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Discussion : Lettre ouverte à Alps
Cendre
le mardi 11 juin 2013 à 23h02
Bonjour Alps
Liminaire :
Vu la faible proximité que nous avons l'un envers l'autre, j'aurais pu faire l'effort de revenir au vouvoiement. Je ne le fais pas, parce que chez moi cela dénoterait d'un certain mépris. J'espère que tu ne t'en offusqueras pas.
J'aurais pu t'envoyer cela en privé, mais somme toute, je pense que cela ne te dérangera pas de répondre en public, et je pense que tes réponses peuvent intéresser certains ici.
Je voulais dans un premier temps parler de la notion de Troll.
Nous sommes nombreux, moi y compris, à t'avoir taxé de troll. A mon avis, ce qualificatif te colle au speudo pour deux raisons :
- Tu avais tendance à intervenir un peu partout, avec tes idées bien arrêtées, des jugements à l'emporte pièce (surtout contraire à celles affichées ici), des phrases sans précautions oratoire, un manque de tact manifeste, qui nous donne l'impression d'une absence totale d'empathie, voire pire qui m'a donné plus d'une fois l'impression que tu n'avais pas bien lu ce qui était écrit.
C'est déstabilisant pour tout le monde, c'est dangereux pour les nouveaux qui viennent chercher ici un havre d'écoute où on ne les jugera pas pour ce qu'ils ont fait ou voudraient faire. J'ai profité de cette qualité d'écoute quand je suis arrivée ici, et je serais très désappointée si elle venait à disparaître à cause d'un unique être borné.
- On ne comprend pas ce que tu viens faire ici, ce que tu cherches. Tu dois bien y trouver ton compte, car nombre de tes réponses construites nous prouvent que tu nous lis quand même, que tu essayes de comprendre. Mais on est paumés, parce j'ai bien l'impression qu'ici personne ne te comprends, et comme ton discours n'a pas évolué d'un iota depuis tes premières interventions, ça devient lassant.
Mais j'ai envie de t'accorder le bénéfice du doute, une dernière fois. Parce que je constate tes effort manifestes pour te défaire de cette étiquette.
Pour moi, à partir du moment où tu ouvres des fils spécifiques pour discuter avec nous de ce qui te touche, ou quand on ouvre un fil spécifique pour discuter avec toi (comme je le fais là) aucune de tes interventions ne peut être qualifiée de troll : tu es dans ces fils chez toi, tu y écris ce que bon te semble.
Je m'excuse, je n'ai pas encore lu tous tes derniers posts (faut dire que tu es prolifique!), mais j'ai trouvé que tu avais avancé dans ta démarche, en expliquant mieux ce que tu es, ce que tu penses, ce que sont tes valeurs. Parce que tu as l'air de penser que tu les montres depuis le début, mais pour moi, c'était pas clair du tout.
Peut être qu'on va enfin pouvoir avancer ensemble, c'est-à-dire influencer un peu l'un sur les idées de l'autre, et pas en sens unique.
J'aimerais bien que tu me prouves que tu n'es pas de ceux qui ont toujours raison.
Car ils me font peur, en général. Parce que, comme je l'expliquais au café lundi soir (tu étais là, au fait ?), je suis sensible à la manipulation, aux arguments massues. Je me fais vite embobiner. Un ami m'a dit il y a longtemps : « Il ne sert à rien de discuter avec ceux qui sont persuadés d'avoir raison ». Parce qu'on fini toujours par tourner en rond.
A l'écrit, c'est plus facile pour moi de me défendre qu'à l'oral, alors le m'y essaye, avec toi, pour voir. Faut être honnête, tu donnes plus d'une fois l'impression d'être de ceux là.
Il y a un truc dans la façon dont tu formes tes phrases. De résolument catégorique. Qui dérange beaucoup ici, où on aime bien tout remettre en cause, pour en discuter, justement.
Voir si tu es capable de te remettre en question (chose que je fais à peu près 4 fois par semaine), si tu es capables de reconnaître tes tords autrement qu'en disant « je comprendrais qu'on m'interdise l'accès à une partie sacralisée du forum »
Parce que justement, faire confiance à l'autre pour qu'il trouve lui même de lui même la limite entre ce qui est respectueux et ce qui ne l'est pas est (à mon humble avis) un des fondement de l'état poly.
Tu as raison sur ce point, les relations plurielles sont, pour certains d'entre nous (sûrement pas tous) qu'un aspect particulier d'un art de vivre en général. Une vie où l'on essaye de ne pas s'enfermer, de ne pas enfermer l'autre dans un système de règles (qui ne peuvent qu'être arbitraires).
En quoi être celui qui comprend t'empêche de faire ? Et inversement ?
J'ai l'impression que c'est état là, sans règles prédéfinies à l'avance, qui te fait peur au point de nous refuser l'accès à ta sphère privée.
Il est des cadres structurant, qui empêchent de trop s'éparpiller, je le concède. Mais la spécialisation à outrance tel que tu la décrit me fait froid dans le dos. A quoi bon devenir une machine dans un certain domaine, si c'est pour se rendre ultra dépendant des autres dans les autres domaines. C'est plus efficaces, peut-être, un temps, avant que l'esprit ne meure faute de remplacement. Car la curiosité et l'inventivité sont humaines, elles sont pour moi expression même de la vie. M'empêcher d'évoluer, d'apprendre, de découvrir (i.e. comprendre+faire), c'est me tuer à petit feu.
Je cherche toujours à m'améliorer. Et on ne s'améliore pas si on ne prend jamais de risques.
Les valeurs qui remplacent celles qui sautent, justement, c'est celles de la confiance et de l'humanité. C'est comme ça que je vis mon polyamour, en tout cas. En acceptant que je suis faillible, mais que je ne suis pas seule non plus. Et que là où je faute, je peux, d'un, compter sur mon entourage pour me supporter quand je dépasse les borne, de deux, compter toujours sur eux pour me montrer que j'ai déconné, de trois, compter sur moi pour apprendre et ne pas recommencer.
Et pour moi, c'est la meilleure manière d'avancer dans le développement personnel, la connaissance de soi, et, cette quête fantastique de la recherche du bonheur.
Je comprends bien que cette vision très centrée sur l'individu te chatouille. Moi même je l'ai trouvée un peu trop libérale à mon goût quand je suis arrivée ici.
Pourtant, nombreux sont ceux que j'ai pu rencontrer ici qui ont un vrai soucis du bien commun, du service publique, de la société et de la chose publique. C'est un égoïsme très particulier qui est développé ici : celui qui nous permet d'être bien avec nous même, ce qui nous permet d'être encore plus disponible pour le reste.
Je reste intimement convaincue qu'une frustration latente, avec toutes ces portes dont on connaît l'existence mais dont on ose pas s'approcher (d'ici qu'on ait envie de les ouvrir!) est bien plus néfaste pour notre entourage qu'un désir assumé et assouvi qui n'a plus aucune raison d’obséder. Refoulement, inconscient, actes manqués, ça te dis quelque chose ? (on se refait pas, je reste fille de psychanalyste)
J'admire l'énergie que tu continues de déployer ici, pour te justifier, nous expliquer ton point de vue, même si on commence à s'énerver de ne pas le voir bouger d'un iota.
Je te remercie même de m'avoir donné un aperçu de ton système de pensée et de valeur, qui, à ma connaissance, n'existe dans aucune de mes relations (en général). L'humanité est décidément pleine de surprises.
Par respect pour nous, pour ce forum en tant que lieu d'accueil, j’aimerais te demander de limiter tes interventions aux fils qui concernent les débats de fond avec les passionnés de la rhétorique, c'est-à-dire, pour faire simple, aux fils qui te sont adressés, ou à ceux que tu ouvres, et de ne pas répondre à un nouveau qui explique son histoire (surtout si c'est pour faire du hors sujet !!).
Si on avait eu envie de te bannir, ou de te circoncire par la force à un certain domaine, ce serait déjà fait. Ça me semble tellement plus intelligent si tu acceptes volontairement de le faire, et, mieux encore, si tu comprends pourquoi tu le fais. On est entre adultes civilisés, quand même, non ?
En espérant que tes réponses à cette lettre m'aideront à mieux te comprendre (moi aussi, je t'examine comme on étudie une fourmilière),
Cendre.
PS : J'ai oublié de parler de l'amour des chiffres qui est un des rares trucs qu'on partage. Mais j'ai déjà fait très long, je vais pas en rajouter là. Juste, si t'as envie de me parler de ta formation, de ton métier, de ton expérience avec les chiffres et leurs manipulations, je suis intéressée.
Notes :
- ouhaa, voilà que je me considère comme ancienne, j'ai pris du grade dans ma propre hiérarchie... ou alors, c'est une posture de défense que je prends face à toi, ce qui semble plus probable, en fait... J'ai trouvé un terme plus approprié que celui « d'anciens » pour parler de ceux que cela pourrait intéresser de discuter avec toi.
- J'espère ne pas prêter le flan à une forme de harcèlement. Bien que pour le coup, je suis loin d'être convaincue de la bienveillance de alps (au contraire, même). Si les modos estiment que ce fil n'a pas à exister, qu'ils le supprime : j'ai une copie du texte, je l'enverrais en privé à alps.
Message modifié par son auteur il y a 13 ans.
Discussion : Goûter poly à Paris ce dimanche 9 juin 2013 de 16 à 20h (près des Halles)
Cendre
le mercredi 05 juin 2013 à 00h15
^^ oui, lundi, je serais là, et même accompagnée d'un petit nouveau :P
Discussion : Goûter poly à Paris ce dimanche 9 juin 2013 de 16 à 20h (près des Halles)
Cendre
le mardi 04 juin 2013 à 14h54
On peut pas tout faire dans la vie...
Je ne serais ni à celui de samedi à Lyon, ni à celui de dimanche à Paris, même si c'est pas l'envie qui m'en manque.
Je penserais bien à vous...
Discussion : Arguments contre le polyamour et pour la monogamie strictement exclusive ?
Cendre
le lundi 03 juin 2013 à 23h34
Bah, franchement, sur un fil de 10 pages qui commence par MetaZet demandant aux mono d'expliquer leurs arguments pour une monogamie exclusive, j'estime que c'est pas grave de pourrir le fil en nourrissant un troll. Et puis, CT a raison, c'est un vrai troll de compet, avec discours argumentés et bien construit. Ça donne envie d'y confronter nos argumentations.
Pour ma part, je tique sur l'idée du devoir, couplée à celle de la tentation, et de la métaphore du régime.
Pour ce qui est de mon expérience personnelle : je n'ai jamais pris autant de poids qu'en essayant de suivre des régimes amincissants. (Faut prendre la prise de poids globale, entre le début du régime et à peu près 6 mois après sa fin, quand la restriction alimentaire à fini d'user ma bonne volonté et que je craque délibérément).
Alors que durant mes 6 premiers mois de polyamour, je suis passée d'un IMC de 25 à 21. Bon, certaines me trouvent pas assez en chair, mais retrouver mon poids de forme (avec les muscles et le souffle qui vont avec), celui de mes 17 ans, ça fait partie pour moi des signes qui disent que je vais bien et que je suis sur un bon chemin.
Et ce, bien sur, sans régime, sans restriction alimentaire, ni aucune limite que ce soit. Non, juste écouter son corps, se donner l'espace pour aller bien, le plaisir pour ne pas avoir à compenser sur le chocolat.
Je suis intimement persuadée que les devoirs sont bien mieux fait quand ils sont effectués par convictions que quand on les érige comme valeur morale.
Je persuadée que l'on peut se faire confiance, à soi-même, en tout domaine, pour ouvrir les portes de la tentation, et laisser son corps et son âme faire la part des choses pour ne pas abuser, ne pas dépasser les limites de notre propre conscience.
Je suis persuadée que lorsque l'on s'impose, à soi, et en particulier aux membres de notre entourage, des limites (telles que : je n'ai pas besoin d'ouvrir cette porte), c'est qu'on est pas dans un climat de confiance avec soi-même, qu'il y a quelque chose qui va pas bien.
Après, il m'est arrivée des époques où je n'allais pas si bien qu'aujourd'hui, et je sais qu'en telles situations on fait comme on peut avec nos quotidiens et nos compensations, que certaines sont franchement néfastes, mais c'est un chemin de guérison que l'on essaye de tracer alors, pas un chemin absolu de morale et d'idéalisation du devoir.
Après, c'est ma vision des choses.
alps, tu es prêt à sacrifier beaucoup d'expériences possibles au nom du devoir, tu fais ce que tu veux de ta vie. Ça me hérisse le poil parce que je vois mal comment votre famille peut être heureuse dans ses conditions, mais c'est sûrement parce que je suis bornée.
Sinon, rassure moi, quand tu disais, « pas de poly chez moi », tu voulais dire : « si un poly vient chez moi, j'attends de lui de ne pas avoir de parole ou de geste équivoque, ni d'ouvrir le débat sur la question ». De la même manière que tu sais te tenir dans une maison qui n'est pas de la même religion que la tienne. C'est encore une histoire de respect, et de confiance dans les personnes que tu invites chez toi à te respecter, et pas du tout une histoire de partage de valeur.
C'est pas parce qu'on a l'air monomaniaque, là, tels que tu nous vois à squatter le forum, qu'on peut pas avoir une attitude décente et une conversation intéressante tout à fait normopensante dans d'autres milieux...
edit : Zut, je préfère les formulations de Demeter aux miennes, mais c'est pas nouveau :)
Message modifié par son auteur il y a 13 ans.
Discussion : Après le couple, réinventer la famille
Cendre
le lundi 03 juin 2013 à 19h06
Si en fait, j'ai une histoire à raconter à propos de ça.
Mes grands parents maternels, M. et Mme T avaient de très vieux amis, M. et Mme D.
Il y a plus de 10 ans, alors que je subissais les secousses de ma première expérience polyamoureuse, que je m'en étais un peu ouvert à ma mère, celle-ci m'apprends que les T et les D se sont sûrement frottés au polyamour. Ma mère me dit, à l'époque « L'important, c'est de savoir avec qui ont fait les enfants ».
Je me souviens, petite, d'avoir passé de longues après midi à jouer chez M. et Mme D. C'était vraiment une amitié au long court...
Et cet hivers, je suis sciée d'apprendre un nouvel élément à ce propos :
Ma mère est médecin, a longtemps été médecin généraliste libérale.
Sa mère (Mme T ma grand mère) était femme au foyer (bien que psychanalyste)
Son père (M. T mon grand père) tenait un cabinet de médecine, avec un associé, puis avec ma mère.
Au moment de choisir sa carrière, de choisir de reprendre la clientèle de l'ancien associé de mon grand père, ce n'est pas ma grand mère qui a soutenu ma mère dans son projet, mais Mme D. Ma grand mère aurait plutôt été de penser que médecin libéral, c'est un métier d'homme, pas très seyant pour s'occuper correctement d'un ménage.
Mais il y avait Mme D, cette amie de la famille, pour donner le coup de pouce qu'il fallait pour que ma mère monte son entreprise.
Et là j'ai réalisé que s'il y avait eu polyamour (fait non avéré, difficile à consolider, mais on fait avec les hypothèses qu'on a), il y avait eu également une forme de co-éducation, avec un rôle assez fort de M. et Mme D auprès des enfants de M. et Mme T, assez pour intervenir dans un choix de vie.
Le tout sous des apparences très classique d'amitié très proche entre deux couples, des habitats proches, deux maisons de vacances à 100m l'une de l'autre où on va passer 4 semaines chaque été...
L'environnement de sécurité affective dans lequel évolue un enfant ne se limite pas à ses parents, et heureusement. Il y a là des adultes pérennes, d'autres de substitution plus courte (je pense aux enseignants, moniteurs, etc..., mais ça peut tout à fait être une relation d'un des parents).
J'aurais tendance à faire confiance à tout ce petit monde pour que chacun fasse au mieux, tant que l'intérêt de l'enfant n'est pas trop perdu de vue.
Mais c'est sûrement une réponse dictée par le fait que d'une, je suis dans une phase "je fais confiance à tout le monde" et deux, que je n'ai pas moi-même d'enfant.
Je vous souhaite de trouver les réponses qui vous conviendront le mieux, pour tout le monde, que la Choupette puisse continuer à avancer aussi joliment dans sa vie.
Discussion : Ça le rend malade.
Cendre
le lundi 03 juin 2013 à 13h04
Merci pour vos pistes et réflexions, je piocherais allègrement dedans, plus tard, là j'ai juste envie de profiter du calme après la tempête.
Tentacara
Je sais à quel point ce que vous traversez est une épreuve, mais une relation de la qualité de la vôtre, tu t'en rendras compte avec l'expérience, et malgré tout l'amour que tu peux rencontrer en dehors de ton couple, est une chose rare et précieuse.
Avoir beaucoup nous donne parfois envie d'avoir encore plus.
Mais ça fait du bien parfois aussi, juste de se poser, de constater combien la relation est belle, et juste en profiter.
Chaque heure passée à ses cotés renforce mon désir de faire de lui le compagnon principal de ma vie.
Discussion : Ça le rend malade.
Cendre
le lundi 03 juin 2013 à 01h12
Non non, je prends pas mal ton message, tant qu'on fait avancer le schmilblick, ça me va.
(et j'ai bien fait de t'écrire ce message, ça me fait plaisir que tu puisses me retourner mes propres arguments)
On a pas d'enfants, mais ça fait partie des projets.
Et c'est pour ça que j'ai pas franchement envie d'envisager un an de séparation, pas avant d'avoir exploré les autres voix.
Et oui, sur le papier, selon les lois, on pourrait s’engueuler, entamer un divorce pour faute, et je me retrouverais à payer une pension compensatoire. Mais cela n'a aucune réalité autre qu'une possibilité juridique... C'est juste pas concevable en l'état, notre relation n'est pas dégradée à ce point... (apurer les conflits sous forme d'argent, c'est pour moi le dernier recours quand tout le reste a échoué)
Et sinon, pour ce qui est d'une non exclusivité sans sexe... C'est Lam qui me donne la formulation :
Lam
Pour moi c'est l'acceptation de la différence, l'acceptation pleine et entière : avec visibilité et sans omission.
parce qu'ignorer des réalités peut revenir à les nier.
(sans compter que de mon point de vue, aller jusqu'à l'érotisme sans consommer alors que le désir est là, c'est un nid à problèmes par la frustration que cela peut engendrer)
Sur ce mon « préféré » (c'est à dire celui qui se trouve en priorité sur le plus grand nombre d'échelles) reste mon compagnon, cela ne fait aucun doute pour moi. Ni pour lui d'ailleurs.
Discussion : Monogame amoureuse d'un polyamoureux
Cendre
le dimanche 02 juin 2013 à 22h57
Bonsoir Rose,
Le polyamour pose en effet plus de question que l'adultère classique, mais pour moi, c'est une démarche indispensable.
Se cacher sous le « tant que l'autre ne sait rien, il ne souffre pas », cela me semble tellement à l'opposé de ce que peut être une relation sincère.
Le polyamour, c'est accepter une certaine réalité, une déconstruction de certains mythes, et voir comment les mettre en pratiques.
Ainsi, il a besoin d'autres personnes.
Mais heureusement !
Tu crois vraiment que l'idéal, c'est de vivre à deux sur une île déserte, en circuit fermé durant des décennies !
Heureusement que l'on peut rencontrer d'autres personnes, se confronter à d'autres individualités d'autres réflexions, etc... Pour moi, cela va avec le désir existentiel de toujours évoluer, de toujours apprendre. Refuser de rester dans son coin, à protéger d'un œil jaloux ses acquis.
Le polyamour, c'est accepter que chaque rencontre peut potentiellement aller jusqu'à la relation amoureuse, jusqu'à la relation sexuelle, et que cela n'implique pas de rompre avec ses précédentes relations amoureuses ou sexuelles. Après, les contingences matérielles, de partage du temps, de disponibilité, de compatibilité, feront que la relation évoluera vers quelque chose de plus ou moins intense, de plus ou moins suivi dans le temps, avec plus ou moins d'engagements réciproques, etc...
J'espère que la lecture du forum t'éclairera sur la question.
Bien à toi,
Cendre.
Discussion : Ça le rend malade.
Cendre
le dimanche 02 juin 2013 à 22h18
Merci à tous,
J'ai le cerveau en vrac, mais globalement, ça va.
J'ai des sourires et de la tendresse (et plus) de mon compagnon, et ça me rappelle combien je suis dépendante de lui, combien mon humeur est dépendante de la sienne. C'est une part de vulnérabilité que j'assume, c'est une des manifestations de l'amour.
Oui, j'avais moins mal quand je m'assignais à toujours rester dans le rôle que l'on m'avait donné, mais c'est comme le fait que j'étais plus productive quand j'étais dans mon huître relationnelle, c'est une chose que je ne regrette pas vraiment. ( ça fait plaisir de constater que je ne me contredis pas trop par rapport à ce que j'ai déjà écrit ici ou là)
Alors oui, on a le choix de pouvoir partir, l'un ou l'autre. C'est la première fois que je l'ai envisagé, et même proposé (« Est-ce que tu veux que je déménage » voir cette BD sur laquelle je suis tombée par hasard). Ça donne consistance à la douleur, de poser une proposition pareille, mais en même temps, j'avais besoin de la sentir pour pouvoir la rejeter. Savoir qu'elle est là, mais que nous ne l'utiliserons qu'en dernier recours, on en est pas là, loin de là.
Donc bon, j'ai pas à me plaindre, en fait...
Hum, je pensais qu'on ne s'était pas dit grand chose, mais à tâcher de vous répondre, je me rends compte que j'ai des éléments quand même. Je vais essayer de mettre ça en ordre.
Ce qui le gêne :
- Que je couche avec un autre. C'est ce qu'il appelle son comportement reptilien (femme faite pour porter gênes à moi et pas gênes autre homme). Mais en même temps, la relation sexuelle, c'est tellement dans la continuité logique, pour lui comme pour moi, avec la relation amoureuse. On veux pas d'une non exclusivité bâtarde : elle est ou elle est pas. Depuis le début, avant moi-même, il l'a envisagé, a souhaité ne pas être jaloux, etc... C'est même la première balise avec laquelle j'ai osé aller plus loin.
Sans cet accord de principe, j'aurais essayé de me faire une raison.
- Que je sois indisponible pour lui parce que je couche avec un autre. La question de la disponibilité a déjà été moult fois débattue ici, c'est un nœud principal des amours plurielles. Et c'est comme ça qu'il a paniqué, en imaginant que j'avais éteint mon téléphone pour être tranquille. C'est moi qui ne trouve pas les mots pour le rassurer de ce point de vue là, difficile d'apporter des faits objectifs pour lui dire combien il reste présent toujours dans mon esprit. Mais je vais creuser par là, pour la prochaine fois. J'ai quelques idées. A mettre en pratique.
A défaut d'être consenti, s'appuyer sur le franc, honnête et assumé.
- Qu'il n'assume pas ce qu'il ressent. Ou quelque chose d'approchant ce que rapporte Aviatha (ton point de vue m'est très précieux, merci).
Et comme il se referme quand on en cause (l'esprit se défend comme il peut) mon propre esprit se fige, a peur de chaque mot qui sera prononcé. Ce qui ne l'aide sûrement pas à dire ce qu'il a sur le cœur.
- Que nos amours ne sont plus réciproques. Que lui se tient à certains principes, même si j'en fait qu'à ma tête de mon coté. Assumer une certaine dissymétrie dans le ressenti amoureux. C'est ça, aussi, sortir du mythe de la fusion. Et là, même moi, j'ai du mal, alors je vais pas lui jeter la pierre.
Voilà,
Une case de plus.
J'ai l'impression de faire un jeu de l'oie interminable, avec des options « reculer de 5 cases » et parfois de la mal chance aux dés.
Mais j'ai indéniablement avancé ces trois derniers jour. Ce n'est pas si mal.
Et je suis éminemment contente de constater ce que je deviens.
Moins dans l'imaginaire, moins dans le fantasme, plus dans le présent.
C'est déjà pas si mal.
Désolée pour le pavé, mais ça m'a franchement aidé à remettre mon esprit en ordre, de répondre à vos questions :)
Discussion : Découverte du polyamour dans une communauté
Cendre
le dimanche 02 juin 2013 à 07h58
Sinon, pour revenir au sujet.
Geraldin-el'éducation et l'environnement socio-culturel ne favorisaient pas du tout la réflexion critique sur ces sujets (comme pour les autres), l'analyse personnelle, le respect et l'épanouissement réels de toutes les différences. Notre culture apprend plutôt à rester dans les bornes du couple et de la binarité femme/homme, homo/hétéro. Alors qu'on devrait nous montrer toutes les manières de vivre et penser les relations, ici, ailleurs, maintenant ou avant, on se contente de la prévention des mst et d'un appel à la tolérance envers les minorités, ou de très vagues allusions au genre (c'est tout récent).
Parle-t-on de polyamour, pansexualité, communauté, amour libre, matriarcat, etc., à l'école ?
Y projette-t'on des docus sur ces questions ? Y a t-il des rencontres/discussions avec des personnes ou groupes différents ? (ça se fait plus ou moins avec des homos, c'est tout)
Comme tu le disais un peu avant, c'est dans l'intérêt du système pour mieux nous asservir et maintenir les choses.
J'ai découvert ça à la fac, avec écœurement, quand on a demandé à mes profs d'être rentables sur leurs projets de recherche. C'était il y a 10 ans maintenant, j'ai perdu le contact, mais ça m’entonnerais que cela se soit arrangé.
Mais pour le coup, autant j'aimerais une école plus axée sur la formation des citoyens que sur la compétitivité des entreprises qui va les embaucher par la suite, qui donne les billes, pour avoir un peu d'esprit critique sur ce qu'on peut lire comme articles et comme chiffres, autant ...
C'est peut être parce que je suis au fond plus réformiste que révolutionnaire, mais je le sens pas, je ne sens aucun moyen pour faire entrer à l'école des docus sur la construction d'une identité sexuelle autrement que de façon anecdotique par un enseignant motivé sur la question. Pour moi, c'est pas généralisable, pas en l'état. Ça crispe trop tout le monde, les adultes comme les adolescents.
Déjà, déjà, si on martelait un peu plus qu'il existe des lieux comme le planning familial ou le 190, où on peut entrer, aussi bien pour un prétexte médical que plus vaste, pour causer de ses difficultés sur ce sujet si tabou, déjà, ça serait une belle avancée.
Message modifié par son auteur il y a 13 ans.
Discussion : Découverte du polyamour dans une communauté
Cendre
le dimanche 02 juin 2013 à 07h34
Hum...
C'est pas que j'aime pas les chiffres, au contraire, ils me fascinent toujours, surtout quand on prend un peu de recul sur eux, mais là, alps, tu pourrais nous mettre un lien sur l'étude en question plutôt que nous en donner le compte rendu ?
(Je peux pas prendre un truc pareil au sérieux si j'ai pas les questions posées, le nombre de sondés, la répartition des résultat etc...)
Discussion : Ça le rend malade.
Cendre
le dimanche 02 juin 2013 à 00h33
Ça le rend malade.
Et moi, ça me bouffe de le voir comme ça.
Alors des fois, des idées de tout foutre en l'air me viennent à l'esprit. J'ai largement les moyens de me payer une piaule sur Paris, retrouver mon indépendance, ma liberté.
Mais outre que je ne suis pas persuadée d'être vraiment plus heureuse ainsi, parce que, quand même, elle est chouette la vie avec lui (sans même parler des projets !), c'est carrément à l'opposé de nos sept premières années, c'est à l'opposé de ce que j'étais il y a un an, quand je me suis mariée avec lui.
Juste, je ne me savais pas poly.
Je ne savais pas que je trouverais un plaisir immense à aller aux café poly, y rencontrer du monde, m'y découvrir des affinités, celles qui font juste battre le cœur, celles qui font plaisir à l'égo, celles qu'on a envie de mener plus loin, pour voir, pour le plaisir d'être ensemble et de partager des moments chouettes.
Sauf que quand je partage un moment chouette avec un autre homme, mon mari devient irrationnel, avec, en après coup, une espèce de dévalorisation à s'être laissé emporter.
Il m'a proposé d'aller détruire à la perceuse le bout de cerveau reptilien responsable de ses réactions épidermiques.
Il veut pas me contraindre, m'interdire, mais il cautionne pas. Il en prend plein la gueule. Et j'ai pas le droit de dire que je suis pas au courant. Ou que je ne suis pas responsable.
Et en face, j'ai pas l'intention de reculer.
Parce que je ne me suis jamais sentie autant en phase avec moi même, et capable d'accepter ma vie et d'en faire quelque chose qui me plait.
Parce que ça va faire quatre mois que j'aurais pu prendre une posture plus théorique, non-pratiquante. Mais ça a goût de peu, c'est pas ça qui me botte, qui me donne l'énergie pour me lever tous les matins, si je peux pas le vivre, ça n'a pas de sens.
Alors j'ai peur que ça vire à la guerre de tranchée.
Parce qu'on commence à être à court de mots pour en parler, il me dit que je me répète, il me reproche de lui faire répéter les mêmes choses.
Parce que je commence à ne plus le comprendre quand il me parle de son ressenti, et que ça nous fait drôle, vraiment, à tout deux, parce qu'on a été à se comprendre sur tout et partout durant toutes ces années.
J'ai peur que la situation se détériore au lieu de s'améliorer.
Et je sais pas quoi faire contre.
LittleJohn m'a dit un soir à un café poly : « le mono a toujours le choix de s'en aller »
C'est pas trop le style de la maison. Surtout alors qu'on sait tout deux qu'on continue à s'aimer. Il serait plutôt du genre à se bousiller au nom de ce que l'on a signé l'an dernier.
« Avec la connaissance et le consentement de tous les personnes concernées »
Je préfère la définition anglaise, mais du coup, je n'y suis pas, en polyamour : le truc est honnête, franc et assumé, mais pas consenti par mon mari, actuellement, c'est franchement subit.
Et c'est peut être une période transitoire.
Et peut être pas.
Et je suis un peu trop empathe pour ne pas m'en soucier.
Voilà,
J'avais besoin d'en parler, de lire ce que cela vous évoque...
Discussion : Le problème avec la polynormativité
Cendre
le mardi 28 mai 2013 à 17h21
Geraldin-e
C'est un peu contradictoire peut-être ce que je dis... ? (peut-être que je n'ai pas une vue très claire de la question, ou que je ne sais pas l'expliquer)
Je trouve ton approche particulièrement claire, et, dans sa contradiction, très proche de ce que j'aurais pu avoir envie d'exprimer, en particulier sur le martelage et l'esprit critique.
Merci !
Discussion : Le problème avec la polynormativité
Cendre
le vendredi 24 mai 2013 à 17h06
RIPcette attente que l’autre veuille de soi
Voilà qui me plait beaucoup comme axe de réflexion...
C’est hors sujet, mais j’ai envie de développer.
Il y a moins d’un an, j’étais encore une poly contrariée, c’est-à-dire mono dans énormément de mes comportements, et pas seulement en amour. En particulier, j’étais mono-tâche : un lieu, un moment, un rôle, et j’étais extrêmement mal à l’aise (et maladroite) si je devrais sortir de mon rôle ou de mon contexte.
Cela impactait pas mal mes relations sociales, réduites à la portion congrues : les collègues de boulot avec qui je travaille, les amis de mon compagnon avec qui je passe des soirées, mes rares amis dont je ne savais que faire parce que justement, je n’arrivais pas à cerner mon rôle à tenir. Ah et j’oublie la famille, mais c’est pas réglé, encore pour moi, la famille, (même si ça s’améliore) donc on va zapper.
Le fait que mes relations de loisir étaient essentiellement avec mon compagnon et ses amis pouvait faire croire que j’étais dépendante socialement de lui. C’est pas tout à fait faux (contrairement à ce que j’ai pu arguer quand on m’a dit ça pour la première fois mardi dernier), mais cette dépendance n’avait en tout cas pas la portée dramatique que beaucoup y mettrait. Parce que j’ai vécu des années avec un minimum de relations sociales, que cela n’avait jamais été (avant ma découverte poly) une priorité dans ma vie. J’ai toujours très bien vécu comme ça, franchement solitaire.
J’avais un niveau d’attente que l’autre veuille de moi très bas.
Et là, j’ai décidé d’améliorer mes capacités relationnelles. De m’impliquer plus auprès des autres, d’accepter cette dépendance, de prendre ma part. Me mouiller dans mes relations aux autres, donner de soi, de la confiance, de l’écoute, du respect, en échange de ce que l’on peut m’offrir.
Accepter que mon niveau d’attente que l’autre veuille de moi augmente.
Eh bien, je me sens à la fois bien plus heureuse, parce que je suis intimement persuadée que j’avais fait le tour de ma solitude et qu’elle était en train de me tuer de tristesse, mais en même temps, je me sens bien plus vulnérable.
Maintenant, quand j’agis, je souhaite le faire pour moi, pour l’autre, et pour ma relation à l’autre (relation dont je ne me préoccupais pas avant). Une maladresse peut avoir des conséquences sur les trois segments (moi, l’autre, la relation). Ça explique certaines crises d’angoisse que je me paye encore quand j’essaye de tout contrôler et que je me rends compte qu’il y a trop de paramètres, trop d’effets de bords possibles liés à des données auxquelles je n’ai pas accès.
Ça fait drôle quand même, de constater ça, que ma vulnérabilité accrue est directement corrélée à mon bonheur. Que je suis aujourd'hui dépendante affectivement d’un certain nombre de personnes (au sens où je souffre quand je suis privée de leurs contacts), mais que c’est le prix à payer pour un mieux-être général, et que pour rien au monde je reviendrais en arrière.
(Et voilà, je squatte... Désolée pour le pavé)
Discussion : Le problème avec la polynormativité
Cendre
le vendredi 24 mai 2013 à 13h42
RIP, j'avais aimé ton message, l'éclairage qu'il donnait, la notion centrale du consentement, et le respect des choix des autres (même influencés par une norme que l'on abhorre).
Même pas très clair, il parlait de fond, de ta représentation des relations et de leurs rapport de force.
A moins que tu ne l'aies trouvé finalement avec un risque de contre-sens trop important par rapport à ce tu penses vraiment, je trouve dommage que tu l'aies effacé...
Discussion : Goûter de dimanche poly - 26 Mai 2013
Cendre
le vendredi 24 mai 2013 à 13h31
Je ne pourrais malheureusement pas en être.
Prenez bien du plaisir, je penserais à vous !!
Discussion : Le problème avec la polynormativité
Cendre
le jeudi 23 mai 2013 à 21h35
J'ai beaucoup aimé cet article, et je remercie lam pour la traduction. Même si je trouve qu'il traîne en longueur et perds de sa pertinence en digression, il me parle.
Pourquoi ?
Parce qu'en tant que poly débutante, j'étais attirée par l'idée d'une polynormativité, une norme dans laquelle me placer une fois que j'avais foutue l'autre en l'air.
Et pour la trouver, j'ai avalé tous les articles (en français, je lis très mal l'anglais) que je trouvais dans ce but : me trouver de nouvelles règles, dans l'espoir de pouvoir les tenir (celles-là).
J'ai ainsi cru qu'il fallait explicitement brider mon comportement avant qu'il ne devienne envahissant ou insupportable. Je me suis calée sur ce qui me semblait le discours dominant ici : en parler, discuter, trouver des compromis, poser des limites, tout le temps.
Et c'est mon compagnon (tout ce qu'il y a de plus mono blessé dans ses croyance de mono par mon comportement) qui m'y a mis le holà.
Poser de limites artificielles, marchander comme des vendeurs de tapis, c'est pas ça qui donne un gage quelconque de la pérennité d'une relation, ou même simplement du respect entre partenaires. Au contraire.
Se faire confiance, c'est pas délimiter un terrain de jeu et en barricader les contours.
Se faire confiance, c'est accepter la nature de l'autre, sa capacité à distinguer le caprice de ce qui est indispensable. (comme le dit Lulutine sur cet autre fil)
C'est faire confiance à l'autre pour qu'il nous signale ce qui lui importe.
C'est jouer avec sa bienveillance, à partir de ce que l'on reçoit, pour tenter de distinguer, chaque jour différemment, ce que l'on peut dire et ce que l'on ne peut pas dire, ce que l'on peut faire ou pas. C'est surtout se faire confiance à soi-même pour être capable de faire le tri avant même de se poser la question, et être capable de reconnaître une bourde quand on en fait une et s'en excuser.
Aujourd'hui, j'ai envie de faire confiance à ceux que j'aime, de jouer ma partition tout en écoutant la leur, sans essayer de les influencer, se reposer uniquement sur notre désir commun d'obtenir un son harmonieux.
Et ça, je ne l'ai pas appris en lisant des articles dans mon coin, je l'ai découvert au contacts des uns et des autres. Discuter ne veut pas dire, contrairement à ce que j'ai cru au départ, définir un nouveau contrat, de nouvelles règles, discuter veut juste dire écouter suffisamment l'autre pour être en harmonie le plus souvent possible.
Et en cela, je pense que c'est une très bonne chose d'avoir cet article au milieu des autres, même s'il parle de médias qui ne sont pas exactement ceux que nous avons en France, même s'il polémique (un peu trop à mon goût) autour de questions sémantiques que l'on trouve finalement bien plus dans les traductions d'articles que dans nos proses (on trouve souvent des guillemets autour de "primaire" ou "secondaire" sur ce forum, personne n'aime bien ces étiquettes, et pour ma part, je préfère le terme de Françoise de "compagnon" pour distinguer les éventuels avec qui on a des engagements notables)
Cela pose une bonne question, sur ce que l'on donne à voir à qui ne prend pas le temps de bien lire, de bien nous connaître. Et là dessus, je n'ai rien à rajouter à la réponse de Tentacara : il est important de diffuser un maximum de témoignages, sans chercher à aplanir leurs singularités, voire leurs paradoxes entre eux, pour pouvoir donner aux curieux une image de ce que peuvent être les formes de vies polyamoureuses. Merci à elle et à ses compagnons de s'y être collés.
Message modifié par son auteur il y a 13 ans.
Discussion : De nouvelles identités pour femmes et hommes aujourd’hui ?
Cendre
le mercredi 22 mai 2013 à 23h42
Aviatha, j'ai noté pour le 3 juin, je penserais à toi.
Noté aussi les "sur les épaules de Darwin" qui font parti de mes podcast régulier, mais que je prends plus le temps d'écouter.
Je voulais juste revenir sur une petite coïncidence personnelle qui me fait froid dans le dos...
J'ai découvert que j'étais sexuée (et en particulier que les jeunes filles pouvaient déclencher des désirs très fort chez certains hommes) à l'âge de 16 ans. Suite à ma première connerie dans ce domaine, ma mère m'a prescrit une pilule. J'avais toujours trouvé ça plutôt progressiste, comme approche.
J'ai arrêté ces hormones il y a un peu moins d'un an. Même si les dernières étaient censées être microdosées, locales, etc... Je me suis découverte poly peu de temps après (entre autres "petites" révolutions personnelles datant de la même période : la première saison est toujours la plus intense, m'a-t-on dit...).
Bon, y'a pas de quoi spychoter, vu que quand même nombre de filles ont été comme moins très longtemps sous hormones et n'ont pas développé les même symptômes comportementaux que moi. J'ai le droit d'exister, au delà de ce que les hormones font de mon comportement.
Mais se dire que cela peut jouer autant... (tient, ça me fait penser à quatre personnes de mon entourage qui m'ont parlé de soucis de comportement avec leurs hormones....)
Ce post est à l'opposé de celui que j'ai pu écrire ici en premier.
C'est vraiment pas clair pour moi, cette histoire d'identité sexuelle...
Discussion : Le mariage est une arnaque...
Cendre
le mercredi 22 mai 2013 à 16h50
Sans compter que trouver la durée qui sépare les mariages en deux moitié égale (entre 10 et 14 ans d'après ces chiffres : 50% des mariages durent moins, et 50% des mariages durent plus) ne donne absolument pas la moyenne de la durée des mariages, mais la médiane !!
Après, j'dis ça, je devrais pas, mais bon. C'était juste que je préfère souvent parler de médianes plutôt que de moyenne, et que j'aimerais bien que les gens fassent plus facilement la différence.
Ici, la différence entre médiane et moyenne doit pas être très flagrante (médiane à 10 contre moyenne vers 13) mais c'est pour le principe (la différence entre moyenne et médiane sur les salaire est beaucoup plus affolante, par exemple...).
Discussion : Couple polyamoureuse épanouie et mono assumé : Droit dans le mur ou utopie à réaliser ?
Cendre
le lundi 20 mai 2013 à 17h56
Oh oui, j'en ai envie, moi, de ce partage d'amour. J'adore ça.
Même si au final, je n'en ai vraiment profité qu'une unique fois (le jour où j'ai dit à B qu'il se passait un truc avec C - super souvenir).
Est-ce que j'en suis frustrée ? pas vraiment. J'ai ce type d'écho par ailleurs, même s'il ne s'agit pas d'amoureux, il s'agit de personnes que j'aime, et c'est toujours très agréable à entendre.
Mon souhait le plus cher serait que mon compagnon (pour qui j'ai gardé la lettre A) tombe amoureux. Et là, on verra s'il a envie de me raconter. Si oui, je serais aux anges (je prends pas trop de risque à parier ça), sinon, au moins, je me sentirais moins en porte-à-faux dans mon couple...