Participation aux discussions
Discussion : L'Imprévu poly du lundi
Raphaelle
le vendredi 24 novembre 2017 à 10h59
Le café poly au Café de Paris est programmé le 26 décembre.
Discussion : Spam mails
Raphaelle
le mercredi 30 août 2017 à 11h52
J'ai aussi reçu ce message.
Il est possible de le signaler aux administrateurs.trices (deuxième lien sous le message quand vous le recevez dans votre boîte email).
Discussion : Goûter poly au Parc de Montsouris
Raphaelle
le dimanche 27 août 2017 à 12h53
Bonjour,
Les goûters ont repris depuis mai et l'organisation s'améliore progressivement. Je suis désolé si des personnes ne nous ont pas trouvé. Hier, nous étions rapidement une quarantaine de personnes à dix mètres de toilettes publiques dans la partie du Parc où se trouve la Colonne de la paix armée. Une cinquantaine de marque-pages étaient disposés autour du groupe.
La localisation précise me semble difficile à indiquer à l'avance puisqu'il n'est pas possible de réserver la pelouse.
Pour le prochain goûter, j'imprimerai plusieurs affichettes A4 avec les symboles cœur et infini. Selon la place que nous pourrons occuper, les affichettes seront posées au sol ou, idéalement, suspendues à la branche d'un arbre ou d'un réverbère.
Je pense que les raisons de ne pas indiquer mon numéro de portable sur des pages publiques sont évidentes. Je peux le communiquer en mp quand j'ai été prévenu avant le début du goûter (pas d'internet ou de 3G).
Message modifié par son auteur il y a 8 ans.
Discussion : Bilan après 3 mois de poly
Raphaelle
le vendredi 19 mai 2017 à 10h22
Mentionner le polyamour ne signifie pas qu'une dynamique polyamoureuse se met en place, surtout dans un temps aussi restreint qu'une poignée de mois.
Dans un contexte poly, "l'âme sœur" sonne à mes oreilles comme un terme dissonant, pour ne pas dire incompatible. Il me semblerait logique d'envisager la possibilité de plusieurs âmes sœurs, si ce concept veut être conservé.
A partir du moment où un consensus est trouvé dans l'optique de développer des relations sur la bienveillance, chaque relation poly établit ses propres règles. S'il est souvent recommandé de ne pas prendre de décision importante pendant une phase passionnelle, ce n'est pas une règle.
Discussion : [Paris] Café Poly de septembre 2016
Discussion : [Paris] Café Safe-Poly-Sex janvier 2016
Raphaelle
le mardi 09 février 2016 à 13h44
Ce café était une initiative bien venue, très intéressante. A refaire pour ceux et celles qui n'ont pas pu venir et pour toutes les questions que nous n'avons pas eu le temps de poser. Je pense pouvoir dire sans trop m'avancer que peu de personnes n'ont rien appris, que certaines idées reçues sont tombées et que certains risques ont été démystifiés. Et si vous êtes au top de la connaissance dans ce domaine, venez la prochaine fois pour partager votre savoir :-)
Discussion : Câlins gratuits, expériences, réactions diverses...
Raphaelle
le mardi 09 février 2016 à 13h24
J'ai brièvement participé au "mouvement" Free Hugs à ses débuts. J'ai trouvé l'expérience forte, d'un côté comme de l'autre.
Même dans ses manifestations les plus apolitiques, les Free Hugs, dans l'espace public, sont fondamentalement politiques. Ils expriment une rébellion contre la société capitaliste et ils génèrent des bulles de chaleur au sein des solitudes urbaines. Je n'apprécie pas du tout, mais alors vraiment pas du tout, que le journaliste de l'article cité joue sur la mémoire des attentats récents pour faire un contraste entre peur et liberté/chaleur. Les Free Hugs n'ont pas à être récupérés/instrumentalisés de la sorte !
Au passage, "câlin" est selon moi une mauvaise traduction de "hug". "Accolade" serait peut-être plus adapté si l'on tient vraiment à ne pas garder le mot anglais.
Discussion : Le MOUMOIJE, est-ce bon pour le forum ?
Raphaelle
le vendredi 05 février 2016 à 19h53
Je ne consulte plus assez régulièrement le forum pour être bon juge mais je n'ai pas l'impression d'une période très stimulante. Possible que la dynamique actuelle installe un cercle vicieux : pas envie de revenir écrire parce que, globalement, peu intéressé par les échanges actuels et davantage concentré sur les événements hors forum.
Possible nuance : ton impression d'un conformisme grandissant, pour ne pas dire galopant, pourrait, en partie, venir du fait que depuis ton inscription sur le forum tu es moins conformiste qu'avant. A voir si ton impression d'aujourd'hui ne résulte pas autant de changements sur le forum que dans tes perceptions.
Et, oui, relire un peu de Siesta serait top ! Mais, il serait bien que d'autres contributeurs et contributrices régulières prennent un peu le relais.
Discussion : [Festival] Retour sur la conférence "Non-Monogamies and Contemporary Intimacies", Lisbonne, 25-27 Sept 2015
Discussion : Séjour festif à la Grange, été 2015
Raphaelle
le mercredi 12 août 2015 à 16h42
Ma moto est en panne. DayDreamer et moi allons donc venir en train. Arrivée demain, jeudi 13 août, à Seurre à 19h30. Quelqu'un-e pourrait-il venir nous chercher en voiture ?
Hâte d'être de nouveau à La Grange !!
Discussion : Compte-rendu du café poly de juin 2015 à La Cantada
Raphaelle
le lundi 27 juillet 2015 à 18h46
Deux sujets ont été abordés. Les questions hors-sujets ne sont pas retranscrites ici. Ce compte-rendu étant écrit, avec peu de notes, un mois après le café dont il question, il est plus lacunaire que les autres fois.
1. Structures relationnelles polyamoureuses
Grande variabilité des structures relationnelles polyamoureuses : ouvertes ou fermées, partiellement ou totalement.
Modèle anglo-saxon où forte présence du couple privilège. Le couple privilège y serait une/la norme.
Il est possible vivre le polyamour avec une « relation ancre » et des « dégradés d’engagement » qui impliquent une régularité des rendez-vous plus ou moins grande. Problème possible : une autre personne souhaite être une « relation ancre ».
Certain-e-s ne hiérarchisent pas leurs relations, ce qui, dans le cas de nombreuses relations, prend beaucoup de temps et d’énergie parce qu’ils/elles construisent alors, quasi-simultanément, différents projets avec différentes personnes. Même si les projets sont compatibles entre eux, on aboutit à une hiérarchie de fait entre les projets et, par conséquent, entre les personnes.
La discussion a fait ressortir que, parmi les présents et les personnes absentes que nous connaissons, rares sont les poly qui ont plusieurs relations avec la même implication. Dans tous les cas, aimer plusieurs personnes ne devrait postuler aucune équivalence entre elles (danger de l’idéal égalitaire/égalitariste).
Des niveaux d’implications différents peuvent être le résultat de circonstances extérieures et non de la volonté des personnes en relation ; exemple : si l’on découvre le polyamour quand on est déjà dans un « couple construit ».
Comment une relation primaire se définit-elle par rapport à une relation secondaire ?
- au temps partagé ?
- à l’importance « sentimentale » ?
- à la capacité à (ou à la volonté de) faire des efforts et des compromis ?
Il est possible d’être la relation primaire/principale d’une personne sans que l’inverse soit vrai.
Il semblerait qu’il est soit rare qu’une relation primaire se transforme en relation secondaire sans rupture. De manière générale, la transition d’une structure relationnelle à une autre se solde souvent par un échec.
La hiérarchie relationnelle peut être une zone de confort, une continuité d’avec la norme (mono).
Adaptabilité délicate/difficile d’une structure relationnelle existante parce que nous sommes au centre de notre structure qui est prise dans les structures des autres.
Que faire quand une relation ne dispose pas de la même quantité que nous de temps qu’elle peut partager ?
La réciprocité d’intention devrait prendre le pas sur la réciprocité d’égalité. Si nous disposons de 20h de temps par semaine et que l’autre dispose de seulement 4h, « donner » une heure de temps ne signifie pas la même chose pour l’une et pour l’autre personne.
2. S’adapter au monde mono (en tant que poly)
On peut se sentir moins proche des mono parce qu’on ne partage pas le même référentiel. Il arrive d’avoir des difficultés à se sentir concerné par les problématiques mono et de se sentir complètement indifférent aux fictions, majoritairement mono [Kaos Comics édite des fictions queer LGBT qui peuvent prendre place dans des cadres poly].
Cependant, sur beaucoup de points, on retrouve les drames mono dans les relations poly même si, parfois, les paramètres sont un peu différents.
Les romances mono peuvent avoir un aspect reposant parce qu’elles s’appuient sur des schémas connus d’avance et « faciles ». Mais, ces romances mono peuvent devenir ennuyeuses quand le ressort dramatique nous paraît inutilement compliqué et se résoudrait facilement dans un cadre poly. Pour le dire autrement, en sur-simplifiant, les mono trouvent que nous nous compliquons la vie et nous trouvons qu’eux se la complique.
Note perso : j’ai vécu mes plus gros blocages analytiques dans ma vie poly.
Les romances poly ne parlent pas forcément à tous les poly puisqu’il y a une infinité de façons de vivre le polyamour.
HS Discuter avec ses parents ou ses amis mono de polyamour : attention à la tentation de jouer les ambassadeurs (et à la confirmation des clichés)… « je ne suis pas une vitrine ».
Message modifié par son auteur il y a 10 ans.
Discussion : Café poly parisien à la Cantada II - juillet
Raphaelle
le lundi 27 juillet 2015 à 17h32
Je rappelle qu'il est possible d'apporter à manger à La Cantada mais pas de boisson.
J'ai retenu quatre sujets à vous proposer pour demain. Il est encore possible d'en proposer d'autres. Deux seront discutés entre 20h et 22h30.
Discussion : TED, conférences video
Raphaelle
le samedi 02 mai 2015 à 14h59
Effectivement, c'est mieux que rien. Mais, à force de revoir nos exigences à la baisse, le niveau des élèves, des auditeurs/auditrices ne va pas augmenter. Je comprends et je connais les contraintes de l'enseignement secondaire. Les conférences dont il est question dans cette discussion sont destinées à des adultes. Si des adultes ne sont pas capables de suivre des conférences d'une durée comprise entre une heure et une heure et demi, c'est soit qu'ils sont fatigués, distraits ou qu'ils choisissent de pas fournir l'effort minimum requis, soit que le conférencier ou la conférencière n'est pas (suffisamment) pédagogique. La quasi-totalité des sujets complexes peuvent être abordés d'une manière intelligible pour tous. Libre à nous de choisir de survoler douze sujets en 2h ou de commencer à creuser un sujet en 2h. Deux mois plus tard, à moins d'avoir travaillé soi-même ou d'être un spécialiste des questions abordées, il ne nous restera souvent pas beaucoup d'informations sur le sujet traité en deux heures mais nettement plus que la quantité d'informations restantes sur les douze sujets traités en 2h. Il y a un choix à faire entre qualité et quantité, entre contenu véritable et simulacre de contenu. Le savoir, sous toutes ses formes, n'échappe pas à la société consommation. Je vois tous les jours des personnes qui consomment des savoirs mais relativement peu qui le digèrent. Ces conférences TED m'apparaissent comme du divertissement, ce qui, en soi, n'est pas un problème. Pour ma part, j'aimerais que le savoir échappe à la spectacularisation, qu'une conférence soit davantage que quelques idées générales, qu'une conférence soit un moyen de donner des outils aux auditeurs/auditrices pour qu'ils/elles puissent continuer/commencer à réfléchir et pas seulement à répéter les discours entendus sans sens critique.
Message modifié par son auteur il y a 11 ans.
Discussion : TED, conférences video
Raphaelle
le samedi 02 mai 2015 à 13h39
TED = Technology, Entertainment and Design... d'où des conférences de 18 minutes, pour faire court.
A quand les conférences en trois phrases, les interviews en deux questions et les articles en une ligne ? Informons-nous de tout, sans rien creuser. Rien de nouveau. Dans les années 60, Rancillac écrivait déjà : « Je dénonce avant tout l’espèce de satisfaction générale de se mettre au courant de tout, sans jamais prendre parti. Le problème, c’est que tout est sur le même plan. »
Discussion : Compte-rendu du café poly du 24 février 2015 à La Cantada
Raphaelle
le mardi 10 mars 2015 à 18h43
Deux sujets ont été abordés. Plusieurs questions hors-sujets ont été posées ; elles ne sont pas retranscrites ici.
1. Le consentement
Le consentement n’est pas une problématique spécifique au polyamour. Cependant, elle se pose parfois d’une manière accrue chez les poly qui, actuellement ou virtuellement disponibles ou pas du tout disponibles, peuvent être confrontés à beaucoup de demandes et multiplier alors les occasions de dire non, un non qui doit être entendu pour ce qu’il est et respecté. Dire non souvent peut être difficile, éreintant.
Enlever son consentement à quelqu’un, c’est lui ôter la possibilité de construire son propre chemin. Et, dans ce cas, cette personne peut devenir dangereuse.
Si être poly peut signifier être « open », ce n’est pas « open bar » pour autant. Etre poly ne veut pas dire que nous allons dire oui tout le temps et à tout le monde.
L’escalateur relationnel (cf. le compte-rendu du café poly du 1er juillet 2014) peut conduire à une présomption de consentement, ce qui arriverait plus souvent dans un cadre mono où l’enchainement des étapes, le parcours type, serait souvent moins discuté.
Dans un cadre poly, les étapes seraient plus souvent discutées et consenties entre deux personnes et, éventuellement, avec les relations de ces deux personnes (« consentement au 2e degré »).
Sans communication, le respect du consentement de l’autre devient aléatoire. Si ce que certain-e-s qualifient de « culture poly » de la communication permet que le consentement soit mieux respecté chez les poly, les poly restent perméables aux influences d’une société patriarcale/machiste qui fait souvent peu de cas du consentement.
Le monoamour correspondrait à un menu unique, un voyage sur un monorail, quand le polyamour donnerait la possibilité de choisir à la carte, d’être l’auteur de son propre menu, l’architecte de son réseau ferroviaire.
Les mono (mariés) courent le risque de voir leur consentement bafoué par le « devoir conjugal » (lequel n’est plus mentionné dans le code civil depuis 2010). D’autres formes de pression similaires existent qui peuvent s’exercer aussi bien sur les mono que sur les poly.
Si l’on passe peu de temps avec quelqu’un, on peut avoir plus de difficultés à dire non aux attentes projetées ou demandes réelles. Dans ce cas, dire oui revient à se forcer, à forcer soi-même son consentement en se pensant obligé par un contexte, des préjugés sociaux, des présupposés, etc. La personne en face de nous ne serait-elle pas mesure d’entendre un non ? Difficile de le savoir sans poser la question. Et, se forcer risque de n’être positif ni pour soi, c’est évident, ni pour l’autre sur le moment et/ou plus tard. Dans ce cas, dire non est aussi une façon de respecter la personne en face de nous.
Une personne qui dit non à quelque chose peut vouloir expliquer les raisons de son refus. Quand quelqu’un nous dit non, il est intéressant de laisser de la place à des explications, d’être dans une position d’écoute.
L’explication est à destination de l’autre, une contribution à la relation. La justification est uniquement pour soi.
Une personne peut ne pas savoir dire non quand quelque chose ne lui convient pas, ce qui signifie qu’il est parfois nécessaire de poser des questions sur des choses qui, pour nous, paraissent aller de soi.
Avec le temps, il est parfois possible d’obtenir des réponses non-verbales, lorsque nous connaissons suffisamment bien le langage corporel de l’autre. Dans tous les cas, les dialogues non-verbaux et verbaux ne sont pas exempts de quiproquos.
Préférer « est-ce que ça ira si je fais ça ? » à « là, ça va ? ».
2. Que le polyamour nous apporte-t-il ?
Etre honnête avec soi-même (revient souvent).
L’indépendance affective, la prise en charge de sa propre vie.
Un formidable réseau de soutien.
Etre « protégé-e » d’une rupture pour cause que l’une de ses relations soient tombée amoureuse de quelqu’un d’autre. Le polyamour peut être une condition de longévité.
Une richesse incomparable qui vient, en partie, d’être sorti de ses zones de confort.
La possibilité d’expérimenter différentes facettes de sa personnalité. Si une personne en face de nous ne souhaite pas expérimenter les mêmes choses, nul besoin de se résigner ou de forcer son consentement. Les expériences souhaitées peuvent potentiellement être vécues avec une ou plusieurs autres personnes.
Le polyamour ne cherche pas l’hégémonie mais il tend à la création d’une norme collective, ce qui ne devient un problème que si cette norme est hégémonique ou/et oppressive.
Message modifié par son auteur il y a 11 ans.
Discussion : Polyamour et (géo)politque, quelques pensées à affiner
Raphaelle
le mardi 17 février 2015 à 14h11
Récemment, un ami poly-curieux comparait le polyamour et la géopolitique, une comparaison intéressante. Depuis la fin de la Guerre froide, nous sommes progressivement passés d'un monde bipolaire à un monde multipolaire (qui conserve beaucoup de sa bipolarité), ce qui ne signifie pas que toutes les zones pèsent également, dans les faits et dans les représentations. Ce glissement global, non linéaire et hétérogène, ne s'est répercuté que très partiellement dans les structures intimes. Aujourd'hui, dans une époque où les tensions tendent à s'exacerber, les crispations à se multiplier, les horizons de pensées se rétractent. Il est plus facile de s'appuyer sur des logiques existantes livrées avec des feuilles de toue, souvent bancales mais sans surprise parce que même les dangers potentiels sont cartographiés. Penser les choses d'une manière binéaire/linéaire n'est pas nécessairement moins compliqué mais moins complexe. Et, la complexité est de moins en moins à l'ordre du jour, dans tous les domaines. Que reste-t-il de l'expérimental ? Pas grand chose. Il y a des volontés, des tentatives d'expérimental mais leurs concrétisations ne sont souvent, à mes yeux, guère convaincantes et doivent souvent être requalifiées de mainstream. En soi, ce n'est ni mal ni bien. Je le vois comme un symptôme qui indique la difficulté à faire bouger les mentalités, à déplacer les lignes des habitudes. Ce qui ne m'empêche cependant pas de croire que des (ré)volutions sont possibles à partir de la structure du couple, entité fondamentale pour le capitalisme tardif. La puissance (ré)volutionnaire du couple est réelle. Sa force réelle réside, en grande partie, dans son existence dans l'ensemble des milieux socio-économique de notre société. Le polyamour n'est que l'un des possibles imparfaits qui puissent servir de support aux (ré)volutions. Le monoamour n'est pas à jeter mais repenser, à (re)mettre en doute, c'est-à-dire en mouvement, pour le sortir d'un modèle trop souvent figé dans lequel certain-e-s, parfois inconsciemment, s'enferment. Des initiatives existent déjà dans ce sens mais nécessitent d'être étendues et pensées (plus) collectivement., dans un cadre dynamique qui devrait rester dynamique en permanence. La plupart des problèmes ne deviennent insolubles que quand la pensée cesse de se mouvoir. A mon sens, les relations multiples, de quelques natures qu'elles soient, favorisent la flexibilité émotionnelle, la mobilité conceptuelle. L'énergie qu'il faut dépenser pour rester en mouvement peut être considérable mais l'énergie qui peut en être retirée, pour soi et les autres, peut l'être tout autant. Une forte intensité pour faire rayonner comme elle peut faire brûler, voire les deux à la fois. Pour ma part, je considère qu'il vaut la peine que je coure des risques à apprivoiser cette énergie à double tranchant, d'essayer de surfer dessus en ayant conscience qu'il ne s'agit pas d'une ligne mais d'une succession de vagues dissemblables et qu'il est possible de se retrouver sur plusieurs d'entre-elles simultanément.
Discussion : Le polyamour ne préserve pas de tout...
Raphaelle
le mardi 17 février 2015 à 13h23
Si le polyamour peut apparaître comme la panacée dans nombre de discussions, c'est, en partie, à cause d'une tendance à favoriser les anecdotes positives au détriment de celles négatives. Ces dernières ne sont pas forcément moins nombreuses. Pourquoi agir de cette manière alors que nous sommes loin d'être tous des optimistes ? L'une des raisons (la principale ?) est simple. Pour certains d'entre-nous (et c'est mon cas), très rapidement, notre pseudo ne nous rend anonyme que pour les personnes qui viennent de découvrir cet espace de discussions. Ajoutons à cela une tendance à l'endogamie (pas uniquement parisienne) et, même en changeant de pseudo et en restant flou, il peut y avoir une dizaine de personnes qui vont comprendre qui parle et à quelles personnes nous faisons référence. Il devient donc difficile, au minimum délicat, d'exposer ici ses problèmes. Pour ma part, je me limite sur le forum à des discussions théoriques et aux anecdotes joyeuses. Les problèmes impliquant directement une ou plusieurs de mes relations sont discutés dans d'autres espaces.
Message modifié par son auteur il y a 11 ans.
Discussion : Compte-rendu du café poly du 27 janvier 2015 à La Cantada
Raphaelle
le samedi 31 janvier 2015 à 17h29
Deux sujets ont été abordés. Beaucoup de questions hors-sujets ont été posées ; elles ne sont pas retranscrites ici.
1. Polyamour : en parler à son entourage professionnel ?
L’autocensure, par peur d’être jugé-e ou stigmatisé-e, est fréquente. La difficulté réside, en partie, dans la nécessité de produire de longues explications pour que notre position soit correctement comprise.
Le fait de parler de son polyamour à ses collègues peut être perçue comme une volonté de transparence de notre part, ce qui peut effectivement être le cas. Cependant, il arrive régulièrement que les collègues soient mis au courant non parce que nous voulons à tout prix leur en parler mais parce que nous ne désirons pas (leur) mentir.
Si nous disons à nos collègues que nous sommes poly, certain-e-s répondent qu’ils/elles sont OK avec ça (même si ce n’est pas une validation de leur part qui était recherchée) mais nous constatons parfois que nous leur avons donné « trop » d’informations, que nous avons partagé avec eux des morceaux de notre intimité auxquels ils/elles ne souhaitaient pas être confronté-e-s. Cette réaction n’est en rien propre au milieu professionnel ; elle se rencontre souvent avec nos parents.
La réception va, dans une large part, dépendre du milieu professionnel en question, de la manière d’en parler, de notre sexe et du sexe de l’interlocuteur/interlocutrice. Les réactions dépendent beaucoup de l’écho que nos paroles trouvent chez la personne en face de nous. Cette dernière réagira en fonction de son milieu sociogéographique, de son histoire et de sa situation actuelle ; cas fréquent de jalousie d’une personne seule ou d’une personne dans une situation mono se passant mal ou peu épanouissante : en d’autres termes, ce qui dérange, c’est l’étalage de (trop) de bonheur… quand on part du principe qu’il faut mieux éviter de parler de son polyamour dans un moment où nous le vivons mal, ce qui reviendrait à tendre le bâton pour nous faire battre.
S’inquiétons-nous trop de la réception ? Peut-être que « nous sous-estimons la capacité des gens à s’en foutre ».
Il est souvent plus difficile de communiquer sur le polyamour sur un plan théorique que sur un mode anecdotique. Parler de soi, de sa manière de vivre le polyamour, est aussi une approche qui évite « d’écraser » la personne en face de nous sous des concepts (perçus comme) abscons (ex : NRE, compersion, escalator relationnel, etc.).
Nous insistons souvent sur la nécessité de ne pas nous mettre dans une position de justification. J’ai l’impression que nous ne mettons pas suffisamment en lumière le travers inverse qui consiste, consciemment ou non, à se poser comme supérieur ou à présenter le polyamour comme un mode relationnel plus évolué. Peu importe ici nos considérations personnelles sur la question. Ce qu’il importe est d’éviter de braquer la personne en face qui pourrait bien accepter nos paroles si elle ne se sentait pas agressée, décrite comme inférieure par le choix d’un mode relationnel différent du notre.
Il a été décidé d’élargir la question à l’ensemble de la sphère sociale. Le débat s’en est trouvé recentré sur le choix et la manière de parler du polyamour aux enfants en général et à ses enfants en particulier, ce qui nous a amené à aborder, dans une moindre mesure, les différentes manières de communiquer sur notre mode de vie poly avec nos parents.
Dans la majorité des cas, ce n’est pas les enfants qui doivent être prêt à entendre mais les parents qui doivent être prêts à en parler quand ils ont accepté leurs choix, quand ils sont au clair avec eux-mêmes (sinon, ils prennent le risque que leurs paroles sonnent comme des aveux ou une demande de validation).
Généralement, plus les enfants sont jeunes, plus ils vont être réceptifs.
Les parents ont-ils la responsabilité de casser les normes ?
Le désir que nos parents connaissent notre manière de vivre peut manifester le souhait qu’ils nous aiment pour ce que nous sommes et non pour l’image qu’ils se sont fait de nous.
2. Polyamour et relation(s) à distance
Par « relation à distance », il est souvent sous-entendu « distance géographique » alors qu’un éloignement géographique ne signifie pas nécessairement une fréquence de rendez-vous plus faible que celle avec une personne habitant à faible de distance de nous. La relation à distance peut donc se caractériser non seulement par la distance géographique mais aussi par la distance temporelle.
Beaucoup de personnes ont mentionné que le polyamour leur avait permis d’envisager de vivre une relation à distance, qu’elles n’auraient pas souhaitée ou qu’elles ne se seraient pas senties capables de vivre dans un cadre mono.
Dans un couple exclusif, une relation à distance peut être perçue comme « une manière d’entrer au couvent tout en étant en couple ».
Le polyamour n’est pas une solution miracle pour vivre une relation à distance mais il peut être un cadre qui, pour certain-e-s, fonctionne (mieux).
L’importance d’une correspondance régulière, voire quotidienne, a été plusieurs fois notée.
L’obligation d’une régularité stricte des contacts peut être à l’origine de tensions, surtout si les attentes sont asymétriques.
Pour certain-e-s, une relation à distance nécessite une confiance plus importante en raison du contrôle moindre.
Une relation à distance, dans les premières phases de développement de cette nouvelle relation, peut facilement engendrer un effet de halo, une perception biaisée, idéalisée de la personne en face de nous qui devient, en partie, un support pour nos projections.
Il peut être difficile de s’investir émotionnellement dans une relation à distance. La seule pensée de la distance peut mettre un frein à l’investissement émotionnel. Des effets de yoyo peuvent se produire : la force des sentiments amoureux varie, dans ce cas, au gré des mises en présence et des éloignements successifs. Les sentiments sont ici à géo-métrie/graphie variable.
Message modifié par son auteur il y a 11 ans.
Discussion : Je suis amoureux de la meilleure amie de ma copine
Raphaelle
le mardi 06 janvier 2015 à 19h34
Oui, avoir des sentiments pour les ami-e-s de sa/ses partenaire(s) est fréquent.
Si tu parles à ta compagne de tes sentiments pour sa meilleure amie, ce ne sont pas des aveux que tu feras puisqu'il n'y a rien de blâmable. Rien à avouer donc, juste des sentiments à exposer afin de voir comment il est possible de faire ou non avec. Cependant, cette discussion pourrait se révéler houleuse.
As-tu réfléchi à ce qu'impliquerait le fait que ta compagne soit favorable à la non-exclusivité ? Serais-tu d'accord pour qu'elle aussi soit non-exclusive si elle le désirait ?
Message modifié par son auteur il y a 11 ans.
Discussion : Ma femme a une attirance pour les femmes
Raphaelle
le samedi 27 décembre 2014 à 14h11
unmaledanslemal
Cependant elle a toujours eu une attirance pour les femmes. Et du coup elle n'a jamais réussi a réellement prendre son pied au lit avec moi.
Tu articules ces deux phrases comme si c'était logique mais, pour moi, ça ne l'est pas. Comme vous avez des relations sexuelles, j'en déduis que ta partenaire est, a priori, aussi sexuellement attirée par les hommes. La présence d'une femme lui est-elle nécessaire ? Le fait qu'elle "ne prenne pas son pied" avec toi vient-il uniquement du fait que tu sois un homme ?
Autres remarques formulées comme des questions. Ta partenaire a-t-elle déjà émis l'idée de plan à trois avec une autre femme ? Exprimes-tu ici un désir qui te sembles partagé ou un fantasme qui t'est propre ? Enfin, envisages-tu qu'elle puisse vivre ses désirs avec des femmes en ton absence ?