflexion sur ce sujet, les thèses 86 et 87 de La Société du Spectacle de G. Debord, paru en 1967 :
- « Toute l’insuffisance théorique dans la défense scientifique de la révolution prolétarienne peut être ramenée, pour le contenu aussi bien que pour la forme de l’exposé, à une identification du prolétariat à la bourgeoisie du point de vue de la saisie révolutionnaire du pouvoir. »
- « la bourgeoisie est la seule classe révolutionnaire qui ait jamais vaincu »

Précision (utile ?) : la question du titre est, pour moi, rhétorique. Bien sûr qu'y penser (et le vivre, dans une mesure moindre) relève, en grande partie, de la possibilité "d'avoir le ventre plein". Mais cela ne peut être retenu comme une critique valable à l'encontre de ceux qui y réfléchissent. Au contraire, ça permet d'envisager une réelle possibilité révolutionnaire. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : ce n'est pas parce que la possibilité existe que sa probabilité est élevée.

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Discussion : Polyamour oui mais comment faire pour ne pas se comparer à l'amant

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Raphaelle

le jeudi 04 septembre 2014 à 19h33

Tu la veux heureuse. Et toi que veux-tu ? A priori, ton bonheur ne se situe pas uniquement dans le fait de la (sa)voir heureuse. Si une situation est douloureuse/in-sécurisante pour toi, peux-tu l'accepter sereinement en vertu de son bonheur à elle ? Ca demanderait une sacrée abnégation. D'autre part, tu as déjà mentionné plusieurs fois ton besoin que nous t'aidions. Suffira-t-il que nous t'écoutions et te répondions pour que tu surmontes ce passage ? Si c'est le cas, tant mieux.

Autre idée : as-tu déjà rencontré son amant ? Le fait de rencontrer les autres partenaires est parfois utile pour constater qu'ils sont des humains avec, eux aussi, des failles. Bon, une rencontre, surtout si elle est forcée, peut avoir l'effet inverse.

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